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Olafur Arnalds Rennes, le 08/03/19

Le 8 mars, le pianiste islandais Olafur Arnalds était en concert à Rennes. L'occasion pour nous de s'entretenir avec lui à propos de son dernier album, Re:member, de ses inspirations musicales, mais aussi de son amour pour Converge et de son passé de batteur dans un groupe de Fastcore.

Tu enchaînes depuis plusieurs mois maintenant un grand nombre de dates, avec une tournée en Amérique du Nord en ce début d’année, avec ta tournée européenne dans la foulée. Ma première question : Comment te sens-tu ?

En fait nous avons commencé l’année dernière où l’on a fait un grand nombre de dates, avant d’avoir une longue période de vacances à Noël, pour dans la foulée retourner aux Etats-Unis. Cela a fait beaucoup de bien de prendre du repos, de passer du temps au soleil (rires), c’est plus facile physiquement depuis. Tourner et jouer est ce que j’aime faire de toute façon, et je pense que tant que tu aimes ce que tu fais, même si tu le fais tous les jours, tout devient plus facile. Passer du temps sur la route pour faire des concerts n’est alors plus fatiguant ou ennuyant, cela reste un plaisir. Mais c’est normal que cela puisse devenir très difficile parfois, cela peut arriver à n’importe qui, même à moi.

As-tu réalisé des concerts spéciaux durant tes dernières tournées ou en tout cas y’en a-t-il certains qui t’ont plus marqué que d’autres ?

Plusieurs me viennent en tête, mais les plus spéciaux d’entre eux m’ont beaucoup surpris, surtout  ceux que l’on a fait aux Etats-Unis. Par rapport à la dernière tournée, les concerts étaient plus gros, il y avait plus de monde. Notre concert à Los Angeles était vraiment bien, mais l’on a joué aussi dans d’autres plus petites villes, comme notre concert à Boulder dans le Colorado, dans les montagnes. En Europe, Copenhague était une très bonne date, Vienne était géniale. En fait toutes les dates étaient super (rires), je ne peux pas en choisir une en particulier.

Sur ton dernier album Re:member, tu utilises ton Piano Stratus (deux pianos reliés à un clavier central jouant des harmoniques aléatoires en fonction des notes jouées par ce dernier; NDLR) tout au long de l’album. Concernant ta manière de composer, composes-tu en premier les notes et vois-tu quelles harmoniques en découlent ou fais-tu évoluer ta composition à partir des harmoniques que tu obtiens ?

Je fais un peu des deux, mais j’adore quand les chansons sont écrites à partir d’un point de départ. Je commence avec mon ensemble de pianos, je joue et je vois ce qui en sort. Parfois des choses surprenantes peuvent en sortir et m’inspirent pour des morceaux, même si je décide de ne pas jouer de Stratus sur celui-ci, c’est juste un très bon outil pour avoir des idées, parce que ça donne des rendus inattendus. Il y a de nombreuses mélodies, comme par exemple sur le morceau Re:member, il y a une mélodie principale qui m’est venue à l’esprit en écoutant juste les Stratus jouer en boucle une sorte de rythme. Le plus long tu les écoutes, des mélodies commencent à ressortir. Tu les prends juste et tu peux les jouer par les cordes ou le piano ou autre, mais ça vient initialement du Stratus. Mais dans certains cas j’utilise le stratus uniquement comme décoration supplémentaire après avoir écrit les chansons.

Comment as-tu eu cette idée de créer un tel instrument ?

