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Crisix Baillarock Festival, 2024

Nous avions la chance d'être présent pour cette nouvelle édition Du Baillarock Festival en cette fin mai à Saint-Georges-lès-Baillargeaux dans le 86 regroupant sur cette édition notamment Rise Of The NorthstarGrade 2, Dirty FonzyBeyond The Styx et Crisix. C'est avec Pla Vinseiro, le bassiste du groupe de Thrash Metal espagnol Crisix, plutôt bavard, que nous nous sommes entretenu. On y parle du réenregistrement de leur second disque avec Still Rising... Never Rest, de manga, de leur approche Thrash Metal old school ou new school et même de Kendrick Lamar et de ferveur de la scène Metal française.

Pla, merci de nous accorder l’interview. C’est aujourd’hui la troisième édition du Baillarock, comment s’est passé le festival ?

Pla Vinseiro (Basse) : J’ai adoré, c’était génial. On a été super bien reçus, on nous a même emmené au futuroscope. Ça aussi c’était génial d’ailleurs. Nous avons mangé un hamburger géant et tout était bien réglé pour nous sur scène, le public était dévoué, bref, je pense que c’était un super show et nous somme très très heureux. Comme à chaque fois en France d’ailleurs.

Avec quelques mois de recul, quels retours avez-vous sur Still Rising… Never Rest (qui est une version réarrangée de Rise… Then Rest) ?

Pour moi c’est un peu particulier car je n’étais pas dans le groupe quand ils ont sorti cet album, mais j’étais déjà très amis avec eux, à l’époque sur Myspace (rires) j’avais mon groupe de Thrash à l’époque et on étaient tours pas mal proches. Donc à la sortie de Rise, l’original, je l’ai vécu de l’extérieur et je l’aimais beaucoup. Je trouvais que c'était un album raffiné et très bien composé. Encore mieux que celui d’avant. La production était bien old school, sur l’original, et je pense que c’est quelque chose qui était volontaire pour eux à l’époque de faire du old school, très brute et très dur. Et je pense qu’on a bien fait de revenir sur ce disque parce qu’il le méritait et qu’il n’a pas reçu toute la promotion à l’international qu’il méritait. Les gars du groupe se sont dit alors qu’ils voulaient rééditer l’album parce qu’ils pensaient que les chansons avaient la capacité de fonctionner. Mais on ne l’a pas sorti tel quel. On l’a réenregistré pour son dixième anniversaire et c’était un très bon exercice de révision et un bon retour en arrière. Personnellement j’ai beaucoup aimé ça parce que je ne l’avais pas enregistré à l’époque donc j’ai pu approfondir cette connaissance que j’en avais d’une autre manière.



Sur Full HD vous avez un morceau appelé Shonen Fist, vous en avez un autre qui s’appelle Prince Of Sayens, et vous avez des t-shirts avec Vegeta. Les mangas / animés sont une grande source d'inspiration pour vous ?

Oui, très clairement. Juli, le chanteur et moi, c’est quelque chose que nous avons consommé toute notre vie. Pour moi l’animé et le manga sont une des constantes qui m’ont accompagné tout au long de ma vie et depuis que je suis tout petit. Enfin, au même titre que quelques livres et quelques films. Je peux te citer des œuvres comme Cowboy Bebop ou Berserk par exemple qui m’ont beaucoup plu aussi en tant qu’adulte et qui sont une grande partie de mon voyage avec les mangas. Donc c’est impossible pour nous de ne pas en parler parce que ça fait partie de notre environnement de vie depuis qu’on est touts petits.

Et vous avez encore le temps à l’heure actuelle d’en regarder ? Vous regardez quoi dans les nouveautés ?

Oui on a encore le temps d'en regarder. Et bien écoute, pour moi dans les animés modernes pas grand-chose parce que je n’aime pas trop l’animation moderne en fait… les animations digitales… c’est pas trop mon truc. Donc je préfère regarder des trucs rétro par exemple Golden Boy, ça c’est un truc que je regarde beaucoup ! Ou sinon Great Teacher Onizuka, GTO… ça aussi … Et j’ai revu certains films aussi Night City par exemple. Dernièrement j’ai revu Ninja Scroll aussi, en fait j’aime bien les animés pour adultes et ceux des années 90.

