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Deströyer 666 + Bölzer + Trepaneringsritualen le Divan du Monde, Paris, le 04/04/2016

C’était une affiche éclectique que nous proposait Garmonbozia en ce lundi soir. Malgré toute la meilleure volonté du monde, il nous fut impossible d’être à l’heure pour pouvoir découvrir sur scène le one-man-band Trepaneringsritualen, mené par Thomas Ekelund, et sa musique voguant entre expérimental et noise très sombre. Il ne nous restait plus qu’à nous délecter du hors-d’oeuvre Bölzer et du plat de résistance, Deströyer 666.

Bölzer s’est forgé une solide réputation live depuis son passage au Fall Of Summer 2014 et au Divan du Monde, déjà, en 2015 aux côtés d’Ascension. Et à chaque fois, il faudrait presque se pincer pour le croire, car le duo joue comme s’ils étaient quatre sur scène : les réglages de la grosse caisse génère un ronronnement chaleureux qui fait totalement oublier l'absence de bassiste, et la guitare 10 cordes de KzR (un nouveau modèle, puisqu’il s’est séparé de sa BC Rich Bich) apporte un son riche et épais, qui compte largement pour deux. Le concert débute dans le noir quasi total et les lights se réveillent progressivement tout au long du show jusqu’au point de donner l’impression d’assister à un concert en plein orage sur la fin du set, entre éclairs et tonnerre. Le groupe ne s’adresse pas au public, les larsens durent entre les chansons pour ne laisser aucune silence, mais les Suisses se donnent à fond. Malgré cette belle mise en scène, le public parisien fait son timide mais il se réveillera quand même lors du tube, si le terme n’est pas galvaudé pour un groupe de cette trempe, Entranced By The Wolfshook, dont le riff lancinant fera headbanguer un bon coup la fosse.


Bölzer dans le noir / Deströyer 666 dans la fumée / Deströyer 666 pendant la reprise d'Iron Fist

Quelques minutes avant que les lumières ne s’éteignent, il était possible d’admirer le magnifique backdrop de Deströyer 666, qui sera très rapidement caché (gâché ?) par un trop plein de fumigènes. Des cris de loups en introduction et les Australiens, de cuir et de clous vétus, entrent dans le vif du sujet avec Wildfire, issue de leur nouvel album éponyme fraichement sorti, et le tempo ne passera quasiment plus en dessous de la barre des 180bpm pendant l’heure qui suit. Le mélange des genres proposés par Deströyer 666 fait mouche, avec le chant et les riffs voguant entre Black et Death et le skank beat thrashisant à la batterie. Le public se retrouve noyé sous les soli de guitare pendant Traitor mais pourra retrouver une ambiance plus Black avec Satanic Speed Metal ou encore I Am The Wargod (Ode to the Slain Battle) et sa longue intro et du gros blast. Le concert se fera un peu plus festif lors de Hounds At Your Back avec son refrain catchy ou sur l’hommage à Lemmy et Motörhead lors de la reprise d’Iron Fist.

Le public éreinté, lessivé, se fera cueillir par le groupe avec le mid-tempo Lone Wolf Winter en final, histoire de lever progressivement le pied et éviter une luxation de la nuque par un arrêt brutal du headbanging. Ce fut donc une bien belle soirée à laquelle nous avons pu assister, placée sous le signe du trve et de l’umlaut, et qui aura tenu toutes ses promesses.

Grum (Avril 2016)


Merci à Garmonbozia et À Jeter Prom pour l'invitation.

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