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Slayer, conférence de presse Paris, le 31 août 2009

Après l'écoute de World Painted Blood, une conférence de presse est prévue avec les membres du groupe. Malheureusement Tom Araya sera absent, et Jeff Haneman ira se chercher un autre mojito au bout de 5 minutes et ne reviendra pas, laissant Dave Lombardo et Kerry King face à une quarantaine de journalistes.

 

1ere partie (à voir en Haute Qualité) :

On dirait que l’intervalle est moins long entre cet album et le précédent qu’entre Christ Illusion et God Hates Us All. Est-ce parce que, pour le dernier album, vous avez dit qu’à la fin vous aviez quelques chansons inachevées que vous avez utilisées sur cet album ou bien toutes les chansons sont-elles nouvelles?
Kerry : Les miennes sont nouvelles. Et les tiennes? Elles sont nouvelles aussi?
Jeff : Ouais.
Kerry : Il se peut qu’on ait placé des riffs ça et là dont on ne s’était pas servi sur l’album Christ Illusion. Je me suis mis à écrire à peu près à la mi-Janvier, tu vois, les chansons se sont mises en place et on a eu fini vers la fin Février. En fait, ça a été très vite. Il se peut que des riffs soient restés du dernier album mais certainement pas de chansons.

Même pour les paroles de l’album? Tout est vraiment nouveau sur celui là ?
Kerry : Tout à fait.

Vous bossiez avec Rick Rubin qui est bien connu pour son approche très spécifique.
Alors, est-ce que ça a radicalement changé quoi que ce soit, en fait, d’avoir quelqu’un avec vous pour travailler, quand il s’agit d’écrire ou d’enregistrer en général?
Kerry :
Il se pourrait que ça ait été une source d’inspiration, tu vois, mais ce qui compte à la fin de la journée c’est ce que nous avons fait et ce que nous aimons en tant que groupe…
Pas de plan préconçu?
Kerry : Non mais ce qui est cool avec Greg c’est qu’il était là tous les jours avant nous et qu’il ne partait que quand tout le monde était parti. Donc, a mon avis, il se rapproche le plus d’être un 5ème membre du groupe depuis Andy Wallace dans les années 80. Il avait des suggestions et des trucs auxquels on n’aurait peut-être même pas pensé. Je sais que pour ma chanson il a suggéré une chose dont je me suis servi et j’ai besoin de respecter un producteur pour lui donner cette chance. C’était vraiment cool. J’espère, bon on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve, mais je veux travailler avec lui, tu vois, pour tous les albums qu’on fera.

Il a apporté quelque chose sur le plan humain mais pas grand chose sur le plan musical.
Kerry : Pas grand chose. Je veux dire qu’il avait des idées, comme je te l’ai dit. On en a utilisé certaines, et d’autres pas.
Dave : Je peux rajouter quelque chose?
Kerry : Bien sûr.
Dave : En plus, pour moi, en tant que batteur, ce qu’il a fait, c’est, tu sais, disons que pour un riff de guitare ou pour la chanson, j’avais certains tempos ou des rythmes, et ce que Greg a fait c’est de m’amener à en trouver d’autres en moi. Disons que j’avais peut-être 5 ou 6 rythmes différents et il me disait : "pourquoi t’essayerai pas ça ?" Il m’a donné des idées et il m’a fait essayer d’autres idées, ce qui était génial parce que c’est ce qu’il me fallait. J’ai tant de rythmes dans ma tête et ça m’est difficile d’extraire le bon. Donc, avoir un producteur dévoué et en qui on pouvait avoir confiance, ça m’a aidé à choisir les meilleurs rythmes pour les chansons. J’ai vraiment été ravi de son implication parce ça m’a aidé à être un meilleur batteur et du coup j’ai pris ce qu’il y avait de mieux et je l’ai appliqué à la musique.

Kerry : Je peux rajouter quelque chose à ça?
Dave : Bien sûr.
Kerry : Le truc sympa à propos de ça (c’est le point de vue d’un guitariste qui parle de la batterie) c’est que ce que Greg a fait dans certaines chansons, je ne sais plus lesquelles, c’est qu’il faisait jouer Dave, on va dire, six fois et au moment où on passait derrière les manettes, il savait ce qu’il y avait de différent entre toutes les six et laquelle il pensait être la meilleure ou la deuxième meilleure, si nous en préférions une autre et il lui disait (à Dave) ce qu’il avait fait, au cas où Dave avait oublié, parce que Dave avait joué, entre temps, un tas de trucs. C’est vraiment cool d’avoir quelqu’un d’aussi intéressé, d’aussi impliqué, d’aussi complexe. Je pense que ça a été bénéfique pour le disque.

