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Gohelle Fest 2015, 1ère journée, vendredi 4 septembre Loos-En-Gohelle

Les 4 et 5 septembre derniers se tenait la deuxième édition du Gohelle Fest à Loos-En-Gohelle, dans le Nord de la France. Fort d’un premier opus réussit en 2014 avec notamment Loudblast, Napalm Death et Kreator en tête d’affiche, l’organisation remet le couvert avec cette fois un passage sur deux jours. C’est toujours la belle et spacieuse salle Varet qui accueille l’évènement, au menu une affiche éclectique mais un poil orientée Old School. 

Première journée, vendredi 4 septembre 2015.

Dans le Nord quand on a de la chance, entre deux averses il ne pleut pas. Un vieux dicton qui oublie cependant de mentionner que malgré la grisaille dans le ciel, le soleil et la chaleur se cachent autre part. La légende est vraie, les gens du Nord sont accueillants et dès l’ouverture des portes ce sont les sourires qui prédominent, les festivaliers affluent de France, Belgique, Pays-Bas, Angleterre, sans oublier un représentant de la Hongrie qui a fait le déplacement en moto.

C’est à Yrzen qu’incombe la difficile tache de lancer le festival. Nous sommes en plein milieu d’après-midi et le public commence seulement à affluer, pour autant les Picards et leur Death Metal aux accents Folk Symphonique offrent une prestation pleine d’énergie basée sur leur album Fimmrot. On les sent contents d’être là, et malgré un son un peu brouillon le show est sympa, il fallait bien lancer les hostilités et Yrzen le fait très bien. 

 

Changement radical d’ambiance quand Nirnaeth déboule sur scène. Appelés à la dernière minute en remplacement de Benighted (leur batteur s’est cassé le bras) qui a contraint l’organisation à revoir tout le running order 3 jours avant l’échéance, les Français envoient la première grosse bûche de la journée. Un Black Metal froid, puissant, fait de brutales accélérations méduse un public qui est un peu plus nombreux mais reste un peu statique. Très teinté Old School, le Black de Nirnaeth décoiffe, le groupe est très à l’aise, le chanteur assez charismatique, leur set est on ne peut plus pro. Pour la petite histoire, après une discussion avec le batteur qui a rejoint les rangs du groupe il y a un an, celui-ci me confesse que la formation n’avait qu’un seul concert au compteur avec le line-up complet avant le Gohelle Fest. Leur prestation est d'autant plus bluffante. 

Après la claque Nirnaeth, nouveau changement d’ambiance quand arrive sur le coup de 18 heures M:Pire Of Evil, formé par d’ex membres de Venom (Mantas et Demolition Man). Les Britanniques en vieux briscards qu’ils sont assurent avec élégance et violence le spectacle en interagissant beaucoup avec la foule. L’ambiance générale monte d’un cran avec le set de M:Pire Of Evil, leur Heavy/Black/Thrash fait mouche et provoque le premier mosh-pit du festival. Le set est essentiellement tourné sur les titres cultes de Venom, les fans de Old School et les anciens s’en donnent à cœur joie, ça sent les 80’s ! Avant de céder la place M:Pire Of Evil envoie du lourd avec Welcome To Hell, Black Metal et le génial Countess Bathory. Comment mieux finir ? 

Tout ça c’est bien mais il commence à faire soif. Rendez-vous dans l’un des bars où des bénévoles souriants vous servent votre verre en moins d’une minute, ce qui laisse largement le temps d’aller visiter les stands de merch et exposants présent à l’extérieur. On discute, on échange, on rigole puis soudain un gros riff se fait entendre…

C’est Tagada Jones qui est sur scène, la foule se masse devant les barrières et c’est parti pour un concert qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Comme à leur habitude les Tagada se donnent sans compter, et chauffent la salle Varet qui ne demande pas mieux, le son est très bon, l’éclairage également, tout est réuni pour offrir un show super sympa. Même si le style musical des Français est en peu en décalage avec le reste des groupes, leur Rock / Metal fait son effet, les musiciens balayent la scène avec des allers et retours incessant et le public lui, saute et frappe des mains. Si certains étaient dubitatifs, force est de constater que cette prestation remporte un franc succès.

Une nouvelle fois l’ambiance fait un virage à 180 degrés lorsque la première grosse tête d’affiche prend les commandes du festival, voici Eluveitie. On sent immédiatement que beaucoup de personnes sont venues pour eux, les Suisses ont une belle côte de popularité. Il faut dire que leur musique, subtil mélange de Metal aux accents Extreme et de Folk est très tendance actuellement. Sans peine, Eluveitie emballe une majorité d’un public acquis à sa cause, et malgré l’enchainement des dates on ne les sent pas gagnés par la fatigue. Son et éclairage au top, les titres proposés sont surtout basés sur les deux derniers albums de la formation (Helvetios et Origins), avec en petite surprise The Call of The Mountains chanté en français s’il vous plait, vous imaginez la joie des fans. Le set est bien huilé alternant les morceaux plus rythmés avec ceux plus atmosphériques. Que l’on aime ou pas, il faut admettre que les Helvètes offrent un show à la hauteur de leur réputation grandissante, très pros, ils ne laissent rien au hasard. A Rose For Epona, Havoc ou encore Alesia hypnotisent l’assistance et c’est sous les applaudissements que s’achève le tour de piste de Eluveitie.

Pour faire un bon festival il faut faire venir des noms, logique imparable. C’est l’une des légendes du Death Metal qui clôture la première journée : Obituary. Un nom qui parle à tout le monde, une réputation mondiale et pourtant le spectacle peine à démarrer, il faut bien 3 minutes avant que le chanteur, John Tardy, n’arrive sur scène. Il semble très fatigué voire malade, on craint le pire puis le métier parle. Les Américains mettent tout le monde d’accord grâce à un remarquable charisme et une attitude très professionnelle, aux titres du dernier album en date Inked In Blood viennent se mêler des grands classiques comme Infected (Cause of Death) ou Don’t Care issu du très sous-estimé World Demise. Le son massif, les riffs surpuissants engendrent de nombreux mosh-pit, le public est en feu malgré les quelques pauses que prend John Tardy qui s’éclipse régulièrement quelques secondes en coulisse. Aucune info n’a filtré mais ce dernier n’a pas l’air à 100% de ses moyens, ce qui ne lui empêche pas de donner l’illusion que tout va bien lorsqu’il est sur scène. Les autres membres éclaboussent tout de même de leur talent, la performance bien qu’écourtée par rapport à ce qui était annoncé reste énorme. Les Américains ont été très disponibles pour la presse et les festivaliers avec une séance de dédicaces très sympa un peu avant leur concert, le petit plus qui laissera des supers souvenirs à plusieurs fans.

Ce premier jour s’achève et on peut parler de réussite, l’organisation n’a jamais eu l’air débordée par quoi que ce soit, disponible pour les festivaliers, groupes et la presse. Les sourires attestent d’une journée à la hauteur des attentes, le lendemain se prépare donc sous les meilleurs augures avec une affiche dantesque : Rotting Christ, Entombed A.D. notamment et la tête d’affiche de la version 2015, Carcass

Shades of God (Septembre 2015)

Crédit photos : Nicolas Fruchart.
Remerciements : L’organisation du Gohelle Fest, Guillaume L, Juliette M, Kaotoxin Records.

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