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Biographie

Wolfbrigade

Micke - chant
Jocke - guitare
Erik - guitare
Marcus - basse
Dadde - batterie

La formation voit le jour à Gothenburg en 1995 sous le nom de Wolfpack. Jonnson (chant), Jocke (guitare), Erik (guitare), Marcus (basse) et Frank (batterie) enregistrent deux mois après un premier ep Bloodstained Dreams chez Distortion. Un an plus tard sort The New Dawn Fades, premier album, avec lequel le quintet part sur les routes de Suède faisant une étape remarquée à Hultsfred, gros festival rock du coin.
1997 est une année chargée et voit Wolfpack sortir successivement le Warpig ep, le second album Lychantropunk ainsi qu'un split avec Skitsystem. Le groupe s'embarque pour l'Europe. Mais la situation se dégrade au sein du groupe forçant Jonsson à aller voir ailleurs. Avec Micke, nouveau chanteur, Wolfpack repart sur les routes aux côtés de Disfear et Autoritar, prolongeant son périple par une tournée anglaise avec Extinction Of Mankind.
Une organisation nazi ayant adopté le nom de Wolfpack, le groupe décide de changer de patronyme, optant pour Wolfbrigade. En 2001 est enregistré le célèbre Progression/Regression. Un an plus tard, la formation joue au Fuck The Commerce Festival en Allemagne mais Frank quitte le groupe, remplacé par Dadde (To What End ?).
La lassitude, les problèmes de santé de Mick qui les force à annuler une tournée US, précipitent la séparation du groupe après A D-Beat Odyssey en 2004. Micke, Dadde, Jocke et Erik décident de continuer l'aventure sous le nom de Today's Overdose.
L'interlude dure trois années. Le réunion show a lieu le 17 mars à Stokholm et Wolfbrigade enregistre The Prey of the World avant de se lancer dans une tournée qui passe par l'Italie, la Norvège, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède et les States.

Chronique

14.5 / 20
2 commentaires (18/20).

Comalive ( 2008 )

L'utilité de chroniquer le dernier album de Wolfbrigade treize ans après Bloodstained Dreams ? Probablement identique à celle de rédiger une chronique de NoFX, ceci dit sans aucun sous-entendu - pas la peine de crier haro sur le bodet. Mais la vérité n'est pas la même pour tout le monde. A tel point que je renonce à comprendre pourquoi ce qui apparaît répulsif chez une formation peut s'avèrer être un atout pour une autre.

Sans être la grosse surprise de l'année Comalive occupera sans aucun doute une bonne place au rayon "revenez-y". Bien ancré dans la tradition d-beat suédoise, ce dernier épisode suinte l'insurrection, suscite la révolte grâce à des brulôts punks abrasifs dont les traînées de soufre empuantiront l'atmosphère. "In Adrenaline" se chargera de vous saisir à la gorge pour vous secouer les prunes. Le reste ne sera que répliques de même intensité que ce soit à plein régime ("Comalive") ou à mid-tempo ("Skulls of Doom"). Car Wolfbrigade est aussi puissant qu'endurant. Et tant pis si l'ensemble possède des airs de déjà-entendus et offre une prise de risque à-minima notamment sur le plan mélodique, encore que "Race of War" ou "Web of Lies" dénotent un certain effort de ce côté-là. Les titres génèrent un tel jus, une telle énergie qu'il apparaît impossible d'écouter Comalive d'une oreille distraite. L'album s'immisce dans tous les interstices, se fraie un chemin à coups de buzzsaw sous les ordres d'un Micke rageur, chef d'une meute de loups qui ne laisse que ruines et désolation après ses raids.

Cinglant et rustique comme une bonne bourrasque venue du Nord, Comalive concrétise le retour d'un Wolfbrigade encore et toujours fringant. L'odyssée d-beat se poursuit.

Tracklist : 01 Hour Of The Wolf, 02 In Adrenaline*, 03 Ride For A Fall*, 04 Unknown Road, 05 Comalive, 06 Deny Tomorrow*, 07 Skulls Of Doom, 08 Barren Dreams*, 09 High Tech Degredation, 10 The Race Of Wrath, 11 Web Of Lies, 12 Phoenix Rising, 13 The Die, 14 Reality Lashes

A écouter : In Adrenaline, Skull of Doom, Web of Lies