Firecrackers le 17/11/06 - Mail

Metalorgie : Ne perdons pas de temps et entrons directement dans le vif du sujet. Alors...qui est cette bombe de brunette les gars!?

Dennis : C'est notre masseuse pour la tournée !

José : Heidi Van Horne, une pin-up dégottée par Tony sur le net. On l'a contactée ainsi que le photographe Octavio Arizale. Ils ont aimé notre zik et nous ont gracieusement cédé les droits pour le premier maxi et l'album, ce qui est supra cool. Allez voir leurs pages ! www.winkitiky.com et www.heidivanhorne.com

Yann : On la voit souvent dans des livres de vieilles caisses hot rod americaine, elle aime le rock n’ roll et Firecrackers. On hésitait sur la fille à mettre sur la pochette pour la sortie de She Demon et quand on est tombé sur sa photo, on est tous tombé d’accord !
J’en profite encore pour la remercier de nous avoir permis d’utiliser ses photos et de nous avoir mis en avant sur son site ou autre promo. Pour Gotta Love It, on a utilisé la même formule en dérivant un peu, pour que ça fasse une espèce de suite.
 
Metalorgie : Qui plus est avec un tel titre d'album (Gotta Love It), c'est à se demander si les
gens vont acheter le disque pour la pochette, ou pour la musique. Flippant non? :)

Yann : Effectivement, on a autant de compliment sur la pochette que sur la musique !
Nous travaillons beaucoup sur les visuels de Firecrackers, si les gens l’achète pour la pochette, ça reste donc flatteur pour nous ! Mais ils feraient mieux d’acheter ses livres de photos !

José : On s'attend a ce genre de reproches crypto-féministes de type «ils mettent une gonzesse pour vendre» mais objectivement elle est moins dénudée que n'importe quelle pub pour un shampooing à la télé où c'est fesses et nichons racoleurs à tous les étages. D'ailleurs elle pose jamais nue. Pour moi elle a avant tout la classe, et ça colle à l'univers qu'on aime tous.

Dennis : Tant qu'ils achètent, c'est cool! Et puis bon, Je pense que la pochette fait appel au même univers que la musique du groupe, donc a priori le contenu ne devrait pas trop surprendre ceux qui se seraient laissés tenter par Heidi...

Metalorgie : En tout cas, et pour être tout à fait franc, on espère retrouver cette brunette sur encore pas mal de sorties des Firecrackers. Quelque part, depuis vos débuts, elle vous porte un peu chance. Et justement, connaissant un peu les activités de chacun (voir. la page groupe pour les retardataires), je me demandais si vous n'avez pas eu d'appréhension à vous lancer dans une telle aventure, au vu de la masse de travail déjà abattue au quotidien par chacun.

Yann : Non, je ne pense pas qu’on réutilisera Heidi. Les gens s’en lasseraient (trop d’Heidi tue Heidi ?!!). Ca correspondra à une période pour nous, mais on a plein d’autres idées de graphisme à exploiter. Autrement oui c’est sûr, j’ai un boulot à plein temps, un autre groupe à côté de Firecrackers et tout les tralala habituels de la vie, donc c’est sûr que je ne m’ennuie pas.
Mais c’est un choix,  je vis pleinement ma vie, je n’aurai pas de regret plus tard.
Quand c’est une passion, c’est pas dérangeant.

Dennis : Personnellement, la musique est au centre de ma vie. Plus j'en fait, mieux je me sens. Alors c'est sur qu'entre Firecrackers, Feverish et mon boulot, c'est du condensé! Mais pour le moment on arrive assez facilement à gérer nos plannings, même si je te cache pas que j'évite  de me poser trop la question de savoir ce que je ferais si Firecrackers venait à marcher un peu plus... Je suis plus excité a l'idée de faire plus de concert qu'angoissé de toutes manières!

José : Si on pensait à ça oui on ferait pas ce groupe. Des fois je deviens barge à gérer la promo album, la distrib', le graphisme et tout le bazar mais bon, c'est plus fort que moi, et c'est pareil pour les autres qui ont de groupes qui tournent, et participent aussi au développement du projet. On est tous investis, c'est ça qui nous tient. Quand on se retrouve sur scène, on peut pas penser à nos emplois du temps. On veut juste jouer et rejouer encore.