Je pense que les idées ne viennent en général jamais de nulle part, c’est quelque chose auquel je m’intéresse depuis longtemps. J’ai vu d’autres artistes jouer ce genre de piano autonome de plusieurs façons différentes, notamment Ryuichi Sakamoto avec qui j’ai tourné dans le passé, c’était la première fois que je voyais ce genre d’instruments. Il a  d’ailleurs fait partie de l’origine du concept dans le début des années 90 avec Yamaha au Japon. Il a beaucoup apporté et a rendu ça possible. Ensuite, j’ai vu ces pianos d’abord avec lui puis dans d’autres endroits comme des aéroports où des musiciens jouaient des pièces musicales. Je dis toujours qu’il y a ici un gros potentiel technologique, mais qui n’est pas utilisé à son maximum, car je pense que c’est un peu ennuyant la façon dont ces pianos sont vendus, le but est basiquement d’avoir un pianiste dans son salon, même si tu ne joue pas de piano. Tu as juste ensuite à mettre une clé USB avec de la  musique, tu appuies sur play et ensuite écoute le piano jouer du Chopin ou autre. Pour moi quel est le but de tout ça ? Pourquoi ne pas utiliser un vrai pianiste (rires) ? Mais je me suis dit que la technologie offre alors des opportunités au lieu de me focaliser sur le fait que l’instrument joue tout seul et d’avoir l’impression qu’un fantôme joue devant toi. C’est juste sympa une minute et après ça passe. Mais si tu regardes tout le côté créatif que ça ouvre derrière, alors ça ouvre un champ des possibles énorme. Pour moi c’est plus intéressant. Donc l’idée m’est apparue comme ça, mais ça m’a tout de même pris 4 à 5 ans entre l’apparition de l’idée et la création. Parfois tu as une idée dans un coin de ta tête et des années plus tard, au bon moment, tu réussis à la mettre en œuvre.

Concernant ton œuvre musicale en générale, as-tu des thèmes particuliers ou récurrents, certaines émotions qui t’inspirent ?

Ca peut vraiment être n’importe quoi, mais le thème principal apparu dernièrement est le silence. Ca a toujours été quelque chose de présent chez moi. Aussi bien en musique que métaphoriquement, je m’intéresse à ce que le silence peut apporter à la créativité. C’est en fait un thème que j’ai exploré sur le dernier album. Beaucoup de chansons me sont apparues quand je vivais des moments de grand silence, y compris dans mon esprit, des moments presque méditatifs. Ce qu’il se passe quand on commence à jouer d’un instrument, quand on s’y perd complètement c’est un peu comme un silence, on ne pense plus à rien d’autre. Ce processus mental est vraiment inspirant pour moi, plus que les sentiments et les émotions. Je pense que la créativité est en soi une émotion. Dans ma langue, en islandais, nous avons un mot pour cette émotion particulière (rires). En gros cela veut dire « la joie de la créativité », c’est un sentiment, une joie particulière.



Beaucoup de sentiments différents ressortent de ta musique, comme la joie, l’espoir, la mélancolie. Je me demandais, as-tu été motivé et inspiré par des choses particulières vécues dans ta vie ?

Oui, cela compte bien sur. Je pense que principalement ces émotions proviennent de la perspective de l’auditeur. Parce que ma perspective de ma musique est complètement différente, j’ai passé peut être 5 ou 6 semaines à composer une chanson, et bien sur les sensations quand je l’écoute deviennent différentes pour moi que pour quelqu'un qui l’écoute pour la première fois, donc je ne me sens pas triste en écoutant une de mes chansons, car ce n’est alors plus la même chose pour moi, cela devient plus comme un projet tu vois ? Mais je pense que c’est une bonne chose, et c’est un point intéressant car cela vient après-coup, et je n’ai aucun contrôle là-dessus. Je créé juste quelque chose, peu importe ce que mon corps veut créer, beaucoup de choses arrivent presque automatiquement pour moi et pour quelqu'un d’autre ça peut avoir un sens fort, ou représenter quelque chose par rapport à ce que la personne peut vivre dans sa vie.

Quelles sont tes inspirations musicales principales ?

