"Pour moi, la découverte de nouvelle musique est fondamentale." Greg Anderson (Sunn O))), Goatsnake) Stereolux, Nantes - 2019

En mars dernier, Sunn O))) effectuait sa "Traversée du Drone" avec pas moins de huit dates en France. Nous les avons suivis sur une partie de leurs concerts, mais nous avons surtout eu la chance de rencontrer un de ses deux créateurs : Greg Anderson, l'homme également derrière Goatsnake, PentempleTeeth Of Lions Rule The Divine et fondateur de Southern Lord Recordings... Un musicien affable, assez bavard, visiblement heureux de pouvoir parler de leur musique et de leurs deux nouveaux albums, Life Metal et Pyroclasts qui sort le 25 octobre prochain.



Ma première question porte sur la manière de composer un album de Drone par rapport à un disque de Metal « classique » comme pour Goatsnake. En somme, comment vous procédez ?
 
Greg Anderson : Effectivement l'approche avec Goatsnake est complètement différente, puisqu'on a une composition plus traditionnelle axée sur le chant, les guitares, la basse et la batterie. Les morceaux que l'on crée suivent forcément un format plus traditionnel : couplet / refrain / un pont / un couplet etc... Ce genre de choses. Avec Sunn O))) c'est une forme totalement différente d'approche puisque l'on adopte une forme plus libre de composition et qu'on laisse aussi beaucoup de place à l'improvisation. Ce qui est particulier avec le procédé d'écriture de ce nouvel album, Life Metal, c'est qu'on ne l'a pas abordé de la même manière avec Stephen O'Malley. On est allé tous les deux à Los Angeles, par deux fois, avant d'enregistrer ce nouvel album à Chicago. On y allait pour échanger des idées, travailler sur le son, sur notre matériel d’enregistrement... Par le passé, les albums que l'on a sortis, on a vraiment vu ça sur l'instant dans le studio d'enregistrement, on commençait seulement à travailler une fois là-bas. Alors qu'ici, on était davantage préparé, on avait des idées plus solides en tête, une direction vers laquelle aller. Et à partir de ce matériau de base, on a pu développer de nouvelles intentions pour Life Metal. Et c'était vraiment cool de procéder ainsi, enfin de toute manière, à chaque fois que Stephen et moi passons du temps en studio c'est toujours super appréciable, le fait de créer de nouvelles pièces, que tout prenne forme petit à petit... c'est très grisant. Et ce que l'on a composé pour cet album, lors des pré-productions on a été très excités par l'atmosphère qui s'en dégageait, on s'est dit qu'on tenait là quelque chose de nouveau.

On a bossé avec Steve Albini (Shellac) et pour être honnête avec toi, on était un peu nerveux avant d'entrer en studio. On connait son travail, c'est un vétéran du son, on a tous les deux été dans des groupes qu'il a enregistré il y a longtemps, dans les années 90, on a lu des interviews de lui et pour toutes ces raisons-là, on savait que le meilleur moyen d'enregistrer un album avec Steve Albini, c'était d'arriver préparés. Toi, tu sais ce que tu fais, qu'on joue bien ensemble, que ton son est bon et que normalement tout devrait bien se passer. Lui, il fait le reste et il arrive vraiment à capturer cette essence du groupe qui joue en live. Stephen et moi jouons ensemble depuis plus de vingt ans, on a fait beaucoup de concerts ensemble donc on avait cet avantage-là d'arriver en studio, soudés et préparés. Ceci étant, il y a pas mal de choses qui ont été écrites sur place, bien sûr, parce qu'on voulait rester ouvert à cette manière de procéder. On voulait garder cette possibilité excitante de nouveauté, de fraîcheur, d'immédiateté dans l'écriture. Mais clairement, comme je te le disais, on était plus préparé pour cet album que pour Monolith And Dimensions ou Black One par exemple. Je crois que ça nous a beaucoup aidé. Ça nous a aidé à avoir plus confiance en nous-mêmes aussi !

Comment en êtes-vous venus à travailler avec Steve Albini justement ?