Il y a en proportion de moins en moins de groupes de Thrash Metal dans les nouvelles générations, êtes vous une espèce en voie de disparition ?

Et bien c’est une très bonne question. Je ne pense pas qu’il y ait moins de groupes de Thrash Metal, je pense qu’il y a moins de groupes de tout. Je m’explique. Je pense que le monde musical dans lequel nous avons grandi, toute cette scène là, est en train de vivre ses derniers moments. Tu sais, je suis avant tout un musicien de session, je joue de plusieurs instruments et je suis dans de nombreuses scènes. Le Blues, la Pop, la Soul, le Jazz … Et toutes ces scènes sont en train de mourir. Le Metal est pour l’instant encore là, mais les seules qui fonctionnent vraiment sont la musique électronique et la musique urbaine latine parce que ce sont des scènes jeunes. Mais je pense que le concept de scène se meure. Quand j’avais quinze ans et que j’allais dans un bar, je me disais que j’allais découvrir quelque chose de nouveau que j’allais peut être aimer.  J’ai découvert Incubus comme ça, ou quelque chose comme Limp Bizkit.

A l’époque il n’y avait pas les haters. Tu parlais avec les gens qui étaient là. Avant les gens des années 80 ou 90 qui étaient plus âgés, te disaient, si c’est pas mal, mais est ce que tu as écouté Overkill ? Est-ce que tu connais Death ? Tu as déjà écouté Napalm Death ? Il y avait cette société composée des plus jeunes et des plus vieux, et on se révoltait un peu contre les vieux en renouvelant les codes. Je pense qu’aujourd’hui les jeunes sont complètement déconnectés de ce que faisaient les plus anciens. Tout simplement parce que maintenant la scène n’est plus un espace physique. Tout se fait avec des followers, maintenant avec internet. Maintenant tu vas sur Instagram et c’est tout. Donc c’est cette composante sociale là qui est en train de mourir et avec elle, une manière de comprendre les relations au sein de la musique. Je vais te donner un exemple simple à propos de ce qui va arriver avec le Metal… C’est mon opinion et je ne sais pas si ça se produira vraiment, et j’espère que non… Bon, il y aura toujours l’underground, parce que ça relève plus de l’amour que d’autre chose.

Ce que les professionnels du milieu disent, c’est que d’ici dix, vingt, voire peut être trente ou quarante ans, le Metal ne sera plus une musique, mais se convertira en une option artistique des artistes mainstream de l’époque... Tu as remarqué déjà que sur les albums des artistes les plus écoutés aujourd’hui il y a plein de style ? Tu vas avoir typiquement sur un disque une balade, une autre qui est orientée Reggae, une autre plus du Hip-Hop... Et ça devient pareil avec le Metal. Tu as écouté Bad Omens ? Sleep Token ? Attention, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je n’ai rien contre eux. Je pense que c’est un bon produit, c’est bien fait, ça plait à beaucoup et je ne veux rien dire de mal sur eux. Bon, je n’en écoute pas, mais ce n’est pas la question. Ce que je dis, c’est qu’ils ont une consonance Metal, mais ça n’en est pas.



Comme Ghost.

Oui, comme Ghost, bon sauf que j’aime beaucoup Ghost mais tu as en fait raison (rires). Oui, oui, bien sur en fait, ce sont gens qui comprennent très bien comment faire une chanson commerciale. Et pour moi il n’y a rien de mal à faire de la musique commerciale, j’en écoute et j’aime beaucoup d’ailleurs, mais c’est un concept bien distinct. Ce n’est pas la même chose de faire un riff et de faire un refrain qui marche. C’est quelque chose que par exemple faisait déjà Evanescence ou dans une autre mesure on peut dire la même chose sur Bon Jovi. Mais il me semble qu’on ce dirige d’avantage vers ce qui va supplanter le reste. Les grands groupes de demain vont plutôt s’orienter vers le Metal pour une question esthétique plutôt que d’être une vraie tradition sonore. Et cela à beaucoup à voir avec la mort de la scène.

