Albums du moment
Pochette Años En Infierno
Pochette Mestarin Kynsi Pochette Naiv
Chroniques
Pochette Continuum / Fate
Pochette Etazhi
Pochette 8
Pochette Conundrum
Pochette Old Smoke
Découverte
Pochette Discography

OTB fest 2015 jour 2 La Maroquinerie, Paris

Arrivé en retard, ce deuxième jour de l'OTB Fest ne débutera pas par Valve pour moi mais par The Prestige. Le groupe est là pour présenter son nouveau disque, malheureusement absent du stand de merch. Les musiciens se lâchent et ont pour but d'emmener le public dans leur trip, le guitariste/chanteur au premier rang pour motiver les troupes, sur scène comme dans la fosse. De son côté le public semble heureux de retrouver un groupe local, relativement connu apparemment mais que je découvre ce soir. D'un point de vue purement stylistique, le quatuor pratique un mélange de Hardcore, Indie Rock et Math Rock assez bien dosé, plus axé sur le côté frontal pour l'efficacité live et il faut avouer que le pari est réussi. La fosse s'anime et le frontman n'hésite pas à venir la rejoindre pour un morceau avant de repartir assurer le spectacle. 

L'ambiance va radicalement changer pour Monarch qui ne joue manifestement pas dans la même ligue et l'atmosphère devient lourde et moite. Les Bayonnais ne sont pas là pour ramener le sourire aux membres de l'assistance. Ce n'est pas Emilie qui va nous faire dire le contraire tant sa voix, véritable catalyseur de la fureur, la noirceur et -au final- la beauté du groupe est adaptée à cette messe satanistico-occulto-doomesque. Le chant de sirène de la dame se révèle tantôt menaçant, tantôt charmant et le public est dans la peau d'un Ulysse bienheureux, condamné à supporter ces changements aussi soudains qu’impressionnants, mais est-ce vraiment une peine  ? Les quatre autres membres de la troupe ne sont pas en reste et le batteur, véritable monstre, fait trembler les murs et les cœurs. À la fin de ce spectacle, on en vient à se demander si l'on a  assisté à un concert ou à la représentation d'une tentation infernale. Pas de certitude si ce n'est l'étrange fascination que l'on éprouve pour le mal et le glauque et la soif de revivre cette expérience.

Year Of No Light s'avance sur scène et les bordelais vont offrir un set de qualité, une constante semble t-il chez ce groupe à en croire les avis de mes collègues qui les ont vu cette année, notamment au Temples Festival. Il faut dire que leur mélange de Post Metal, de Shoegaze et de Post Rock se prête à une expérience quasi mystique aussi bien sur disque qu'en live, le volume sonore élevé, mais net, aidant à se noyer sous les différentes couches musicales créées par cette entité qui n'a plus rien d'humaine. Véritable invitation à la transe, le concert se déroule d'un seul bout, sans communication avec le public pour ne pas casser le rythme liturgique de la représentation. L'intégralité du set se passe donc en apesanteur malgré les hauts luminescents et les bas incendiaires offerts par les compositions de l'un des meilleurs groupes français du moment.

Le dernier groupe de la soirée, après l'annulation de Will Haven, est donc Oathbreaker. Le groupe belge, membre de la Church Of Ra, et signé chez Deathwish monte donc sur scène afin de nous asséner le coup de grâce en usant de son Hardcore, Sludge et Crust mixé aux amphetamines. L'habillage et le jeu de scène minimalistes n'handicapent en rien les quatre musiciens tant ils sont habités par la rage, la fureur et la violence qui se dégagent de leurs compositions. Chacun se donne à fond et les classiques du groupe s'enchainent sans discontinuer tandis que la foule reste bouche bée devant une telle brutalité frôlant la folie. Malgré des problèmes de volume sonore touchant au chant, Caro ne se ménage pas et, invisible sous des tonnes de cheveux, hurle à plein poumons, se jette à genoux, expie  sa rage. La foule fait corps avec le groupe, s'approche de plus en plus de la scène dans une communion qui fait plaisir à voir et il devient difficile de se déplacer pour espérer mieux entendre la vocaliste. Dommage mais ne boudons pas notre plaisir, Oathbreaker se démène, assure le spectacle et est loin de faire de la figuration après de très bonnes prestations, ce qui aurait pu être très dommageable mais aisé vu la qualité des groupes présents sur l'affiche. Après un concert tout bonnement excellent, le groupe se retire, clôturant ainsi cette édition 2015 de l'OTB Fest.

En terme de bilan et de remerciements, signalons l'incroyable qualité sonore des concerts auxquels j'ai pu assister, les quelques problèmes furent rapidement résolus. Les groupes, toujours présents, ont tous offerts des concerts allant du bon au quasi parfait tandis que l'organisation a été gérée d'une main de maitre, sans aucun retard à déplorer le tout avec une affiche de très grande qualité. Un grand merci donc à tous les groupes présents et surtout à l'association Old Town Bicyclette. 

Raikage (Juin 2015)

Partager :
Kindle
A voir sur Metalorgie

Laisser un commentaire

Pour déposer un commentaire vous devez être connecté. Vous pouvez vous connecter ou créer un compte.

Commentaires

raikageLe Mardi 16 juin 2015 à 14H23

@bdf : Ha ? Autant pour moi alors, my bad aux boys de The Prestige.
Vu que j'achète que des vinyles, j'ai pas vérifié les cd.

@Limule : effectivement, ça aurait pu être cool mais bon, si c'est le seul défaut qu'on trouve au week end, c'est que c'était cool.

LimuleLe Mardi 16 juin 2015 à 13H42

Je confirme vu que je l'ai acheté. C'est le vinyle qu'ils n'avaient pas.

Sinon super fest, j'aurais juste échanger les sets de Oathbreaker et Year Of No Light, pour alterner lourdeur et brutalité, d'autant que YONL bénéficie d'un accueil plus chaleureux que les belges (dont je suis pourtant très fan)

bdfLe Dimanche 14 juin 2015 à 21H01

The Prestige proposait bien leur nouvel album au stand de merch !!

bdfLe Dimanche 14 juin 2015 à 21H01