On adore ses enregistrements, on adore ses projets de Shellac en passant par Rapeman, Big Black... Je suis un énorme fan de ces groupes-là. Donc c'était une raison pour laquelle on voulait bosser avec lui. Mais l'autre raison, c'est qu'on a enregistré pendant plus de dix ans avec Randall Dunn, qui est un excellent producteur et ingénieur du son, mais on voulait simplement travailler avec quelqu'un d'autre et voir ce que ça pouvait nous apporter. On voulait voir les différentes possibilités, les autres directions qu'on pouvait avoir sur notre son et c'était une expérience nouvelle pour le groupe. L'année dernière marquait les vingt ans de carrière pour Sunn O))) et c'était un chouette cadeau à nous faire pour notre anniversaire d'enregistrer avec Steve Albini (rires). C'était une expérience géniale, j'ai appris beaucoup et c'était super important pour le groupe.

Tu progresses et apprends toujours de nouvelles choses après vingt ans de carrière ?

Ouais, complètement ! Tu sais, c'est ce qui me passionne dans ce projet et qui rend ce groupe si excitant, parce que l'on garde toujours cette inspiration... C'est pour ça que je continue, parce que l'on veut explorer de nouvelles choses, essayer de nouvelles idées de composition. Dans un autre groupe, tu procéderais par étapes, tu repousserais certaines limites, tu améliores certaines choses de ci-de là, mais Sunn O))) a toujours procédé ainsi, ça fait partie de notre ADN, on essaye constamment d'essayer des trucs différents et d'expérimenter. 

J’ai vu que l’islandaise Hildur Gudnadottir apparaissait sur ce nouvel album, que peux-tu me dire à propose de sa participation ?

En fait on avait déjà fait plusieurs concerts avec elle, comme à Utrecht ou à Londres et puis Stephen et moi avions déjà collaboré avec elle, donc on la connaissait d’avant. Elle est extraordinaire, comme violoncelliste, comme chanteuse… on a vraiment accroché en terme de personnalité, c’est une personne super ! C'est une personne qui fait beaucoup de choses, elle réalise la musique pour un block buster américain en ce moment, donc ça lui prend beaucoup de son temps, mais on espère que dans un futur proche, elle pourra nous rejoindre pour des concerts. Donc ouais, c’était génial de tourner avec elle et qu’elle nous rejoigne en studio. Elle a fait du super boulot et le morceau sur lequel elle a participé était incroyable ! C'était au-delà de nos espérances, elle a vraiment transcendé le truc.



Life Metal va paraître dans quelques jours et de ce que j’ai vu, un album complémentaire, Pyroclasts, sortira en fin d’année. Est-ce qu’il sera différent, ou les deux albums seront liés entre eux ?

Pyroclasts est né du fait qu'en studio, nous essayons d’avancer, de progresser et même si nous avions en tête quatre pistes pour Life Metal et que nous étions très confiant quant à la composition de cet album, chaque matin, on avait cette sorte d’exercice, de rituel… On dormait au-dessus du studio, on se prenait un café et chaque matin on s’accordait en Ré et on jouait un truc Drone improvisé avec ce type d’accordage sur une durée imposée de douze minutes. Steve Albini a enregistré tout ça, toutes nos improvisations. Pour nous, c’était vraiment une manière sympa d’aborder la journée, d’être libre sur ce que l’on faisait, d‘être détendu, sans penser à quoi que ce soit, et même sur des fins de journée d’enregistrement, ça arrivait qu’on jam. Je n’aime pas trop le terme mais bon, à défaut de mieux, qu’on improvise et peu importe la situation. On a vraiment adoré le fait de livrer ce genre de compositions sans contraintes. Ca a donné quelque chose de très beau, de très puissant, on était heureux de ce que donnaient ces sessions. Puis on s’est posé la question de comment les incorporer dans l’album Life Metal. Mais on était vraiment focalisé sur ces quatre titres, comment ça pouvait créer un ensemble, comment lier les morceaux, puis au final ces autres titres Drone s’imposaient comme une évidence, ils existaient, et il fallait qu’on les fasse vivre à côté de Life Metal. C’est marrant parce que Pyroclasts, c’est le même studio, le même matériel, les mêmes personnes, mais une idée différente de ce que l’on vise sur l’album de départ. Et je pense que les fans vont l’aimer, c’est un excellent compagnon à Life Metal.

