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Hangman's Chair Rennes, octobre 2018

Plus d'un an après sa sortie, Banlieue Triste tourne encore en boucle à la maison. L'occasion était donc trop belle : nous avons profité de la venue du groupe à Rennes pour leur proposer un nouveau format d'interview : nous leur montrons des images, ils nous disent ce que cela leur évoque. Nous voici donc calés en terrasse, quelques heures avant le début du concert.



Mehdi : Georges Bataille. On a été très marqués par ce texte de la conjuration sacrée, qu'on a découvert avec le film Acéphale de Patrick Deval. Ça faisait un moment qu'on voulait sampler le passage du film où l'un des personnages récite ce texte, qu'on entend à la fin de Full Ashtray.

Clément : On voulait déjà l'utiliser lors de l'enregistrement de This Is Not Supposed To Be Positive, mais les morceaux ne s'y prêtaient pas autant. On a longtemps hésité du fait de la longueur du sample, mais au final on nous en parle beaucoup et ça a marqué pas mal de gens aussi, y compris à l'étranger. Du coup on l'a gardé comme outro de concert.

Mehdi : On adore ce texte, la tension qui s'en dégage. D'autant que ça collait vraiment avec notre état d'esprit au moment de l'enregistrement.

Julien : Je connaissais la revue Acéphale et les dessins d’André Masson et quand tu t’intéresses à Nietzsche tu rencontres forcément à un moment Bataille. Ce qui est marrant, c’est que je suis tombé un peu par hasard sur ce film, je ne savais pas qu’il existait et personne ne me l’a conseillé. Je cherchais des films et des documentaires sur un blog un peu généraliste, ça n’avait rien à faire là mais je vois le titre Acephale alors je le télécharge. Et là cet ovni me percute, je ne m’attendais pas du tout à ça, j’ai dû le regarder d’une traite les yeux écarquillés. Il y a vraiment des passages forts au-delà du texte de la Conjuration Sacrée, le moment où il suit une femme comme un violeur, c’est prenant et surtout la chute.

Caroline : Vous vous retrouvez dans le propos religieux de Bataille ?

Mehdi : Pas vraiment. C'est vrai que Bataille défendait quelque chose de très occulte, qu'on pourrait même qualifier de religieux, mais c'est vraiment le texte à proprement parler qui nous a touché, quitte à devoir le sortir de son contexte pour en garder l'essentiel.

Julien : Personnellement, je m’y retrouve assez. Je me reconnais dans certaines de ses approches, notamment ses théories sur l’expérience intérieure : la souveraine conscience de soi et l’extase, ce sont des choses qui me parlent.



Geoffrey : Grâce aux quelques touches d'Electro, on retrouve une patte un peu SF sur cet album par moments, c'est quelque chose de nouveau pour Hangman's Chair je trouve.

Mehdi : C'est vrai. Le fait d'inviter Perturbator qui est baigné dans un univers SF très marqué y est pour beaucoup. Du coup c'est logique que ça t'ai fait penser à Blade Runner. Sur l’instrumental Tara on a aussi demandé à un pote à nous de caler une rythmique Electro, on avait envie d'essayer quelque chose de différent. On écoute énormément de musiques électroniques, de Coldwave etc. Du coup ça s'est fait assez naturellement, tout en étant attentif à maintenir une cohérence avec le reste de l'album.

Clément : On a envie d'approfondir l'usage de machines pour les prochains morceaux. Ça pourrait aussi permettre une évolution pour les concerts. C'est quelque chose de nouveau pour nous, mais ça apporte vraiment quelque chose qui nous plaît. On réfléchit à un projet de clip pour le morceau avec Perturbator d'ailleurs.

Julien : Mais finalement, il n’y a que très peu d’utilisation de machines, seulement sur Tired Eyes ainsi que le beat et les nappes de Tara. Le reste est fait à la guitare et aux pédales, grosses reverbs, shimmers, delay et bien sur du chorus, notre marque de fabrique.