M. : Et sans vos ‘backgrounds’, pensez vous que cela aurait été encore plus dur ? pas que ce soit facile non plus hein…

Y. : Ben ça fait une dizaine d’année qu’on brasse dans la musique, et puis on fait pas que jouer, José a un label, on organise des concerts aussi...
Alors c’est sûr que pour nous les choses vont plus vite que si on débutait, mais j’estime que c’est mérité, et puis les choses ne roulent pas non plus toutes seules, il y a une masse de boulot journalière énorme derrière tout ça.

J. : Finalement on le saura jamais et on se pose pas vraiment la question. Disons que mon expérience au sein d' UnDimanche nous aura permis d'éviter de perdre du temps. Après, d'en avoir gagné je ne sais pas. Et puis tu as toujours les esprits chagrins qui  diront « ouiiiiiii mais pour eux c'est facile parce qu'ils font ci et ça à coté  etc. ». Je les invite à monter un label indé et à découvrir la notion de sacerdoce.

D. : Mais c'est clair qu'au niveau contacts et "crédibilité" ça nous a pas mal aidé au début, surtout régionalement en fait...Mais bon, le fait est que la musique de Firecrackers est à des années lumières des univers d'Elevate Newton's Theory et encore plus de Feverish. Avec ce groupe on évolue dans un milieu qui ne connaît pas forcément nos autres projets ou qui n'en n'a strictement rien a carrer.

M. : En même temps, au final, ça se goupille pas trop mal.
Un premier maxi, She Demon, largement salué, puis ce premier full-length dans la foulée. Tout ça à l'air de s'assembler d'une façon si naturelle, évidente. Vous n’avez pas rencontré de grosses galères? De doutes, de conflits etc.? (Oui je sais, on aime bien remuer la merde...de vrais journalistes en somme).

Y. : Non, pas encore !
Sérieusement, je suis le premier surpris de voir comme les choses avancent vite avec Firecrackers.
Le style nous passionne donc les compos s’enchaînent et puis il y a une superbe ambiance dans le groupe, on se connaissait tous depuis plusieurs années.
Firecrackers c’est réellement l’histoire de plusieurs potes qui se retrouvent pour jouer du rock n’ roll !!!

J. : On a écoulé plus de 1000 maxi alors qu'au départ on en avait sorti 500 « pour rigoler », pour voir ce que ça donnerait. Et les dates se sont enchaînées, ça a super bien réagi, et on a pris de plus en plus de plaisir à composer, jouer sur scène .... On a eu l'opportunité d'enregistrer l'album assez vite et il sort un an après le maxi. Les galères pour moi ça s'est limité aux problèmes de timing pour sortir l'album dans les temps avec les partenaires, la distrib, la promo etc. Des trucs pas folichons mais bon « someone's got to do it » hein ?!

D. : Ni conflits , ni vraiment de doutes. On parle suffisamment entre nous pour éviter ces problèmes.

M. : D'ailleurs parlez nous un peu plus longuement de votre collaboration avec Fred, car même si les deux disques sont dans le même état d'esprit, il y a de nettes différences entre les deux : rapidité d'exécution, arrangements plus mélodiques, chœurs, et puis José qui a l'air de s'la péter au mic ;)

Y. : Tu m’étonne qu’il se la pète !
Je voulait vraiment que cette album soit une continuité du 6 titre She Demon, mais aussi apporter du nouveau pour ne pas tourner en rond.
Dans l’ensemble, il est un peu moins hard rock et un peu plus rock n’ roll, autant au niveau des compos qu’au niveau du son qui est plus fin. On s’est amusé à ajouter pleins de trucs comme des tambourins, des maracas, des claviers, des pianos, et même des chœur de filles !
Concernant Fred, c’est aussi un ami de longue date du groupe, pas grand chose à dire de mon côté à part qu’on le remerciera toujours d’avoir accepter de donner de son temps et de son savoir faire d’ingé son au service de Firecrackers !

