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Biographie

Zeus!

"Zeus! est un duo basse/batterie italien, né un beau jour d'octobre de l'année 2010. Outils utilisés: batterie complète de plaques et de pédales, faible distorsion potional complète; micro par Pitch Dual Voice. Technique : triturer le rock dans tous les sens. Zeus! utilise le minimum pour en tirer le meilleur. Pas de metal, pas de punk, pas de mathématiques. Juste une somme de compositions de notre époque contemporaine, Picasso trempé dans le psychédélisme. Des mélodies spéciales évoquant un certain type de « libre pensée des superstructures et des conventions sociales." Pour les amoureux du pétard."
Voici la biographie myspace (traduite au mieux) de ce duo très, très particulier... Un album long éponyme à leur actif (artwork délicieux), un second, Opera (avec Justin Pearson de The Locust et Retox en guest) pour 2013, les bonhommes tournent sans discontinuer dans toute l'Italie, mais trop peu en dehors. Un troisième album débarque en 2015, Motomonotono, toujours distribué par Tannen Records de l'autre coté des Alpes, mais aussi par Klonosphere en France.


Luca Cavina - Basse/Voix/Machines
Paolo Mongardi - Batterie

Chroniques

Motomonotono Opera Zeus!
14 / 20
1 commentaire (14/20).
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Motomonotono ( 2015 )

Le duo italien nous avait salement refait le portrait avec ses deux précédents longs, gavés ras la gueule de plans noise multiples, aussi bien investis par le metal, que le punk-hardcore (voire grindcore) ou la musique avant-gardiste. Opera était en ce sens une montagne accidentée difficile à gravir mais la persévérance permettait d’en jouir pleinement une fois au sommet. Après avoir écumé un nombre indécent de planches, Zeus! revient avec de nouvelles intentions de nous péter la gueule, poussant encore plus loin le bouchon de l’expérimentation.

Motomonotono, c’est son nom, et son visuel est une prompte illustration du combat permanent que se livrent Luca et Paolo, où les coups partent sans prévenir dans une ambiance constamment tendue et plus grasse qu’auparavant, plus homogène aussi, malgré quelques souplesses atmosphériques bienvenues mais toujours déstabilisantes, et dissonantes (le central Panta Reich, Phase Terminale). La patte du duo transpire sur chaque titre, en particulier sur les plus belliqueux (Enemy E Core, Colon Hell, Krakatoa), la batterie fait preuve d’encore plus d’assurance dans la profusion de cassures qu’elle s’emploie à étaler sur l’ensemble de l’objet, la basse n’a plus qu’à s’implanter dans ce joyeux bordel afin de créer une osmose assez dérangeante, chose particulièrement flagrante sur les tribaux et fantastiques Rococock Fight et Shifting, alors que le bien nommé Phase Terminale vient confirmer l’excellence et la fulgurance rythmique du tout puissant barbu.

On n’aurait à priori rien à redire sur ce troisième album des Italiens, hormis des longueurs dispensables et un ensemble un peu trop expérimental, délaissant parfois l’intensité pour une complexité exacerbée. Motomonotono n’en n’est pas moins un très bon album de Zeus!, pétri de passages extrêmement grisants, qui porte toutefois assez bien son nom par une certaine monotonie générale. Beaucoup de morceaux se ressemblent dans leur structure et c’est dommage lorsque l’on connaît les capacités créatives de ces deux allumés. Il est de toute manière plus que recommandé de se les farcir en direct, là où ils exposent toute l’étendue de leur talent.

Totalement disponible sur Bandcamp.

A écouter : Krakatoa, All Your Grind Is Love, Rococock Fight, Shifting, Phase Terminale.
16.5 / 20
2 commentaires (11.25/20).
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Opera ( 2013 )

Et bim ! Deux ans après un flamboyant premier disque éponyme, Zeus! relance sa créativité débordante, dénuée d’obtuses limitations stylistiques. Et on ne sera pas déçus. La formule Opera demeure frappadingue et perchée au possible. Les plusieurs milliers de kilomètres parcourus durant ces deux années ont totalement galvanisé le duo italien ; étrange créature à deux têtes pensantes, n’ayant à priori aucun lien avec l’entité divine du même nom, si ce n’est le pouvoir de foudroyer n’importe quel quidam s’approchant trop près des amplis.

