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Chris Fehn, #3 (Slipknot) Le Zénith de Paris, 29 janvier 2015

La première de Slipknot au Hellfest, c'est pour dans quelques jours. En attendant, retour sur le dernier album en date, 5: The Gray Chapter et sur les 20 ans de carrière du groupe avec Chris Fehn, aka #3, qui officie aux percussions.

C’est le début de votre tournée européenne, heureux d’être là ?


Carrément, ça faisait un bail ! On prend notre pied.

Comment s’est passée votre tournée britannique aux côtés de Korn ?

C’était génial, un rêve devenu réalité. C’est un de mes groupes préférés, donc jouer et traîner avec eux backstage, c'était incroyable. Je suis triste que ce soit déjà fini.

Comment ça se fait que vous n’ayez pas continué la tournée européenne avec eux ?

Aucune idée.

Vous êtes tête d’affiche au Hellfest cette année, c’est la première fois que vous allez y jouer. As-tu déjà entendu parler de ce festival ?

Non, jamais. Mais le nom est cool (rires).

C’est un des plus gros festivals en France. Tu te souviens peut-être du Furyfest où vous avez joué en 2004, c’est en quelque sorte l’ancêtre du Hellfest.

Ok, oui le Furyfest ça avait été épouvantable. Je n’avais pas aimé cet endroit. Des personnes dans le public nous avaient lancé tout un tas de choses dans la gueule. Malgré tout, on avait pu finir notre concert, pour ne pas décevoir les fans qui étaient là.

J’ai pourtant le souvenir que vous aviez raccourci votre set ce soir-là.

Ah ? Je confond peut-être avec un autre concert alors.

Apparemment l'hostilité du public du Furyfest s'expliquerait par des rumeurs qui ont circulé toute la journée, selon lesquelles vous aviez pris trop de temps pour faire vos balances et que vous étiez donc responsables des retards et du décalage du running order de la journée. Je pense que tu apprécieras beaucoup plus l’ambiance du Hellfest.

Je l’espère aussi !

Avec le décès de Paul et le départ de Joey, avez-vous pensé à un moment jeter l’éponge ?

Non et on vient de le prouver. On a toujours eu la volonté de continuer de jouer le plus fort possible chaque soir.

5: The Gray Chapter est un peu votre Back in Black. Est-ce qu’il y a une chanson en particulier qui rend hommage à Paul dans l’album ?

Je pense qu’il y en a plusieurs en fait. Après les paroles peuvent être interprétées différemment par chacun, donc ce n’est pas évident. Je pense qu’il faut considérer l’album dans son entier comme un hommage à Paul.

Quels souvenirs gardes-tu de lui ?

Que des bons ! Il me manque chaque jour qui passe, j’ai toujours l’impression qu’il est là, qu’il va rentrer dans la pièce dans la seconde qui suit. Et ça me rappelle aussi que la vie est courte, et qu’il faut en profiter. C’est pourquoi on continue avec Slipknot.

Paul et Joey n’étant plus là, la composition et l’enregistrement de l’album se sont-ils passés différemment ?


Non, on a vraiment fait pareil. On a commencé par la batterie, puis les guitares et le reste... C’est l’ambiance qui est différente, à cause de leur absence. On a composé de façon collégiale, le groupe au complet, on a apporté nos idées, on n’a laissé personne d’extérieur au groupe nous dire ce qu’il fallait ou ne fallait pas faire, on n’avait rien de planifié en arrivant en studio, c’était vraiment organique.

Comment se passe l’arrivée d’Alessandro et de Jay au sein de Slipknot ?

Très bien, ils prennent leurs marques, ils jouent leurs parties vraiment bien et s’améliorent.

J’imagine que Shawn et toi avez dû bosser pour retrouver une alchimie avec le nouveau batteur ?

Ça s’est fait facilement, Jay est un bon batteur. Il a fallu quelques ajustements mais ça s’est vite mis en place

As-tu gardé le contact avec Joey ?


Je ne dirais rien sur le sujet.

Est-ce qu’il faudra attendre aussi longtemps pour le prochain album ?


Aucune idée, pour l’instant on se concentre sur la tournée, concert après concert.

Je te demande ça car Stone Sour a un album de reprises en préparation.

Je ne sais rien des projets de Corey.



Peut-on s’attendre à un DVD live de ce Prepare for Hell Tour ?

On a prévu de filmer plusieurs dates, donc c’est une éventualité. Mais ce ne sera pas un seul concert filmé en entier.

Slipknot fête ses 20 ans de carrière, avec le recul, qu’est-ce que cela t’inspire ?

Que nos fans sont les meilleurs ! Ils sont toujours présents dans les bons comme dans les mauvais moments, ils continuaient de venir à nos concerts alors que ça faisait des années qu’on n’avait rien sorti de neuf. Un tel dévouement, ça te touche.

Et qu’est-ce que ça fait de jouer dans un des plus gros groupes de metal actuellement ?

Je n’en ai toujours pas conscience je crois. On joue dans des stades, c’est cool, mais on pourrait jouer devant cinquante personnes tout pareil. Jouer c’est tout ce qui compte pour nous.

C’est devenu la mode de faire des tournées spéciales "anniversaire d’un album" et de le jouer sur scène en intégralité. Avez-vous déjà pensé à faire ça ?

On y a songé oui, mais on ne l’a pas encore concrétisé. On le fera, c’est quasiment sûr, car c’est vraiment cool comme démarche.

Quel album tu choisirais ?

Difficile, je les aime tous ! Mais là, j’ai une préférence pour le dernier.

J’ai vu que vous ne jouiez pas la même setlist sur toute la tournée. C’est bien de faire ça, ça garde de la surprise pour le public.


Et pour nous aussi c'est important ! En fait, on change de setlist tous les trois jours.

Tu as dû entendre parler de l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo, qu’est ce que signifie pour toi la liberté d’expression ?

Vaste question. Avoir la possibilité de s’exprimer, c’est ce qui te permet de grandir.

Je te demande ça car j’ai lu que tu en avais marre d’entendre les paroles de Slipknot avec de nombreux bips lors des passages radio ou télé. C’est une forme de censure, non ?

Je déteste ça ! Ces mots bipés ont souvent du sens, ou ils accentuent le propos. Je ressens de la gêne pour ceux qui font ça. C’est une forme de contrôle.

Aurais-tu des disques de chevet à nous recommander ?


Ah, je préconise toujours un voyage dans le passé et d’écouter Bathory, Kreator ou Venom.

As-tu des nouvelles concernant le prochain Will Haven ? (NB : Open The Mind To Discomfort vient de sortir chez Artery Recordings)

Je ne pourrais rien te dire, je ne suis plus impliqué dedans. C’est un groupe génial, j’adorerai être avec eux en train de composer, ces mecs me manquent !

Dernière question, à prendre au second degré : à cause de sa forme, je me demandais si tu avais déjà utilisé ton masque à des fins sexuelles ?


Oh non, jamais ! (rires)

Grum (Juin 2015)


Merci à Chris pour sa disponibilité et à Warner/Roadrunner Records de nous avoir organisé cette entrevue.

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