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Piano Magic le 23/10/05 - Lyon ( La Marquise)

Retour à la Marquise pour une soirée en compagnie de Piano Magic. Si leur prestation de l’année dernière au Rail Théâtre avait été éclipsée par celle de Téléfax et si leur dernier album Disaffected (sorti cette année) sonne beaucoup moins post rock (plus électro-pop) et perd beaucoup en originalité et en ampleur, on ne peut qu’être enjoué par ce concert d’un dimanche soir lyonnais.

Les aléas de la SNCF ne m’auront hélas pas permis d’assister à la première partie : For the Chosen Few dont la prestation semble avoir eu un bon accueil du public. C’est donc directement par Piano Magic que la soirée commence pour moi. Peut-être parce que le concert commença très vite après mon arrivée ou peut-être parce que j’étais encore essoufflée de ma course folle contre la montre, mais avec les trois premiers titres, je ne fus pas transportée. C’était You can Hear the Room, The Nostalgist, Your Ghost. Je renouais cependant avec leur musique et les personnages qui composent le groupe : je n’avais pas oublié Glenn Johnson,  chanteur guitariste anglais dont la bedaine évoque les pubs anglais et dont l’humour rend l’atmosphère décontractée ; le batteur discret au cheveux courts ; le bassiste anglais tout droit sorti des sixties ; le pianiste planqué tout au fond de la scène ; et le ténébreux guitariste principal.

C’est sur Jacknifed que le set a commencé à prendre de son ampleur. Le public est très attentif aux différentes atmosphères mises en place : du confinement à l’évasion la plus totale, la péniche largue les amarres. La sauce prend vraiment sur Speed the Road Rush the Lights : les guitares s'évaporent sur un riff funky avec un son à la U2. Love and Music continue sur la même lancée, l’enjouement du public se fait sentir dans le dandinement saccadé de têtes et de jambes. Dans le même esprit on nous sert ensuite Great Escapes et Dark Kired Year. Si tous manient très bien leur instrument et en jouent avec personnalité, je ne peux qu’être ravie par la batterie dont les riffs donnent une ampleur et une cadence à la musique de Piano Magic. Vient alors le premier rappel (en fait le groupe ne sortira même pas de scène, l’arrière scène étant trop petite), le guitariste pose son instrument pour aller jouer sur la batterie conjointement au batteur : leurs petits « solos » articulent tout le morceau dans une intensité des plus fortes. La guitare vole à merveille par dessus. Et puis l’apothéose, le second rappel avec Revolution : le rythme monte crescendo et nous emmène jusqu’au point paroxystique de la musique de Piano Magic.

C’est une très bonne soirée que nous a offert Piano Magic. On est un peu déçu de ne pas avoir encore une fois pu entendre la jolie voix de Angèle David-Guillou qui les accompagne notamment sur le très beau Low Birth Weight. Mais le concert du Rail théâtre est bien loin et j’espère que la prochaine fois, l’engouement sera le même. Alors surtout, s’ils passent en concert près de chez vous (et nombreuses sont les dates en cette fin d’année), courrez-y !

Dawa (Octobre 2005)

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