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Celeste Lorient, 2018

Celeste jouait en tête d'affiche pour cette date au Manège de Lorient. En première partie, le DJ set « Le Secret », suivi de Karma Zero et d'Argue, un groupe de Metalcore local dont c'était la release party pour la sortie de leur premier album Perspective. Nous avons profité de leur passage en Bretagne pour nous entretenir avec eux, entre deux bières vides.

Bienvenue en Bretagne, ça faisait un moment que nous ne vous avions pas vus !

Guillaume (Guitare) : Je suis même pas sûr qu'on ai joué en Bretagne.
Johan (Basse / Chant) : On n'a jamais joué en Bretagne.

A Rennes, au Mondo Bizarro ?

Guillaume : Ah oui ! C'était pour la release de Comity, mais ça remonte à loin... ( Décembre 2011).

Et pourquoi autant de temps entre ces deux dates ? Peu de demande ?

Johan : C'est loin. Tu vois, là on a mis dix heures pour venir, pour une date unique, ça fait beaucoup. On a pas non plus dix mille propositions, on voulait jouer à Brest, mais on a rien de concret. On ne sait pas si on a un gros public en Bretagne, ni à quoi ressemble la scène... On verra bien ce soir, je ne sais pas si Lorient c'est très représentatif de la Bretagne.

Au niveau de vos tournées récentes, vous êtes allés en Russie pour deux dates la semaine dernière et en général vous jouez souvent en Europe de l'Est, il y a de la demande ?

Guillaume : Oui ça marche, la première fois qu'on a fait une grosse tournée Européenne c'était là-bas. La première à Moscou c'était en 2009, et il y avait forcément des gens qui nous parlaient de Mihai Edrisch. Ça a peut être aidé, en tout cas au début.

On se projette un peu, j'ai vu que vous allez faire une grosse tournée d'une vingtaine de dates aux Etats-Unis, c'est nouveau pour vous ?

Johan : On avait déjà fait une tournée aux Etats-Unis, il y a trois ans environ, déjà avec Primitive Man. On avait démarré à Denver, fait tout le Nord et la côte Est. Là on fait la côte Ouest, refaire le Nord et finir sur New York parce qu'on avait pas pu le faire la dernière fois. 

Et l'Asie ?

Guillaume : On avait tourné au Japon en 2011...
Royer (batterie) : Juste après Fukushima !

(rires)

Guillaume : C' était juste avant qu'on arrive, bizarrement ! On avait dix dates, on a du revoir notre plan de tournée vu que le nord du pays était dévasté. Et ça a été une belle expérience, on aimerait bien y retourner, c'est en projet pour le moment mais ya rien de concret.
Johan : Peut être en Chine, c'est un nouveau marché, il y a moyen de jouer devant pas mal de monde, de jouer devant des gens qui n'ont quasiment jamais vu ce genre de musique. Il y a une idée d'aller voir ce que ça donne, quelques dates, pour découvrir. L'idée c'est de visiter un peu tout, de pas retourner aux mêmes endroits à chaque fois. Nos potes d'Hexis tournent au Congo...
Guillaume : Ils ont un projet de tournée en Afrique.
Johan : Ils ont fait toute l'Asie, parfois dans des conditions très dures. J'avoue que nous on aime bien jouer sur du matos sympa..; on se fait un peu vieux, moins fougueux qu'Hexis !



Vous avez moyen de savoir si vous auriez un public en Chine ?

Johan : Je ne sais pas si on peut parler de demande en fait. C'est une question d'opportunité. Là, pour le coup, on va travailler avec un booker. Il y a des pays où on n'est pas allés et où on est sollicités, mais en Chine on n'a aucune demande. C'est un peu comme quand on avait joué en Russie, je pense qu'à l'époque il y avait pas mal de gens qui étaient venus nous voir sans vraiment nous connaître. Mais vu qu'il n'y avait pas beaucoup de groupes français qui jouaient dans le coin, il y avait une curiosité. On a un peu défriché le terrain en quelque sorte. Ça sera peut être un peu pareil en Chine. En général, dans les pays qui ne sont pas blasés d'avoir vu cinquante mille groupes dans l'année, il y a un engouement, les gens se déplacent, ils sont un peu fou-fous. Pour nous c'est assez cool, ça nous change des gens qui restent là les bras croisés.

J'imagine que le comportement du public varie en fonction du pays ? Qu'est ce que vous préférez, un pogo constant ou une foule immobile, hypnotisée / imperméable ?