Dave : Je peux rajouter un truc?
Tu sais ce qui était vraiment bien pour … c’est, je veux dire, ce gars avait des feuilles de papier tout le temps. Je veux dire qu’il n’y avait pas seulement la grosse table de mixage quand on enregistrait, mais il avait tous ses documents et ses papiers et ses notes, il étalait tout ça sur la table de mixage. A chaque fois que j’entrais, je voyais ce qu’il faisait, c’était du style, « Wouah, ce gars c’est du vrai, c’est un vrai producteur ». C’est pas quelqu’un qui se prend pour quelqu’un d’autre, tu sais, du genre qui entre, qui reste cinq minutes et qui se tire. Lui, il était là pour bosser avec nous.
Kerry : Son but, c’était pas de se faire mousser. Il veut…je crois que c’est la première fois qu’il produit parce qu’avant il était quelque chose comme ingénieur du son; je crois qu’il voulait … c’est vraiment un mec de terrain. Tant qu’à être sa première production, il voulait s’assurer que c’était aussi bien que faire se peut.
Dave : Il en avait besoin.

Kerry, c’est une question pour vous. Au studio vous aviez la guitare de Dimebag (Pantera). Vous pouvez m’en dire plus à ce sujet?
Kerry : C’est parti d’un truc et ça c’est fini autrement. Dime était un bon ami à moi et sa compagne est toujours une bonne amie à moi et à ma femme.
Dave : A moi aussi.
Kerry : Maintenant mais pas à l’époque. En fait, c’est une idée de mon technicien guitare, il me dit : "pourquoi n’appellerions nous pas Rita pour qu’elle nous apporte Dean From Hell, au moins pour l’inspiration". Et donc cette guitare est restée sur mon stand et nous avions l’intention de jouer quelque chose avec mais si je ne me trompe pas elle est encore accordée avec les cordes que Dime a utilisé pour la dernière fois. Par conséquent, ça me faisait bizarre de la réaccorder avec quelque chose qui marcherait pour moi, de changer le son de tout mon équipement parce que les réglages de sa guitare sont différents des miens. Et donc, au final, elle n’a servi qu’à être là, plus ou moins en hommage à Dime.

A propos du nouvel album, God Hates Us All et Christ Illusion étaient insultants envers la religion, je me demande si … quelle est la guerre avec ce nouvel album. Quelle est la guerre menée par Slayer? Est-il question de politique, de religion à nouveau, de tueurs en série, est-ce…
Kerry :
Oui.
Dave : Tout ce que tu as dit. Tout.
Kerry : Aujourd’hui, tout le monde a entendu Psychopathy Red, c’est une chanson sur les tueurs en série. Hate Worldwide, d’une certaine manière, parle de nous. Quand tu lis les paroles, “répands la haine à travers le monde��?. C’est ce qu’on fait. Certains passages du texte, je les ai plus ou moins écrits sur moi mais je pense que Hate Worldwide reflète ce qu’on fait. Si c’est moi qui l’ai écrit, on sait bien que ça va tailler la religion et qu’il va y avoir le couplet sur la guerre. Tom a participé à certaines chansons, je ne sais pas vraiment lesquelles. Vous savez très bien à quoi vous attendre avec un album de Slayer et il n’y aura pas de changement de cap, c’est comme ça.

Vous avez fait plusieurs concerts au Canada avec Megadeth. Vous pouvez nous parler de ça ?
Kerry :
On en a fait que quatre.
L’Australie en fait partie.
Kerry : Je pense que c’est sympa pour les fans. Tout le monde s’inquiète du problème entre moi et Dave. On ne s’entend pas mais je n’ai pas vraiment quoi que ce soit contre lui. Je pense que c’est un très bon guitariste et par conséquent quand ce truc Canadien a surgi, j’ai dit que j’allais y aller et que si je voyais Dave je serais cordial et que je lui dirais: “Hey! Dave, ça va?��? Mais que s’il se montrait con envers moi, je serai encore plus con envers lui. C’est comme ça que sera l’Australie et c’est comme ça que ça sera pour la prochaine tournée au Canada. Je pense qu’il a peut-être muri un peu, parce que je trouve qu’il est un peu suffisant et je trouve que c’est un gros hypocrite. En ce qui me concerne, c’est mon problème avec lui, mais je n’ai rien à redire sur ses talents de guitariste. Je trouve qu’il est génial.

Quand est prévue la nouvelle tournée européenne pour cet album? Ce sera une tournée de festivals ou de grandes salles ?
Dave : En fait c’est une tournée de petites salles. Quelle taille feront-elles ?
Kerry : Je ne sais pas.
Dave : 4 ou 5 mille peut-être.
Kerry : Je crois que c’est 3 ou 4 mille.
Dave : Des salles de 3 ou 4 mille places. On jouera ici en Novembre Décembre.

