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Biographie

Wiseheimer

Luke Williams : batterie
Heath Rowley : basse / chant
David Smales : guitare
Luke Mongan : guitare / chant
Jake Willoughby : chant

Le quintet australien (un facteur, un agent de police, un gérant de bar, un gagnant au Keno et un ingénieur) débute en 1997 à Newcastle. Après 7 ans de composition et une centaine de concerts (locaux pour la plupart), Wiseheimer reçoivent une offre du petit label KillerKicks qui sortira leur premier album None the Wiser en 2004. Il est bien accueilli par la critique spécialisée locale et leur permet de faire des premières parties de Pulley, No Use For A Name ou Against Me!
Au rythme d''une petite dizaine de concerts par an, parfois moins, ils laissent ensuite souvent le groupe de côté pour se consacrer à leurs études / carrières / familles et composent petit à petit de nouvelles pistes.

Ils émergent à nouveau en 2009 avec un Industrial Retribution dont le tout petit label indé Gulman Records (Local Resident Failure) se charge. Réalisé pour le plaisir, ils ne prendront pas vraiment la peine de le promouvoir et retourneront en hibernation jusqu'à Mars 2011 où ils annoncent la mise à terme du groupe pour la fin de l'année, après une dernière offrande. Ce sera chose faite en Octobre '11 avec la sortie du Purge EP (Your Daughter Records, et Kickass Records pour l'Europe), qui marquera la fin du combo après 3 concerts d'adieu le même mois.

13.5 / 20
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Purge EP ( 2011 )

Le titre et la pochette façon "attentat visuel" font fortement craindre un cadeau d'adieu empoisonné. Cette Purge finale est-elle donc à gerber?

En fait non, c'est dans la continuité des 2 efforts précédents ("Suffering"). On retrouve avec un certain plaisir la constante superposition des voix et les choeurs multiples, les rythmes tendus et la basse fringante ("Shackles").
Les Australiens y ont juste rajouté une intro rock ça et là et un "Solomn Man" acoustique en fin de disque... Avant une piste cachée sur le Jerry Springer Show, dernier hommage au Undeclinable de la grande époque dont ils resteront sans doute les plus dignes héritiers.

Pour résumer ces 15 minutes qui défilent trop vite, Wiseheimer se satisfait de ce qu'il sait faire de mieux: un punk rock mélo efficace et reconnaissable, sans prétention ni surenchère technique. La dernière offrande d'un groupe d'amis à ses compagnons de route. Comme un speech de départ bref mais sincère, quand tout a déjà été dit et fait.

A écouter : "Shackles"
15.5 / 20
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None the Wiser ( 2004 )

Acteurs méconnus d'une scène mélo australienne émergeante ignorée mais pourtant sympathique (Lost In Line, Away From Now, The Quickening, LameXcuse, Unpaid Debt, Red Distress etc etc), Wiseheimer aurait pu faire un carton en Europe durant l'âge d'or d'Epitaph/Fat Wreck. Et en particulier, inutile de s'en cacher plus longtemps, auprès des admirateurs d'Undeclinable Ambuscade et de son One For the Money.

Les 20 premières secondes du disque et de "Lonely" suffisent à se rendre compte que les traits communs entre les deux formations sont nombreux. Les nostalgiques de Jesper trouveront là une doublure de choix en la personne de Jake Willoughby, tant leur grain chaud et leur chant particulier trouvent des échos. Les rythmes soutenus et les choeurs recherchés (ainsi que les voix dédoublées) sont l'apanage des Néerlandais comme des Australiens, et Wiseheimer répond même au "7 Years" de Undeclinable par un "30 Years" certes moins prenant mais ingénieux (leur "7 Years" à eux étant plutôt "Failing Health").

Au delà de ce rapprochement flagrant, le quintet asseoit un punk rock solide et rapide de qualité constante, enchaînant avec facilité les riffs au poil et les plans astucieux travaillés, laissant peu de choses au hasard. Une poignée de morceaux plus rugueux d'1min30 ("Apprenticeship", "Flogging a Dead Horse", "Wretched Humanity"...) avec Luke Mongan au second chant entrecoupent néanmoins l'album. Sa voix rocailleuse et puissante épaulée par un jeu de guitares plus dur propulsent le combo vers des sphères punk hardcore le temps d'un déversement hargneux. D'autres ambiances plus subtiles et moins évidentes (sur "Road to Improvement" par exemple) viennent ajouter un brin de complexité à l'opus compact.

En définitive, il n’y a pas grand-chose à redire sur None the Wiser et les talentueux Wiseheimer, si ce n'est la ressemblance déjà largement évoquée. Car ils font partie de ces combos qui ont quelque chose en plus, une sensibilité particulière couplée à un sens mélodique bien développé, ces combos qui ont des idées et les capacités de les mettre en oeuvre aisément. Difficile donc de nier les qualités aussi bien collectives qu'individuelles, artistiques que techniques, du quintet qui signait il y a quelques années, et en toute humilité, un des albums incontournables du genre.

Ecouter / télécharger 4 titres .

A écouter : "Failing Health" ; "Pressure" ; "30 Years"
Wiseheimer

Style : Punk Rock Mélodique
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Origine : Australie
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