Seb (Guitare) : Nous on va préférer un public qui bouge et souvent en France, quand on a un public vraiment Metal et pas d'anciens du Screamo, là il s'éclate, on sait pas s'il écoute vraiment ce qu'on fait, mais en tout cas ils prennent du plaisir. Dans l'Europe de l'Est, en 2009/2010 et je pense qu'on faisait partie des premiers groupes à aller en Russie à l'époque, le public était vraiment fou. Ça s'est un peu calmé maintenant, mais si on peut redécouvrir ça en Chine, ce serait vraiment cool.
Guillaume : Le but c'est pas tant que ça pogote, mais qu'on embarque des gens avec nous. On a déjà joué devant des statues...
Royer : Des mecs qui sont là, ils ne bougent même pas la tête. Puis ensuite ils viennent nous voir "ouais, super concert !", alors qu'on avait l'impression qu'ils se faisaient chier !
Guillaume : Après, on ne va pas chercher le public, on ne chauffe pas la salle. On préfère que les gens soient fous spontanément.

C'est vrai que votre dimension scénique est faite pour être impressionnante et elle a récemment évolué avec l'ajout de nouvelles lumières, quelle est votre intention ?

Royer : C'était pour apporter plus de nouveauté pour nous, plus d'intensité, ça impacte plus de parties de musiques atmosphériques, plus "evil".
Johan : C'est un peu plus dynamique. Aujourd'hui on aurait plus de mal à retourner sur un truc binaire comme avant. Ça nous permet de d'avantage appuyer les nuances et de les transmettre au public, qui aurait peut être plus de mal à les ressentir.
Guillaume : Par contre ce qui a pas changé c'est qu'on gère nous même nos lumières !
Johan : Oui, Seb et moi on a une machine à fumée, il fait aussi tout ce qu'il y a derrière la batterie et moi le blinder blanc derrière moi, on s'est partagé la tâche avec Royer. 
Guillaume : En fait on n'a pas de pédale d'effet, du coup on a des pédales d'éclairage !
Johan : Toujours autonomes, on a notre propre matos, ça nous évite d'avoir à prendre un lighteux avec nous à chaque fois. Après, ça dépend parfois des salles, il ne faut pas que ce soient de trop grosses salles.

En parlant de grosses scènes, vous allez faire plusieurs dates en festival cet été, HellfestSummerbreezeMotocultor...

Johan : Le problème du Hellfest, c'est qu'on va encore jouer en plein jour... On a un peu l'impression de pas pouvoir montrer ce qu'on sait faire. Après j'imagine qu'il y a beaucoup de groupes qui doivent aussi faire l'impasse sur les lights parce qu'ils ne sont pas assez connus. Et c'est à nous de nous adapter, mais ça ne nous fait pas plaisir de jouer sans nos lights.

Concernant votre dernier né, Infidèle(s), je l'ai trouvé beaucoup plus clair, direct, moins dense, avec moins de noirceur et plus de tristesse. Quelque chose a t-il changé de le processus créatif ?

Seb : Pour cet album là, au niveau du son, c'est beaucoup plus lisible et aussi beaucoup plus Metal. On est moins tombés dans ce qui se faisait en ce moment en Europe dans le style "Black Metal avec quelque chose". On est revenus un peu plus sur du Metal beaucoup plus direct, avec plus de mélodies et je pense que ce sera beaucoup plus apprécié sur le grand public, comparé à ce qu'on faisait avant qui était plus à un niveau de public de niche.
Guillaume : On a vraiment eu la volonté de se réinventer, un peu comme sur Animale(s), sauf que dans ce cas on s'était mis une contrainte supplémentaire qui était de faire un album qui fasse plus d'une heure. Avec le recul, ça ne nous a pas rendu service, c'était peut être une trop grosse contrainte, on aurait peut être pu en faire deux albums. Pour Infidèle(s), les morceaux ont été écrits comme ça, sans concept, chacun est une histoire à part entière. Pour ma part, ce n'est qu'une fois enregistré que je me suis rendu compte que c'était cohérent, chaque morceau me paraissait tellement différents des autres... Et j'en suis extrêmement fier, on a franchi un pas, j'avais l'impression, comment dire, qu'on commençait un petit peu à tourner en rond.
Johan : Chut, faut pas le dire.

