Albums du moment
Pochette Nighttime Stories
Pochette Sphere Pochette Spotted Horse
Chroniques
Pochette Of Jupiter And Moons
Pochette In The Raw
Pochette Metaportal
Pochette The Bleeding Mask Of Dread Pochette The Den

Hellfest 2016 Jour 2

Samedi au Hellfest 2016 :

Nos Photos du samedi (l'intégralité arrive d'ici midi !)

   


A voir aussi : Vendredi (avec celle de The Offspring, validée par le management !),Jeudi



Notre Report

Seconde journée pour cette édition 2016, la moins folle en terme d’affiche (soyons subjectif !) avec pas mal de retours de têtes d’affiches déjà passées par Clisson (Korn, Within Temptation, …) mais des premières fois remarquable également (Bring Me The Horizon, DisturbedFu Manchu, …).
Niveau météo quelques averses seulement et un temps couvert, mais l’ambiance n’est pas la plus folle que l’on ait pu voir au Hellfest (le temps ? le public qui a changé ? …), voici le compte rendu des concerts marquants :

Dark Fortress assure avec leur Black Metal sinistrement mélodique. Il faut dire que les Bavarois ont la chance de bénéficier d’un son excellent mettant en valeur les mélodies morbides de la guitare soutenue par la voix grave et profonde du frontman. Pas de décors, des lights minimales, mais une prestation très convaincante de Dark Fortress, content de jouer ses 40 minutes de set sous la Altar.

Finalement de retour après un hiatus de quelques années avec un nouvel album intitulé Long Live, les américains d'Atreyu font ici leur deuxième apparition sur le territoire français. C'est très peu, surtout avec autant d'années à leur actif. Que cela ne tienne, c'est sous une météo idéale et devant un public très réceptif que le concert de déroule avec presque exclusivement des vieux morceaux joués, ce qui n'est pas pour déplaire au vieux fan que je suis... Un bon son et une bonne énergie déployés par des musiciens très communicatifs qui n'hésitent pas à enchaîner les aller-retours d'un côté à l'autre de la MainStage suffisent à transformer ces 40 minutes en une prestation dont le groupe n'aura clairement pas à pâlir.

Entrée en matière grind technique furieuse avec les américains de Cattle Decapitation en grande forme, désireux d’exposer fièrement les titres de leur dernier et très bon album The Antropocene Extinction. Malheureusement, malgré une envie fiévreuse d’en découdre le rendu est trop brouillon pour capter les subtilités des compositions. Les guitares et leurs mélodies sont noyées dans la masse mais la batterie claque avec suffisamment de violence. La sono s’est sensiblement améliorée sur la fin mais on restera tout de même sur notre faim.

Le duo teuton a été une de mes sensations live de ces 2 dernières années, j’appréhendais le passage à une scène plus importante : au final Mantar s’en sort avec les honneurs. A deux, ils arrivent à occuper la scène et on ressent la hargne des compos, évidemment ça ne vaut pas une petite salle mais ça vaut le coup. Le son est par contre un peu plus propre que sur album, dommage, leur coté “brut” étant dans l’ADN de leur musique.

Voir les légendes de Discharge sur la Warzone, il y avait de quoi être dubitatif. Mais finalement, le D-Beat des Britanniques fonctionne complètement. A partir du moment où tu entends du pouta-pouta à la batterie, que leur Punk-Hardcore est suffisamment hargneux et que tu n’es pas trop réfractaire aux morceaux un poil répétitifs, alors on peut dire que c’est réussi.

Augmenté d’un dernier album aux accents sludge mais toujours grind dans le fond, Agoraphobic Nosebleed avoine sec et renverse l’Altar pour se la mettre dans la poche, du moins pour les connaisseurs car les lieux se videront au fur et à mesure des curieux qui ont eu l’audace de vouloir découvrir le groupe dans ces conditions. Les 'ricains n’en n’ont que faire et enchaînent les titres anciens comme nouveaux à une cadence soutenue. Une énergie salvatrice, une boîte à rythme démentielle qui fait aussi bien le taf qu’une batterie réelle, un set dément et possédé. Tuerie.

