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Biographie

You Blew It

A l’origine, dans quelques pubs floridiens du cœur d’Orlando, Timothy James Flynn, Tanner Michael Jones et Matt Messore se sont réunis pour faire de la musique. Mais Matt jouant également dans No Harm Done, il partit pour se consacrer à ce groupe. C’est alors qu’intervint Trevor Ryan O’Hare. Avec lui, la composition initiée par le premier trio fut achevée et le groupe parvient à élaborer "what (they) feel like is a step in the right direction". Le Self-Titled Ep était né. Bijou d’emo-indie dans la pure tradition des travaux des Kinsella Brothers. Le groupe travaille désormais pour mettre sur pied un second effort – un ep 7 titres - et espère le sortir en vinyle pour l’été 2010. On trépigne déjà d’impatience.

15.5 / 20
1 commentaire (17/20).

The Past In Present ( 2010 )

Empire ! Empire !, Joie de Vivre, feu-Merchant Ships et You Blew It sont actuellement ce qui se fait de mieux en emo pur aux states (Je me rendrai bien compte comme un con demain que j’en ai oublié un fondamental mais whatever), alors il est de notre devoir de le rappeler sans cesse et de marteler avec insistance la seule phrase qui compte: tu attends quoi pour écouter ?

Sérieusement, "To The Moon", c’est plus qu’une introduction, c’est une introspection… une introspection dans le cœur de You Blew It. Ici, les notes vrillent, comme des herbes folles, et les voix les parcourent de bas en haut, comme des bourdons, en gardant en permanence cette grâce légère qui maintient en apesanteur. - Oh American Football (Soupirs), comme tu dois te réjouir d’avoir trouvé tes successeurs […] car nous y voilà, à nouveau, le long des plaies et des chagrins. C’est là la place de The Past In Present. C’est là sa source. Comme dans son Ep Self-Titled en effet, le groupe floridien mise avant tout sur sa capacité à mêler la sensibilité et l’ardeur, à trouver comment rendre dicible l’intime. Il en résulte sept diamants indie-mathy-emo, servis dans un écrin de velours, spleenesque au possible et qui se contemplent comme un tableau de Léon Spilliaert. Entre la rêverie et la mélancolie.

Il va sans dire: ceux qui aiment Castevet ("Saddle Up, San Antonio"), Oh My God Elephant ("L.B. Jefferies"), Little Kingdoms ("Sorry ‘bout that") vont blêmir et être soufflés, car la charge émotionnelle de The Past In Present est de celle dont on ne se relève pas. En fait, je crois que j’ai rarement entendu un groupe jouer avec tant d’âme.

Quelques titres en écoute sur MS ou en intégralité sur punknews.

A écouter : "LB Jefferies", "Saddle Up, San Antonio"

Self-Titled Ep ( 2009 )

Les flèches au cœur, les larmes au poignet, les points aux exclamations. You Blew It. Ephémérides sentimentales. Jadis et naguère. Soufflé par un souffle. Le sien, le tien. You Blew It.

Il faut noter quelque part ces moments d’adhésion instantanés au premier sourire de la (future) femme aimée, à ce ciel devenu l’horizon d’une aurore, à ce film dont on ne sortira pas indemne, à cette musique qui choisit les veines, le conduit auditif et le cortex pour diffuser son aura. Simultanément. Il faut noter ce "ouiii" qui nous échappe, cette rêverie qui nous happe et You Blew It sera inscrit en lettres d'or sur les pages de ce carnet. "Kevin, You’re Such a Disease" suggère les cymbales, effleure les 6 cordes et module les verbes dans un accompagnement raffiné d’une rare perfection. Voici la Révélation. Immédiate. Au milieu des fantômes d’American Football et de The One Up Downstairs. Même grâce, même enivrement des notes, même prolongement de la syllabe en perdition. You Blew It ignore les mots violence et brutalité, il se sert de plumes pour atteindre ses instruments et ne les quitte que pour s’incarner dans une voix pétrie de douleur, poussant jusqu’au parnasse émotionnel (l’hallucinante "Goodbye AM". Meilleure chanson emo de ce début d’année ?) le chemin de ses expérimentation lyriques (qui ne sont pas sans rappeler l’early Dashboard Confessional). Indie/Emo. Résolument. Mais post-rock aussi, quand "He’s Grumpy, He’s Broke" agitent ses maracas, ses claviers d’inspiration japonisante et ses effets immatériels. C’est The Appleseed Cast et My Winter Nerve qui se dessinent alors. Avant de laisser échapper un "wooohhoohooh" définitif, unitaire et collégiale. Just To Make A Sound.

5 titres seulement et déjà à ranger dans le sillon incandescent des Castevet et autre Empire ! Empire !.
La vie n'est qu'un souffle. Memento.

En écoute sur myspace, en sachant que le Ep y est en libre téléchargement.

A écouter : pour tre souffl.