Regarde Les Hommes Tomber Denain, In Theatrum Denonium, mars 2016.

Regarde Les Hommes Tomber est incontestablement l’un des groupes français du moment. Preuve en est, leur dernier album, Exile, a trusté les meilleures places dans les différents classements de 2015. Metalorgie a profité de la venue des Nantais lors du In Theatrum Denonium à Denain pour poser des questions à JJ et A. Au programme ; le changement de chanteur, l’enregistrement d’Exile, le futur et la gestion de leur réussite actuelle. 


Bonsoir les gars, comment ça va ? Plutôt agréable de se produire dans un théâtre ? 

JJ : Effectivement, le cadre est superbe. Nous avons su vite nous immerger pour notre prestation, la gravure au plafond est sublime, l’inspiration est vite venue.

A : Complétement ! Lorsque nous avons découvert le cadre, on a regretté de ne pas avoir prévu un dispositif spécial pour immortaliser ça. Du reste, nous sommes pleinement satisfaits de notre performance et de la mise en scène. Cela fait un moment que nous voulions renforcer l’aspect rituel en disposant des bougies par exemple, puisque cela correspond parfaitement à notre musique. Je ne sais pas si le public qui était au loin a pu le remarquer mais nous avions placé une bonne centaine de petites bougies sur toute la longueur de la scène. Cela a contribué à notre immersion d’ailleurs, on s’est également bien lâché en improvisant plusieurs choses, c’était génial. 

JJ : Notre seule crainte était qu’une grande partie du public soit assis. Il y avait une petite fausse et beaucoup de sièges. Au final, après deux titres les gens sont entrés dans notre univers et ça nous a fait plaisir. 

Faire une date avec Melechesh j’imagine que ça compte dans une carrière ? Ça ne s’oublie pas. 

A : Très honnêtement, le souci que nous avons parfois avec Regarde Les Hommes Tomber, c’est que nous jouons avec des formations qui ne correspondent pas à notre musique ou notre univers. On nous place assez souvent en tête d’affiche mais avec des groupes de Punk Hardcore Chaotique ou de Sludge, qui au final sont loin de nous musicalement. Là, jouer avec Melechesh qui est un groupe de Metal pur, j’en étais super content. Sans oublier nos potes de Déluge et Céleste qui ne sont pas très éloignés de notre style. À l’avenir ce serait intéressant de partager l’affiche plus souvent avec des groupes du genre. Puis personnellement j’aime Melechesh depuis de nombreuses années, sur cette date c’est Kévin Paradis qui est derrière la batterie en plus, il est super cool et très talentueux. Cette occasion de pouvoir jouer avec eux c’est assez énorme en soi. 

JJ : Perso je ne connais pas vraiment Melechesh mais, ça le fait de jouer avec eux. 



Bon, j’ose la question. Vous avez rencontré Ashmedi ? Il est sympa ? (Rires). 

A : (Éclat de rire) Carrément sympa. Ta question est drôle d’ailleurs parce que, pour la petite histoire, ils ont fait leur balance avant nous, et je n’avais qu’une envie, c’est qu’ils terminent vite pour que nous puissions faire la notre ! (rires). Mais comme ils jouent avec un nouveau line-up ce soir, hormis Kévin Paradis, Ashmedi mettait beaucoup de temps à expliquer à ses musiciens comment il souhaitait procéder. Il était très paternaliste avec eux, du genre « écoute, voilà comment je veux que ça se passe, tu vois, comme ça, voilà ». En même temps c’est lui le boss. Mais c’était cool à voir et on s’est rendu compte que dans le fond, il est sympa, s’il est directif c’est avant tout pour des raisons professionnelles. 

Votre dernier album, Exile s’est très bien positionné dans les classements de 2015, magazines et webzines confondus. Chez nous, il fait parti des albums préférés de nos lecteurs et de la rédaction. Ça doit vous faire énormément plaisir ? 

JJ : Écoute, on a tous mis nos tripes dans cet album, l’accouchement fut difficile. Le processus a été long, nous avons beaucoup discuté et on s’est souvent pris la tête. Notre premier album a bien marché, on s’est donc mis la pression pour Exile, ce qui est normal. Nous hésitions un peu sur l’orientation stylistique en plus, ça n’a pas aidé. Pour le premier, j’ai tout composé, là, j’ai voulu lâcher les rênes et faire entrer les autres membres dans le processus créatif. 

A : Nous sommes vraiment contents du résultat, je me souviens d’une période assez dure. Autant pour le premier tout avait coulé de source, c’était très spontané, que là … nous-nous sommes posés plus de questions. 