(rires)

Royer : C'est assez dur de ramener certaines nouveautés sans perdre notre identité. On l'a plus expérimenté que sur Animale(s), plus mélodique tout en restant dans du lourd.
Johan : Il y a aussi plus de relief.
Royer : Exactement, avec les guitares aussi, plus lisibles !
Seb : Et donc pour moi, il est différent. Et quand je lis des trucs qui disent qu'on a refait le même album, je trouve ça un peu dommage, car au niveau du son et des compos, on a vraiment abouti sur quelque chose de différent !
Johan : Cette impression on l'a à chaque album, faut pas se mentir.
Royer : On l'a toujours eu, mais là, on l'a encore plus !
Guillaume : Après sur cet album, il y a un truc qui a pas mal changé : sur les anciens albums j'ai apporté quasiment toutes les mélodies, et là j'en ai apporté 60%, et Johan 40%.
Johan : On a changé le processus de composition oui, même si on aime les mêmes trucs, on n'a pas la même personnalité. Je ne suis pas persuadé que nos auditeurs sachent qui a composé quelle partie, ça permet de rendre l'ensemble plus mélodique. Ce qu'on n'avait jamais fait avant, à part sur l'Outro d'Animale(s).

J'avais lu qu'avec Animale(s), vous espériez passer un palier. A t-il été passé et si ce n'est pas le cas, est ce le cas avec Infidèle(s) ?

Johan : Ce n'était pas un palier musical, mais de notoriété. On a eu un gros bond en nombre de "fans" à la sortie d'Animale(s), il y a eu pas mal de chroniques. En concert il me semble que c'était pas ouf, du moins ça s'est vite essoufflé. Et très sincèrement, concernant Infidèle(s), j'ai l'impression que personne ne l'écoute. Tu vas sur Spotify, très peu d'écoutes, le clip a 30000 vues, les ventes de disques ont été très très bonnes, mais en digital, vraiment pas terribles. Mais bizarrement, depuis qu'on a commencé à défendre l'album, on a beaucoup de gens en concert, mais pour autant, c'est assez étonnant, j'ai pas l'impression qu'ils aient écouté notre album.
Guillaume : Comme si le nom avait tourné, une actu, et ils viennent au concert.
Johan : Après c'est cool, et on vend des disques en concert, donc j'espère qu'ils l'écoutent ! Mais il n'y a pas eu de buzz.N otamment en France, c'est une catastrophe, on a du avoir quelque chose comme trois chroniques. On en a d'avantage aux États-Unis qu'en France ! Même si on a pas mal de monde aux concerts en France, ça marche bien, mais au niveau de la presse on n'a presque aucun suivi.
Guillaume : On a beaucoup compté sur Johan pour les dates pendant dix ans, mais on compte beaucoup sur le travail de notre booker qu'on a depuis un an pour démarcher et nous ouvrir des portes. Car ce n'est pas notre label qui le fait, notre label de cœur qui nous a soutenu depuis nos débuts (Denovali) et qui n'est pas dans le milieu Metal. Je pense qu'ils n'ont pas les contacts et les accès.
Johan : Même si le fait d'être un OVNI nous a permis d'être plus visible aux yeux d'un public plus élitiste, mais aux yeux d'un metalleux, Denovali il s'en fout.
Guillaume : Je pense que si on cherchait d'avoir une vraie grosse carrière musicale, on aurait fait en sorte d'être infidèles !
Johan (en montrant Guillaume) : Il bosse dans la pub.

(rires)

Johan : Mine de rien, Denovali a toujours aimé sortir des belles éditions. Auparavant, ça restait assez rare dans le milieu, juste un simple LP, un feuillet... Ils ont été assez précurseur sur les beaux objets, quitte à être un peu cher, mais la dessus, on n'a vraiment pas été à plaindre, on a fait de belles sorties.

Dans la continuité de l’esthétique, vous avez sorti un clip, pour Cette Chute Brutale, vous vouliez proposer quelque chose de brut, ce qui vous ressemble en live ?

Johan : En fait on avait deux choix. Tu fais un clip avec une histoire avec des acteurs, où on ne nous voit pas jouer. Mais au niveau du temps, du budget, parce que j'aurais jamais voulu faire un truc bâclé vu l'esthétique de nos albums, faut pas se foirer ! L'autre idée, c'était de nous représenter en live, mais honnêtement, en le faisant, on ne pensait pas que ça aurait eu autant cet aspect live. Certaines personnes ont même pensé qu'on avait enregistré en live, on avait loué une grande salle, qu'on avait tout revêtu de noir, même notre matos amené pour l'occasion.
Royer : J'avais le clic dans l'oreille, et on jouait vraiment en live !
Johan : Le clip est cool, mais je pense que c'est plus vu comme une autre captation live plus théâtralisé qu'un vrai clip. On est toujours sur l'idée de faire quelque chose de peaufiné, plus dans la direction d'un court métrage, qui corresponde à nos standards au niveau esthétique. J'avais eu idée de prendre des prises de vue pendant le shooting de la pochette, mais ça a pris tellement de temps...