D. : Il soutient le projet depuis le début. La rapidité d'exécution est due au fait qu'on joue mieux maintenant qu'avant... et qu'on avait d'autres contraintes niveau emploi du temps et budget !

J. : Oui ça a pas été super évident car Fred fait le son de Rhesus en tournée, et ils ont fait plus de 120 dates en 2006 (à l'heure où je te parle parce que ça en fera encore plus en décembre ! Ils sont pires que Dionysos !). Personnellement et histoire de me la péter avec Dennis, l'album s'est résumé à 6 heures de prises basse-batterie fin juin avec Dennis (on les a fait live tous les deux) puis à 3 heures pour mes parties de chant et les chœurs en juillet. Après c'est Yann qui a fait les arrangements (overdubs guitares, tambourins, pianos etc.) et Fred a mixé le tout. La différence elle est dans le son, qui est mieux que sur le maxi, et sur les compos qui sont plus variées. Tout le monde a plus participé. "Kill kIll Kill" c'est du pur Tony, "Break Out" c'est ma pomme, "Gotta Love It" c'est du 100% Yann. Et en même temps sur les autres titres on a vraiment trouvé nos idées en les jouant au local, même si de grosses bases étaient apportées par Yann. Il y a plus de styles abordés. Entre "Home Again" qui fait un peu « séries américaines 70s avec un coté texan » et "Big Empty Times" qui relève plus d'un espèce de punk-rock énervé il y "Gotta Love It" qui fait bien 60s, "Break Out" qui est aussi un hommage à AC/DC ...

M. : Y a-t-il eu, à l’image de José, une évolution quant à l’implication de chacun dans le travail d’écriture de l’album ? Comment se répartissaient les rôles dans ce process sur She Demon, et maintenant sur Gotta Love It pour préciser ma pensée.

D. : Je trouve que chacun commence à trouver sa place sur ce disque. Yann et José écrivent des chansons dans des registres bien différents, Tony amène sa "heavy metal touch" avec ses riffs, et moi bah je tape!

Y. : En voilà une bonne question !
Non, les formules sont toujours les mêmes, mais au final tout le monde intervient.
Il y a des chansons qui sont composées entièrement par José ou moi et certaines évoluent en répète, ce qui permet d’incorporer des idées de Tony ou Dennis.
Ca évite de se répéter ou de s’enfermer dans un schéma de composition.

J. : Il arrive que l'un de nous arrive avec une démo de chanson faite chez lui et qui soit quasiment finie, telle quelle.  "Gotta Love It" ou "Psycho" sont quasiment jouées comme sur les versions démo fournie par Yann.  "Break Out" est quasiment jouée comme la version démo que j'avais faite chez moi. Et au milieu tu as des titres faits en répète ("Big Empty Times" créée avec Tony un soir où on était que deux au local) etc. Le truc c'est que quand l'idée est là maintenant, on voit toute de suite tous où on peut aller avec, ça vient des automatismes qui se créent à force.

M. : Finalement, Gotta Love It sort chez UnDimanche, ce qui n'était pas le cas de She Demon si mes souvenirs sont bons. Pourquoi un tel choix ? Surtout que ce n'est pas forcément leur credo musical...

Y. : Nous avons sorti She Demon nous même, on aurai eu peu de chance de trouver un label, dans le sens ou c’était le premier truc qu’on sortait, puis on avait pas encore fait énormément de scène non plus. Pour celui la, on a eu l’occase de le sortir chez un dimanche, ce qui est cool, car on connaît très bien le label et on sait qu’ils ne vont pas faire n’importe quoi. Merci UnDimanche !

