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Biographie

Xavier Rudd

Xavier Rudd est né en 1978 dans le Victoria, en Australie avec un surf sous les pieds (le film Point Break a été tourné sur une plage juste à côté de chez lui), un didgeridoo sous les lèvres et une weissenborn entre les mains. Surdoué de la musique, c’est en voyant jouer Paul Simon, durant son Graceland Tour, qu’il a la révélation de sa vocation. Il sort son premier album (live) en 2001 : Live in Canada. Son premier album studio, To Let, paraît en 2002 et est produit par Chris Thompson et lui-même. Second live, toujours au Canada, Live at the Grid (2003) lui permet de jouer un peu partout dans le monde et notamment dans des festivals de musique traditionnelle. Son second album studio, Solace contient une émouvante reprise-hommage de « No Woman, No Cry ». Sorti le 28 mars 2004, il s'est inscrit parmi les vingt meilleurs vendeurs en Australie. Il enregistre ensuite Good Spirits en 2005 et Food in the Belly en 2006…avec une certaine facilité d’écriture qui déconcerte certain.
Xavier Rudd est un one-man band talentueux, frais, positif, équilibré et entraînant, qui possède une entreprise de gestion, Teamworks, située à Vancouver au Canada, qui prend le temps de s’occuper de son fils et de sa femme (il a, paraît-il, toujours une chaussette de son fils pour lui rappeler sa présence), de booker des tournées à travers le monde et de s’acoquiner avec l’océan lors de session de surf

Chronique

14 / 20
1 commentaire (14/20).
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Good Spirits ( 2005 )

Xavier Rudd est une sorte d’OMNI (Objet Musical Non Identifié) dans la planète ANTI, le sous label de Hellcat/Epitaph. Le bonhomme affiche 28 ans au compteur et déjà six albums dont deux live, venant mettre en avant sa réputation de musicien live hors pair. Ce dernier opus, intitulé Food In The Belly est, de loin, le plus abouti, dans une veine reggae-pop-folk-acoustique entre du Jack Johnson (en moins répétitif) et du Ben Harper première période (celle où c’était bien) avec parfois des trouvailles musicales à-la-Dave-Matthews et des interprétations à-la-Patrice. On peut trouver d’autres influences, plus virales, comme Leo Kottke et Natalie Merchant ainsi que le multi-instrumentiste David Lindley. Xavier Rudd, joue de la guitare Weissenborn (celle popularisée par Ben Harper), de la guitare acoustique et électrique à 6 et 12 cordes, du Didgeridoo, des Stomp Box, de l’harmonica, des Tambours aztèques, du Djembe, des Shakers, du Banjo et des Clochettes.

Le multi-instrumentiste ambidextre australien compose une musique très 'peaceful' (lui-même annonce : "It’s all about peace and happiness") inspirée d’une culture surf/nature conjuguée aux racines de son pays, que ce soit à travers les instruments utilisés ou les contenus des textes (la reconnaissance de la culture aborigène et le traitement qu’on leur réserve, la préservation de l’environnement ou encore l’épicurisme). "Connie’s Song" ou "The Letter" sont des quasi copier-coller de chansons de Ben Harper alors que "Fortune Teller" vient pousser la porte de la maison d’Elliot Smith. "September 24, 1999" qui conclut l’album au piano/chant est d’une grande qualité mélodique. C’est un album qui s’écoute d’une traite et qui est plein de 'good vibrations' comme on dit. En live, celui qui apprit a jouer du didgeridoo avec un tuyau d’aspirateur peut jouer jusqu’à quatre instruments simultanément (Rémi Bricat n’a qu’à bien se tenir). On sent bien que la musique de Xavier Rudd est totale, il transpire le groove, il vit sa musique corps et âme avec une sincérité assez rare, et surtout dans une communion avec le public proche du sentiment religieux. Du roots man!

En écoute sur myspace, en achat sur amazon.

A écouter : "Fortune Teller"