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The Socks Face à face au Sylak 2012

Pour faire suite à la chronique découverte de Bedrock, 2e ep de The Socks , on vous propose une interview pour en apprendre un peu plus sur le groupe.
 



Metalorgie : Vous pouvez me faire un petit historique du groupe ?

Vince (basse) : On s’est formé fin 2009 et nous venons de dux groupes différents qui s’appellent Apple Boobs et The White Beans. On avait des influences communes alors on s’est mis à jouer ensemble. Ça a tout de suite bien collé tous les quatre. On a enregistré depuis.
Jess (batterie) : Deux ep.
Nicolas (guitare/claviers) :  A savoir qu’on a changé de bassiste parce qu’il a voulu se re-concentrer sur ses études, du coup on a choppé Vince qui était le "manager" du groupe à la base.
Vince : Oui, c’était moi qui m’occupais de trouver des dates.

Tu faisais de la basse avant ?

Vince: Non, j’étais guitariste dans un autre groupe et je me suis mis à la basse.
Jess : On a surtout cherché un mec avec ça collait humainement, avec qui on peut passer des heures dans le camion, plutôt qu’un tueur à la basse.
Julien (chant/guitare) : On voulait un pote quoi. Mais ça ne l’empêche pas d’être bon !

Vous me parliez d’influences communes, vous pouvez nous en dire plus ?


Vincent : En fait au tout départ du groupe, nous étions tous fascinés par tout ce qui se passait dans années 60-70, les Beatles, les Stones, Deep Purple, Led Zep, etc. Comme nous écoutions ça chacun de notre côté on a fini par devenir potes et de fil en aiguille on s’est retrouvé à jouer ensemble.
Nicolas : Faut savoir que le style musical a bien évolué : au début c’était plus classic rock. Et avec le temps qui passe il y’a des nouvelles influences qui sont arrivées, surtout Black Sabbath et Led Zeppelin.
Julien : C’est toujours bien orienté 70s mais avec un côté plus lourd, plus gros qu’au départ.
Nicolas : Plus massif.

Vous avez toujours eu le clavier ?

Nicolas : Oui toujours, d’ailleurs ça a été une des conditions de Jess pour former le groupe.
Jess : Moi je trouve que ça t’apporte un timbre qu’il y’a dans peu de groupes finalement. Soit tu mets un mec aux claviers, soit tu mets un mec comme Nico qui fait un peu les deux.
Nicolas : ça élargie les possibiltés.
Jess : Et ça rappelle nos influences.
Julien : Surtout Deep Purple qui est bourré de claviers. Ça fait vraiment partie de ce qu’on aime et de ce qu’on veut faire.

Vous avez sorti un EP au mois d’avril mais j’ai entendu que vous avez commencé à jouer des nouveaux titres. Vous avez quelque chose en préparation ?

Nicolas : Oui, un album. On a commencé à le composer et on a 2-3 morceaux pour le moment. Ce qu’on aimerait, c’est  l’enregistrer l’été prochain. Après y’a peut-être des choses qui vont arriver, ça va peut-être prendre de l’avance ou du retard… L’objectif est de l’enregistrer l’été prochain.
Julien : Pour envisager une sortie en octobre, novembre.
Vincent : Pour l’instant on compose et on continue de défendre cet ep sur scène. On va rajouter un et deux morceaux qui vont bien dans le set.
Nicolas : On va jouer sur deux tableaux ouais.
Jess : Puis là on va tourner, à partir du 7 octobre. On fait la France, le Luxembourg, la Belgique et la Hollande.

Vincent : On repart en décembre, on fait la France avec Truck Fighters et Black Rainbows.

Jess : Puis on aimerait bien, si dieu le veut, pouvoir repartir au printemps.

Et du coup, là en octobre vous partez tous seuls ?

Nicolas : Ouais, en camion.
Julien : A part à Paris où on joue avec Horizont, c’est un peu un revival de Deep Purple, c’est bien notre délire aussi.

Vous avez d’ailleurs pas mal joué dans le coin, est-ce que vous étiez déjà partis en tournée ailleurs ?

Julien : Oui, oui plusieurs mini tournées.
Nicolas : C’était des premiers jets, on est parti une semaine et on a fait Marseille, Bordeaux, Niort, Limoges, Clermont. Et plus tôt cette année on a joué avec Karma to Burn et Red Fang.
Vincent : Ça va faire un an en décembre qu’on s’est vraiment mis à fond dans le groupe et avec le temps on commence à arriver à chopper de belles dates.

J’ai bien compris que vous aviez pas mal d’influences 70s mais en jouant avec Red Fang ou Karma, vous devez bien en avoir des plus lourdes non ?

Vincent : Si bien sûr, il y a une continuité. On est parti des années 70 mais ça rejoint des trucs comme Sleep, Kyuss, ce genre de truc auxquels on a vraiment accroché.
Nicolas : C’est là qu’on s’est vraiment trouvé musicalement parlant mais c’est aussi à ce moment qu’on s’est encore plus motivé pour faire ce qu’on fait.
Vincent : Même si quand tu nous écoute tu peux te dire que c’est pas su stoner pur et dur à la Kyuss ou ce genre de trucs, ça fait partie de nos influences  et c’est la scène dans laquelle on se retrouve. Et on y est super bien accueilli.
Nicolas : C’est une scène super large finalement.



D’où vient le côté « groove » de votre musique assez prononcé ?