Oui, l’Opera de Zeus! électrisera la majeure partie de vos organes récepteurs. A commencer par les tympans bien sûr, le cerveau par extension (cf artwork), et enfin toutes les zones sensibles sujettes aux tremblements, ainsi qu’aux spasmes. Lucy In The Sky With King Diamond ouvrira les chakras de la perception pour mieux faire passer un Sick and Destroy partagé avec Justin Pearson (voix des non moins bruyants The Locust). Psychédélisme ambiant, accélérations thrash-metal fulgurantes (Beelzebulb), rythmiques défoncées, groove hardcore passager (Set Panzer To Rock), éructations et vociférations démentes, phases lourdes et lancinantes (Giorgio Gaslini Is Our Tom Araya), ruptures franches, le tout enrobé de noise vicelarde, autant d'éléments exprimés par cette musique, effectivement inclassable. Zeus! étend son pouvoir et maîtrise pleinement son patchwork musical hallucinogène. Ça triture également davantage de l’électronique, bruitiste mais fine, accompagnant constamment basse et batterie afin de renforcer l’impact de compositions relativement courtes, à l’esprit punk déjà affirmé et revendiqué. Sans occulter la superbe transition à l'orgue dézingué entre un Grey Celebration ondulatoire et un ultime Blast But Not Liszt grassouillet, synthétisant à peu près tous les délires du duo.
Les italiens nous reviennent donc encore plus balèzes, les barbes hirsutes et frétillantes, chargés d’arguments sonores uniques, épileptiques, aux noms savoureux, et surtout foutrement punk ! Des morceaux qu'on devra en outre s'enfiler en direct, au moins par nécessité.

L'Opera divin en écoute sur bandcamp.

A écouter : comme un électrochoc.
15.5 / 20
0 commentaire

Zeus! ( 2011 )

Nom de Zeus! Marty, quel est donc ce duo basse/batterie italien furieusement déglingué, et poilu ? Sont-ils en provenance du futur ? Comment peut-on clairement identifier les sons qui émanent de leurs instruments ? Prenons comme support ce premier disque éponyme, bénéficiant d’une pochette fort vendeuse, afin d’éluder cette problématique.

Avant toute chose, les deux sujets humanoïdes concernés proposent de nous écarteler les tympans (Suckertorte), on pense alors naïvement à de la noise vaguement expérimentale. Ils nous assènent ensuite un rock n’ roll épileptique hors normes (Grindmaster Flesh), on visualise donc des univers proches de Mr Bungle (Ate U, Turbo Pascal), voire Fantômas (Giacomo Leopardi, Steve Sylvester Saves), bien que plus bordélique dans l’ensemble, le caractère DIY étant ici tout à fait revendiqué. L’épaisse lourdeur de la basse rappellera sans mal un autre Z comme Zu, et l’état d’esprit punk suinte à chaque couche d’épiderme, à la manière d'un Pneu. Le sujet tenant ses quatre cordes sera parfois amené à vociférer et crier tel un animal sauvage en rut peu fréquentable, tout en manipulant des bruits électroniques, psychédéliques. Quant à celui qui martèle ses fûts, il le fera avec détermination et souplesse sur tout le support, cassant des rythmiques à tour de bras, sans trop en faire non plus.

Zeus! s’amuse, s’éclate, jongle avec ces assemblages bâtards de genres multiples issus du rock, le vrai, l’implacable. Même si le duo rejette tout étiquetage, noise rock, jazzcore/rock, electro punk, post-hardcore, math rock, metal, et j’en passe, sont digérés avec un certain génie pour un résultat protéiforme, unique et jouissif. Vivement l’Opera.

Giacomo Leopardi et Turbo Pascal en écoute sur bandcamp.

A écouter : Grindmaster Flesh, et tout le reste.
Zeus!

Style : Noise rock expérimental
Tags : - - - - -
Origine : Italie
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