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Biographie

Zero Absolu

Zéro absolu est un projet personnel, né courant printemps 2006 et originaire de Haute-Savoie. L'idée a germé avec l'envie d'expier tous ces moments enivrants de nostalgie, de mélancolie, voire de colère... Et aussi de jouer des morceaux aux ambiances intimistes, expérimentales et sans limites.
One man band contemporain, la musique de zéro absolu voyage entre planances post rock et fracas indus où boucles instrumentales (guitare, basse, chant, clavier) côtoient sons électros agrémentés de samples. Le live est un aspect important du projet. Sans forcément donner dans la performance d'homme orchestre mais plutôt d'interpréter les morceaux avec émotions et sincérité, accompagnés de vidéos qui étayent toutes ces ambiances oniriques.

Après l'album concept du vide au néant... qui marque la première période solitaire et la mise en place du projet, l'envie de créations nouvelles génère l'évolution constante. Un second album Dans les bras de Morphée marque une étape de mise en forme plus aboutie, en route vers une certaine forme de maturité. Sortie : 14 janvier 2010.
Zéro absolu continue de développer le projet tant au niveau visuel pour les concerts, que pour la composition.

16 / 20
1 commentaire (18/20).
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Dans les Bras de Morphée ( 2010 )

Ce nouvel opus de Zero Absolu aura su se faire désirer. Les premiers échos auront filtré mi-2008, sous la forme d'une demande de participations via des textes axés sur le sommeil, suivi entre autre par un blog studio et quelques vidéos. En résulte Dans les Bras de Morphée, album à double-facette, mêlant Rêves et Insomnies au sein d'une musique dans la ligne directe de Du Vide au Néant : simple mais complexe, épurée mais riche et surtout toujours aussi éclectique ; On retrouve les touches electro mêlées aux cordes et les différents chants (Nak ou divers invités) se mêlant aux sonorités jamais redondantes.

  Rêves...
Tout démarre doucement sur Mourir de Sommeil. Une douce mélodie entêtante et envoutante, parfois parsemée d'éclats vrombissants. Rêves s'écoule ainsi, entre phases délicates (Le Livre des Rêves ou l'excellent Peaux Mortes) et cauchemars enragés (Highgate), sans nécessairement se transformer en réveil abrupt et douloureux. Tout reste cloisonné à la seule dimension du repos, protégé de l'extérieur par une pièce de tissu chaude et cotonneuse. Ici prédomine l'apaisement, la lente montée en puissance du sommeil profond, la sensation que le temps passe au rythme des Rêves et non des aiguilles. Cette partie de l'album reprend les ambiances les plus duveteuses du précédent opus,  les sublime via une élongation des compos et en cherche l'essence pour la faire durer jusqu'à épuisement.

 ... et Insomnies
Sur Insomnies, les mots se font plus présents. Pensées d'un être fatigué, conflits internes d'un homme à bout de souffle, Insomnies est décousu, empli jusqu'au bord de sentiments portés parfois par une imagerie étrange (Quand dorment les Anges). Pourtant, tout reste sensé et amène un constat sombre du monde qui dort lorsque les mots pointent ("On oublie qu'on est a ce point manichéen, tous héros passifs, révolutionnaires, résistants, mais au final, trop peureux pour se mouiller" sur Déjà Vu). L'angoisse tend parfois le bout de son nez (Wonderland), couplé à une sensation d'étourdissement grâce à une musique plus incertaine, floue, tandis que le fil de la pensée s'échappe jusqu'à l'explosif La Lune se Couche.
Les mélodies reflètent cette sensation de fatigue énervée (Le livre des Insomnies), ces moments où le moindre sentiment se retrouve décuplé par le poids des épaules. On retrouve des samples de sons connus, des bruits communs, le tout formant un vaste océan de sonorités distantes peuplant la nuit, portant le ressenti des compos à bout de bras.

2 pavés d'environ 1 heure chacun, complémentaires mais opposés. Dans les Bras de Morphée est un concept album rondement mené et suffisamment réfléchi pour ne pas se perdre en lui-même sur ses 2 facettes. On aura une légère préférence pour Rêves ou Insomnies, selon l'état d'esprit, mais le niveau général du disque reste élevé. Toujours aussi éclectique, la musique de Zero Absolu fait autant, si ce n'est plus, d'effet que Du Vide au Néant. Ne reste qu'à ouvrir les yeux pour se frayer un chemin dès le soleil levé...

A écouter : Tout
16 / 20
1 commentaire (17.5/20).

Du Vide Au Néant ( 2007 )

Zero Absolu, projet ambitieux mêlant musique et vidéo, mené respectivement par Nak (instruments) et Lucas (vidéo), arrive avec son premier album au nom peu enjôleur de Du Vide Au Néant. Alors que des groupes utilisent l'image comme support à la musique, Zero Absolu fusionne les 2 afin d'en créer un tout où même lors des prestations live, aucun renfort ne vient poindre. Du Vide Au Néant apparait comme un album personnel, mais aux nombreux invités (Milka de Psykup, Chivain de Abhora ou encore Aks de NFO).

Rock expérimental ? Electro ? Difficile de parler du groupe dans sa globalité. Zero Absolu ce sont des instruments éparts (guitares, basse, clavier, ...) supportés par des samples de diverses provenances. Des noms tels que Les Faits Blessent, Vie D'Ordure, Il Déserte ou La Sève Ne Coule Plus suffisent pour situer l'atmosphère entourant les 66 minutes de l'album. Flirtant avec le postrock (Tuer Parfait, Artrist), le postcore (Pas Agés Clandestins), dédiant un morceau au Piano (Au Centre de la Lune) ou proposant des passages inspirés par le trip-hop (Des Parts de Nous), Du Vide Au Néant est éclectique. Zero Absolu joue la simplicité musicale, peu d'instruments se superposent (sans doute de manière à pouvoir jouer en live chaque morceau), produisant des riffs répétés encore et encore, spirale hypnotique sans fin... Mais ce sentiment de boucle sonore ne lasse pas, bien au contraire, il amplifie le sentiment de désillusion qui retourne dans le néant lors de la fin apocalyptique de Mourir de Fin.

Les samples sont sans doute les éléments principaux : voix féminines et masculines se croisent, témoignages d'anonymes immortalisés sur Du Vide Au Néant. Alliés aux nombreux musiciens apparaissant sur une bonne moitié de l'album, que ce soit Milka (Psykup, Agora Fidelio, ...) usant du spoken word sur Il Déserte, ou le quatuor féminin sur Artriste, Zero Absolu apparait comme un projet ambitieux, mais plein d'humilité. Certains morceaux restent vraiment dérangeants. Non dans le sens d'une qualité musicale moindre, mais dans l'ambiance dégagée, parfois ironique (Spectacle de Clowns où une dispute dans un couple occupe les 2 minutes du morceau) ou avec un désespoir exhalant de chaque seconde sur Les Faits Blessent. D’autres sonnent comme un levé de soleil empli de grisaille, mais où une lueur d’espoir vient poindre (Reveil de Bonheur ou Ode A La Sérénité).

Zero Absolu ne laisse pas froid ou indifférent, loin de là. Du Vide Au Néant est un album prenant, intense et parfois sombre, partant de rien pour mourir de tout (ou de fin). A écouter sans tarder, Du Vide Au Néant est musicalement inspiré, appartenant à cet ensemble d’albums tels que l’on souhaiterait en entendre plus souvent. Si l'exploration musicale ne vous fait pas peur, allongez-vous quelque part... et écoutez Zero Absolu, entre le rêve et la réalité.

A écouter : Oui