C’est l’occasion de ne pas jouer qu’à Paris mais de faire aussi quelques concerts dans d’autres villes de France.
Dave : Peut-être, on ne sait pas pour l’instant. A ce qu’on en sait pour l’instant, c’est l’Europe et on joue dans des salles de 3 à 4 mille places. Des salles plus petites, de manière à être plus proche des gens.

Et donc, cette fois vous ne faites pas comme pour la dernière tournée, avec d’autres groupes ?
Kerry : Les trois dernières fois qu’on est venu c’était pour la tournée Unholy Alliance. On ne pouvait jouer que quelque chose comme une heure mais pour celle-ci il y a une première partie et puis nous. Donc, j’imagine qu’on joue au moins une heure et demie, une heure 40, 45. Du coup, c’est le premier vrai concert de Slayer depuis des années, je pense.

Une question sur le nouvel album. Avez-vous déjà prévu les chansons que vous avez l’intention de jouer sur scène ou allez-vous jouer 5, 6, 7, chansons ou juste 2 et puis faire un best-of?
Kerry :
Ce n’est pas vraiment notre style de trop se focaliser sur le nouvel album parce qu’avec notre histoire, les gens veulent entendre certains trucs et on à tellement de chansons maintenant qu’inévitablement, à chaque tournée quelque chose est laissé de côté. On n’a pas joué Seasons depuis un bail et il faudrait qu’on le joue tout le temps. On ne peut tout simplement pas parce qu’il y a d’autres choses qu’on doit jouer. J’imagine que quand on va passer en Europe, ce sera 4 nouvelles chansons mais je n’ai pas encore réfléchi à la liste des morceaux.
Dave : Psychopathy, Hate Worldwide, …
Kerry : On n’a plus besoin de jouer Psychopathy Red.
Dave : On fera Hate Worldwide, on fera World Painted Blood et deux autres qu’on aura envie de faire à ce moment là.

Vous avez fait un genre de tournée anniversaire pour Reign In Blood. Avez-vous l’intention d’en faire une pour d’autres albums comme Seasons In The Abyss?
Dave : Non, je ne crois pas.
Kerry : On a fait un anniversaire pour Reign In Blood?
Je crois que vous avez fait tout l’album, oui.
Kerry :
Je sais mais ce n’était pas pour fêter ses 20 ans ou …
Il y a un dvd.
Kerry : Je vois. Le seul album que j’ai jamais envisagé de faire dans son intégralité, c’est bien Seasons In The Abyss mais il faudrait que Tom, Jeff et Dave soient de la partie aussi. Je crois que ce serait vraiment sympa parce que j’en ai ma claque de jouer ce putain de Reign In Blood.

De quoi parle la chanson Unit 731?
Kerry : 731 parle … Ça me fait bizarre d’en parler parce que d’habitude, quand on a fini un album, je connais toutes les paroles par cœur et cette fois-ci on l’a fait de manière si condensée que pendant que Jeff travaillait avec Tom sur les paroles ou les solos ou autres choses, j’étais à l’hôtel à écrire des paroles ou des solos et du coup, c’est le premier album dont je ne connais pas chaque parole de chaque chanson. Ça me fait bizarre. Mais dans Unit 731, il semble que Jeff ait écrit sur l’unité Japonaise similaire à Mengele, je crois. J’en sais pas plus mais je sais que ça parle de ça.

Donc la Seconde Guerre Mondiale mais vue du côté des Japonais.
Kerry :
Il semblerait. C’est tout Jeff!

On m’a dit que vous aviez fait cet album de façon collective. Est-ce à dire que ça été plus facile à faire ou bien avez-vous dû faire beaucoup de concessions du fait que vous travailliez tous sur cet album?
Dave :
C’était très collectif. Si je me fie à mon expérience de batteur des précédents albums, cet album-ci a été sympa à faire. On répétait, le producteur assistait aux répétitions, ce qui était vraiment bien. Il avait son Pro Tools, il avait son ordinateur et il nous enregistrait. Après chaque répétition, on emportait un cd chez nous et on écoutait ce qu’on avait fait. Ce qui m’a plu, c’est qu’on pouvait rentrer chez soi, écouter, revenir et dire, tu sais, que ce soit une suggestion sur une chanson de Kerry ou de Jeff: "Essayons ça deux fois plus long" parce qu’on le sentait comme ça. On sentait qu’il fallait que ce soit un peu plus long ou peut-être plus court. Quoi qu’il en soit, on essayait. On le tentait et soit on disait OK soit Jeff ou Kerry disaient: “Faisons comme ça mais avec l’option de ne pas le garder", comme ça on pouvait l’enregistrer de cette manière et le virer si c’était trop long. Du coup, c’était super de voir la collaboration entre nous 4 et on rentrait chez soit, on mettait de l’ordre dans tout ça, la musique, le PC, le logiciel de montage, le lecteur de K7 et on faisait le boulot. C’était sympa. On a vécu des moments et une expérience sympas. Encore une fois, je crois que l’important c’était d’avoir Greg avec nous comme point de convergence. Greg était un peu... le porteur de l’anneau. En quelque sorte, ça nous a aidé à être encore plus impatient de revenir répéter et de dire "Hé ! Qu’est-ce qu’on fait de cette partie-ci ou de celle-là ?" "Refaisons ça tant de fois." Pour ce qui est de la batterie, tout du moins, à mon niveau, c’était passionnant.

