Enos, Salem's Pot, Monolord Glazart (26/02/15)

Nouvelle soirée Stoned Gatherings à Glazart avec cette fois un plateau inédit. Les suédois de Salem’s Pot accompagnent ce soir les autres suédois de Monolord. Deux groupes qui ont la particularité d’avoir buzzé le petit monde du Stoner/Doom uniquement avec leur premier album, tous deux sortis en 2014. Mais avant cela, les britanniques d’Enos ouvrent le bal. (Live report garanti sans blague sur Ikea) 

La salle est déjà convenablement remplie lorsqu’Enos branche les amplis. Chose assez surprenante pour la première partie de la première partie, le groupe lui-même semble agréablement  surpris à en croire leur engouement sur les réseaux sociaux à la fin du concert. 
Il faut dire que les anglais ont tout fait pour chauffer la salle. Leur Stoner teinté de Hard Rock (ou le contraire, comme vous préférez) s’il n’invente rien, se révèle très souvent efficace. 
Le son est bon et la salle ne tarde pas à réagir aux assauts riffiques des quatre musiciens. Si l’on pourrait tout de même leur reprocher un côté « fourre-tout », sans réelle ligne directrice selon les morceaux, Enos fournit une prestation très professionnelle, avec notamment ce final en forme de Jam session, parfait pour introduire le Doom psychédélique de Salem’s Pot

Une chose est sûre, tandis que les musiciens s’installent, c’est que Salem’s Pot dispose d’une mise en scène pour le moins soignée. Chandelier allumé, vidéoprojecteur (qui a bien du mal à faire son travail), masques de carnaval et cheveux longs, les cinq musiciens ont le sens du folklore. Il faut dire que leur musique s’y prête complètement. Doté lui aussi d’une sonorisation parfaite, le quintet va propulser le public du Glazart au cœur d’une cérémonie satanique que n’auraient pas reniés les grands maîtres du Sabbath. Après une intro country à la gloire de Satan, c’est un déluge de riffs démoniaques, tous plus lourds les uns que les autres qui s’abat sur notre salle bien aimée. La messe noire laisse des traces et la prestation des suédois est tout bonnement excellente, entre élans Stoner décoiffant et psychédélisme Doom qui caresse dans le sens du poil ses glorieux ainés. La classe. 

Vient finalement le tour des autres suédois, ceux de Monolord. Après le passage des deux groupes précédents, c’est à se demander si les murs de la salle vont tenir jusqu’au bout. Il faut dire que ces derniers ne vont rien arranger. 
Si la mise en scène est plus rudimentaire, la claque sonore est toujours au rendez-vous. Plutôt devrais-je dire la patate de manouche tant l’arsenal du trio ne fait pas semblant. Plus direct, voire plus moderne dans son approche du Stoner/Doom que Salem’s Pot, le son est d’une rondeur et d’une chaleur effarantes tandis que notre cœur bat au rythme d’une batterie puissante et claire. Ils ne sont que trois, mais font pourtant presque plus de bruit que les autres. C’est dire. Impossible de ne pas se laisser emporter par le martèlement des riffs qui tournent, tournent jusqu’à nous faire perdre la tête. 
Deux nouveaux moreaux tirés de leur nouvel album à venir sont joués. Si le premier ne me marque pas outre mesure, le final du second en revanche pèse encore sur ma nuque. Un album à suivre de près, donc. Le concert se termine par un joli slam du guitariste, témoin s’il le fallait du plaisir communicatif qu’a le groupe de jouer ce soir-là. Enorme.

Encore une soirée plus que réussie pour les Stoned Gatherings avec ce plateau très cohérent et sans temps mort. Ce soir c’est Roselyne Bachelot qui distribuait les doses de gras, et comme à son habitude, il y en avait largement pour tout le monde.  


Merci à Nico et Sofie de Dead PigLoren de Glazart ainsi qu'à Djou 

Humtaba (Mars 2015)

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