J. : Lol. Ben comme c'est moi qui m'en occupe de UnDimanche, c'est même pas du copinage c'est une espèce de nécessité. On n'allait pas se faire chier à monter une nouvelle structure et donc à faire tout ce qui va avec (administration , compta ...). Le troisième album de MelK qui devait sortir à la rentrée avait du retard, le Elevate Newton's Theory est repoussé,  j'avais donc une fenêtre de libre pour une sortie, on s'est dit « allez, c'est un boulot pour José ». Comme j'avais déjà pas mal faut le suivi promo du disque sur She Demon finalement, ça s'est imposé. Après pour le « credo Un dimache », je tiens à signaler qu'on a sorti aussi bien le post-rock psyché de Rien, l'emo-rock de EN'sT, la pop-rock de Rhesus ou l'electro-pop Apple Jelly, qui n'ont donc aucun rapport de style entre eux. Ca en fait juste un de plus au catalogue.

M. : Au fait, vous, et/ou UnDimanche, prévoyez de sortir une version vinyle? Il y a pas mal d'adeptes de ce format, surtout dans ce genre.

Y. : Oui nous les premiers !!
Les premières sorties devaient être sous format cd, il faut reconnaître qu’il y a plus d’adeptes et malheureusement on avait pas assez de fonds pour sortir aussi les albums en vinyle..
Mais on prépare un 45 tours avec une chanson inédite issue de l’enregistrement de Gotta Love It et une version acoustique d’une chanson sur She Demon.
La pochette sera normalement un dessin de Gorka Secta, qui tient le label Munster Records et qui a fait aussi les pochettes de I Only Got The Shake des Hellacopters et Get The Psycho out Of My Face des Gluecifer.
Et pourquoi pas une réedition de She Demon en Vinyle dans le futur !!

J. : On sortira un 45 tours comprenant une version accoustique de "Devil Doll Blues" (titre du premier maxi) et sur l'autre face une inédite enregistrée pendant les sessions de l'album, qui s'appelle "Crack a Fire", qu'on joue de temps en temps sur scène aussi. Mais ça sera a priori  directement via le groupe (Garage d.a.y.s.) je pense, à 500 copies.

M. : En parlant de genre, vos influences, les comparaisons qui en découlent, sont assez évidentes, que ce soit les Hellacopters, avec qui vous avez d'ailleurs joués, AC/DC, Motörhead bien sûr, et puis peut-être un goût pourDanko Jones à écouter "Break Out" . Bref pour les gens qui ne baignent pas trop dans cet univers,  pouvez vous nous en dire un peu plus sur ce que vous affectionnez dans ce style, ainsi que sur ces coups de cœur intemporels, voire plus récents, que vous vous passez en boucle.

Y. : Quelques groupes garage rock n’ roll qui m’influencent énormément, qu’ils soient récents ou en vinyle dans la collec de mon père ! : The Hellacopters, Led Zeppelin, The Datsuns, ACDC, MC5, Radio Birdman, Deep Purple, The Fuzztones, The Miracle Workers
C’est pour les principaux, à côté de ça j’écoute beaucoup de surf musique et de soul.

D. : J'adore le punk rock des années 70/80 (The Saints, The Undertones, The New Christs, Johnny Thunders and the Heartbreakers, etc...) et Guns n' Roses a bercé mon adolescence. Dans les trucs récents les classiques Hellacopters, Turbonegro m'ont bien plus... J'avoue être spécialement accros à Armed Love de The (International) Noise Conspiracy.