Concernant mes inspirations, mon inspiration provient beaucoup de choses provenant de différents types de musique, car je m’intéresse avant tout au son et à al production. Mon exemple le plus évident est Radiohead, parce que leur production m’inspire beaucoup même si ma musique sonne très différemment. Beaucoup de jazz et de piano des années 60 et 70, comme Billie HollidayNina Simone, juste parce que j’adore leur son, leur coté naturel. et bien que je fais de la musique avec pianos et cordes, j’essaye souvent d’imiter leur son. Je pense que mon inspiration vient principalement d’eux, plutôt que d’aimer une musique en particulier que j’essayerai d’imiter.

Selon toi quelles sont les différences principales entre composer un album personnel et une bande originale d’une série ou d’un film ?

Je pense que le processus de création et similaire sur beaucoup de points, mais la différence principale est que quand tu dois faire un soundtrack, tu as déjà l’histoire. Donc Tu dois juste remplir les trous qui manquent avec la musique, tu aides l’histoire à se dérouler. Je pense qu’il y a également qu’un seul chemin possible quand tu regarde le film ou la série, tu te dis « ok je dois faire ça » selon ce qu’il se passe, le script, les personnages, etc, tout te dit vers où tu dois aller pour composer. Avec un album personnel, tu peux aller où tu veux ! (rires) Je pourrais faire un album techno ou métal et rien ni personne ne me dirai ce que je devrai faire et c’est ça la principale différence.

C’est vrai que par exemple pour Broadchurch, ta musique apporte quelque chose de vraiment supplémentaire à l’histoire...

Ca apporte en fait le lien manquant. Je pense que sur cette série c’était important car le concept c’était que des choses horribles arrivent dans cette belle petite ville. Tout est si joli, il y a du soleil, beaucoup de couleurs brillantes, orange. Sans musique sombre cela aurait juste pu ressembler à une série comique (rires). Il fallait que la musique apporte l’ambiance sombre de l’histoire, et si tu écoutes ce que j’ai fait sur cette série, tu entendras beaucoup de choses que je ne mettrai jamais sur un de mes albums. Toute cette distorsion, ces éléments drone, cette mocheté (ugliness) je les ai composés parce que la série en avait besoin. Je ne mets pas vraiment ce genre de choses sur mes albums, je compose généralement des choses plus sympas (rires).



Je voulais te parler de tes musiciens. Est-ce que tu joue avec les mêmes musiciens en studio et en live ?

Beaucoup d’entre eux oui, même si parfois certains sont indisponibles à cause d’autres projets sur lesquels ils travaillent. Mais généralement c’est le même groupe.

Et es-tu habitué à travailler avec les mêmes musiciens tout au long de tes albums ou préfères tu travailler avec de nouveaux ?

Ca dépend de ce que je veux faire. Par exemple pour les cordes, je préfère jouer avec les mêmes car nous jouons ensemble depuis longtemps, et nous avons développé une façon de travailler assez unique et peu commune, une manière qu’ils n’utilisent pas lorsqu’ils jouent avec un orchestre. On a juste développé avec le temps une façon de sonner particulière qui me convient très bien. Mais si je cherche quelque chose de nouveau pour moi auquel je ne suis pas habitué, je vais chercher de nouvelles personnes pour cette raison. Sur le dernier album par exemple j’ai fait appel à un batteur, chose que je n’ai jamais fait auparavant, pour apporter de nouveaux rythmes. J’ai également fait appel à un producteur de Hip-Hop pour m’apporter de nouveaux sons, de nouvelles idées d’arrangements. Cela me permet d’apporter de nouvelles choses que je n’aurai jamais trouvées par moi-même. 

Prévois-tu de sortir un nouvel album au concept original tel que Found Songs ou Living Room Songs ?