 

Mehdi La Nuit Du Chasseur. Ça c'est vraiment un film qui nous a marqué. Les chants d'enfants qu'on entend au début de l'album Hope / Dope / Rope viennent d'un moment clef du film d'ailleurs. On avait aussi samplé le portrait de Dorian Gray sur le premier album. C'est vraiment le cinéma qu'on aime : sobre, noir, avec un vrai rôle donné aux personnages les plus tordus.

Julien : Quand on regarde un film ou un documentaire, on a cette manie de tout ramener au groupe, on se dit « tiens, ça ferait un pur sample tel ou tel passage ». On a un carnet où on note tous les samples qu’on pourrait utiliser, on pioche dedans à chaque fois et on en a encore de bien savoureux.


 
Clément Elephant Man. On a déjà cité David Lynch en interview c'est vrai. Il a réalisé des films incroyables, et il a toujours accordé un soin particulier aux musiques de ses films.

Mehdi : Ça se ressent vraiment dans Mullolhand Drive et Lost Highway notamment. Dans Twin Peaks aussi. J'ai peut être mis dix piges à finir la première saison, tellement ça me mettait mal à l'aise. J'ai besoin de temps pour me plonger dans des œuvres aussi noires. Comme Sade par exemple, ça me prend des années pour lire ses livres.

Clément : Il y a d'autres auteurs qu'on adore mais qu'on arrive plus facilement à lire, comme Cioran par exemple. J'ai dû lire L'inconvénient d'Être Né au moins 50 fois, et pourtant c'est ultra sombre. Mais c'est écrit avec beaucoup d'humour, c'est presque de la punchline en fait.

Geoffrey : en parlant de punchlines...

 

Clément : Ah le Seth Guex... C'est d'autres genres de punchlines c'est vrai. Tu nous montres ça parce qu'on me voit dans le clip de Titi Parisien ? Ça s'est fait complètement par hasard. Il est très pote avec notre ancien chanteur (Kevone d'Es La Guerilla) qui connaît bien l'équipe de 25G et du Gueko.

Mehdi : C'est pas commun de passer de Bataille à Seth Guex dans la même conversation ! Après, autant je trouvais pas trop mal ses premiers albums avec le délire manouche et les références à Gabin, autant là j'ai un peu décroché. Par contre j'ai beaucoup aimé le morceau avec Oxmo Puccino. Pour nous c'est vraiment LE monsieur du rap français. On a commencé à écouter du rap avec ses morceaux quand on était ados.

Geoffrey : Et en parlant d'ados...

 

Mehdi : Oh bordel... Drowning, mes premiers souvenirs de tournées... J'étais bassiste. J'avais quatorze ans quand j'ai fait mes premiers concerts avec eux. On partait en tournée le weekend et ils me ramenaient devant le collège le lundi matin avec ma basse. Premiers concerts, premières tournées avec All Out War et Merauder...

Clément : A l'époque on commençait à faire Knockoutz aussi, c'était quelques années avant L'Esprit Du Clan et Es La Guerilla.

Mehdi : Tu veux parler de Mouvement Colère aussi ?

Geoffrey : De quoi ?

Mehdi (mort de rire) : Notre premier groupe : Mouvement Colère !

Clément (se marre) : Oui on a été punks aussi quand on avait dix ans... Mais tu vois c'est marrant de voir qu'on fait de la musique ensemble depuis plus de vingt ans maintenant. On a dû faire quinze groupes à cinq mecs avant Hangman's Chair ! J'étais chanteur dans Knockoutz, bassiste dans Es La Guerilla, Keo était bassiste dans Knockoutz puis a chanté dans Hangman's Chair...

Mehdi : On a VRAIMENT fait quinze groupes à cinq mecs c'est pas une blague... Je peux même te ressortir les noms ! Mais on était plus branchés Hardcore à l'époque, ça nous permettait de faire pas mal de tournées notamment dans l'Est de l'Europe. Les polonais étaient à fond sur ce genre de son.