Les personnes qui écoutent les groupes dont on parlait avant, Bad Omens et Sleep Token, ce ne sont pas des gens qui vivent dans une culture de scène, ce sont juste des gens qui veulent consommer quelque chose d’un peu plus sombre par rapport à ce qu’ils ont l’habitude d’entendre. Mais pour la scène que va-t’il se passer ? Combien de temps est-ce que ça va continuer ? Beaucoup de choses peuvent se passer, si ça se trouve, un nouveau Metallica va émerger, qui sait ? mais maintenant je vois les choses qui vont plus dans le sens où je les ai décrite, mais après tout je pense que les choses sont ce qu’elles sont et que ça n’a pas d’importance. Nous devons continuer ç faire ce que nous voulons et qu’en fin de compte l’underground ne mourra jamais. Pour moi c’est la seule chose qui est claire.

Quand j’écoute vos morceaux j’entends une influence Testament, ça fait partie de vos références ou pas spécialement ?

Oui, bien évidemment, le Thrash Metal n’aurait jamais été le même sans Testament, c’est une certitude absolue. Nous avont joué avec eux, nous les avons rencontrés, et nous avons parfois tourné avec eux. Steve DiGiorgio est quelqu’un de très gentil et il aime aussi beaucoup pratiquer son espagnol, donc dès qu’on se croise il vient me parler espagnol. Il m’a appris plein de trucs vis-à-vis de comment utiliser les pédales pour la basse et il m’a vraiment bien accueilli dans leur environnement, mieux que lui ne l’a été. Je n’ai que très peu pu parler à Alex Skolnick mais pour moi qui suit aussi guitariste, Alex Skolnick est le musicien qui m’a montré que je pouvais aussi utiliser mon jazz dans ce que je fais. Je chante du Jazz aussi, et parce que je l’ai vu avec le Alex Skolnick Trio. Pour moi c’est quelque chose qui m’a changé quand j’avais 17, 18 ans et que je l’ai vu. Je me suis dit que je ne dois pas seulement jouer du Metal, je dois apprendre de tout. Donc oui, pour Crisix, Testament est un groupe très influent.

Vous écoutez des groupes de Thrash Metal moderne ou vous préférez rester sur des classiques ?

Si, des groupes modernes aussi, j’écoute un peu tout ce qui touche au Thrash Metal. Par exemple en ce moment j’écoute beaucoup Pest Control, qui viennent d’Angleterre, je les recommande beaucoup. Sinon un autre groupe que j’écoute pas mal en ce moment, mais un peu plus orienté Hardcore c’est Capra qui viennent des Etats-Unis. Sinon, il y a ce groupe de République Tchèque avec qui on a joué, mais je n’arrive plus à me rappeler du nom... (NDLR : probablement Refore) Sinon pas mal de groupes européens aussi comme Suicidal Angels ou.... Insanity Alert, c’est un de groupes favoris et Kevin est un grand ami à moi. Kevin, c’est vraiment le meilleur ! Le meilleur frontman de tous les groupes européens tous styles confondus.


 
On en a déjà parlé tout à l’heure, mais qu'est'ce que vous écoutez à part du Thrash Metal ? Donc du Jazz et de la Pop principalement ?

Oui et quelques autres trucs encore... En ce moment je suis dans un groupe qui a un trip... je ne sais pas trop comment le définir :de la Pop Psychédélique ? Tu sais comme un truc fin des Beatles avec un George Harrison beaucoup plus puissant et avec beaucoup plus de voix. Sinon j’écoute beaucoup de musique des années 70, beaucoup de Jazz, beaucoup de pianistes, J’aime JamalElevens, des organistes comme Jimmy Smith. J’ai étudié le piano classique (en français) J’ai étudié la musicologie à Rennes et j’ai une formation de musicien classique, de jazz classique et aussi moderne pour le Jazz. Pour moi, la musique, c’est la musique, c’est un tout. J’aime explorer les spécificités d’une musique en particulier, et d’ensuite étudier une autre et ainsi de suite. Je suis pianiste, guitariste, bassiste et chanteur mais je ne m’identifie pas à un style, mais à la musique. Ça fait de nombreuses années que je fais du Metal et on m’identifie volontiers à ça mais j’ai une vision très ouverte de la musique car ma vie c’est d’écouter et d’étudier la musique dans tous les sens. J’aime la Country, la bonne Country comme Sturgill Simpson.