L’heure de la prestation de Torche approche et la Valley est déjà pleine à craquer pour accueillir le combo américain. Un son très moyen les accompagnera malheureusement pendant une bonne partie du set, privant les guitares d’un son lourd qui aurait aidé à s’immerger plus aisément dans ce début de concert. Heureusement, les trois derniers morceaux bénéficient d’un bien meilleur son pour terminer d’épuiser les nuques de tous les festivaliers en manque de Pop Metal.

Entombed A.D., un show 100% matière grasse, 200% plaisir. Avec un son parfaitement calé pour ces papas du Death suédois, l’Altar a vu se tenir l’un des meilleurs shows du jour avec un public de passionnés, amoureux de grands classiques comme "Living Dead" ou "Left Hand Path" que l’on ne présente plus. Difficile de ne pas remuer frénétiquement la nuque tant le groove est puissant, secondé par une batterie lorgnant franchement vers les poncifs indétrônables du Crust et du Punk. Entombed A.D. a joué la carte de l’efficacité pur jus à raison, puisque l’Altar s’est vue franchement remplie en ce milieu d’aprem'.

Avec un line-up remanié, With The Dead investit les lieux de la Valley, confiant, malgré un auditoire légèrement clairsemé. Les morceaux de l’unique album des Américains sont exécutés classiquement mais efficacement. Le rendu est gras, calibré, ça joue avec entrain et sérénité. Nombreux sont ceux qui découvrent le groupe avec ce concert, et globalement tout le monde semble satisfait. Mission accomplie dans les normes en vigueur, sans non plus casser des briques.

Après un échauffement en règle chez les voisins suédois de l’Altar, il était presque logique de vouloir passer à la vitesse supérieure avec les finlandais d’Archgoat, qui auront probablement tenu le haut du pavé question Extrême des Extrêmes ce samedi sous la Temple. Si on peut encore rigoler avec Entombed, Archgoat efface direct tout sourire avec ses saillies War Metal empreintes de violence gratuite. Peut-être est-ce une explication à ce public si clairsemé, car Archgoat n’offre pour refuge que ses mid-tempos hostiles avant de tracer façon bas du front tout blast dehors. Difficile donc de s’initier aux joies du Black/Death haineux pour les plus curieux mais les quelques fans présents auront eu leur dose de froid mordant de la part du trio scandinave.
 
Changement de chèvre avec Goatsnake non loin de là sous une Valley toujours bien garnie. Pour son deuxième concert en deux jours, Greg Anderson, une fois arrivé sur scène, remercie chaleureusement le public clissonais pour son accueil. Une backline moins imposante qu'hier le précède mais tout de même d’une taille démesurée pour le commun des guitaristes. Son chanteur très charismatique et à la voix toujours aussi impressionnante excelle également de temps à autres dans l'exercice de l'harmonica. On a ainsi droit à un son bluesy à tomber à la renverse, et ce n'est certainement pas le morceau éponyme de leur dernier album Black Age Blues qui me contredira ! Pour la petite anecdote, un petit tour dans la fosse de la Valley a suffit à tomber nez à nez avec Attila. Stephen O'malley quant à lui était bien tranquillement positionné derrière la régie pour en profiter tout autant que nous.

Chaque année, on a le droit à Hail Of Bullets ou Asphyx. Ces derniers s’y collent aujourd’hui et question riffs gras et leçon de Death Metal old school, on ne sera pas déçu. Comment l’être après tout ? Le groupe mené par Matin Van Drunen est impressionnant de charisme et d’une voix d’outre tombe. Les riffs de Paul Bayyens concassent des nuques par paquet de douze, pareil pour les rythmiques que ce soit dans les accélérations ou les ralentissements Doom. Comme d’habitude, Asphyx c’est la leçon de Death Metal.