De manière générale vous avez toujours bien aimé les albums collaboratifs et les derniers étaient avec Ulver et Scott Walker en 2014. Est-ce que vous voudriez refaire ce genre de travaux dans un futur proche ?

On aimerait bien oui, bien sûr. Déjà c’était une super opportunité pour nous d’enregistrer ces deux albums collaboratifs, notamment celui avec Scott Walker car c’est un artiste qu’on respecte énormément, en plus d’être des grands fans de sa musique et de son backing band. Donc oui, c’était extraordinaire et rare comme rencontre et travailler avec lui était très intéressant également, mais tu vois je n’ai aucune idée de ce que le futur nous réserve. Nous restons ouverts à ce que l’on peut nous proposer, du moment que c’est une bonne opportunité pour nous.

Et pour Ulver, comment ça a eu lieu ?

En 2008 on a joué à un festival en Norvège où on les a rencontrés. Ils venaient de sortir un nouvel album (NDR : Shadow Of The Sun en 2007, probablement), mais ils avaient encore pas mal de matériel enregistré, ce qui nous arrive aussi. Mais là on en discutait, on avait un jour de libre et nous nous sommes rendu dans leur studio pour jouer ensemble, principalement sous l’impulsion de Daniel O’Sullivan. Donc on a enregistré quelques pistes, puis Kristoffer Rygg et les autres gars les ont écoutées et les ont bien appréciées. Ils nous ont demandé si ils pouvaient retravailler ces morceaux, ajouter des choses supplémentaires, les faire évoluer et développer certaines idées. On a aussi dû bosser sur la production, mais ce qui rend le truc marrant et unique, c’est qu’on n’a jamais joué tous ensemble dans le studio en même temps ou même sur scène d’ailleurs. Par contre Stephen, Daniel et Kristoffer ont déjà collaboré ensemble sous le projet Æthenor, là ils ont expérimenté et procédé d’une autre manière, ensemble en studio.



L’année dernière je vous ai vu sur scène à Amsterdam pour le Southern Lord Europe et c’était en présence de Magma. C’était excellent ! Je crois que vous avez joué ensemble sur un concert en Australie également. Quel est donc votre lien avec ce groupe ?

C’était un honneur et un plaisir de jouer avec eux/elles. Avec Southern Lord Records on a sorti un album live de Magma d’ailleurs. C’est un groupe extraordinaire. On a eu la chance de jouer avec eux, comme tu le mentionnais en Australie, et aussi à Amsterdam. On aimerait que ça se reproduise plus souvent… Ils sont encore à un autre niveau musical, ce sont des musicien.ne.s avec des connaissances et des techniques du Jazz, leur musique est vraiment incroyable. Personnellement je suis un grand fan de Magma, c’est un de mes groupes préférés !

Est-ce qu’il t’arrive de parler musique avec Christian Vander ?

Non, je n’ai pas eu trop d’occasion de discuter avec lui, mais il est très sympa, comme les autres personnes dans le groupe d’ailleurs !

Est-ce que ça vous intéresserait de jouer des albums en entier en concert ? Monolith And Dimension par exemple ?

Alors ce soir à Nantes on va jouer au moins deux titres de Life Metal et deux titres de Pyroclasts, c’était un peu l’idée de la tournée de mixer les deux disques vu qu’ils se correspondent et dialoguent entre eux. Et puis bien sûr, c’est de mettre Life Metal en avant, de donner des clefs pour que les gens puissent aborder ce nouveau disque. Je vois ce que tu veux dire quand des groupes jouent en entier un classique de leur discographie, que les gens ont envie d’entendre plusieurs morceaux connus etc, mais nous, on ne fait pas vraiment ça. On ne fait jamais rien de spécifique ou qui va dans ce sens. Je pense que recréer un album précisément n’aurait aucun sens pour nous. Les thèmes, les éléments que l’on réutilise dans notre set sont liés à une part d’improvisation. Mais jouer un morceau en entier, à la note près, n’est pas l’essence du groupe. Ça nous limiterait, ça nous créerait des barrières et on ne serait pas très à l’aise avec ça.