Steven And The Seagulls ? (rires)

(rires) Oui, avec La Guiche de Tagada Jones on s’écoute la version de Seek n Destroy qu’ils ont fait et ça nous faisait beaucoup rire. J’aime aussi beaucoup de Hip-Hop avec Kendrick LamarTupacBiggie… Snoop Dog… tous ! Je pense que dans les styles je peux trouver quelque chose qui me plait, même en musique électronique maintenant parce que j’ai un nouveau groupe qui s’appelle Cerebral X. C'est très particulier c’est avec un ami qui a un casque qui lit les ondes cérébrales et qui envoie ça à un ordinateur et les synthétiseurs changent en fonction de l’activité cérébrale et ça envoie aussi des images à l’écran et je joue dessus et à la batterie on a la fille de Bala, c’est un groupe espagnol très connu et on fait ce mélange électronique particulier. Maintenant je vais jouer dans des festivals Electro même si je vais jouer de la guitare et je découvre beaucoup de musique que j’aime, pas mal de musique électro française d’ailleurs, parce que c’est ici que ça a été inventé la musique électronique et c’est toujours extrêmement représenté. Et je j’ai un message à donner aux autres, c’est sortez de votre zone de confort, parce que si vous cherchez, vous trouverez toujours ailleurs quelque chose qui vous plaira. Toujours, toujours…
 
Est-ce que vous avez des groupes de la scène espagnole à conseiller à nous autres Français ?

Je vais te parler de Bala, le groupe de la fille qui est avec nous dans le projet électronique. Ce sont deux filles, guitare et batterie. Elles sont très courageuses, et font de la musique très en colère un peu comme du Punk.

Vous êtes très prolixes, le prochain opus est pour quand ?

(rires) Et bien écoute, on a presque tout le matériel nécessaire qu’on a pour faire avec encore un peu de travail, un album d’ici l’année prochaine, mais on a décidé d’attendre encore un peu parce que ces dernières années nous avons publié des projets non-stop et on a cette idée de se pauser un peu, de sortir de notre zone de confort et de prendre un peu plus de temps pour sortir quelque chose plutôt que de se précipiter. Donc on se laisse encore une année supplémentaire à travailler et on fera un point d’ici là. Donc je te dirai surement le studio en début d’année suivant et surement une sortie en seconde moitié d’année. Mais pour la première fois, nous allons essayer d’explorer tranquillement et de faire un peu ce que nous voulons. 

De toutes les personnes avec qui vous avez travaillé en studio, quelles sont celles qui vous ont le plus marqué ?

Hmmm... En studio... Si... J’avais un producteur dans mon groupe précédent qui s’appelait Mutant Squad, il était Portugais, de Braga et il s’appelait Pete Mendes. Et Pete Mendes, m’a appris Enormément ! J’avais là-bas j’avais 19 ans, et je l’ai rencontré par l’intermédiaire de David d'Angelus Apatrida qui était mon professeur de guitare et qui m’a beaucoup aidé avec mon premier album, et ça a brisé mes chaines. Je suppose que lorsque quelqu’un se retrouve face à face avec un vrai professionnel pour la première fois, quelqu’un qui sait harmoniser les instruments avec ce que tu as dans ta tête et qui est fort dans tous les axes de la musique... Encore aujourd’hui quand je produis des groupes et je fais des arrangements pour eux, je pense encore souvent à lui. J’ai eu beaucoup de professeurs depuis et j’ai enregistré avec beaucoup de personnes, mais c’était la première fois je que j’ai rencontré quelqu’un d’aussi compétent et avec autant de connaissances et une vision transversale de la musique... Si tu me lis, je te salue bien fort Pete !

On vous voit souvent pendant les concerts au milieu du public pour profiter au maximum du show. C’est important pour vous cette proximité ?

C’est essentiel. Je pense que dans Crisix il y a toujours eu cette intention de se rapprocher du public, car le groupe est une partie du show, l’autre partie c’est le public. Sans un bon public, il n’y a pas de bon groupe. Le groupe ce n’est qu’une représentation du public, si vous supprimez le public, il n’y a plus de show, c’est une répète. On a en tout cas ce sentiment qu’on fait partie d’une chose commune indissociable. Un show c’est une fête, ça se partage, ce n’est pas seul dans son coin à regarder l’autre.



