Dan "Chewie" Mongrain & Michel "Away" Langevin de Voïvod (Paris, 2018)

"Dès le début, on voulait revenir aux albums concept comme Dimension Hatröss ou Phobos." Dan "Chewie" Mongrain

Contre vents et catastrophes personnelles, Voïvod continue son chemin d'ovni dans la scène metal. Ils fêtent cette année 35 années de bons et loyaux services avec The Wake, un excellent album concept, qui est sans doute leur meilleur depuis deux décennies. Nous avons donc voulu en discuter avec leur guitariste Dan Mongrain (ex - Martyr, Gorguts...), qui est le nouveau moteur de composition du groupe depuis le décès de Piggy en 2005.




The Wake est le premier album composé avec Rocky (basse) dans le groupe. Quelle avait été son influence sur l'écriture?

Dan "Chewie" Mongrain : Eh bien en fait on a développé une méthode de travail en 2015 avec l'EP Post Society. On a commencé à composer rapidement quand Rocky est arrivé dans le groupe. En gros c’est souvent la guitare, les idées que j’apporte au local, puis des fois j’ajoute des idées de basse avec les idées de guitare. Mais la plupart du temps on improvise autour des idées de base et puis à un moment donné il  y a un groove qui s’installe avec les idées de Away ; et puis selon ce que la batterie fait, il y a une espèce de dialogue qui se développe. Il y beaucoup de complémentarité dans les parties sur cet album-là. J'irais pas jusqu'à parler de contrepoint, mais de la complémentarité des instruments. Donc Rocky amène son groove, sa créativité au service de la musique. C’est quelqu’un qui est musicalement éduqué, donc c’est facile de communiquer avec lui : on parle le même vocabulaire et on connait le langage Voivoidien depuis longtemps, et on se connait depuis qu’on a 14 ou 15 ans, on vient de la même ville alors l’intégration a été assez facile. 

Je trouve que le chant de Snake est beaucoup plus mélodique sur cet album, alors que pour Target Earth, il était plus dans l’agressivité, dans le grognement. Alors est-ce qu’il s’est adapté aux compositions ou a-t-il cherché de lui-même à obtenir un aspect mélodique ?

Je pense que c’est très instinctif la créativité, la composition. On a rien sur-pensé, pas de prémonition, prévision… Je pense que Snake s’est juste laissé transporter par la musique. Il me dit aussi que toutes les paroles des chansons sont inspirées de la musique. Il ne va jamais avoir un texte avant que la musique soit composée : il va s’inspirer des mélodies qu’il peaufine pour ensuite traiter nos sujets. Et le phrasé de la mélodie va lui suggérer des phrases, des mots ; donc au début c’est juste des onomatopées qu’il chante.

Dès le départ, vous aviez décidé de concevoir un album-concept ?

Oui, dès le début on voulait revenir aux albums concept comme Dimension Hatröss (1988) ou Phobos (1997), mais on a laissé ce côté-là dans les mains de Snake qui fait toutes les paroles du début à la fin. Mais on le nourrissait avec des liens sur certains sujets comme les trous noirs etc, : il faut faire des recherches si on traite d’un sujet, pour ne pas dire n’importe quoi, voilà on se suggérait des choses comme ça.
Et puis même Snake, au niveau composition, parfois enregistrait des idées, des mélodies sur son téléphone et les envoyait ; Rocky aussi arrivait avec des trucs arrangés. On s’est vraiment tous inspirés les uns les autres, c’est un vrai travail d’équipe cet album. 

Il y a beaucoup plus d’expérimentation à la guitare sur cet album, je pense notamment à « Always Moving » avec l’espèce d’harmonisation un peu à la Cynic.

Ah ouais ! C’est vrai que chez Cynic il y en a. Cette harmonie-là c’est une quarte au-dessus, une quarte en-dessous. Mais moi je l’ai volé à Piggy en fait, surtout sur l’album The Outer Limits (1993) dans lequel il utilisait cette harmonie-là. Et puis j’ai voulu lui faire un clin d’œil, dans la vidéo il y a aussi des images de Piggy, c’est une partie assez personnelle, tout ce moment-là. Ça parle un peu de la mort et de l’après-vie. Donc c’est un peu ça, la raison de cette harmonie.