J. : A titre personnel Hellacopters je suis pas un grand connaisseur ni forcément un grand fan (Yann va hurler !). AC/DC pour moi c'est l'alpha et l'oméga d'un certain « rock de base » qui est mon rock préféré. Je suis un fan transi qui achète religieusement tout ce qui concerne la période Bon Scott (tous les vinyles pirates, 45 tours australiens etc. ...) et sans les frères Young j'aurais jamais fait de rock. A ce propos il faut réhabiliter le disque Powerage qui est pour moi le meilleur, il y a des chansons délaissées comme "What's Next to the Moon", "Down Payment Blues", "Gimme a Bullet" qui sont vraiment méconnues mais géniales.
Danko Jones sur scène c'est  vrai que ça m'a mis un claque, je suis moins convaincu par les albums mais j'aime bien oui. Motörhead c'est évidemment une méchante référence, pourtant je me sens pas influencé par leur musique au sens propre du terme. 
Je suis un fan de vieilleries comme Creedence Clearwater Revival. Et des Beatles, qui sont un groupe de rock, n'en déplaise aux gens qui ne les ont jamais écouté et ne veulent pas connaître l'histoire du rock. J'ai vu l'autre jour sur ARTE un reportage sur un groupe rock garage  dont je tairai le nom, qui disait que les Beatles avaient pourri l'esprit du rock original et je ne sais quelle s conneries rabâchées dans un certain milieu limite sectaire. Je renvoie tout le monde à la bio de Lemmy (qui les a vu a la Cavern et ne s'en est jamais remis) et aux biographies sur les Beatles : les 10 heures de set par soir avec reprises de Buddy Holly, Chuck Berry et consorts, dans les bordels de Hambourg quand ils avaient 18 ans, sous amphétamines, c'était du rock, du pur. La musique et la vie rock n roll ils l'ont connue, ils l'ont faite, faut arrêter de dire des conneries. Et sur l'ensemble de leur carrière ils sont en tous points respectables et admirables, ils ont brisé quasiment toutes les conventions (dont certaines sont réapparues depuis, un comble), ils ont été l'avant-garde même ..  Pour tous les fans de métal (vu qu'on est sur Metalorgie) je rappelle que sans le titre "Helter Skelter", Black Sabbath n'aurait jamais existé. Ce titre , c'est du pur heavy au sens premier du terme. Et ça date de 68, personne n'avait joué aussi fort, avec un disto pareille, un titre aussi provocant. Quand je pense à tous les tocards qui me gonflent avec leurs « les Beatles c'est de la pop-midinette-de-merde » ça me rend dingue. Je cite monsieur Lemmy Killmister, ça remettra peut etre quelques pendules à l'heure : « Le groupe le plus impressionnant, haut la main, était les Beatles. C'était le meilleur groupe du monde. Les Beatles ont révolutionné le rock, et ils ont également  changé l'apparence de tout le monde. En plus c'était des durs, les Beatles, ce n'était pas de petits faiblards. » (page 34 de la bio « La fièvre de la ligne blanche »).
Bref ne me lance jamais sur le Beatles car je peux y passer la nuit lol.  A part ça les groupes qui m'ont fait tripper tout au long de ma vie c'est des trucs aussi sans rapport que Pearl Jam, Red Hot Chili Peppers, Nirvana, Kings ' X, Voivod, Led Zep’, Iron Maiden, Faith No More, The Who, King Crimson, Gonzales, Air, Smashing Pumpkins, Radiohead, Metallica, Beach Boys, Slayer .... J'ai été super « métal » à l'adolescence, et en y repensant j'ai vu des trucs de dingue qui voulaient vraiment dire quelque chose à l'époque : Cannibal Corpse, Obituary , Brutal Truth, Ozzy, Wasp ...
Les plus grands moments de ma vie restent les concerts d'AC/DC. C'était le paradis.

M. : Firecrackers est donc un groupe de rock jusqu'a l'extrême. Votre CD comporte un nombre incroyable de "clichés", sans vouloir paraître péjoratif, des clichés rock'n roll 60/70's (voiture ricaine, chapeau de cowboy, flipper, pin-up, la mention stereo). Hommage? Caricature ? Ou juste le plaisir de se vautrer dans ces stéréotypes?

D. : C'est un hommage pour ma part. J'adore tout ça depuis bien longtemps mais je ne peux pas vraiment l'exprimer dans Feverish, ça n'aurait aucun sens...

Y. : Ben c’est fou je me suis même pas demandé !
Je dirai que c’est un peu tout ça à la fois, on adore l’univers de la fin des années 60, que ce soit au niveau de la musique, du look, de l’art, du design…C’est une époque incroyable, donc ça se ressent dans notre musique. Pour les photos de la pochette, on a des potes fan de Firecrackers qui ont un garage de voiture américaine, le American Crazy Driver Club, je suis souvent fourré j’y retape en ce moment une vieille Vespa. Quand tu a un garage comme ça a porté de la main, je t’assure que tu ne te pose même pas la question !!