Pour Disturbed je n’ai vu que la fin avec un festival de reprises et des guests : "Shout At The Devil" avec Sixx:AM, "Baba O'Riley" de The Who avec Glenn Hughe et "Killing In The Name" de Rage Against The Machine, évidemment la foule s’affole. Et plus important encore sur scène le groupe semble réellement prendre plaisir sur scène.

Nouvelle date de Moonsorrow après leur belle tournée printanière avec Korpiklaani. Un fossé sépare les deux groupes, car Moonsorrow préfère les titres épiques avec les économies de moyen. Des mélodies simples, mais subtiles, un vrai amour pour le Pagan Black Metal et des titres très travaillés amenés par de belles progressions. On se laisse facilement prendre dans leurs ambiances pagan, surtout que le son est une fois de plus impeccable.

Hermano à l’heure du manger c’est nickel. Stoner Rock chaud comme la braise, son rond et sec, comme perdu dans un désert, le tout mené par l’incroyable voix de John Garcia, très en forme ce soir. Posé dans l’herbe avec un bon repas chaud, on ne pouvait demander mieux.

Premier passage au Hellfest pour Bring Me The Horizon et tête d’affiche plutôt attendue. Si l’on occulte le concours de “fuck” “fuck you” avec Corey Taylor de Slipknot / Stone Sour, leur prestation est à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre. Titres calibrés mais efficaces, son largement correct, les Américains distribuent des tubes à la pelle : "Can You Feel My Heart", "Sleepwalking", "Shadow Moses", "Go To Hell"," For Heaven's Sake", "Throne", mais surtout issus des deux derniers albums. Oliver Sykes chante plutôt bien, même en chant clair, les éléments électroniques sont bien amenés par Jordan Fish et si on n’est pas réfractaire à la musique des Américains, c’était tout à fait honnête.

Après une arrivée en trombe sur scène soulignée par des milliers de cornes du diable s’élevant de la fosse, Alan Averill représente à lui seul l’esprit de Primordial. Ce chanteur très charismatique n'a de cesse de tout le concert de courir de gauche à droite, se laissant souvent aller au jeu des photographes et des cameramen. Une prestation qui ne laissera pas retomber la motivation du public déplacé en nombre pour ces Irlandais bien trop rares sur les routes européennes. Inutile d'être un véritable aficionado du groupe pour apprécier ce concert de bout en bout et qui a le mérite de proposer des morceaux divers et variés, faisant ainsi le tour de la discographie de Primordial.

"Apex Predator-Easy Meat" résonne quelques minutes sous une Altar qui brûle d'en découdre avec les gars de Birmingham avant que la machine Napalm Death ne s'élance de plein fouet. Le combo est servi par un son massif et rendant justice à la furie des Anglais : batterie en mode matraquage, riffs en pagaille sans jamais s’endormir dessus trop longtemps, tout est là pour mettre Mark Greenway en forme. Peu d’hésitations là-dessus, des titres les plus classiques de Scum aux "How The Years Condemn" et "Dear Slum Landlord" parus sur le dernier album en date, Napalm balaye très large et n’endort jamais l’auditeur. Comme à son habitude, Greenway intervient régulièrement entre les titres pour aborder divers sujets de société : fanatisme religieux, problème du logement et de la dignité humaine. De quoi foutre généreusement la hargne avant d’attaquer une nouvelle piste de ces maîtres du Death-Grind. 