Jess : Ça vient justement de ce mélange d’influence. T'es pas le premier à nous dire ça! En fait on a un peu fait l’inverse de ce que font les gens habituellement : nous avons d’abord trouvé les vieux groupes et nous nous sommes demandés : « qu’est-ce que ça a donné après ?».  Alors que souvent t’écoute un groupe récent et ensuite tu cherches les groupes qui l’ont influencé.
Nicolas : C’est comme une pelote de laine, en tirant tu vois qu’il y’en a vraiment de partout. Mais je ne crois pas que nous soyons les seuls dans ce cas.
Julien : C’est vrai qu’on s’est rendu compte qu’il y avait une scène, une scène où il y avait beaucoup de groupes et c’est cool d’en faire partie. On a vu que c’était là notre place.
Vincent : Tout en essayant de se différencier avec l’orgue, les arrangements, etc. On n’est pas Kyuss, à aller tout le temps tout droit !
Nicolas : On a aussi beaucoup d’influences de rock progressif : King Crimson, les premiers Genesis...
Vincent : … qui nous ont ensuite amené vers des trucs comme Mastodon, etc.
Jess: Et ce qu’on appelle les jambands, des trucs parfois plus psyché…
Du coup vous vous laissez des moments pour improviser dans vos sets ?
Jessy : Pour le moment non, avant on se le faisait mais là Vince c’est son premier concert. On a pas encore eu le temps de travailler ça.
Nicolas : Aussi on n’a pas encore la notoriété pour se permettre ça. Quand on te donne un set de trente minutes, faut faire ce que tu sais faire pendant une demi-heure.

Le Sylak, c’est votre c’était votre plus grosse scène jusqu’à présent ?

Vincent : Oui et non, pour la taille non mais dans le sens où c’était un public qui nous correspondait, oui.

J’imagine que vous n’avez pas forcément tout le temps le même public que Blazing War Machine ou Napalm Death ?

Julien : Plus ou moins. En fait on ne fait pas de double pédale donc... (rires). Non mais même si c’est un festival vachement marqué « metal » on arrive à s’y implanter plutôt aisément. Ce qui est cool c’est qu’avec des influences aussi larges que les nôtres on arrive à être bien accueilli à peu près de partout.

En l’occurrence c’est bien passé là ?

Jess : Oui.
Nicolas : Ouais , on a fini y’a une demie heure et y’a déjà des gens qui sont venus nous dire que ça leur avait plu. Il nous est arrivé de faire des concerts où on sent que ça ne passe pas bien mais là on s’est senti bien direct.
Jess : C’est un public qui est vachement metal, mais qui accroche quand on lui balance un set comme le nôtre.
Nicolas : Peut-être parce qu’ils savent d’où vient le metal.
Vincent : Ils ont peut-être été surpris d’entendre un son assez différent de ce qui est passé avant. Je crois qu’on est un peu les seuls qui n’allons pas nous décrire comme un groupe de "metal" mais plutôt "rock and roll".

Vous pensez qu’on va voir de plus en plus de styles différents représentés dans des évènements  comme celui-ci?


Jessy : Oui, carrément.
Nicolas : Regarde : Ils font bien passer Corbier et ce qu’on vient d’entendre à l’instant (Ndlr : Sublime Cadevric Decomposition) dans la même journée ! Regarde le Roadburn, t’as plein de groupes complètement différents, mais qui au final, se retrouvent dans le même état d’esprit.
Vincent :  T’as du prog, de l’expérimental, du stoner pur et dur…

Peut-être un point commun autour du tempo ?

Nicolas : Oui, ou des poils.
Jess : On est dans ce qui ce situe dans « le moins violent » de fest comme celui-là…
Vincent : Mais je pense que niveau énergie on met de bonnes claques.
Jess :… mais quand on joue dans des festoches un peu plus pop, genre des tremplins… les mecs aiment bien se faire décrasser les oreilles quand ça envoie un peu. On a joué avec des groupes qui étaient vraiment plus pop, folk, etc.
Vincent : Voir complétements nuls.
Jess: Donc on arrive à se faire une place un peu de partout quand on joue.
Vincent : Je crois que ça peut être soit un danger soit une qualité d’être large au point de pouvoir jouer un peu partout comme ça. Après c’est vraiment sans se forcer, c’est les influences qu’on a et on joue ce qu’on aime jouer.
Jess : C’est un peu bateau de dire ça, mais on fait avant tout ce qui nous plait, sans chercher à plaire à eux ou à eux...

(Question morte née) Vous pouvez me faire un top 5 des sorties de cette année ?

Jessy : De cette année ?! Mais on n’écoute rien qui est sorti cette année !

Alors en général ?

Jess : Les premiers Led Zep, Deep Purple, King Crimson et le premier The Mars Volta. Beaucoup de vieux rock prog.
Vincent : Plein de trucs ! Paranoid de Black Sabbath. Dopesmocker de Sleep. Après je vais piocher dans les Melvins : Stoner Witch. Un peu de post rock/metal : Neurosis et Pink Floyd, Dark Side of The Moon.
Nico : Moi honnêtement…
Jess : Fais pas le mito toi…
Nico : Honnêtement c’est Abbey Road des Beatles que je trouve vraiment génial. Après Paranoid de Sabath que j’adore. Meddle des Pink Floyd, le morceau Echoes est vraiment un repère dans ce que j’écoute. Allez pour quand j’étais ado : Nevermind. Obligatoire.
Julien : Moi y’en a plein. Rory Gallager par exemple, Irish Tour résume bien. In Rock de Deep Purple, les cinq premiers de Sabbath. Exile on Main St. des Stones. Après Song for the Deaf the Queens of the Stone Age, qui m’a vraiment troué le cul. Arpès des trucs comme Mastodon, The Sword.

Le mot de la fin ?

Nico : Caca.
Vincent : Suivez nous sur le net !
Jess : Les gens qui veulent voir ce que c’est venez voir sur le Bandcamp .
Nico : Et surveillez l’album qui devrait sortir courant 2013. Merci à vous pour l’interview.

Jeanvaljean (Octobre 2012)

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