Vous faites ce genre de musique depuis un bon moment et c’est pas que je veuille vous comparer à des vieillards mais on dit partout que ça pourrait être le dernier album de Slayer ou peut-être l’avant dernier. Vous en pensez quoi ? Il vous arrive de vous dire “Comment je vais y arriver cette fois ?"
Kerry :
Pas du tout. On ne se pose jamais la question. Quand on se posera ce genre de question c’est que ça sera le moment d’arrêter. A mon avis, tout ça est lié à notre pause pendant 5 ans, entre God Hates Us All et Christ Illusion et je sais qu’à un moment j’ai dit que si les deux prochains albums nous prennent 5 ans à faire, bon, hé bien, il se peut qu’il n’y en ait qu’un ou deux parce que, putain, ça nous rajeunira pas, mais je crois que l’essentiel c’est de sortir un produit, un produit de qualité ; je sais qu’on s’éclate en tournées. J’ai entendu Dave dire, il y a peu, qu’il va jouer jusqu’à ce qu’il crève sur son tabouret de batteur. Putain, ça m’éclate. Je trouve que les concerts se passent vraiment bien, et monter sur scène, ça vous donne envie d’y retourner. Etre en tournée, ça craint, mais monter sur scène surclasse tout.
Dave : Et c’est le truc qui est passionnant, cette heure-là, sur scène. Cette heure et quart, quoi qu’il en soit elle vaut bien tout ce qu’on en bave pour y être. Crois-moi, ce n’est pas facile. Je veux dire que tout le monde se dit : "Oh, être une rock star !". Faut se dire que tu pars de chez toi pour monter en voiture, de la voiture tu vas à l’aéroport, de cet aéroport tu montes dans un avion, de l’avion dans une voiture et de la voiture à l’hôtel. A l’hôtel, tu patientes et tu patientes et c’est ….. Ok, et après tu montes sur scène. Non, tu vas à la salle et il te faut attendre cette fameuse heure et puis c’est l’heure la plus incroyable ou l’heure et quart la plus incroyable ; celle qui te fais vivre. Oui, c’est difficile mais ça en vaut la peine. 

Etre en tournée, c’est un style de vie, pour ainsi dire. Est-ce quelque chose de difficile à vivre ? Est-ce quelque chose qui, vous savez, lorsqu’on en parle, renvoie à la famille et au fait qu’il vous faut faire des sacrifices d’une certaine manière? Comment vous vous débrouillez pour gérer ça ?
Kerry : En ce qui me concerne … l’alcool, ça marche. En ce qui me concerne, ma femme vient parfois en tournée, on reste ensemble. Je la connais depuis 8 ans, elle savait où elle mettait les pieds. C’est mon métier et, vous savez, si on veut payer les factures je dois partir en tournée. Il n’y a pas moyen d’éviter ça. C’est dur, ce n’est pas comme avoir un boulot classique où tu rentres tous les soirs chez toi, je pense que je m’ennuierais de toute manière. Il te faut faire en sorte que ça marche pour toi, de quelque manière que ce soit. 

Vous avez mentionné la famille. Est-ce que l’opinion de votre famille sur votre musique compte ?
Kerry : Pour moi, pas du tout.
Et vous?
Dave : Non.
Kerry : A la base, c’est du business, c’est une marque. Ça fait 28 ans que c’est une marque et donc, si mon père venait me voir pour me dire: “Tu sais, j’approuve pas…"

Pas votre père mais votre femme?
Kerry : Ce que je veux dire, c’est que mon père est censé représenter plus pour moi que ma femme. C’est lui mon origine. Même si mon père me disait: “Hé! Je ne suis pas à l’aise avec ce que tu as écrit", je lui dirais : "Va te sucer la bite !"
Dave : Je suis d’accord avec ça.

Phil! (Octobre 2009)

Un grand merci à Bruno.

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