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Cloud Nothings le 25/11/14 - Nantes (Ferrailleur)

Je ne sais pas si c'est la fin d'année approchante, le début des froids hivernaux ou l'agglutinement des concerts en l'espace en trois mois dans la région nantaise qui a eu raison de la motivation du public. Dire qu'une semaine avant, Year Of No Light et Mars Red Sky remplissait à ras bord le Ferrailleur. Va comprendre.

Je n'ose même pas imaginer l'affluence pour l'ouverture de la soirée, Ryley Walker, folkeux de sa profession, malheureusement manqué pour des questions de timing. Espérons qu'il n'ai pas été boudé comme ça peut être parfois le cas lors des premières parties. C'est en tout cas un Ferrailleur à moitié vide, ou à moitié plein, tout dépend comment on aborde le problème, qui accueille timidement la venue de Cloud Nothings, plutôt rare dans nos contrées, surtout si l'on n'est pas parisien. Sur une entrée sobre, nos trois gars font ronfler les amplis avec le grumeleux Pattern Walks. Rien à redire sur le son qui restera clair, un poil noisy, avec de bonnes basses comme la musique du groupe donc. Dylan Baldi affublé de sa plus belle chemise à carreau et de sa plus belle barbe, paye ton cliché de hipster, ne pipe mot entre chaque titre, c'est tout juste si quelques remerciements sont distribués. Jayson Gerycz qui semble avoir un train à prendre, double presque les tempi et joue les titres en mode Punk Rock. Du coup, Cloud Nothings enchaîne les tubes (I'm Not Part Of Me, Stay Useless, Psychic Trauma) sans discontinuer, vite, trop vite à mon goût. Le public ne bouge pas beaucoup et finalement le trio lui rend un set impeccable mais légèrement frigorifiant. Des frissons que l'on ne pourra pas retenir sur le refrain de No Future/No Past véritable hymne du trio ou des excellents Now Here In ou de Separation. De toute manière, il n'y a pas grand chose à jeter chez Cloud Nothings, notamment sur leurs deux derniers disque, Attack On Memory et Here And Nowhere Else qui sont exclusivement joués et bourrés de trouvailles mélodiques et braillardes. Un Wasted Days tout en larsen, terriblement électrique, conclue un set de moins d'une heure, passé à la vitesse de l'éclair.

Pour un groupe qui a totalement explosé depuis la sortie de Attack On Memory en 2012, je m'attendais à plus de monde, à une folle ambiance, alors qu'on n'aura eu droit qu'à un concert un peu trop intimiste vu le genre et quelque peu expédié. N'empêche que c'était un réel plaisir de voir un des tout meilleurs groupe d'Indie Rock et plus si affinité de ces dernières années. Que les absents s'en mordent les doigts, la prochaine fois il faudra payer le double du prix du billet pour les voir dans une énorme salle subventionnée.

Pentacle (Janvier 2015)

Merci à La Ferraille Productions pour l'invitation.

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