Vous avez remplacé Incubus à la dernière minute lors du dernier Hellfest, comment ça s’est passé pour vous ? Quelqu’un est venu vous chercher pour vous dire, vous êtes en mainstage dans une heure ?

Oui, on faisait juste un showcase au stand d’ESP qui nous sponsorise. Et on reçoit un appel de quelqu’un du Hellfest qui nous demande si c’est possible d’être sur la mainstage dans trente minutes ? Et je me souviens, j’étais au stand avec une basse que Guillaume, qui travaille pour ESP, m’avait laissé, et je lui dis "Je te la rends plus tard" alors je sors la basse à la main parce qu’on était à l’autre bout du festival et on a du tout traverser pour arriver derrière et rejoindre la scène avec des voiturettes de golf. On s’est tous eu au téléphone pour savoir ce qu’on allait jouer, parce qu’on n’avait rien prévu du tout. Et on nous demande nos backlines, comment se brancher, on est venu chercher un ami pour qu’il devienne notre technicien son. Donc c’était vraiment irréel et dans la précipitation totale. Les gens là-bas sont tellement professionnels qu’en à peine cinq minutes tout était prêt et on a eu un son parfait. On monte sur scène et on voit 70 000 personnes et on joue juste avant Pantera. C’était génial ! Et c’était fou, pas le temps de penser à quoi que ce soit, tu es juste là et tu ne penses à rien. Pour moi c’est un souvenir qui restera toujours dans ma mémoire, tout est comme une seule seconde de frénésie.

Je vais en vacances du coté de Barcelone en septembre, qu’est ce que vous me conseillez de faire sur place ?

Jamboree, c’est un club de Jazz. Barcelone est une ville de Jazz extrêmement importante ! Les meilleurs musiciens de Jazz de toute l’Espagne sont à Barcelone pour jouer à Jamboree. Notre technicien son à travaillé à Jamboree pendant des années, et tu verras les gens là-bas... Wow... Je te le recommande vivement. Sinon tu connais Portaventura ? Il faut que tu le fasses aussi ! Et sinon.... La bouffe ! Là-bas tu manges trop bien ! Essaye d’aller manger en terrasse du Gildas ou du poisson frais de là-bas. 

Pla, merci, voici maintenant la dernière question. On change les rôles et tu poses une question aux lecteurs de Metalorgie, les réponses seront sur le site.

Hmm.... D’accord, donne moi une seconde.... Combien des lecteurs de Metalorgie, pensent que le futur de notre scène musical viendra de France ? Tu vois ce que je veux dire ? Moi, je vais te répondre que oui ! Ça surprend toujours les Français, mais crois moi, je joue partout en Europe, et je pense je pense que le salut de notre musique viendra d’ici. Partout où on joue, dans le public, il y a un manque de jeunes, ça ne se renouvelle pas. Mais ici en France, il y a des gens de tous les âges et je vois encore aujourd’hui au Baillarock beaucoup de jeunes et ce n’est pas un hasard. Le Metal n’est pas du tout mainstream en France, mais je vois une vague qui arrive et qui va déferler.

Je ne la vois nulle part ailleurs qu’ici. Ni en Angleterre, ni en Espagne, ni en Allemagne. Je ne sais pas à quel influence c’est due, si c’est le Hellfest ou autre chose, mais je suis un grand fan de la France. Et si ça continue comme ça, c'est-à-dire, si les groupes continuent de venir jouer, si les gens continuent d’organiser des festivals … Ce que je vois dans le public ici, c’est une passion très vive, et le seul autre endroit où il y a ça dans le monde c’est en Amérique du Sud. La bas aussi il y a plein de jeunes qui écoutent du Metal, et ça deviendra aussi une place forte du milieu dans les années à venir. En Europe par contre, il n’y a qu’en France qu’on trouve ça. Et à vous qui répondez, je vous demande, s’il vous plait, d’y penser chaque jour.

Maxwell (Juin 2024)

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