 

Mehdi : Grosse influence ! C'est un recueil de dessins, d'articles de journaux et de textes sur les tueurs en série, dont plusieurs sont signés par Joe Coleman, un performer qu'on aime beaucoup dont on a samplé un discours pour conclure l'album Hope / Dope / Rope.

Clément : Pour le coup c'est très malsain et noir aussi, mais ça se lit très facilement, ça reste assez artistique et accessible comme approche.

Mehdi : Ouais ! Ça se bouquine au bord d'une plage avec un cocktail. En plus il y a deux tomes, vous en prenez un chacun et vous êtes calés pour la journée !

Julien : En effet, c’est la base. J’ai commencé par Apocalypse Culture II, si je me souviens bien c’est Michel Kirby qui nous l’avait conseillé à l’époque. Après ça, j’ai tout commandé d’Adam Parfrey et je suivais chaque sortie de sa maison d’édition Feral House, y’avait Lords Of Chaos bien sûr mais aussi Pills A Go Go, Sin A Rama, The End Is Near, on a piqué pas mal de choses dans ces livres. Au début, on utilisait beaucoup d’illustrations du bouquin Dope Menace par exemple, c’est la poule aux œufs d’or pour nous. Dans le même genre, il y a les magazines Answer Me ! de Jim Goad, un mec qui tu retrouves aussi dans Apocalypse Culture, une pure merveille. Il y a quelques années, j’ai chopé ces quatre magazines en original sur Ebay, je les garde précieusement, c’est le genre de chose que je peux collectionner. Et quand Parfrey est décédé l’année dernière, on a voulu lui rendre hommage sur nos réseaux, on ne le fait pas souvent mais là c’était important pour nous.


 
Clément : Plus une référence qu'une influence. Mais une énorme référence. On a baigné dans le cinéma de Gabin avec nos parents. Celui-là est particulier pour le côté très misanthrope et parisien qui nous correspond bien.

Mehdi : Et puis il y a l'acteur, mais aussi l'homme, qui est passé de "belle gueule" à "gueule cassée" entre les années 30 et l'après guerre. Il a refusé d'aller aux États-Unis, il est parti se battre au front, personne ne voulait de lui après la guerre, il a bouffé des années de galère et en revenant il a fait quasiment que des chefs-d’œuvre. Un Monsieur quoi.

Julien : Oui je vois pourquoi tu nous présentes Le Jour Se Lève, on a partagé l’affiche à coté d’une de Hangman's Chair sur Instagram, je l’ai accroché au mur chez moi. Perso, c’est mon film préféré de Gabin. J’adore la photographie dessus, il y a ce côté classe et intemporel et puis Arlety aussi…c’est comme regarder une vieille peinture. Le fait qu’il se suicide à la fin, c’est totalement dans l'esprit de nore musique, c’est également le cas dans Pépé Le Moko, on peut parler de mythologie de l’échec, je trouve ça beau.
J’ai aussi un rapport particulier avec ce film, j’ai pu le voir sur grand écran, au Champolion dans le 5e à Paris, c’est un ancien cinéma qui passe souvent de vieux classiques. Ça change tout de le voir dans ces conditions, plutôt que sur un écran de télé.

Caroline : Histoire de rester dans le cinéma français...

 

Clément : Ah, le Gégé !

Mehdi : J'adore ce mec. Les ValseusesTenue De Soirée… Ça fait partie de nos films cultes.

Clément : On a nommé un morceau de l'album précédent en référence à une de ses paroles dans un documentaire sur la mort de son fils : "Les enfants des monstres pleurent leur désespoir".

Mehdi : C'était fou ce truc, il était ultra touchant dans ce documentaire. Cette phrase m'avait tellement percuté qu'elle m'est restée en tête jusqu'à ce que je décide d'en faire un morceau. Ça a donné l'instrumentale qu'on retrouve sur This Is Not Supposed To Be Positive. Pour le coup, elle a été composée par rapport à ce que cette phrase m'inspirait. D'abord le texte, ensuite la musique. C'était nouveau pour nous.

