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Los Disidentes Del Sucio Motel Hellfest 2022

La tente presse du Hellfest se découpe en plusieurs petits box sombres, bouillants et exigus. Pour le côté "enfer" c'est parfait, mais pour reconnaître qui est qui, on repassera ! Surtout quand il y a 5 membres dans le groupe, comme c'est le cas pour celui qui nous intéresse aujourd'hui : Los Disidentes Del Sucio Motel. Voici comment se compose le groupe :
- Nicolas : guitare et chant
- Greg : batterie
- Dani : clavier et chant
- Romain : guitare
- Katia : basse et chant

Bref, on a rencontré le groupe le lendemain de son passage au Hellfest 2022 (sous la Valley), et étant données les conditions, désolé par avance si on s'est embrouillés dans les prénoms !



Metalorgie : Bonjour, les Dissidents, quel avis sur votre performance à J+1 ? 
Nicolas
: C'était exceptionnel, comme à chaque passage au Hellfest, pour nous et pour tous les groupes je pense. Une sensation de bonheur, un sentiment de communion avec la communauté de metalleux.
Dani : On a ressenti aussi un peu de stress parce que ce n'est pas tous les jours qu'on fait des gros concerts de ce genre. C'était aussi notre première grosse scène avec Katia (ndlr : Katia Jacob est la nouvelle bassiste du groupe depuis le dernier album "Polaris" sorti en 2021).

A part Katia, quelles différences par rapport à votre précédente venue en 2017 (à l'époque un passage en ouverture à 10h30) ?
Katia : J'étais dans le public en 2017, c'est comme ça que je les ai découverts ! "Tiens il est pas mal ce groupe, je vais jouer avec eux !"
Nicolas : Quel beau parcours ! (rires)
Greg : Hier il y avait beaucoup plus de monde, on avait le sentiment d'être plus attendus ! On a aussi joué 10 minutes en plus : on a eu le temps de se poser et même de parler au public...
Nicolas : 17h, c'est un horaire vachement plus agréable..

Vous avez pu profiter et voir d'autres concerts depuis votre arrivée ?
Nicolas : Hier c'était compliqué, le temps de sortir de scène, tout ranger, le temps a vite filé. On a commencé les interviews dès hier aussi. Vers 20h on a pu profiter des backstages. Les infrastructures ici sont tellement géniales : le bar, les restaus, et on croise du beau monde, comme Steve Vai par exemple ! Sinon, on a vu Whitesnake, Scorpions, Helloween, Rise Against, et on a fini en beauté avec Jerry Cantrell. Là on vient d'aller voir Danko Jones et Pogo Car Crash Control, c'était très cool ! 



Dans votre carrière, vous avez évolué d'un genre Stoner / Desert Rock à vos débuts à une musique plus progressive et atmosphérique type Space Rock dans votre dernier album "Polaris" (2021). Du sable à la poussière d'étoile...
Greg : C'est vachement beau ce que tu dis, j'ai envie de chialer !
Katia : T'es le premier à nous dire ça, celle-là on va la garder !
Nicolas : Ouais on va la ressortir et dire que c'est de nous (rires) 
 
... C'est quoi la suite ? C'est quoi votre prochain album-concept ? Il y a quoi au delà de l'espace ?!
Nicolas : On ne se pose pas vraiment la question. C'est l'inspiration du moment qui nous guide vers une thématique. Tous nos albums sont des albums-concepts. L'envie du moment, c'était le stellaire. A l'époque, il y avait un renouveau d'intérêt dans la conquête spatiale (Thomas Pesquet, anniversaire d'Apollo...). Le prochain album sera sur une autre thématique, avec d'autres envies d'ambiance. Par contre, la patte "prog" sur la racine "fuzz / stoner" est bien ancrée de manière durable. On a trouvé notre identité et on a encore pas mal à creuser dans cette voie là.