C’était un exemple, mais pas le seul : tu penses que les compositions en avaient besoin, ou c’était instinctif ?

C’est venu instinctivement. C’est un peu ça, la création : quand on fait de l’art (n’importe quelle forme d’art), il faut y aller avec ses tripes et pas trop penser à ce qu’on va faire. Parce que si on pense, on va altérer la nature même de l’art. Je pense qu’un premier jet c’est beaucoup moins censuré que l’art pensé. Quand on pense avant de créer, et d’envoyer le premier jet, on altère l’intention première.

Sur "Obsolete Beings" on entend le D-beat de Away : malgré la complexité et la densité de votre répertoire, tu penses que le punk est toujours important dans la musique de Voivod à ce stade ? 

Ah, nous on appelle ça le rythme "Motörhead". [rires] Le punk sera toujours principalement une influence de Snake et Away qui en ont beaucoup écouté à cette époque. J’ai été moins atteint personnellement par le punk, que j’ai découvert un peu plus tard mais ce n’est pas une musique que j’ai écouté beaucoup, et Rocky non plus. Mais cela fait partie des racines du groupe quand même, et puis j’écoute du punk à travers la musique de Voivod, ce sont des racines que l’on ne peut pas nier.



Si j’ai bien compris, vous avez pas mal travaillé et composé en tournée, ce qui n'est pas si commun de nos jours. Souvent, les groupes trouvent impossible de se concentrer en tournée, mais vous cela semble fonctionner. Vous y travaillez tous les quatre ou juste toi ?

C’est plutôt Rocky et moi. Dans les dernières tournées j’avais un mini enregistreur que j’ai aussi avec moi actuellement sur cette tournée mais il n’a pas encore servi [rires]. C’est vrai que c’est difficile de trouver du temps en tournée pour composer, mais parfois il faut juste se le permettre. Entre et pendant les tournées j’enregistrais des idées dessus donc j’avais déjà des dizaines d’idées. Les meilleurs ont survécu et sont devenues des chansons : à partir des idées, je réenregistrais à la maison, dans mon mini studio avec la basse pour amener ensuite l’enregistrement au local comme je disais  tout à l’heure. Mais oui, beaucoup d’idées sont venues en tournée depuis 2015 ; de toutes les tournées qu’on a faites avec des groupes comme Carcass

Oui à la Cigale, j’y étais, c’était puissant.

Oui, c’était émouvant, surtout avec ce qui s’était passé neuf jours avant à Paris, on s’est connectés avec les gens pendant cette soirée-là, c’était puissant en effet.

Peux-tu m’en dire plus sur le concept de l’album, ou préfères-tu laisser les fans découvrir avec les paroles  ?

Un peu les deux, Snake a fait exprès de créer un concept un peu flou. Il y a des grandes lignes, mais les paroles autant que la musique sont de libre interprétation aussi, ce que je trouve bien. En gros l’idée c’est que les Humains vont avoir la preuve irréfutable qu’ils ne sont pas seuls dans l’univers. Il y a une espèce de vaisseau spacial au fond de l’océan qui va se réveiller parce qu’il reçoit des rayons transfusionnels de l’espace et le monde tel qu’on le connait va en être chamboulé. Les religions vont changer, la politique, notre relation avec les autres, la nature, les cataclysmes etc, C’est très post-apocalyptique comme vision. Il y a des chapitres, une histoire, mais souvent vu d’un regard extérieur.

C’est assez libre d’interprétation d’ailleurs. Si tu as regardé le clip de "Iconspiracy", on avait l’artiste Costin Chioreanu qui est roumain, fan de Voïvod et de l’art de Away. Il demandait ce qu’on voulait comme histoire dans la vidéo, et on a rien dit. On a décidé de se taire et de le laisser aller parce que c’est là qu’un artiste est à son meilleur. C’est quand il n’y a pas trop de paramètres, et en plus la personne connaît l’univers de Voivod, il connaît le côté visuel, le côté paroles, conspiration etc. C’est un peu ça qu’on veut avoir comme relation avec ceux avec qui on va partager l’album. Laisser libre cours à l’imagination : chaque personne a son interprétation du disque.