Oui, je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire, mais j’aime habituellement travailler sur des concepts. Je vois la musique plus que juste de la musique, je la vois comme un projet. Si tu prends Island Songs par exemple, c’est plus qu’un album c’est presque un film, un projet interactif où les gens nous suivent pendant 7 semaines, par vidéo en ligne, sur les réseaux mais aussi en venant à nos enregistrements live. C’est plus un projet conceptuel qu’un simple album. Bien que cet album est mon projet le plus "album" depuis longtemps, c’est toujours plus qu’un album car on continue de faire évoluer la musique, on enregistre des lives pour montrer comment les musiques continuent d’évoluer, que l’album est pas réellement fini. Même une fois enregistrés, tu continue à jouer les morceaux et tu continues à avoir de nouvelles idées, à les développer. Je voulais montrer avec cet album que tout ce processus n’a pas réellement de fin.

As-tu déjà pensé à jouer dans des endroits inhabituels, en pleine nature par exemple ou dans une église ?

Oui cela peut donner quelque chose de très beau, mais peut s’avérer aussi difficile. Si tu vas jouer dans une église par exemple, le lieu devient une part importante, et risque de venir finalement occulter la représentation musicale. Et en fait je trouve que c’est parfois là où vient le piège : l’endroit apporte-t-il quelque chose à ma représentation, qui la rende particulière, ou suis-je juste en train de jouer pour l’endroit ? Pour moi c’est un peu bizarre parfois. On a déjà joué dans des églises quelque fois et concernant le son, c’est très difficile à gérer vu la réverbération naturelle à l’intérieur, et ce même si à la fin le rendu est très beau. Le problème de jouer dans de tels endroits est que nous devons changer toute notre organisation scénique, car on doit travailler avec et selon la salle,  et nous ne pouvons alors pas faire comme sur une scène normale. Dans une vraie salle de spectacle on peut monter notre set-up exactement de la même manière que pour le concert précédent et celui d’avant, donc notre projet peut rester tel que nous l’avons créé. Donc ce genre d’idée peut devenir une grosse charge de travail, c’est très difficile de trouver la bonne balance entre mon concert et les caractéristiques de la salle dans laquelle on joue, mais quand ça fonctionne ça peut devenir vraiment très beau. Je t’avoue qu’habituellement on essaye de rester dans des salles de spectacle standard, c’est déjà suffisamment difficile de tourner et de jouer tous les jours, donc on aime venir dans des endroits prévus pour la scène et où l’on sait qu’on peut venir faire notre musique normalement et dans de bonnes conditions.

As-tu prévu de composer avec des voix de nouveau ? Et si c’est le cas voudrait tu le faire avec Arnór Dan ?

On n’a rien de prévu là-dessus pour l’instant. En ce moment je n’ai pas vraiment envie de retravailler avec des voix, mais ça ne veut pas dire que je ne serai plus intéressé dans le futur. Au final cela dépend toujours des personnes que je rencontre et qui m’inspirent. Par exemple avec Arnór, on est devenu amis, il m’a beaucoup inspiré, et m’inspire encore aujourd'hui, mais c’est la raison pour laquelle on a voulu travailler ensemble, pas juste parce que je voulais une voix sur mon album. Donc si je rencontre quelqu'un qui plus tard va m’inspirer, oui il pourrait venir sur mon album, mais avant tout, c’est la connexion que je vais avoir avec les gens qui va avoir de l’importance.



On sait que tu as été batteur pour le groupe Fighting Shit, et que tu as participé au groupe Celestine, en tant que batteur, ingénieur du son et producteur. Peux-tu revenir sur ces expériences ?