En parlant de Monolith And Dimension, les notes dans l’album mentionnent Dylan Carlson de Earth sur le titre Big Church. Est-ce que tu peux expliquer comment ça s’est fait ?

Et bien, Earth, notamment leurs premiers enregistrements avec l’EP Extra-Capsular Extraction qui est sorti en 1991 chez Sub Pop puis l’album Earth 2, ont été une énorme influence pour Sunn O))). On a même carrément commencé comme un groupe de reprise de Earth et des Melvins, enfin surtout les débuts. Mais c’était cool, avant que Dylan ne prenne une pause vers la fin des années 90 pour revenir en 2005 avec un nouveau son, une manière différente de jouer, une nouvelle approche artistique. C’était moins saturé, tordu, plus clair, avec des sortes de réminiscence de la musique western. Et c’était super intéressant pour Southern Lord Records d’avoir l’opportunité de les signer et sortir leur nouvel album, Hex; Or Printing In The Infernal Method puis The Bees Made Honey In The Lion's Skull plus tard. On a eu aussi fait pas mal de tournées avec Earth après ça et on jouait souvent ensemble avec Dylan. Et donc pour revenir à Monolith And Dimension, il y avait des éléments de sa musique qui nous plaisaient et qu’on souhaitait incorporer dans ce titre, donc comme on est amis il est venu, il a joué sa partie à la guitare et voilà, ça c’est fait simplement et naturellement.

Pour partir sur quelque chose de complètement différent, on dit souvent qu’un concert de Sunn O))) et que votre musique en live se ressent de manière très physique, voire éprouvante pour le public. Qu’en est-il de vous ? 

C’est étrange parce que j’ai toujours joué dans des groupes depuis que je suis adolescent, mais Sunn O))) est une bête, une entité vraiment à part, une expérience à part de mes autres projets. Après les concerts, on est tous sur les rotules. Ca vient de la pression du concert, de rester très attentif parce que ce n’est pas évident de jouer de manière très lente, de s’observer à travers le brouillard… tout cela nous demande beaucoup de concentration. C’est très exigeant, mais on adore ça, quand on arrive à faire un bon concert, que ça se passe bien. Ce qui aide aussi malgré ces difficultés, c’est que tout le monde sur scène est proche, on forme une sorte de famille. C’est toujours un plaisir de jouer ensemble, et on prend soin chacun l’un de l’autre. On vit tous à des endroits différents, même à différents endroits du globe, donc quand on se retrouve, tout cela disparaît, c’est juste jouer avec des amis et faire de la musique ensemble. En plus de ça, des gens se sentent connectés à travers ce que l’on fait, ils viennent à nos concerts, donc tout cela fait que c’est très exaltant. Mais je pense vraiment que si on tournait constamment avec Sunn O))) ça ne serait plus du tout la même chose, ça ne fonctionnerait plus !



Il y a quelques mois en France, un décret a revu le nombre de décibels en baisse sur les concerts. Donc je voulais vous demander avec Sunn O))), vous qui jouez avec un volume sonore très fort, comment vous faites sur cette tournée pour jouer ?