Voivod est connu pour faire des reprises assez originales comme le thème de Batman, ou Astronomy Domine (Pink Floyd). Est-ce que vous avez encore envie d’expérimenter avec d'autres reprises ?

La dernière que l’on ait faite est une chanson d’Hawkwind : "Silver Machine" sur l’EP Post Society, en hommage à Lemmy. On l’a faite en tournée aussi. Peut-être que cela pourrait arriver à nouveau dans le futur, mais pour l’instant on a pas pensé à ça. C’est toujours fun de réarranger et s’approprier des pièces de groupes qu’on aime.

J’ai été surpris par les cordes frottées à la fin de "Sonic Mycelium". Tu t’es dit qu’il fallait finir l’album comme ça ? 

Oui, ce morceau-là n’était pas fini quand on est entrés en studio. C’est moi qui l’avais commencé et j’avais eu l’idée de faire un récapitulatif de l’album à travers les thèmes principaux de chaque chanson. J’avais deux minutes terminées, et Away avait achevé l’enregistrement de la batterie de tous les autres morceaux terminés. Moi j’étais dans un rush de show télé à Radio Canada, d’enseignements, d’examens, etc, et il ne me restait que deux jours pour compléter la pièce. Je n’avais pas choisi quel bout de chaque pièce, ni où et comment je les mettrais, et modifierais le décor – parce que je voulais modifier les idées, je ne voulais pas que ce soit identique aux idées originales. Je voulais les les déguiser un petit peu. Ça a été un très très gros travail, en deux jours chez moi j’ai enregistré la basse et la guitare, j’ai complété la forme et fait la matrice métronomique pour que Away puisse enregistrer aussi. Il a complété quelques jours plus tard la pièce, j’ai été comme d’habitude agréablement surpris  de ses idées en écoutant le morceau en studio. A partir de là, Rocky a enregistré la basse et ensuite on a écouté la pièce complétée sans voix, Snake n’avait aucune idée de ce à quoi ressemblerait la pièce. Il a eu, comme moi, l’idée d’utiliser des paroles et mélodies de certains morceaux de l’album mais de les mettre sur des riffs d‘autres pièces encore. Ça devient donc une sorte de casse-tête, cette chanson. 
Le mycelium c’est la matière organique qu’il y a dans le sol, et qui relie toutes les plantes, les arbres, sur laquelle les champignons poussent et tout ça… C’est formé d’embranchements, comme une espèce de toile d’araignée, de vie organique… donc cette pièce c’est un peu ça : le Mycelium de la musique. Et puis après avoir beaucoup bossé les voix avec Snake, en écoutant le produit final, il me semblait entendre des cordes dans ma tête, à la fin ! J’entends des cordes, j’en veux, j’ai faim de cordes ! Donc dès lors quand j’ai eu cette pensée-là je me suis dit que j’étais dans le pétrin parce qu’il fallait que je travaille encore plus, et que je n’avais pas écrit pour quatuor à cordes depuis l’université. J’ai pris mon courage à deux mains ou plutôt ma plume, et j’ai commencé à écrire un arrangement de trois minutes sur le riff du solo de guitare pendant "Always Moving" et j’ai eu l’idée de baisser le rythme, ce qui est élévateur, comme un éveil de conscience collective à quelque chose de plus beau, une espèce d’espoir qui finit un peu tendu par contre avec un peu l’image des angles sur un tableau, les cordes qui deviennent dissonantes.



Donc deux jours pour écrire cette chanson. Penses-tu qu’écrire sous pression comme ça, avec une deadline peut aider à la créativité et la productivité ?

Ca dépend des personnalités je pense. Moi ce n’est pas dans mes habitudes de me presser pour écrire. Je préfère prendre mon temps et faire quelque chose de bien. Mais on dirait que cette pièce-là a déboulé rapidement… J’ai quand même de l’expérience, j’écris de la musique depuis que j’ai 14 ans, et là on dirait que tout le métier m’a servi à être capable de livrer la marchandise à temps pour l’album. Je suis assez fier du rendu, je ne savais pas trop où j’allais, j’ai surtout suivi mon instinct et j’ai été peut-être chanceux en quelque sorte.