Ta voix dans Infidèle(s) est beaucoup plus poussée, plus hurlée moins "monotonal", tu tiens plus longtemps tes notes, plus de variations, qu'est ce qu'on pourrait attendre pour le prochain, du chant clair ?

(rires)

Johan : Houla ! Je suis une chèvre absolue en chant clair, je n'ai jamais testé mais je pense que ce serait une catastrophe ! Après je pense qu'on ne fait pas une musique sur laquelle c'est facile de chanter, donc ça n'a pas été tout le temps simple de trouver ces variations sans que ça soit caricatural, mais sincèrement le chant clair non je ne crois pas, c'est déjà un peu une épreuve pour moi de composer tout ça, je pense continuer à chanter comme je le fais déjà. Sauf si on me coupe les couilles d'ici là. Mais il me semble que ce n'est pas gagné. Mais si je savais faire, pourquoi pas, pas régulièrement cela dit, mais dans l'idée d'amener des variations.
Guillaume : Un peu à la Evanescence non ?

(rires)

Pas la capacité et pas l'envie ?

Johan : Non, mais.. Musicalement, j'écoute pas mal de trucs chantés, par exemple j'adore Deftones, c'est très inventif ce qu'il fait dans ses vocalises, il y aurait peut être des choses à faire. Mais au delà du talent, là tout de suite, imaginer une ligne de chant clair sur du Celeste, ça ne me paraît pas très naturel !

(rires)

Johan : Après c'est comme tout, faut du travail, mais je pense que vous aller devoir supporter ma voix monotone pendant encore un petit temps.
Royer : Et on est tellement moqueurs entre nous, que pour assumer d'apporter une voix clair, ça serait dur !

Et en concert ça va, tu arrives à enchaîner les dates au niveau de la voix ?

Johan : Ouais ben j'ai eu de gros problèmes à une époque, qui est maintenant lointaine. Mais j'ai une hygiène de vie au top, je mange pas de gras, je ne bois pas d'alcool.

(rires)

Johan : Pourquoi tu rigoles ?

(une trentaine de bières vides sont sur la table)

Johan : Je fais juste des échauffements que je faisais pas avant, et ça aide quand même pas mal. J'évite de boire des trucs trop froids avant de monter sur scène, pleins de petits trucs comme ça qui font clairement la différence. Jouer sur scène avec des retours aussi, ça aide.

Et vous autres, jamais vous n'accompagneriez Johan au chant ? 

Johan : Alors ce que tu sais pas, c'est qu'il n'y a pas que ma voix sur certains disques. Sur Pessimiste(s) et Nihiliste(s), Guillaume a enregistré pas mal de lignes, pas des phrases mais plus des cris, et on croirait que c'est la même voix, c'est assez ouf !
Royer : Même nous on l'oublie des fois !
Guillaume : En fait avant que Celeste ne soit Celeste, on n'était que trois et ne trouvant pas de chanteur, je braillais, je faisais du yaourt. Même quand Johan nous a rejoint, j'avais encore envie de brailler. Après j'ai été confronté au studio. J'ai réussi à le faire sur quelques petits passages, mais après... impossible. Et ça ne me manque pas.

En concert, ça te tente pas ?

Guillaume : Oh non !
Johan : Eh bien en concert, Seb m'a remplacé quelques fois déjà ! Faut savoir que Seb a déjà fait la guitare, la basse, le chant. Alors qu'il n'était pas prévu dans le groupe à l'origine ! Multitâches !

(rires)



Et des splits, vous n'en avez jamais fait ?

Johan : On a eu des propositions, même avec des groupes qu'on aime bien, mais bon... Le split c'est particulier, déjà qu'on a assez de mal à composer un truc, on aurait l'impression de jeter des morceaux à la poubelle quoi, on aime bien faire des œuvres en soi. On a failli en faire un, mais tout ce qu'on a fait on l'a mis dans l'album. C'est ce qu'on fait en général, c'est pour ça qu'il y a toujours des morceaux qui sont nuls.

(rires)

On ne dira pas lesquels !

Johan : C'est souvent c'est ceux que les gens préfèrent !

(rires)

De Sorte Que Plus Jamais Un Instant Ne Soit Magique ?

Johan : Oh non, celle là elle est bien !
Royer : On l'avait un peu joué en concert d'ailleurs, mais à cette époque on jouait tellement bourrés qu'on arrivait jamais à la faire correctement ! C'est un titre composé de 35 riffs en cinq minutes, mais nous on est des flemmards, on ne répète jamais, donc... On l'a fait en entier au Denovali Fest pourtant.
Johan : Et en Slovénie, dans le garage là ! C'est peut être un morceau qui rend pas super bien en live aussi. Un peu comme Serrés Comme Son Cœur Lacéré, on l'adore mais ça paraît monotone.
Guillaume : Je pense aussi que ça dépend de ce que nous renvoient les gens. On l'a testé sur plusieurs concerts où les gens n'étaient pas chauds et ça nous a carrément freinés.
Royer : C'est typique.