JJ : Sincèrement on n’imaginait pas que marcherait aussi bien pour le premier album. Du coup, une pression naturelle s’est installée et on voulait balancer un truc puissant pour confirmer.  On a bossé comme des fous, on a fait plein de sacrifices, et voir un si bel accueil, oui, ça fait plaisir ! 

A : Je me souviens que les 6 mois de compositions et de répétitions ont été difficiles. Par contre, lorsque nous sommes entrés en studio, on était sûres de nous, on savait ce qu’on voulait. Après cette étape, forcément la question était : comment va-t-il être reçu ? 

JJ, tu dis avoir lâché un peu les rênes dans le processus créatif, Exile a donc été composé en groupe ? 

JJ : On va dire que j’ai amené l’essentielle des idées, j’ai créé le squelette. Néanmoins, deux morceaux ne sont pas de moi, ils sont de Romain et Antoine. La richesse de ce deuxième album tient aussi là-dedans, dans ce process collectif d’écriture. À l’avenir, nous tendrons à reproduire ce mode de fonctionnement et même à le renforcer. Regarde Les Hommes Tomber n’est clairement plus mon projet, c’est un groupe. 

A : Lors du premier album, je n’étais pas trop impliqué dans l’écriture, je suivais ça de loin. J’ai plus contribué sur les visuels, les textes et l’ambiance autour. JJ avait amené la musique et moi l’univers en somme. Cet univers d’ailleurs, nous l’avons tous intégré à 100%, il fait parti de nous. Ensuite, pour Exile, je me suis plus impliqué dans l’écriture, essentiellement dans la mise en place. JJ est venu avec le squelette et nous avons travaillé dessus ensemble, ce qui est bien. D'autres ont également apporté des idées qui ont été retravaillées jusqu'à que l’on soit pleinement satisfait. Ce processus est utilisé par la majorité des groupes du reste, une personne apporte l’idée de départ et ensuite l’édifice est bâtit par tous. Nous bâtissons notre temple au fur et à mesure, désolé de la référence mais je suis obsédé par les églises ! (Rires). 

Exile sonne résolument plus Black Metal que votre album éponyme. L’orientation était voulue ou c’est justement l’implication collective qui vous a emmené vers ce style ? 

JJ : Tout à fait, c’est l’une des conséquences de l’écriture collective. Antoine a amené ses larges influences Black Metal, les miennes sont plus orientées vers le Post-Rock et le Postcore. 

A : Ce fameux squelette apporté par JJ était étrange. Il sonnait Post-Rock et Postcore et en même temps, on sentait un esprit Black Metal. Ça m’intéressait vraiment, je sentais un truc différent se produire. Si tu veux, je suis loin d’être passionné par la scène Black tendance Hardcore, je trouve ça pourri même. Pour moi le Black Metal c’est particulier, si tu veux faire avancer ce mouvement, il faut au minimum garder son essence pure, et je l’ai retrouvé dans les premières compos de JJ. Ensuite nous avons progressivement apporté encore plus d’éléments Black. Mais ça s’est fait naturellement, nous n’avons pas forcé la chose. 

JJ : L’important pour nous dans un titre, c’est l’ambiance qui s’en dégage. Dans le Black Metal, celle-ci prime par dessus tout. De fait, c’est presque naturellement que nous sommes arrivés à ce résultat, quelque chose de plus sombre, les tempos ont été accélérés, on a ajouté des blasts et le tout est devenu très Black. 

A : De même, nous avions du mal à définir notre style. On avait peur de se retrouver étiqueté Doom, Sludge ou Stoner ce qui ne nous correspondait pas dans le fond. Puis, en signant sur le label Les Acteurs de l’Ombre, on s’est retrouvé à jouer avec des groupes de Black. On s’est dit du coup, pourquoi ne pas accélérer les tempos, rendre notre musique plus extrême sur scène ? Et nous avons continué ça sur la composition de Exile

JJ : Pour conclure, je te dirais que l’important pour Regarde Les Hommes Tomber, c’est le live. À force d’accélérer les tempos des titres du premier album, on a trouvé ça logique de le faire tout de suite sur Exile, ne pas attendre d’être sur scène pour le faire, mais directement sur l’album.

 

Ces choix artistiques sont-ils la raison du départ d’Ulrich ? 

JJ : Je pense qu’Ulrich avait envie d’autre chose, qu’il ne voulait pas assumer cette orientation Black Metal. 