En 2012 vous avez été curateurs du Roadburn. A l’étude des groupes que vous aviez programmés, l’éclectisme m’a surpris : les choix de programmation était à répartition égale entre vous quatre, ou tous ensembles ?

C’était plutôt les idées qu’on avait, entre les pourcentages de groupes indisponibles et les idées qui n’ont pas débouché ça a  été départagé comme ça… Mais il n’y a pas eu de pourcentage attribué à tout le monde. Entre les g qu’on connaissait, qu’on admirait… c’était le fun d'être curateur, ce festival est génial.

Ça remonte un peu maintenant, mais as-tu des souvenirs de groupes qui t’ont vraiment marqué ?

Je n’avais jamais vu Coroner jouer, donc j’étais impressionné de les entendre et croiser le chanteur de Celtic Frost, lui parler… Tout l’évènement en tant que tel a été génial à vivre. Killing Joke aussi m’a marqué, et Yob m'a impressionné.

Est-ce qu’il y a des choses que tu rêverais de faire que tu n’as pas pu encore accomplir ?

Oui, j’ai toujours fait toutes sortes de musiques, des musiques populaires surtout. J’aimerais tellement écrire pour des projets, que ce soit des films, courts métrages, écrire pour d’autres artistes, peu importe dans quel style d’ailleurs. Peut-être aussi avoir un projet plus instrumental-fusion, un peu hybride que j’ai dans la tête depuis quelques années… mais je ne sais pas si cela débouchera.

Tu te verrais collaborer avec un autre groupe ? Pas un split, mais une vraie collaboration de composition ?

On a certains projets possibles avec des amis de la scène traditionnelle québécoise. Peut-être mélanger les deux styles, donc. Je suis souvent invité à jouer des solos sur des albums de groupes comme Virus (Nor) ou Tenebris. On est toujours ouverts à des expériences. On a déjà accompagné aussi un raconteur très connu, qui s’appelle Michel Faubert qui est dans les Charbonniers de l’Enfer, un groupe a capella de musique traditionnelle au Québec. C’est un grand fan de Voïvod et il nous avait demandé de l’accompagner pour une soirée de contes extraterrestres. 

Parmis les groupes qui revendiquent votre influence, il y a notamment Vektor qui font plus que l'afficher. Quel est ton avis sur ce groupe ?

On a tourné avec eux, ils ont ouvert pour nous pendant un mois et on a pris beaucoup de plaisir. C’est amusant d’ailleurs parce qu’ils sont accordés un demi ton plus haut que l'accordage standard. Ça donne une énergie plus incisive dans leur musique. Malheureusement il n’y a plus que le chanteur donc le groupe est un peu sur la glace pour le moment, on leur souhaite bon chemin à tous en tout cas.

Je sais que tu n’écoutes pas beaucoup de musique, mais j’aime bien poser la question quand même : est-ce qu’il y a des albums récents que tu écoutes malgré tout ?

Tous les albums de Virus. Cardiacs, je suis un grand fan aussi. Mais tu sais, j’enseigne la musique en privé, j’écris, compose, j’en joue… Je n’écoute pas énormément de musique en dehors de ça je préfère prendre mon vélo et pédaler 70 kilomètres.


Après avoir discuté avec Chewie, nous avons également pu parler avec Michel "Away" Langevin, batteur et membre fondateur du groupe. C'est également le seul qui est resté dans Voïvod pendant toute l'existence du groupe. 



Metalorgie : Bon et sinon comment se passe la  tournée ?


Michel "Away" Langevin : Très bien, même si on commence à être un peu fatigué. Hier, on était à Vitrolles, c'est une très jolie ville. On a pu visiter un peu, voir le château, etc...
C'est marrant, ça. Tu n'es sans doute pas au courant, mais la ville a été connue à un moment en France à cause de sa mairie d'extrême droite.

Ah oui, je ne savais pas ! Eh bien ça ne s'est pas du tout ressenti dans la ville ou le concert en tout cas.

C'était il y a un moment déjà. D'ailleurs, il y a une scène avec des groupes nationalistes québécois, comme Forteresse.