Clément : Par contre j'arrive pas à retrouver le film dont la photo est issue…

Geoffrey : Un passage de ce film collerait particulièrement bien à votre univers, mais il a déjà été samplé par Merrimack, un groupe de Black Metal parisien.

Clément : Ah ouais ? On les connaît en plus… Mais par contre je vois toujours pas…

Caroline : C'est Sous Le Soleil De Satan de Pialat.

Mehdi : Exaaaact, je l'ai vu il y a super longtemps. Ça me donne envie de le revoir d'ailleurs.

Clément : Pareil, ça remonte à très longtemps.

Geoffrey : Mais d'ailleurs, pour rester dans le thème, vous portez quel regard sur l'occultisme ? Je vous demande ça par rapport au fait que vous soyez très proches de groupes comme The Devil's Blood par exemple.

Mehdi : L'imagerie et les thématiques je trouve ça très intéressant, si ça sert la musique, et que ça reste esthétique. Tout ce qu'il y a derrière, c'est pas pour nous. Selim (Lemouchi, guitariste de The Devil's Blood, qui a mit fin à ses jours en 2013) m'en parlait beaucoup sur la fin, et ça finissait par me mettre mal à l'aise, il était parti un peu trop loin là-dedans.

Geoffrey : Tu penses que ça a beaucoup joué dans son geste ?

Mehdi : En partie oui je pense. On avait les mêmes démons en nous, une fragilité et sensibilité, pas mal d’excès et tendances dépressives. C'est sans doute ce qui nous avait relié à l’époque aussi. On a passé de très très bons moments ensembles pas que dans le cadre de la musique ou de la tournée. Le fait de se noyer dans l'occultisme autant qu'il l'a fait à la fin de sa vie n'a pas vraiment arrangé les choses. Et en même temps, si j'étais bien sûr touché par son suicide, je n'ai pas été surpris. Il m'avait toujours dit depuis que je le connaissais qu'il mettrait fin à sa vie le jour où il n'arriverait plus à composer. Mais je ne pensais pas que ça arriverait si vite.

Clément : D'autant plus qu'ils nous avait proposé de jouer dans son nouveau projet pour s'occuper de la basse et de la batterie. On l'a vu très peu de temps avant son suicide, et on ne s'y attendait vraiment pas.

Mehdi : Ce qui m'a perturbé dans cette histoire, c'est le fait qu'il ai organisé ses funérailles, c'était très réfléchi et très ritualisé justement, tout dans la justesse et la sensibilité, tout comme tout ses albums d'ailleurs. J'avais invité Farida (chanteuse de The Devil's Blood) sur Touch The Razor histoire de lui rendre hommage ensemble mais ça n'a pas pu se faire. c'est une collaboration qui sera surement dans le futur. C'est un peu notre façon de rendre hommage à nos proches. En tout cas c'était surement l'un des musiciens les plus brillants que j'ai rencontré dans ma vie. son écriture était fantastique. Un vrai bonhomme en plus. Paix à son âme.

Geoffrey : Comme pour Sidi Bel Abbes, dédié à votre premier guitariste, qui rentre en résonance avec Tara, qui fait référence à la fille de votre guitariste.

Clément : C'est vrai. La vie et la mort. Pourtant ça n'était pas calculé à la base. Une fois les morceaux composés on a constaté qu'il y avait cette dualité, et au final ça colle bien avec l'univers du groupe : toujours une petite touche de lumière au milieu de l'obscurité.

Julien : Oui, ça n’était pas calculé du tout. On s’est retrouvé avec ces deux morceaux instrumentaux et il fallait leur trouver un titre. Sidi Bel Abbes est venu presque instantanément en parlant avec Mehdi, l’ambiance du morceau et le solo, c’était tout lui et comme on ne lui avait jamais rendu hommage à proprement parlé, c’était parfait, ce genre de chose n’a pas besoin de parole. Pour Tara, c’est un peu différent, jusqu’à la fin on ne savait comment le nommer. Et je me suis souvenu, qu’en composant ce morceau à la maison, c’est le seul que ma fille arrivait à chanter et qu’elle avait retenu, surtout le gimmick du refrain. Mais ce n’est pas la première fois qu’elle apparaît sur un de nos albums, sur Hope / Dope / Rope, il y a son nom sur le mur de prison. On aime bien caché des petits détails dans le genre un peu partout, il y a ce mur de prison ou bien le mur de la chambre dans Banlieue Triste où tu peux en trouver.