A : En toute sincérité, si au départ Ulrich s’est intéressé à Regarde Les Hommes Tomber, c’est surtout parce que nous n’avions pas, à l’époque, une forte identité Metal Extreme. Il en fait avec Otargos et il avait envie d’autre chose avec nous. Malheureusement il ne s’est pas aperçu que nous, on tâtonnait à entrer dans la scène Extreme ! Ce qui est vraiment dommage puisqu'on adore sa voix, Ulrich à une putain voix pour le Black Metal ! Mais bon, il souhaitait faire autre chose, nous aussi, la séparation vient exclusivement des choix artistiques. 

JJ : Il nous l’a dit clairement d’ailleurs, « Vous voulez faire du Black ? Ok, moi ça ne m’intéresse pas ». 

A : Nous, on se connaît depuis longtemps, Ulrich était un mec qui venait de l’extérieur si je puis dire. C’est la première fois que nous étions confronté à ça, même s’il n’était pas de la région, on le considérait comme un membre du groupe à part entière, lui, probablement que non. Je pense qu’il voyait ça comme une collaboration. Quand il est parti, il nous a dit « Ok, c’est bon, démmerdez-vous sans moi », ce que nous avons fait. 

JJ : Ouais ça vient vraiment de l’artistique. Il a déjà Otargos pour l’Extreme, là il voulait autre chose, la preuve, il a déjà créé un autre groupe (Volker) dans lequel il délaisse l’Extreme au profit d’un musique plus Rock. Après je le comprends, quand il est parti ça nous a fait un peu bizarre, puis bon, on s’y est fait. Nous n’avons pas perdu au change avec Thomas. 

Jolie transition ! Comment s’est passée l’intégration de Thomas au groupe ? 

JJ : Nous connaissons Thomas depuis longtemps, cela remonte même avant la création de Regarde Les Hommes Tomber. Il avait d’ailleurs auditionné avant que Ulrich ne prenne contact avec nous. Notre décision à l’époque, avait été de choisir Ulrich, ce que nous assumons. Puis, lors de son départ, nous avons tout de suite recontacté Thomas, et il nous a directement répondu oui. Tu constates qu’il n’est absolument pas rancunier ! Et dès les premières répétitions, ça l’a fait, déjà, parce que humainement c’est un mec super. 

A : Carrément, c’est un mec génial. Ce qu’il faut savoir c’est que quand nous lui avons annoncé que nous choisissions Ulrich à son détriment, il nous a dit « c’est pas grave les gars, si ça le fait mieux avec lui (Ulrich), je comprends très bien, prenez le ! », tu vois un peu l’état d’esprit de Thomas donc. Au début, je n’étais pas très chaud pour le recontacter, je me disais que ça faisait moyen, genre on ne veut pas de toi, mais là on est un peu dans le doute, vas-y reviens faire un essai. Puis dès la première répétition, ça l'a fait grave ! 

C’était le chanteur dont vous aviez besoin ? Celui qui correspondait le mieux à l’orientation que vous preniez ? 

A : Totalement ! Puis au-delà de ses qualités de chanteur, c’est un mec agréable avec qui c’est sympa de partir sur les routes. Et ça c’est très important aussi. 

JJ : Je rajouterais également qu’il a une énorme culture musicale et c’est un plus non négligeable. Tout cela a contribué sans doute au succès de Exile. Au sein du groupe l’ambiance est extra, on savait dans quelle voie on voulait s’engager, tu vois c’est ce genre de détails qui font qu’un album est réussi. 

A : En studio je l’ai beaucoup guidé sur le résultat voulu. Je ne l’ai pas lâché, il n’était pas question de le laisser se débrouiller, on l’a beaucoup aidé. 

Exile a été enregistré au studio Saint-Marthe avec Francis Caste, comment s’est déroulé cette collaboration ? 

JJ : Francis est un mec cool, son attitude est super pro, de plus il est très à l’écoute. 

A : Il est vraiment cool. Au départ on se demandait comment ça allait se passer avec un mec qui enchaîne pas mal les groupes en ce moment, s’il allait prendre son temps pour bien cerner nos demandes et oui, il le fait. C’était aussi notre première expérience dans le genre, nous étions plus habitués au style DIY (Do It Yourself), où tu fais ça le weekend, un peu à l’arrache, les prises guitares à 4 heures du matin quand t’es claqué. Là ce fut bien plus tranquille et pro. En plus il a réussi à nous faire un son de batterie énorme, on en est super heureux.