C'est une question de langue. C'est un genre de nationalisme identitaire, mais qui est au niveau de la langue, à cause de la question de l'anglais  et du français au Québec. Donc c'est un peu différent, mais oui, il y a quelques groupes séparatistes, souverainistes, ça dépend. Et c'est pas relié à l'extrême droite en fait, excepté un groupe qui s'appelle La Meute. C'est pas un parti, c'est juste un regroupement de gens qui sont anti-immigration, c'est une tendance mondiale... Mais en général, les nationalistes québécois sont des séparatistes souverainistes qui aimeraient que le Québec devienne un pays indépendant.  Ca fait un moment que ça existe.

« Vive le Québec Libre ! »

[rires] Oui, exactement. C'est de Gaulle qui a commencé tout ça ! Il est venu, il a foutu la merde et il est reparti ! [rires]

Vous qui êtes amateurs de science fiction, la question des hologrammes en concert se pose de plus en plus ces derniers temps. Tu approuverais qu'on utilise un hologramme de toi dans 30 ans ?

Il faudrait que j'aille voir à quoi ça ressemble, peut être sur la  tournée de Dio. Il me semble que Chewie à Las Vegas, est allé voir un spectacle sur Michael Jackson par le cirque du Soleil et il me semble qu'à la fin, il y avait un hologramme qui l'a beaucoup impressionné. Donc je sais pas, c'est vraiment une question moderne. J'avais vu un concept absolument incroyable d'un groupe de surf punk canadien qui s'appelle Man or Astro-Man. Les vrais  sont restés à la maison, pendant que plusieurs groupes de « clones » ont tourné dans le monde entier : un en Asie, un en amérique du Nord et un en Europe. Nous en Amérique du Nord, on avait un truc super cool : c'était des filles qui jouaient du surf punk avec des casques d'astronaute. Et eux avaient monté un film qu'ils projetaient derrière où on les voyait diriger les clones. Et entre les chansons, ils expliquaient le concept et ils recommençaient. C'était vraiment bien monté, du coup ils avaient trois fois les cachets de merch... 

Avant que j'oublie : puisque The Wake est un album-concept, ça serait cohérent de le jouer en entier, ça vous intéresserait ? 

C'est un drôle de hasard parce que l'année prochaine, c'est les 30 ans de Nothingface, et je sais  que Rocky aimerait beaucoup qu'on le fasse. Mais l'année prochaine, on va tourner sur The Wake. En général, les gens aiment beaucoup entendre « The Prowl » ou « Voivod ». Une fois on avait ajouté à la setlist « Jack Luminous » qui dure 18 minutes mais du coup on devait enlever trois chansons. Et là avec Post Society et The Wake, ça devient de plus en plus compliqué de faire des choix.

Ou alors faut faire comme au Roadburn avec l'artiste en résidence, qui joue 4 sets différents en 4 jours.

Oui, c'est d'ailleurs la seule fois où on a fait un truc comme ça. Au Roadburn 2012, on a joué Dimension Hatröss en entier. C'est difficile mais on avait quand même réussi. Et il y a certaines pièces qu'on a gardé dans le repértoire après ça.  Là on a vraiment rafraîchi pour cette tournée, avec des pièces qu'on a pas joué depuis... Pfiou ! [rires] Des chansons comme « Into My Hypercube » de Nothingface. C'est pas facile, mais on la joue ! Il y a des chansons que j'ai sans doute joué 6000 fois comme « Tribal Convictions » mais que les gens adorent.

Et Tau Cross ?

Le troisième album est en chantier. On l'enregistre en décembre à Minneapolis. C'est la première fois qu'on sera tous ensemble en studio pour le faire. Avant, c'était tout à distance via Dropbox, moi à Montréal, l'autre à Minneapolis, l'autre à Seattle et Rob à Isle of Skye. Ca nous permettra de corriger certaines erreurs qui ont été commises sur les deux premiers à cause de la distance, et qui n'auraient pas eu lieu avec un contact visuel. Des petits détails qui ne sont entendus que par des gens qui font ça depuis 35 ans ! [rires]








Neredude (Octobre 2018)

Remerciements à La Grosse Radio pour nous avoir permis de discuter avec Away.

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