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Nameless Ghoul Alpha (Ghost) Download Festival Paris, le 10 juin 2016

A quelques heures du concert très attendu de Ghost en clôture du premier jour du Download Festival parisien, nous retrouvons l’une des « nameless ghouls », Alpha (guitariste solo), pour un entretien rapide mais décontracté, à l’ombre des quelques arbres entourant les loges des groupes présents à l’hippodrome de Longchamp.



Cette année a été assez folle pour GhostMeliora a été très bien accueilli, vous avez rempli toutes les salles où vous êtes passés, vous avez gagné un Grammy…Quel est ton sentiment sur tout cela ? Est-ce que vous étiez prêts pour un tel succès ?


Nous savions dès le départ que l’album pouvait bien marcher. Nous travaillions beaucoup, nous tournions déjà énormément auparavant. C’est notre credo : avant tout, faire beaucoup de concerts ! Lorsque le dernier album s’est ajouté à notre répertoire, nous avons senti que ces nouveaux morceaux nous apportaient une matière nouvelle pour nos concerts. On croisait les doigts pour que cela plaise à notre public. Il y a en revanche certaines choses que nous n’avions pas prévues, comme tous ces passages en radio, c’était quelque chose de nouveau pour nous. Dans les faits, j’étais préparé à donner beaucoup de concerts, tout le reste a été une agréable surprise.

Ce sont toujours vous, les Nameless Ghouls, qui vous exprimez en interviews, mais sur scène c’est uniquement Papa (Emeritus) qui a la parole, vous trouvez ça juste ?

Je vais utiliser une comparaison à ce sujet. Si vous écrivez sur le cinéma et qu’un nouveau Star Wars sort, est-ce que vous demandez à interviewer Han Solo ? C’est un peu la même chose ici. Ce n’est qu’un personnage, il n’a rien à dire au sujet de la progression du groupe, il n’est là que pour un seul album, ensuite il est remplacé…

Il y aura donc bien un nouveau pape pour le prochain album ?

Bien sûr, c’est comme cela que Ghost fonctionne.

Y aura-t-il d’importants changements lorsque le nouveau pape arrivera, est-ce que tu sens déjà le vent tourner ?

Il y aura évidemment des changements, mais personne ne les a encore vraiment prévus. On ne peut pas non plus changer trop de choses. Avec le troisième pape, nous avons apporté plus d’animation sur scène, il serait étrange de revenir en arrière à ce niveau-là. La raison pour laquelle nous voulions que Papa III soit différent de Papa II et de Papa I, c’est qu’avec des concerts de plus en plus longs, il n’était pas naturel que notre chanteur ne soit pas plus « vivant ». Si vous allez voir Bob Dylan ou Leonard Cohen, vous vous attendez à voir un mec qui chante et qui ne bouge pas. On joue du rock énergique, on ne peut pas se permettre d’avoir un vieux débris au micro. Et cette énergie que nous avons apportée avec Papa III restera quoi qu’il arrive. Mais il y aura tout de même des changements, dont vous serez informés d’ici un an environ.



Parlons un peu du Download, êtes-vous à l’aise dans ce genre de festivals ? Vous devez jouer devant des gens qui ne sont pas forcément venus pour vous en particulier. Cela change-t-il votre façon d’aborder votre prestation par rapport aux concerts classiques ?

D’une certaine façon, c’est devenu de plus en plus similaire. Nos concerts sont devenus de plus en plus gros au fil du temps, nous avons pris l’habitude de jouer devant davantage de monde. Cela fait cinq ou six ans que nous jouons dans ce type de festivals, c’était un peu difficile au début, mais nous nous améliorons chaque été. Plus tu deviens important et connu, plus cela devient facile (rires). Je suis triste parfois pour les groupes qui n’ont pas forcément cette chance. On peut presque dire que c’est un véritable effort physique, un poids à tirer, que de se produire dans ces conditions. Et si tu n’as pas le soutien ou la notoriété nécessaire, c’est vraiment très dur. Mais l’avantage d’être un groupe qui ne passait pas du tout à la radio et pour qui c’est maintenant le cas, c’est que nous bénéficions d’une nouvelle catégorie de fans. Ils n’ont pas forcément nos albums chez eux, ils viennent nous voir parce qu’ils ont aimé He Is ou qu’ils ont entendu quelques chansons sur Spotify… Quand tu commences à jouer devant des milliers de personnes qui n’ont pas écouté tous tes albums tu peux vite perdre ton public, tu dois faire un effort particulier pour les garder intéressés jusqu’au bout. A l’opposé, si tu joues devant trois cents personnes qui adorent déjà tout ce que tu fais cela simplifie les choses, même si tu dois tout de même faire ce qu’il faut pour les contenter. Tu dois rester conscient que tu ne peux pas te limiter à faire ton truc en te disant « c’est bon ça suffira », tu dois tout donner. 
Nous sommes tous assez lucides, après un concert, pour savoir s’il s’est bien passé ou pas. Nous ne sommes pas un groupe de jazz qui improvise, tout est bien réglé et organisé. En général, la setlist est déterminée au départ et nous la jouons pendant toute la tournée, la conséquence étant que nous finissons par très bien la maîtriser. Si l’on commence à rajouter des titres au dernier moment, comme le fait un mec comme Bruce Springsteen, cela peut être très déstabilisant. C’est aussi une question de rythme. Si tu pratiques les arts martiaux et que tu dois réaliser un kata, tu peux connaître les mouvements mais tu dois avant tout les enchaîner de façon fluide et naturelle.

Comme pour une messe, même si l’analogie est facile, où les différentes étapes doivent être respectées...

Oui exactement. Et la difficulté réside dans le fait qu’il est très facile de se laisser distraire et de laisser les choses sortir des rails fixés.

Vous êtes passés en septembre dans l’Album de la Semaine de CANAL+, où vous vous êtes retrouvés à jouer plusieurs morceaux qui ont été diffusés sur une chaîne nationale. Étant donnée l’imagerie véhiculée par le groupe, cela vous surprend-t-il d’être exposés ainsi, à une si grande échelle, en particulier dans d’autres pays que le vôtre ?

Non cela ne me surprend pas tant que ça. Je ne vais pas dire que c’est quelque chose qui nous paraissait couler de source, mais la France est en quelque sorte une ambassadrice de la liberté de penser. Je serais beaucoup plus surpris si cela avait eu lieu en Pologne ou en Turquie. La chose qui nous a surprise en France, c’est de découvrir à quel point ce pays est vaste et différent selon les régions. De nombreux groupes viennent et se contentent de jouer à Paris, il pensent que Paris est la France. Et puis on adore votre nourriture et vous avez les plus belles salles de concert du monde. Nous sommes vraiment contents de bien marcher en France, c’est toujours tellement agréable de venir ici.

Chris (Juin 2016)


Un grand merci au service de presse du Download Festival et à Replica Promotion.

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Commentaires

Pepo MoltesLe Jeudi 23 juin 2016 à 13H44

Perso, meilleur souvenir de cette cuvée du HF, à égalité avec Hangman's Chair !! Merci les gars :)