JJ : L’air de rien, nous l’avons mis dans une situation un peu spéciale. Francis n’a pas l’habitude de bosser avec des groupes dans notre style, il n’était pas super serein ! (rires). On lui a fait des propositions, notamment sur le son des guitares, il s’est bien prêté au jeu et le résultat est convaincant. Il enregistre beaucoup de groupes avec un son plus « moderne » dirons-nous, et on ne voulait pas du tout sonner comme ça, donc on l’a guidé du mieux possible. 

A : Pour l’histoire, le studio est situé dans le quartier de Belleville. C’est un quartier vivant, si je puis dire (rires). Glauque et familial à la fois, difficile de vraiment t’expliquer, on bouffait souvent le midi dans un restaurant chinois, ça nous permettait de couper un peu la journée, de faire autre chose, de penser à autre chose… nous étions un peu dans un autre monde ! (rires). 

Quel regard portez-vous aux visuels ? 

A : (avec un ton ferme et direct) Capital ! Les visuels sont aussi importants que la musique. Depuis le début de Regarde Les Hommes Tomber, je m’en occupe beaucoup, je suis très inspiré par les gravures, c’est surement mon côté fan d’Emperor qui fait ça. J’en ai un peu marre de voir des groupes français qui font de la bonne musique avoir des visuels pourris. Ce qui serait génial par exemple, c’est de pouvoir projeter des gravures derrière nous pendant les concerts. Il en va de même pour le merchandising, c’est super important de proposer des produits classes. Ce n’est pas qu’une question d’argent, porter le tee-shirt d’un groupe c’est aussi afficher les couleurs de celui-ci, véhiculer son image, je suis très satisfait de voir que nos fans les apprécient. Par contre, ce n’est pas évident de se renouveler. Heureusement il y a beaucoup d’artistes très inventifs, surtout que depuis 2010 la scène Black Metal a repris de l’importance, qu’elle soit Old School, Death / Black, avec des enregistrements crades, elle permet à beaucoup d’artistes de s’inspirer et de créer. Au début des années 2000 on a été inondés de pochettes Photoshop dégueulasses et ridicules, aujourd'hui on revient plus à un travail de peinture, comme le fait Fortifem avec qui nous travaillons beaucoup. Ils redessinent des gravures et font un travail très authentique qui colle parfaitement avec l’esprit du groupe. 

Malgré la jeunesse du groupe, vous avez partagé l’affiche avec de grands groupes, Amenra par exemple, ce soir Melechesh, et même déjà joué au Hellfest. Par moment, vous ne vous dites pas que ça va un peu vite ? 

JJ : Non au contraire, on ne va pas plaindre ! Nous sommes conscients que ça va vite, que nous avons de la chance, mais notre label, Les Acteurs de l’Ombre Productions, tient une grande part dans notre réussite. J’estime que nous faisons une musique de qualité, mais notre label fait aussi un travail formidable. Il communique beaucoup sur nous, n’hésite pas à nous mettre en avant et de fait, la concordance de ces deux choses permet à Regarde Les Hommes Tomber de bien marcher. Je me dis aussi que nous avons été au bon endroit, au bon moment. On a eu un peu de chance, et on l’a joué a fond ! 

A : La grande différence avec les projets antérieurs à Regarde Les Hommes Tomber, c’est que nous avons pris au sérieux tout de suite cette aventure, on a mis nos trippes, on n’a pas fait semblant. Sans te mentir, je me suis également dit que ça allait vite, mais en même temps, plus t’en a, plus t’en veux ! Là on adorait partir en tournée à l’étranger par exemple. Sans se fixer d’objectif précis, on espère quand même certaines choses. On se concentre surtout sur la musique, nous n’avons pas un plan de carrière défini, pour un avoir un, il faudrait que l’on soit plus calculateurs, presque businessmen et ce n’est pas notre cas. 

JJ : Puis tu sais, la musique c’est comme tout, ça va très vite et dans les deux sens parfois. Néanmoins, on prend les choses très au sérieux et on donne le maximum. 



Vous pouvez nous parler un peu plus de votre label, Les Acteurs de l’Ombre commence à ce faire un nom, mais on ne sait pas beaucoup chose sur eux pour le moment. 

JJ : Le label est tenu par Gérald et Blandine, ainsi que d’autres collaborateurs autour. Gérald signe un groupe quand il adore leur musique, c’est un passionné avant d’être le responsable d’un label. Il s’investit énormément, parfois trop même pour que ça marche. Il a un côté très paternel, c’est difficile de le canaliser par moment ! (rires). Et quelque part il faut lui rendre hommage, si on en est là aujourd’hui c’est en grande partie grâce à lui. C’est un mec génial, on s’est déjà pris la tête, mais c’est un peu normal quand la passion est si présente. 