D'ailleurs, étant données vos ambiances plus progressives et atmosphériques, comment vous avez aborder ce set qui ne dure que 40 minutes sachant aussi que vous aviez seulement le 2e slot de la journée?
Nicolas : C'est difficile, la setlist, c'est un débat compliqué. On cumule plein de contraintes : défendre l'album qu'on vient de sortir, on joue sur des accordages différents, on a une durée limitée... On a quand-même voulu jouer "Earthrise" : un morceau en deux grandes parties, dont la moitié est instrumentale. La Valley c'était la scène rêvée pour le faire !
Romain : On a un beau clip aussi pour défendre ce morceau.

Justement, comment vous avez abordé l'aspect "visuel" de votre musique alors que vous passiez en pleine lumière du jour. Vous avez quand-même bien investi l'écran derrière vous.
Greg : Cet aspect visuel, il est important pour nous depuis l'album "Human Collapse" (2016) : on a un backdrop animé synchronisé avec la musique et qui rajoute parfois des éléments de narration. On a refait la même chose sur "Polaris". En plus de certains clips qui passent, on a rajouté du "fluid art" : des images d'un artiste japonais, AKITO SENGOKU qui sont montées par des amis monteurs.

Comment vous composez les passages à trois voix et comment vous les envisagez en live ?
Dani : C'est assez complexe, il a fallu se réinventer avec l'arrivée de Katia. Avant ça, Kurt Ballou (ndlr : de Converge, il a mixé l'album "Human Collapse") faisait quelques renforts pour Nico et moi, mais c'était beaucoup moins harmonique. L'arrivée de Katia a été un nouveau souffle d'air sur cet ensemble : elle a apporté son expérience et beaucoup d'idées.
Katia : Oui mais Rémi Gettliffe, qui a produit "Polaris", en a ajouté des tas d'autres aussi.
Nicolas : En fait on avait pré-maquetté l'album nous-même à la maison pendant le confinement, et on cherchait nos harmoniques sur Skype, c'était horrible ! Et en fait quand on est arrivés en studio, on avait une très bonne base de travail, et notre producteur, grand fan d'harmonies vocales, en a remis une couche. Et concernant le live, 90% de nos harmonies à trois voix sont réellement faites, mais ça implique d'avoir de très bons retours. On une toute petite partie qui est samplée quand vraiment on ne peut pas faire autrement.



Info ou Intox : vous confirmez les bruits de couloir selon lesquels il y aurait éventuellement des substances illicites qui circulent sous la Valley ?
Greg : J'ai jamais rien senti !
Katia : Et puis ça nous regarde pas.
Nicolas : C'est pas vrai ! Et franchement à la Warzone ça sent plus (rires).
Dani : Honnêtement le week-end dernier, j'ai fait le tour de toutes les scènes, et il y avait cette même odeur un peu partout !

Qu'est-ce qui s'est passé avec votre compte Twitter ? Il est bloqué. Vous avez insulté la darone d'Elon Musk ou quoi ?
Nicolas : On s'est fait hacké notre chaîne Youtube et notre compte Twitter en même temps, juste avant la sortie de "Polaris". Récupérer Youtube, c'était l'enfer, mais c'est réglé. Le compte Twitter, c'est encore pire. Nos demandes sont restées sans retour, alors on a abandonné.

Vous comptez refaire un nouveau documentaire sur les coulisses de vos tournées après "Tour Or Die" en 2008 ?
Nicolas : T'as regardé ça ? La vache, y a du dossier ! (rires)

D'ailleurs j'ai mal à reconnaître qui est qui en vrai maintenant !
Greg : Déjà LE bassiste a beaucoup changé !
Katia : L'opération a été un succès, c'est bien fait non ? (rires)
Greg : Alors Romain, c'est lui qui nettoyait le van avec la raclette, Nicolas c'est celui qui se coince le doigt dans la portière, moi je fais le lapin Tecktonik dans le champ, et Daniel c'est celui qui avait une "baisse de fatigue". Sinon, on n'a pas de projet de documentaire "sur la route". En revanche, on a plein d'images de notre enregistrement de "Polaris", mais on ne les a pas récupérées pour le moment ! En fait, on a une personne qui nous a filmés pour un "making-of" mais la personne n'arrive pas à finir le projet, et refuse en plus de nous fournir ses rushs. Ben si tu nous entends, on aimerait bien les récupérer !








Fat (Juillet 2022)

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