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Suicidal Angels, Skull Fist, Evil Invaders et Crisix Petit Bain, Paris, le 8 octobre 2016

C’est un Petit Bain en ébullition qui nous attend en cette fin d’après-midi, pour une sacro sainte journée de Thrash Metal. Rendez-vous donc sur la Seine, dans cette salle de concert aménagée sur une péniche amarrée en face de la Bibliothèque François Mitterrand. Début des hostilités dès 18h00 pour permettre aux quatre groupes à l'affiche d’exposer leur musique devant une horde de thrash maniacs avides de riffs qui n’auraient manqué pour rien au monde cette soirée, malgré un planning automnal plutôt garni en musiques explosives pour la région parisienne !

C’est donc aux catalans de Crisix que revient la lourde tache de thrasher sur les tongs des premiers arrivés dans la fosse. Et c’est qu’ils s’en sortent drôlement bien les bougres : le son est bon (même si le niveau du volume sonore aurait pu être un peu plus fort), l’énergie est là, et les musiciens font preuve d’une réelle joie de jouer devant ce public parisien qui a répondu assez largement présent dès le début des hostilités. Une valeur sure de la nouvelle scène Thrash Metal européenne, assurément !

Trente minute plus tard, c’est au tour de nos amis belges d’Evil Invaders de rassasier les tympans du public qui grossit à vue d’oeil. À grands coups de Speed Metal, Evil Invaders devra compter sur une quarantaine de minutes pour convaincre. Mi-Thrash, Mi-Heavy Metal avec un arrière goût rétro façon année 80, le groupe s’en sortira avec les honneurs, allant jusqu’à mettre littéralement le feu aux poudres au cours des trois derniers morceaux. Mais cette prestation légèrement en dent de scie ne marquera pas les esprits de tous.



Skull Fist récupère la place encore chaude et va faire monter la température d’un cran. Le chanteur, qui parle en plus français (ce qui fait toujours plaisir aux chauvins que nous sommes), fait tomber la chemise dès le début du set et les Canadiens nous embarquent pour un Retour vers le Futur. Comme dans le film, nous voila plongés en 1985 avec un Heavy/Speed (dépassant les 88mph) de haute volée : hauts comme les sauts que le chanteur réalise sur scène et hautes comme les notes qu'il arrive à décocher. Sa prestation vocale est tellement juste qu'on regrette quand, pour le fun, il tendra à de très nombreuses reprises le micro à des spectateurs qui chanteront comme des casseroles. Et qui dit fausses notes dit pluie, mais de stagedivers ! Le groupe assume complètement son coté régressif, proposant des titres qui font mouche malgré leurs paroles clichées mais en même temps jouissives (Ride The Beast) ou leurs mélodies frisant le Hard FM (Bad For Good). La bonne humeur de Skull Fist est communicative, les deux guitaristes se tireront la bourre lors de multiples duels de solos et sur No False Metal, c'est même l'un juché sur les épaules de l'autre qu'ils réaliseront une énorme partie harmonisée avant de slammer dans la fosse. Du grand n'importe quoi et du grand art à la fois !



Pour Suicidal Angels, l'ambiance change complètement, comme si les choses sérieuses commençaient. Il n'est donc plus l'heure de rigoler au moment d'accueillir sur scène Nick et sa bande. Le public se calme et écoute limite religieusement le début du concert. Les Grecs entament leur set avec Capital of War, premier titre de leur dernier album Division Of Blood, et son riff aux sonorités Death et enchaînent avec les tranchants Bloodbath et Bleeding Holocaust. La prestation est hyper carrée et le groupe ne se permet aucune fantaisie. Le public est abasourdi, anesthésié par la décharge qu'il se prend de face. Le mid-tempo Seed Of Evil permettra de reprendre son souffle en milieu de set et la deuxième moitié sera à l'avenant, avec simplement un petit passage calme sur Reborn In Violence sur laquelle le solo démarre tout doucement avant de finir en furie ! Gus Drax à la deuxième guitare, tout fraichement intégré au groupe, est très à l'aise, maitrîse ses parties et complète parfaitement Nick. Ce dernier se permettra un petit speech avant Moshing Crew, pour rappeler une nouvelle fois que le Metal et le Thrash, c'est avant tout une histoire de famille. Tout ça méritait bien un petit Wall of Death (un brin timide) histoire de se faire un câlin avant le final en apothéose sur Apokathilosis, ce morceau représentant la quintessence du style du groupe : puissance vocale et riff ravageur.

Que faire de mieux que de terminer sur cette chanson ? C'est donc sans fioriture (et sans rappel) que Suicidal Angels rend les armes. Un groupe qui prend progressivement de l'ampleur et qui malgré un trop grand sérieux (coucou Kreator) a fait l'unanimité ce soir-là.

Grum (Octobre 2016)


Merci à Garmonbozia et à À Jeter Prom pour l'accrédition.
Et un grand merci à Keuf pour son aide rédactionnelle pour les 2 premiers groupes de la soirée.

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