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John Alfredsson (Avatar) Download Festival Paris, le 10 juin 2016

Après avoir passé le check sécurité avec les administrateurs du Download, nous arrivons dans le coin des loges destinées au groupe. Une ambiance de camping estival. Des loges préfabriquées entourant un square d'arbustes, abritant des salons de jardin, des hamacs, des tables de ping-pong et de quoi relaxer les artistes (espace massage). Lorsque je m'installe pour laisser le temps à leur attaché de presse de les prévenir, les guitaristes et le bassiste répètent en unplugged, devant leur bungalow, les morceaux qu'ils vont jouer d'ici quelques instants. Johannes, chanteur d'Avatar vient nous saluer chaleureusement, suivi par John, batteur du groupe. Johannes s'exprimant avec nos confrères de Pavillon 666, c'est John qui m'accueille dans la loge du groupe, au calme des groupes rageant au loin, autour d'une bouteille suédoise.



Bonjour John, vous vous définissez vous même comme un groupe ayant plusieurs styles musicaux, et je dois l'admettre, vous êtes bien le seul que je connais à qui ça réussit. Aviez-vous peur d'être catégorisé dans un style unique ?

La seule chose dont on avait peur à l'origine c'est de faire quelque chose qui ne nous ressemblait pas entièrement ou dont on ne serait pas fiers. La chose la plus importante pour moi c'est de faire quelque chose dont je serai fier quand j'aurais 85 balais, que je regarde dans le rétro et je me dise "t'as fait ce que t'avais à faire ". Si on avait fait quelque chose d'autre, de plus commercial ou plus au format radio on aurait eu du mal à l'assumer. C'est ça notre peur. En revanche je ne sais pas si on fait vraiment plusieurs styles ... On fait le nôtre ... On pioche par-ci par-là ce qui nous plait et on fait notre mayonnaise à nous.

Quelles sont justement ces influences et qu'écoutez-vous ?

De tout, Dissection, et puis des trucs pas du tout métal, beaucoup plus lent, comme Sigur Ros ou des trucs du genre. Pendant l'enregistrement de Feathers&Flesh on écoutait beaucoup les Beatles et Queen et en même temps du Metallica, du Iron Maiden, Fleshgod Apocalypse ... Il y a toujours quelque chose d'intéressant à avoir des influences diverses.

Quelle est l'origine du personnage du clown ? 

Ça vient de 2012 quand on faisait l'album Black Waltz. En fait en faisant cet album on a eu un regard très critique sur nous et on s'est rendu compte que nos clips, nos concerts ne nous ressemblaient pas visuellement. On voulait que notre image soit plus fidèle à notre musique. A cette époque on a rencontré Hellzapoppin, des artistes de cirque qui s'enfonçaient des forets de perceuse dans le nez, ce genre de délires, et des délires comme ça on en avait aussi musicalement sur Black Waltz, alors on leur a demandé de faire notre clip et ils ont dit "Putain Ouais !" alors on a demandé à Johannes de se grimer pour le clip parce que ça aurait eu l'air con tous ces artistes dans leurs atours et un gars avec un t-shirt noir derrière. Donc on a cherché et on lui a dit "essaye de te déguiser en clown pour le clip". Il l'a fait et il y a eu un déclic dans sa tête. Il a compris qu'il a toujours eu en lui cet aspect de sa personnalité et ça s'est révélé à lui comme une évidence donc il a gardé le personnage sur scène qui est une réelle partie de lui. Ça a fait bizarre au début, ça faisait trois ans qu'on avait un chanteur et d'un coup d'un seul, on a eu un clown à la place. Mais c'était vraiment énorme, et ça nous ressemble vraiment. Sont arrivés ensuite les costumes de scène. Sur Black Waltz c'était parfait et sur les albums suivants aussi. Maintenant on en joue vraiment ! Ce clown sur le dernier album est comme un M. Loyal qui présente, annonce et commente les fables qui sont les chansons.

Vous avez sorti il y a environ un mois une série de vidéo d'art pour votre album Feathers&Flesh, où l'on peut voir des peintures orner des murs encore et encore. Quelle était l'idée derrière tout ça ?

En fait, on l'a fait pour habiller chaque chanson de l'album et pour que tout le monde puisse écouter l'album sur Youtube. On voulait faire plus que de mettre simplement le morceau avec un guise d'image la pochette de l'album, mais on n'avait pas non plus les moyens de faire un film gros budget alors on a fait ça. En fait chaque tableau représente une chanson. Chacune donnant l'identité visuelle d'un morceau et vu que l'album entier est une fable ça collait super.

Qui a réalisé ces peintures ? 

C'est un de nos potes de Göteborg en fait. On a cherché et démarché plein d'artistes de partout dans le monde mais au final rien ne nous a convaincu. Quand l'album était presque fini, le frère de notre chanteur est passé en studio, il a écouté et il a dit "ça me fait penser aux tableaux que peint mon pote" Il nous a montré et en fait on connaissait très bien le gars et ça nous a carrément plu. On avait pas du tout pensé à lui tellement on le connaissait en dehors de son art mais en fait c'était évident. Son nom est Erik Klantz.

Votre clip vidéo The Eagle Has Landed est un long plan séquence. A quel point cela a t-il été dur à tourner ? 

(rires) Putain ! Ça a été méga chaud ! On a répété pendant plusieurs journées chaque scène puis on a essayé de les enchaîner et les mettre bout à bout. C'était un putain de travail de titan pour nous qui ne sommes pas comédiens professionnels.

Combien de prises avez-vous fait ?

On l'a fait en 8 ou 9 fois ... un truc comme ça. En fait, c'était un souhait de ma part de faire un clip en plan séquence, j'avais ça en tête depuis des années et je suis vraiment très satisfait du résultat.

Est-ce que l'idée de jouer dans un cirque vous plait ? 

A fond ! 

Vous avez déjà essayé ?    

Non, mais c'est vraiment un truc qu'on a en tête pour le futur. Quand on pourra se payer une troupe itinérante qui nous accompagne, la logistique etc. Quand on fera assez d'entrées et qu'on aura un public plus large, on pourra se permettre ce genre de choses. On y pense de temps en temps, on s'imagine les familles, parents et enfants qui viendraient voir un spectacle et écouter Avatar en même temps. Les applaudissements, les rires et les headbangs, tout ça combinés dans le même spectacle, Ce serait l'extase !

En 2010, Blizzard a partagé votre vidéo de Queen of Blades, qui était à propos d'un personnage de Starcraft. Vous êtes des joueurs de jeu vidéo ? Auxquels jouez-vous ?

On ne joue pas vraiment ... Les gratteux jouent parfois à des trucs comme FIFA mais ça s'arrête là. Avant, quand on s'est rencontrés et qu'on a formé le groupe on jouait tous à Starcraft mais c'est tout.

Pour la dernière question, on inverse les rôles, c'est vous qui posez une question aux lecteurs de Metalorgie. 

Qu'est-ce que vous portez comme fringues en ce moment ? Je pense qu'il va y avoir des réponses surprenantes ! (rires)

Maxwell (Juillet 2016)


Un grand merci au service de presse du Download Festival et à Replica Promotion.

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