1000Mods, Earthless Glazart, Paris le 06/11/14

Soirée placée sous l’égide du Stoner et du fuzz au Glazart proposée dans le cadre des incontournables Stoned Gatherings ! Pour nous émerveiller les esgourdes ce soir, nous avons le Stoner des grecs de 1000Mods et les mythiques américains d’Earthless. Attention, ça va swinger ! 


Difficile de se faire une place au soleil lorsque l’on joue du Stoner étant donné la myriade de groupes pratiquant ce genre devenu particulièrement populaire. 
Après deux albums, 1000Mods s’inscrit dans la droite lignée des maitres incontestés et incontestables du genre : Kyuss. La ressemblance est pour le moins évidente, à tel point qu’un conflit entre la passion et la raison se met irrémédiablement en place. 
La raison d’abord. « Bon, c’est pas comme si j’avais pas déjà entendu ça 300 fois ». En effet, si la voix de Dani G. est similaire à celle de John Garcia, le grain de guitare sort quant à lui tout droit des enceintes de Josh Homme. Tout ceci est indéniablement gênant, mais… 
Mais la passion vient apposer son grain de sel. Si l’esprit est peu convaincu et rechigne à s’emballer, mon pied n’en a que faire et bat la mesure sans répit. 
Les compositions sont d’une efficacité redoutable, le son est excellent et les artistes sur scène fournissent un show de très bonne qualité. 
Pris entre ces deux forces indomptables, après un finish en mode Jam baston, l’on retient finalement une bonne performance qui a chauffé le public du Glazart à blanc avant l’arrivée des maitres… 


EARTHLESS. Franchement, un report est-il vraiment nécessaire ? Oui, bon, d’accord. 
Si les américains font figures d’intouchables dans le royaume du Stoner psychédélique, l’écoute de leurs albums nécessite toujours chez moi une boite de doliprane à portée de main. En revanche, l’idée de les voir en live pour la première fois me réjouissait tant l’expérience ne pouvait être qu’unique. Eh bien, croyez-moi, elle l’est. 
Une heure trente de sueur, de fuzz et de jam incroyablement maitrisés. Le batteur, ahurissant d’énergie et de précision, pourrait remplir trois piscines olympiques de sa transpiration tant il se donne ce soir. Earthless c’est un peu un solo improvisé de Jimi Hendrix à Woodstock, sur une rythmique musclée, pendant plus d’une heure, non-stop. 
Si le son est sans doute un peu fort (bouchons indispensables dans mon cas), il colle parfaitement à la folie hypnotique qui se met en place. Peu à peu, les yeux se ferment pour mieux se représenter les contours acidulés de nos rêveries solitaires. Le corps devient incontrôlable et dandine sans autorisation spéciale de l’esprit. 
Le terme de voyage n’est pas galvaudé tant le groupe met un point d’honneur à transporter son auditoire, notamment en ne s’arrêtant jamais de jouer. 
Seules les reprises (chantées) en guise de rappels, dispensables, me font revenir sur terre. Les pogos commencent à prendre forme, au grand dam de certains, comme d’habitude. 


La claque était belle ce soir-là et c’est avec les oreilles pleines de notes et de sable chaud que je quitte le Glazart, une fois de plus comblé.  


Merci à Vince de Kongfuzi, Nicolas de Dead Pig et Benjamin du Glazart

Humtaba (Novembre 2014)

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