A : C’est aussi ça de travailler avec un passionné, il veut forcément tout donner. 

Ce succès n’a pas intéressé d’autres labels ? Je parle évidemment de label plus connus, sans faire offense à LADLO. 

A : On ne s’en est pas vraiment préoccupés. 

JJ : Nous sommes tellement satisfaits du travail de LADLO, qu’on ne se pose pas la question. C’est énorme ce qu’ils font, leur travail de communication est gigantesque, de mémoire nous avons eu 150 chroniques pour Exile, tu te rends compte un peu de la com’ qu’ils ont effectué ? Sans parler des interviews, que ce soit par mail, téléphone ou en direct comme avec toi. La masse de travail est impressionnante. 

A : Nous, on s’est concentrés sur la musique. Quand on est entrés en studio pour Exile, on ne s’est pas demandés un instant si oui ou non on allait rebosser avec Gérald, c’était tout naturellement oui ! On verra plus tard pour ce genre de chose, pour l’instant on est chez LADLO et c’est bien comme ça. 

Quels sont vos projets sur le court et moyen terme ? 

JJ : La scène. Exile est sorti il y a à peine 6 mois, on se doit de le défendre en concert encore un moment. On travail beaucoup avec notre booker pour faire le plus de live possible. Nous allons également nous produire dans quelques festivals cet été.

A : Ce qui serait bien c’est de faire une vraie tournée. On fait essentiellement des dates ponctuelles, les weekends surtout. Ce serait bien de pouvoir partir sur les routes et de jouer plusieurs soirs par semaines, et si possible, à l’étranger. L’idéal serait d’intégrer la tournée d’un groupe renommé, pour profiter de leur dynamique mais aussi apprendre. 

JJ : Le truc génial serait de pouvoir faire comme nos ex-collègues de The Great Old Ones (ils viennent de signer avec Season of Mist), qui avaient choppé deux belles tournées. L’une avec Behemoth et Shining et une actuellement avec Der Weg Einer Freiheit. Ça, ce serait vraiment bien. C’est notre principal projet. 

Un dernier mot pour nos lecteurs ? Un dernier aussi pour la rédaction qui fête cette année ses 15 ans ? 

A : On remercie tous les lecteurs pour leur soutien et pour avoir classé Exile parmi leurs albums préférés de 2015 ! On espère vous voir en concert maintenant.   

Déjà 15 ans ? Tu me diras ça fait bien 10 ans que je fréquente le site ! (rires) je me souviens même qu’au début j’avais honte de taper le nom sur mon navigateur de recherche, peur de me faire engueuler par mes parents ! Je craignais qu’ils se méprennent sur le nom (Metal Orgie). Le site n’était pas coupé en deux à un moment ? 

JJ : Si je crois ! Un côté Metal et un côté Rock / Punk-Hardcore, non ? 

A : Je crois même avoir croisé Bactéries pendant le concert de Gojira en 2005, mais pas certain. D’ailleurs on aurait aimé jouer pour le fest de vos 15 ans, putain ouais ça aurait été cool ! 

JJ : Clair, jouer à la maison, à Nantes, ça aurait été cool ! 

Je vais faire passer le mot à qui de droit, ne vous en faites pas ! (Rires) 

A : (Éclat de rire) Putain ouais, dis lui ! 

JJ : Ça fait bien aussi une dizaine d’années que je fréquente le site. Quand je cherche des infos sur un groupe par exemple, j’aime m’y rendre. C’est un site bien foutu avec pas mal d’interviews et de live-reports, Continuez ! Et merci de soutenir la scène en organisant des concerts. 

A : Vous n’aviez pas fait une chronique d’un album de Charlotte Gainsbourg d’ailleurs ? Ça avait pas mal buzzé cette histoire il me semble ? Non ? (gros éclat de rire). Ceci dit, il n’était pas si mauvais cet album ! (rires).

Shades of God (Mars 2016)

Remerciements : JJ et A pour leurs disponibilités, Blandine de LADLO pour avoir organisé le rendez-vous, In Theatrum Demonium pour le cadre. 

Questions de Pentacle et Shades of God, interview menée et retranscrite par Shades of God. 

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Commentaires

SkaldMaxLe Lundi 21 mars 2016 à 10H57

Très sympa à lire, merci Shades pour l'itw !