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Biographie

Year Of The Knife

Year Of The Knife (dont le nom semble être une référence au morceau de Tears For Fears) se forme au Delaware en 2015 autour d'un noyau dur familial recomposé. Hormis le chanteur Tyler Mullen, on y trouve les jumeaux Aaron et Andrew Kisielewski (guitare et batterie) ainsi que les époux Brandon et Madison Watkins (guitare et basse). Ces membres ainsi réunis considèrent le groupe comme un moyen de garder le contrôle de leur situation face aux difficultés de la vie, notamment la perte de proches due à la dépendance (aux drogues entre autres). Le quintet se définit "straight edge" et voit donc le Hardcore comme un phare d'émancipation de nos angoisses.

Year Of The Knife sort ses premiers eps (Overgrowth, Ultimate Disease et First State Aggression) en autoproduction entre 2016 et 2018, puis compile l'ensemble en 2019 sur Ultimate Aggression alors que le quintet signe chez Pure Noise Records. S'inscrivant dans la nouvelle vague du Hardcore US (avec Jesus Piece, Knocked Loose, Varials, Harm's Way...), le groupe est très influencé par le Death Metal et le Grindcore et s'oriente donc vers un étalage de violence extrême pas trop éloigné de Nails ou Gaza. Sans vraiment de surprise Year Of The Knife enregistre son premier album Internal Incarceration avec Kurt Ballou (Converge) au studio Godcity de Salem et sort l'objet en 2020 toujours chez Pure Noise Records.

Chronique

Internal Incarceration ( 2020 )

Bien que le nom du quintet s’inspire probablement du titre de Tears For Fears (sans que ça soit explicité), nulle accointance musicale à l’horizon. Year Of The Knife porte la violence comme étendard d’expression, d’extériorisation et d’émancipation de nos angoisses profondes. Plongée dans le même bain de sang que Jesus Piece, Harm’s Way, Nails ou feu-Gaza, cette mifa recomposée (incluant des frères jumeaux et un couple hétéro) agit dans les sous-sols états-uniens depuis 2015, mais n’évacue son premier long format qu’en 2020, sous l’égide bienveillante d’un certain Kurt Ballou, histoire de fêter correctement leur signature sur le très qualitatif label Pure Noise Records, survenue un an plus tôt à l’occasion d’une compilation de leurs eps. 

Internal Incarceration fait à peu près tout ce que Year Of The Knife faisait auparavant, en plus gros, plus méchant et plus viscéral, bénéficiant donc d’une production à leur mesure. Les titres - d’une durée moyenne de 2 minutes - s’enchaînent sans le moindre temps mort, This Time nous saute direct à la gorge pour mâchouiller nerveusement l’aorte, tandis que Virtual Narcotic prend un malin plaisir à briser nos boîtes crâniennes sur l'angle pointu de la table basse. La sauvagerie est constante, ne perd jamais en intensité ni en groove, alternant rythmiques de brontosaures et sprints de vélociraptors, les guitares mangeuses d’homme n’autorisent aucune respiration, le hurleur projette ses tripes absolument partout, pendant que batterie et basse appuient très très fort sur nos récepteurs jusqu’à éclatement.

Final Tears ou le morceau-titre extirpent à la force de la mâchoire tous les fluides de nos êtres meurtris, et l’opération se répète à l’envie, prenant tout de même soin de ne pas reproduire les mêmes mouvements. L’ensemble nécessairement ramassé permet de s’administrer le bestiau d’une traite, sans vraiment pouvoir distinguer un titre d’un autre, à la manière d’un Nails, et tant mieux. Le but de l’exercice est justement d’infliger (avec consentement) une purge des enfers qui squattent l’intérieur de nos prisons corporelles. Efficacité maximum de Year Of The Knife qui fait copuler Hardcore, Beatdown, Death Metal et Grind sur une ligne directrice brutale et imperturbable. Et le plus dingue c’est qu’une fois au bout on a envie de relancer l’objet, pour être sûr.e d’avoir bien tout évacué, sait-on jamais.

A écouter : pour exorciser.
Year Of The Knife

Style : Hardcore / Death Metal / Grindcore
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Origine : USA
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