 
Mehdi Genet. Pour le coup j'ai jamais lu. Je vois qui c'est et ce qu'il représente, notamment parce qu'on connaît un peu les gars de Diapsiquir qui sont à fond sur cet auteur, mais je pourrais pas trop t'en parler, à part qu'il était parisien comme nous.

Caroline : Justement, tu penses qu'il y a un lien entre la noirceur d'une écriture comme la sienne et le fait de vivre à Paris ?

Mehdi : C'est une ville remplie de dépressifs oui, mais comme toutes les capitales du monde en fait je pense. Le rythme de vie y est tellement effréné que ça finit forcément par te bousiller un peu quelque part.

Clément : Dans une ville comme Paris tu as accès à tout, ça finit par te détourner de l'essentiel. J'en parle parfois mais c'est vraiment le coin où tu verras le plus de « dépressifs de l'occident ». Tu es tellement déconnecté de l'essentiel que tu en arrives presque à t'inventer des problèmes.

Mehdi : Mais tu sais, même après quelques semaines au calme loin de la capitale, je te garantis que je suis content de rentrer, de retrouver mon RER, ma frénésie. Je suis drogué à cette ville.

Geoffrey : Tu as parlé de Diapsiquir, forcément ça m'a fait penser à Kickback, et donc à ce film.

 

Mehdi : Il est parfait ce film ! Mais oui Kickback l'a très bien samplé, on se voyait pas forcément faire la même chose. Ils avaient déjà samplé Bataille avant nous d'ailleurs, mais tu me diras ça reste des références communes à beaucoup de groupes. En l’occurrence ce film est un sample à lui tout seul quelque part. J'ai pas encore été voir Climax le dernier film du réalisateur, mais j'adore tout ce qu'il fait depuis le début.

Caroline : Pour rester dans le cinéma "de genre".

 

Mehdi : Ah Brigitte… Après on est pas si vieux faut pas déconner on a pas grandi avec ses films, c'était plus les cassettes du daron ça ! (rires)

Clément : J'ai utilisé des extraits d'un de ses films pour le clip de Can't Talk. Pas seulement pour le côté icône, mais aussi pour l'ambiance très spéciale qui se dégage de certains films de l'époque, c'était autre chose que simplement des scènes de cul enchaînées sans aucun fond.

Julien : On a aussi utilisé une photo d’elle dans la chambre représentée à l’intérieur du gatefold de Banlieue Triste, elle a marqué toute notre génération. Et pas que pour ses films, ça m’arrivait d’écouter son émission sur RMC.

Geoffrey : D'ailleurs le morceau parle aussi d'une femme il me semble, comme The Saddest Call.

Mehdi : Ça peut viser une personne en particulier, mais ça peut aussi être une image. Le fait d'employer le pronom "she" régulièrement ça nous permet de parler de beaucoup de choses. Ça peut parler de la vie, d'une addiction, d'une femme, d'une créature… Ça reste délibérément ouvert en fait, comme peut le fait un groupe comme Starkweather.

Caroline : Sauf pour un texte comme 04/09/2016, qui parle directement du jour où l'un d'entre vous a frôlé la mort.

Mehdi : C'est vrai qu'on s'est beaucoup plus livrés sur cet album. C'est super gênant quelque part, mais on en ressentait le besoin après les années qu'on venait de vivre.

Clément : On a vécu des années assez éprouvantes récemment. Mais là on part sur quelque chose de vraiment positif, on est mieux entourés, plus rigoureux, et le groupe commence à vraiment prendre de l'ampleur. On est biens en ce moment, on a besoin de savourer ça.

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