Contrairement à d'Errances En Inimitiés que vous jouez à chaque fois depuis la sortie d'Animale(s).

Guillaume : Celle là on l'a jouée !
Royer : Un petit peu.
Guillaume : Et vous allez l'avoir ce soir !

(rires)

Dernière question : si vous ne deviez retenir qu'un seul morceau par album, lesquels seraient-ils ?

Johan : Si on te donne des numéros, ça te va ? Parce qu'on cne onnaît pas les titres de morceaux nous. Allez, en freestyle !

(Que Royer me pardonne, l'enregistreur s'est coupé au début de sa réponse!)

Pessimiste(s) 

Johan : Diluons Nos Souvenirs d'Enfance (2)
Guillaume : Car Quoi Qu'il Advienne, Tout Est A Chier (5)
Seb : Je n'ai pas de titre préféré.

Nihiliste(s) :

Johan : A Jamais Dénudée (6)
Guillaume : Comme s'Il Suffisait De Lever Le Doigt Pour Refaire (10)
Seb : On Pendra Les Femmes Et Les Enfants En Premier (1)

Misanthrope(s) 

Johan
: La première là : Que Des Yeux Vides Et Séchés (1)
Guillaume : Pareil.
Seb : La première aussi.
Royer : A Défaut De Te Jeter Sur Ta Progéniture (8)

Morte Née(s) :

Johan : Sans hésiter : De Sorte Que Plus Jamais Un Instant Ne Soit Magique (7)
Guillaume : Ces Belles De Rêve Aux Verres Embués (1)
Seb : Il y a Bien Des Porcs Que Ca Ferait Bander De t'Etouffer (3)
Royer : La dernière aussi, De Sorte Que Plus Jamais Un Instant Ne Soit Magique (7)

Animale(s) :

Johan Au Pied d'Une Bicoque Peu Séduisante (2)
Guillaume : Cette Silhouette Paumée Et Délabrée Qui Sanglote Et Meurt (8)
Seb : Au Pied d'Une Bicoque Peu Séduisante (2)
Royer : Laissé Pour Compte Comme Un Bâtard (1)

Infidèle(s) 

Johan : Sans Cœur Et Sans Corps (10)
Guillaume : Tes Amours Noirs Illusoires (3)
Seb : Cette Chute Brutale (1)
Royer : Sombres Sont Tes Déboires (4)



Alors, question bonus : J'ai relevé les derniers mots de chaque fin d'album, et ça donne :
Pessimiste(s) : Chier 
Nihiliste(s) : Merde 
Misanthrope(s) : Chié 
Mortes née(s) : Merde 
Animale(s) : Merde 
Et Infidèle(s) : Résonnent. 


(le groupe éclate de rire)

Quelqu'un a perdu un pari ?

Johan : Eh bien écoute, c'est l'album des nouveautés !


Celeste jouait en tête d'affiche pour cette date au Manège de Lorient. Le public assez nombreux et présent pour les concerts de Karma Zero et Argue en première partie, a littéralement déserté la salle avant l'arrivée de Celeste. C'est donc devant une salle quasiment vide que le groupe a officié, Indifférent(s) pourrait-on dire, tant leur prestation était propre. Très carré, lourd et planant à la fois, les Lyonnais ont défendu leur dernier album sur scène avec grande maîtrise. Leur présentation reste unique et mystérieuse, les différents stroboscopes s'alternant avec l'obscurité épaisse, d'où ne sortent que les quatre faisceaux rouges des frontales des musiciens perçant le lourd manteau de fumée, leur conférant un air démoniaque. Le son était également au rendez-vous, avec un rendu excellent. Nous saluons au passage l'ingénieur son de la salle. On pourra donc se questionner sur la programmation, ou peut être au manque de curiosité des personnes venues ce soir là, ou peut être à l'heure tardive. Reste en tout cas que Celeste propose des concerts d'une grande qualité.

Setlist :
Cette chute brutale
Comme des amants en reflet
Tes amours noirs illusoires
Sombres sont tes déboires
(I)
D'errance en inimitiés
Ces belles de rêve aux verres embués
Que des yeux vides et séchés

Barja (Avril 2018)

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Commentaires

EukaLe Lundi 16 avril 2018 à 22H54

Bien cool cette interview !