J. : Un peu des deux. Tu es toujours le cliché de quelqu'un d'autre. Les gars qui pensent être rebelles et au top de l'avant-garde avec un mèche, un tee-shirt ramones acheté à H&M, des ceintures à clous et du rimmel noir c'est très bien, honnêtement je critique pas du tout. Mais c'est ni plus ni moins cliché que les références qu'on appelle de notre coté avec nos looks et nos photos. Je pense que les gens qui se retrouvent dans notre univers graphique et  visuel se retrouvent aussi dans la musique après, et inversement. Disons qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise, ce qui est le principal. Tu nous verrais mettre des survêtements blancs dans nos chaussettes ? En plus, j'ai pas l'impression de me déguiser quand je vais sur scène ou aux séances photos, je te jure que je mets pas de costar pour aller travailler et que je suis comme ça « en vrai » lol.

M. : Voilà de toute façon une musique qui sent la sueur, qui se vit en live, comme pas mal d'autres d’ailleurs. Vous tournez pas mal en province et la grande question est...la date parisienne va-t-elle se faire oui ou non? Et si oui...quand? Et vos projets pour 2007, des révélations ?

J. : Mais enfiiiiiiiiiin on a déjà joué à Paris ! Un super date en septembre avec The Holy Curse & The Slugs au Batofar, et il y avait du monde en plus ! On doit y retourner deux fois d'ici juin 2007. En 2007 le projet c'est tourner partout en France, et ça a l'air de bien se goupiller pour l'instant.

M. : Et quand vous aurez un peu de répit, un petit clip avec une belle carrossée (je parle de la voiture là) ça le ferait bien. C'est en prévision? Comme ça les Inrocks et Télérama auront moins de chance de vous louper (toh!)

Y. : Et bien oui normalement on tourne un clip au ACDC Car Club en décembre, ça va être encore très cliché, mais c’est tellement bon !!

J. Ca sera sur "Break Out" et tu as vu juste, ça sera dans le garage avec la belle Cadillac du livret. Heidi ne sera pas là par contre ...

M. : Arrêtons nous plus sérieusement sur Grenoble. Ca ne semble pas forcément évidement au début de faire la rapprochement Grenoble = rock'n roll; comment ça se passe pour les groupes rock, voire les labels et autres assos, sur les plages grenobloises? Si vous avez des remerciements au passage, c’est maintenant…ou après.

Y. : Je pense qu’on se trompe sur Grenoble..
Les gens pensent qu’il n’y a que du reggae parce que ce sont ces groupes qui réussissent à percer nationalement de par le style musical qu’ils font.
Mais il y a une énorme scène rock a Grenoble, les groupes du label UnDimanche en témoignent.

D. : On a toujours eu plein de groupes à Grenoble, c'est dingue! The Batmen, Chameleon's Day, Virago entre autres à l'époque, Rhesus,Elevate Newton's Theory, Stillrise, Feverish, The Cathouse, Nadj, Rien, Melk et plein d'autres moins connu aujourd'hui, alors qu'il n'y a pas vraiment de salle de concert adaptée...et il y a UnDimanche !

J. : Pourtant c'est une ville qui bouge énormément niveau rock (au sens large), et ce malgré la fermeture de l'Entre-Pot en juillet 2003. Déjà dans les années 80 on disait la «  rock connection » en parlant de « le havre-grenoble » car il y avait plein de purs groupes rock dans ces deux villes. Dont à Grenoble Les Batmen, dans lequel officiait à la batterie le père de Dennis, notre batteur ! Il a plein de groupes excellents. Regarde déjà sur le catalogue de UnDimanche: à part Federal, tous les groupes sont de Grenoble !

M. : Sur ce les Firecrackers, on vous dit un gros merde pour tout ce qui va suivre, en vous laissant, invités oblige, le mot de la fin. Keep on rockin' et à très vite sur scène !

D. : Merci à toi !

Y. : Juste merci Metalorgie !

J. : Le mot de la fin sera pour moi : venez nous voir en concert !!!!

Djou (Novembre 2006)

Merci à Dennis, José, Yann et Tony @ Firecrackers, Bactéries, Bran, Angel O et Kinkette.

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