Biographie

Yarostan

Originaire de Marseille, Yarostan compte parmi ses membres un gars de Canine avec qui ils taillent souvent la route. Après une première démo qui commence à dater, puisque sortie en 2016, le groupe met la touche finale à son premier album en 2019.

15.5 / 20
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Split avec Esconder Micara, Ezinegon & Adelfa ( 2023 )

Yarostan ne pose pas les armes, profitant d’un split pour ressortir deux titres issus de la session d’enregistrement de II, « Commencer à Vivre » et « Magarna ». Deux morceaux, pour plus de treize minutes de son, on comprend mieux un LP qui aurait croulé sous le poids des notes. Yarostan propose donc une session de rattrapage, une mise en bouche avant la suite, qu’elle soit en concert ou sur platine.

Ainsi donc, « Commercer à Vivre » ouvre le bal, avec ce riff presque bondissant qui amorce la partie la plus Screamo de Yarostan : ca crie, le son se sature jusqu’à s’étouffer, avant de partir sur des orientations plus Post Hardcore / cassage de nuque. En résumé, ce que l’on peut aimer le plus chez les Marseillais, et qui se trouve contrebalancé par le côté plus Post Rock qui se lance sur « Magarna » jusqu’à retrouver ce côté Postcore lourd sur sa seconde partie (qui me fait penser à un Year Of No Light sur les lignes instrumentales), presque apocalyptique / doomesque.
Via ce split, Yarostan n’a peut être pas les passages larmoyants de « Les Mains Vides » ou le sing-along de « Jouer dans les Ruines », mais pousse l’expérience d’autres facettes de sa musique qui parsemait déjà II.
Du côté de paroles, quand on connaît les positions sociales&sociétales du groupe, on ne sera pas surpris que Yarostan les tire des Lettres d'insurgé.e.s de Sophia Nachalo & Yarostan Vochek.

En somme, Yarostan n’a pas a rougir d’avoir laisser ces deux titres de côté pour un split. La qualité reste stable, et dans cette continuité Post / Screamo qu’ils savent si bien offrir maintenant. Si vous êtes passés à côté du groupe sur ses précédentes sorties, c’est une excellente introduction à leur discographie.

14 / 20
1 commentaire (16/20).

Yarostan ( 2019 )

Avec sa démo Les Ruines de Notre Temps, Yarostan avait planté sa tente sur les terres d'un screamo plutôt moderne, extrêmement bien léché et confit d'effluves atmosphériques qui annonçait le meilleur pour la suite.

Le premier album éponyme confirme tout cela. Sur des plages assez conséquentes où le le plus costaud côtoie le plus mélancolique ("Des parkings pour admirer"), Yarostan déploie ses ailes un peu à la manière de Daïtro, le côté tendu en moins. Assez empreint de nonchalance, il faut du temps pour s'installer aux marseillais qui en demandent également pour être apprivoisés sans que l'on se perdre trop le long des 30 minutes que dure le skeud.
Yarostan ne donne pas de ligne de conduite particulière, juste invite à nous questionner sur nous-mêmes, notre rapport aux autres et à l'environnement. Cinq titres qui sont autant de sollicitations à nous rassembler quand tout autour de nous nous pousse à assister au spectacle de la dispersion et de l'isolement ("Commencement). 

A écouter : Des parkings pour admirer, Commencement