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New Found Glory, Blitz Kids, Home Most Days, We Fall as One Divan du Monde, Paris, le 30-11-2014

Un an après un concert qui affichait complet bien à l'avance, l'occasion est offerte à ceux qui ont manqué l'évènement (comme moi) de se rattraper. Comme en août 2013, ça se passe au Divan du Monde, et pas moins de trois groupes sont en première partie.

Malheureusement, avec quatre groupes programmés la soirée doit commencer tôt et quand j’arrive à 20h, j’ai raté les parisiens We Fall as One et Home Most Days. J’entre au moment où le set des Blitz Kids commence. J’avoue ne pas connaître du tout, la musique pop rock et la gestuelle vue et revue du chanteur me laissent un peu sceptique de prime abord mais au final c’est pas si mal, je sautille presque. En tout cas, les Anglais ravissent largement le jeune public féminin qui occupe toute la première partie de la fosse et chante à pleine voix, bras tendus vers l’espoir de toucher le chanteur.

Les Blitz Kids partis, un turnover s’effectue et la fosse devient plus mixte. New Found Glory entre en scène, débutant immédiatement sur "Understatement" et provoquant directement les jumps frénétiques du public. Désormais au nombre de quatre depuis le départ de Steve Klein en décembre dernier, Jordan, Ian, Chad et Cyrus gardent la même énergie contagieuse. Ils enchaînent sur des titres plus récents au milieu desquels ils lâchent les bombes "Hit or Miss" et "Something I Call Personality" directement sortis de leurs premiers albums. Le set suit son cours, efficace, il ne surprend pas, il est exactement ce qu’on en attend : du New Found Glory pur et dur, gorgé de soleil et de bonne humeur. La foule est compacte et prendre des photos de ce qui se passe sur la scène tient du défi tellement l’on est compressé entre tout un tas de gens qui bougent dans tous les sens, mais on s’en fout, car les chansons résonnent, clamant que, même si la vie est pourrie, ça va aller.
Eparses dans la setlist, des chansons de leur nouvel album au titre évocateur : Resurrection. Ils en jouent la chanson éponyme ainsi que "Selfless" et "Stubborn". Même sur ces nouvelles chansons (que la plupart du public ne semble pas connaître plus que moi) l’ambiance est à son maximum car Chad s’applique à présenter chaque morceau au public, son contexte, et même à en faire apprendre certains passages pour que nous puissions tous interagir avec eux. Bien que légèrement plus lourds, ces morceaux restent du New Found Glory et sonnant comme tels, invitent à sautiller partout, que l’on connaisse les paroles ou pas. De toute façon, même si le public est intenable et saute, hurle et pogote à tout va sur les chansons les plus connues, bizarrement à chaque fois que Jordan tend le micro en direction de la foule – ce qui arrive très souvent – les personnes élues ne semblent jamais connaître les paroles.



Après "Kiss Me", leur reprise de Sixpence None the Richer, ils reviennent à leurs vieux titres avec "Failure’s not Flattering" et "Truth of my Youth" tirés de Catalyst (2004) et "Dressed to Kill" extraite de leur album éponyme sorti en 2000. Stick and Stones fait son retour avec "The Story so Far" et le concert se termine sur "My Friends Over You", pendant laquelle Jordan invite tout le monde à venir à ses côtés dans une espèce d’apogée délirante où la scène devient l’extension de la fosse et l’occasion d’un concours de slam un peu foireux (ben ouais, le pit est carrément clairsemé). Tout le monde se prend dans les bras, danse et chante à tue-tête les paroles ou du moins le refrain qui donne son titre à la chanson et qui est cette fois-ci connu de tous. Cet instant est un espèce de condensé extrême des moments de grâce et d’amour du set où, tout au long, des personnes étaient montées sur scène, main sur le cœur ou bras derrière Jordan, pour réciter les paroles comme des mantras ou se jeter dans la fosse à corps perdu. Le public était tellement déchaîné que Chad a même déclaré We should just stop playing and look at you guys, you are far more entertaining than us. A un moment je me suis retrouvée face à un mec qui avait le dos plein de sang qui n’était pas à lui. Qui a dit que le pop punk était trop gentil ?

Les musiciens partent, tout le monde redescend pour attendre comme il se doit le rappel… Chad arrive ; We survived this ! . Continuant sur Stick and Stones, ils lancent "Sonny" et "Forget my Name" avant de finir, enfin, sur "All Downhill from Here".
Le groupe conclut sur un à bientôt ; ils reviendront, et ils veulent que tous ceux présents ce soir-là soient de retour pour un concert encore plus fou et mémorable. We’re gonna say to others we love them but… it’s just you guys, really, et après une telle soirée ça ne sonne pas comme l'habituel baratin. 
Quand les lumières se rallument, la foule s’éparpille immédiatement, en quête d’eau, l’air défait et heureux.

Clem (Décembre 2014)

Merci à Anthony (Emodays), Clem (Divan du Monde) et Djou.

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