Cela me manque parfois. Surtout avec Fighting Shit, qui a été le groupe dont je suis certainement le plus fier. Les albums que l’on a sorti, les tournées qu’on a réalisées, je pense qu’on a réussi à créer quelque chose de spécial. Et cela représente une très belle période de ma vie, j’ai appris beaucoup durant tout ce temps. Pour être honnête, je ne ferai pas ce que je fais aujourd'hui sans cette expérience, car cela a réellement créé un intérêt chez moi pour la composition musicale, pour trouver des dates, faire tout ça. Cela m’a appris à m’immerger totalement dans la musique. Pour moi peu importe le type de musique que tu joues, tant que tu te mets totalement dedans, et c’est quelque chose qu’on a fait. Fighting Shit a été pour moi une super expérience, et c’est notamment grâce à eux que j’ai pu rencontré les gars de Heaven Shall Burn, en jouant leurs premières parties, et qui m’a d’ailleurs permis de lancer ma carrière. En fait le guitariste de Heaven Shall Burn était très intéressé par ce que je faisais par mon tout premier projet solo, je lui ai filé mes démos, il a aimé, puis m’a demandé de composer pour son groupe. Ca a été ma première composition pour piano et cordes ! (rires). Donc il m’a en fait conduit à tout ça, Heaven Shall Burn ont en plus de nombreux fans, ça m’a permis instantanément de toucher pas mal de gens. Je me souviens de mes premières tournées, probablement plus de la moitié de la foule avait des sweats noirs à capuche ! (rires). Il y avait beaucoup de fans de Metal qui venaient à mes concerts, je les retrouve toujours d’ailleurs. Regarde je suis bien en train de te parler là (rires).

En parlant de Metal, est-ce que tu en écoutes toujours et si oui quels groupes en particulier ?

Je n’en écoute pas beaucoup pour être honnête, mais il y a toujours quelques groupes que je suis toujours et me renseigne sur leurs sorties, en particulier Converge. C’est mon groupe préféré et dès qu’ils sortent un nouvel album je vais l’écouter. Après ce n’est pas ce que je vais écouter tous les jours. Sinon il y en a quelques autres, comme Modern Life Is War, Comeback Kid était aussi très bon, mais c’est plus du punk/hardcore. Je suis pas très métal en fait et je l’ai jamais vraiment été, je suis plutôt punk. Surtout la scène Post Punk, comme Fugazi par exemple.
 
En tant que batteur as-tu encore le temps de jouer ou te focalises-tu exclusivement sur le piano ?

Non je ne joue plus de batterie maintenant, mais sur cette tournée on a commencé à avoir un batteur sur scène, ce que je n’ai jamais fait dans le passé. Donc parfois quand il n’y a personne dans la salle, j’en profite pour aller derrière les fûts et jouer un peu, ou parfois pendant les balances (rires). Mais je ne suis plus très bon maintenant, je joue un peu comme une merde, j’ai arrêté depuis plus de dix ans. Je pense que ça peut revenir rapidement, mais c’est tellement frustrant quand tu as été bon à un instrument, tu peux voir toutes les choses que tu ne peux plus faire maintenant ! (rires). Quand je joue je suis juste frustré et énervé maintenant. Mais je continue à jouer beaucoup de percussions, notamment quand je suis en studio à créer des rythmes et des sons Electro.

Et depuis combien de temps joues-tu du piano ?

J’en joue depuis que je suis enfant, mais je n’ai en fait jamais pris de cours. J’en joue vraiment mal, les vrais pianistes me le disent toujours, ma position derrière le piano est mauvaise et ma technique est mauvaise. Mais quelque part ça marche quand même ! (rires). J’y pense souvent, j’en parle à mon groupe parfois et leur dit à quel point j’aimerai être un meilleur pianiste. Car je suis jaloux de mes musiciens, ils sont tous très bons, sont diplômés et savent jouer ! Mais ils me répondent toujours que si j’étais meilleur pianiste, je ne ferais pas la musique que je fais aujourd'hui. La musique que je fais est créée par mes limites que j’ai en tant que pianiste. C’est peut être pour ça qu’elle est minimaliste, parce que je ne sais rien faire d’autre au piano (rires). Mais comme quoi c’est aussi positif, ça créé quelque chose d’unique.

Milvus (Avril 2019)

Merci à Klervi de l'Antipode de Rennes pour avoir rendu cette interview possible.

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Commentaires

letatarLe Jeudi 11 avril 2019 à 12H41

Très bonne interview, le gars a l'air sympa comme tout !