L’ultime tournée de Twisted Sister faisait halte à Clisson cette année. En effet, suite à la mort de leur batteur A. J. Pero, les Américains se lancent dans une dernière tournée en son honneur, épaulés par le grand Mike Portnoy pour la difficile tâche de passer derrière les fûts dans ces moments difficiles. Pour l’occasion, le festival a choisi de les faire jouer en tête d’affiche du samedi, ce qui présageait quelques surprises. Ainsi, Dee Snider, toujours aussi énergique et chevelu, a invité Phil Campbell sur scène pour interpréter en premier lieu "Shoot 'Em Down" de Twisted Sister suivi de près par "Born To Raise Hell" de Motörhead. Deux morceaux dédiés à Lemmy Kilmister qui nous a quitté en fin d’année dernière. S.M.F. vient ainsi clôturer ce show juste après un message du chanteur insistant tout particulièrement sur le fait que ce sera le dernier morceau que le groupe jouera à tout jamais au Hellfest, profitant ainsi de l’occasion pour envoyer une jolie pique à Judas Priest dont la tournée d’adieu ne prend jamais fin.

Une fois la scène libérée, les écrans géants se rallument peu après pour diffuser un film en hommage à Lemmy, suivi par un énorme feu d’artifice qui se clôturera par deux immenses RIP LEMMY dans le ciel du Hellfest. Après quoi, Phil Campbell en profite pour s’adresser quelques instant au public. Une journée chargée pour lui, qui après avoir découvert la statue de Lemmy (cf Photos), prend la parole pour s’exprimer une dernière fois sur son frère d’arme dans un message émouvant, remerciant par la même occasion l’équipe du festival pour tout cela, juste avant de laisser place à la projection d’un extrait du dernier concert de Motörhead au Hellfest, l’année dernière. Un grand moment où le nom du célèbre bassiste anglais sera repris en coeur par l’intégralité du public sous de chauds applaudissements.

Voilà un projet fort étrange, mais félicitation au Hellfest de proposer Gutterdammerung, un ciné concert bien chiadé (le groupe est derrière l’écran, et on le verra pas transparence de temps en temps) et par moment des acteurs vont venir interagir avec le film en passant devant celui-ci. Et un de ses acteurs n’est autre que Henry Rollins, classe !
Musicalement ce sont des reprises qui retracent l’histoire du metal (semble-t-il) avec par exemple Black Sabbath ou encore Motorhead. Parmi les acteurs (sans spoiler) on retrouve Iggy Pop en ange ou Henry Rollins en prêtre.
Intrigant, ça mérite un second visionnage plus au calme (malheureusement sans Rollins dans son salon)

Pour leur troisième venue à Clisson en 4 éditions, que dire de Korn qui n'a pas déjà été dit ? Puisque la tournée anniversaire de l’album éponyme n'est plus, retour à un set classique mais avec une setlist qui a tout de même le mérite d'être suffisamment différente de celle de 2013.
On retrouve toujours cette même énergie qui les caractérise sur scène. Les années passent, pourtant Korn ne faiblit pas. Depuis le retour de Head dans le groupe, ce serait même plutôt l'inverse. Cette évolution dans les bonnes grâces de leur public suivra-t-elle cette courbe ? Seul l'avenir nous le dira avec un nouvel album à venir qui est déjà annoncé comme un retour aux sources.

A voir aussi : Vendredi


Top 3 du samedi :
Bacteries : Goatsnake, Bring Me The Horizon, Mantar
Chazo : Korn, Korn, Korn
Nonohate : GoatsnakeAtreyu, Napalm Death
Pentacle : Napalm Death, AsphyxDark Fortress
Tang : Goatsnake, Napalm Death, Agoraphobic Nosebleed
Skaldmax : Napalm DeathEntombed ADAsphyx

Metalorgie Team (Juin 2016)

http://www.metalorgie.com/news/118591_Samedi-au-Hellfest-2016-Nos-Photos-du-samedi-l-integralite-arrive-d-ici-midi--A-voir

Partager :
Kindle
A voir sur Metalorgie

Laisser un commentaire

Pour déposer un commentaire vous devez être connecté. Vous pouvez vous connecter ou créer un compte.

Commentaires

Pas de commentaire pour le moment