Et bien tu vois, c’est une des raisons pour lesquelles on ne joue pas à Paris sur cette tournée. C’était beaucoup plus strict là-dessus qu’à d’autres endroits. Peut-être que ces endroits sont limités en terme de volume sonore, mais les organisateurs veulent avoir ce genre de groupe, donc sur le principe on accepte. Mais parfois, ça ne le fait pas pour d'autres raisons, comme sur l’utilisation de la fumée car certaines scènes ne sont pas ventilées donc on ne peut pas jouer dans les conditions souhaitées. C’est déjà arrivé plusieurs fois qu’on refuse des dates à cause de cela. Par exemple, à Boston, c’est impossible de jouer là-bas à cause de restrictions sur la fumée dans les salles de concert. Si on veut utiliser la fumée, il faut forcément couper les alarmes incendies, mais le problème c’est que ça met les salles dans l’illégalité, donc certaines refusent de le faire. Ou alors, il faut qu’il y ait un pompier responsable sur place, mais c’est aussi très compliqué. A chaque fois, j’imagine un type sur place se dire « qu’est-ce que je fous ici, c’est beaucoup trop fort ! » (rires). Ce qui est intéressant, c’est que c’est un challenge pour nous techniquement, avec tout ce que ça implique dans notre musique, et donc c’est assez compliqué à mettre en œuvre, c’est un obstacle, mais c’est aussi ce qui fait la valeur du concert. Ce n’est pas comme si on faisait des demandes irraisonnées, c’est juste que ça fait partie du spectacle et on ne veut pas proposer un show au rabais. Les personnes qui viennent au concert méritent cela.

Ce n’est pas vous qui décidez du volume sur scène ?

On a un ingénieur du son pour cela et il nous dit clairement à quel volume on peut jouer et quel seuil ne pas atteindre. Il faut aussi mentionner que le volume comprend aussi les graves et les nombreuses infra-basses mais à tes oreilles et en terme de ressenti ça peut sonner plus bas alors que pas vraiment en réalité. Il y a certains endroits, surtout de vieux bâtiments comme les églises, où l’on a joué et notre ingénieur du son nous a dit de baisser le volume car il avait peur pour la stabilité du bâtiment. Donc oui, c’est pas du tout prudent de jouer dans ces conditions, ni même pour le public. C’est cette personne qui voit avec les promoteurs et les organisateurs ce qui va pouvoir fonctionner ou pas dans notre manière de sonner.

Concernant ton label, Southern Lord Records, est-ce que tu as le temps de fouiner pour dénicher un groupe qui te plaît particulièrement, ou est-ce que tu te contentes plutôt de sortir de groupes déjà signés ou de personnes que tu connais ?

Alors oui, je suis toujours super enthousiaste à écouter des groupes undergrounds, à aller chercher un peu à droite à gauche, j’adore faire de nouvelles découvertes… Pour moi, la découverte c’est fondamental, je suis toujours en demande de cela, c’est vraiment excitant d’écouter de nouveaux groupes pas connus. Tu vois, quand j’étais gamin dans les années 80, c’était la même chose, j’avais l’habitude d’échanger des cassettes avec des copains, pour apprendre de nouvelles choses, pour découvrir de nouveaux groupes, de nouveaux endroits, rencontrer de nouvelles personnes. J’avais des amis en Italie qui m’envoyaient des démos de groupes locaux, des formations de Punk / Hardcore et moi je leur envoyais des cassettes de groupes du Nord-Ouest américain un peu dans le même genre musical aussi. Et c’est un truc qui m’est resté. Après, la manière de découvrir de la musique a changé désormais, c’est plus facile d’accéder à tout cela sur internet, on a accès à tout. Ca a clairement changé l’approche dans la manière de dénicher un nouveau groupe, c’est plus le même rapport, c’est plus du tout aussi complexe qu’avant et des fois cette époque-là me manque, ce truc un peu magique que tu avais de découvrir un groupe parce que tu avais fourni pas mal d’efforts pour l’écouter. Les choses sont ce qu’elles sont désormais, c’est ainsi. Et puis je trouve ça toujours excitant d’aller poser une oreille sur de nouveaux combos et te dire « ah ça c’est excellent ! ». Mais tu as raison, la plupart du temps ce sont des groupes que je connais déjà ou des amis proches, mais j’aime aussi beaucoup ce genre de connexions. Ou alors des fois, ce sont des personnes talentueuses que je ne connais pas comme The Secret ou Big Brave car je trouve que ce qu’ils font est génial ! Mais je garde du temps pour moi, pour aller sur internet, écouter de nouvelles choses, prendre le temps de la découverte.

Pentacle (Septembre 2019)

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