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Biographie

W.I.L.D.

W.I.L.D. (ex-Wild Karnivor) est un groupe de Thrash-Death du nord de la France dont les origines remontent en 2000. Après plusieurs changements de line-up et de noms le groupe trouve ses marques en 2004 et enregistre un 1er album en 2006 Embryon.

Leur Thrash Death mêlé à des parties acoustiques dans lequel le côté « rock'n'roll » est très présent intrigue. L'album est plutôt bien accueilli par la critique mais le groupe doit encore digérer ses influences. Après avoir écumé les bars de la région et fait les 1ères parties de groupes comme No ReturnYyrkoon, Textures, Dagoba, Black Bomb A, le groupe prend la route et s'en va distiller sa musique dans d'autres contrées. A son retour le groupe continue les concerts et participe au Chaulnes Metal Fest en compagnie de Benighted, Kronos, Immolation. Il ouvre également pour Born From Pain, Psykup, The Ocean. Fort de toutes ces dates le groupe rentre en studio en 2008 pour donner naissance à leur 2ème album Aeternum Vale. Influences digérées, musique plus incisive le groupe a trouvé son identité propre et ce 2ème album ne laisse pas indifférent. Après avoir pris le temps de faire vivre cet album lors des concerts, W.I.L.D. retourne en studio en 2011 et enregistre son 3ème opus Agony of Indecision qui s'annonce plus travaillé et plus percutant que jamais. Le groupe signe avec Klonosphère (Klone, Trepalium) et Season of Mist. En 2015 le groupe accueille dans ses rangs un second guitariste et fêtent ses 10 ans. Pour l’occasion sort en téléchargement gratuit un EP de 7 titres sur lequel figurent 7 invités de choix puisque vous pouvez y retrouver : Arno Strobl (CinCWe All Die (Laughing), Sam Bourreau (ex HacrideMistaken Element), KK (Trepalium), Arno (Black Bomb A), Julien Truchan (Benighted) Stéphane Buriez (Loudblast), et Chuck (ghUSa). Fin 2016 les Nordistes changent de batteurs et annoncent dans la foulée qu'un nouvel album se prépare pour 2017. 

15 / 20
2 commentaires (15.5/20).

Aeternum Vale ( 2009 )

En ce début de nouvelle année, Wild Karnivor revient avec un nouvel album. Quel cadeau des rois mages! Les nordistes ont pris de la bouteille et ça s'entend. Depuis leur démo Born To Be, WK a beaucoup évolué, ils donnent vie à leur style personnel, le thrash death'n roll.
En guise de cadeau, donc, WK nous livre un concept-album : Oi (le personnage fictif) se retrouve enfermé dans un endroit, dont nous savons rien, et va se lancer dans une quête personnelle. Les textes de Jérôme sont plus personnels que sur Embryon et ont ce petit plus de nous identifier à Oi.  Une bien belle histoire qui mérite une musique d'une qualité égale.

Les premières notes de Aeternum Vale nous donnent le sourire: la musique de WK est plus naturelle, moins hésitante que sur le précèdent album. Le groupe nous offre un southern metal avec une touche de Pantera(leurs idoles). Ce disque renferme quelques pépites, taillés pour le live. Torture sort du lot avec un saxophone soufflant ses notes schizophrènes, le tout sentant le jack daniels. Dévotion(qui clôture la galette) est un véritable hit de headbanging. L'appel et Sommeil seront les titres rêvés de tout fan de pogo de folie.

Mais ce n'est pas tout. Le chant est beaucoup plus mâture et, rassurez-vous, toujours en français. Les solos de Fred sont plus barrés les uns que les autres et la batterie martèle tel Héphaïstos.
La production, bien que sommaire et un peu brouillonne par moment, colle très bien à l'ambiance festive du disque. Car, oui, l'ambiance est festive et c'est un des points forts de l'album. WK s'amuse avec ses titres et l'on se croirait en pleine soirée dans un saloon au far-west.

A la fin d'Aeternum Vale, une seule chose à dire: Wild Karnivor signe son meilleur album, et de loin. Il ne lui reste plus qu'à le défendre sur scène pour le plus grand plaisir des amateurs de pogo dantesques.

A écouter : Oui.
12 / 20
4 commentaires (10/20).

Born te be... ( 2006 )

Wild Karnivor est un groupe français formé en 2001, qui s'autoproclame "death/thrash'n'roll", appellation justifiée au passage.
WK donne en effet dans un death/thrash plutôt old school, à rapprocher d'un vieux Sepultura pour le style. Par contre, le metal de Wild Karnivor est boosté au rock'n'roll des familles, conférant à la musique du groupe un certain côté groovy. Le morceau Préjugés est l'exemple, avec des riffs très rock changeant un peu du death/thrash habituel. Quelques blasts fort bien placés, même si un peu trop rares à mon goût... Une voix écorchée bien old school, façon vieux groupes français comme Agressor ou Loudblast. Le niveau technique n'est pas trop mauvais non plus, avec un jeu en slap à la basse plutôt bien senti. En plus de cela, quelques originalités dans les morceaux comme des syncopes à la Meshuggah. On sent une volonté du groupe d'être original et efficace, ce qui n'est pas encore totalement gagné, malgré un fort potentiel...

Potentiel démontré dans l'excellent Groovy death, gros point fort de cette démo. Le titre se démarque déjà par sa longueur : 9 minutes 30, peu commun pour du death/thrash. Le morceau suit les traces d'Opeth et est de loin le meilleur titre du disque. Commençant sur une base plus mélodique et à l'ambiance très différente du reste de la galette, il continue sur une partie assez lourde semblant être jouée par un Opeth boosté au Black Sabbath. Cette partie est suivie d'un surprenante passage speed, sortie tout droit d'un disque de Morbid Angel, elle même suivie d'une étonnante partie mélodique rappellant fortement le gang de Mikael Akerfeldt... Tout comme cette outro acoustique, véritablement planante... Un très bon morceau, d'une qualité rare pour une démo, qui surpasse de loin tous les autres titres de la rondelle...

Au final, cette démo est assez inégale, mais mérite l'attention rien que pour le morceau Groovy death. Le groupe tient dans ce morceau un moyen de sortir un grand album, et possède un feeling rock'n'roll certain qui pourrait faire de lui un grand groupe... Allez les Wild Karnivor, on se sort de ses influences, et on sort un grand album ! Y'a de quoi faire là...

Démo écoutable dans son intégralité ici.

A écouter : Groovy Death
16 / 20
3 commentaires (18.5/20).

Embryon ( 2006 )

A l'origine, une demo chroniquée sur Metalorgie, Born To Be. To Be Wild bien évidemment et avec ce premier album, intitulé Embryon, Wild Karnivor revient nous le prouver.

Influencé par le prog rock des 70's, le thrash qui tâche et le death le plus alambiqué (Death en tête), Wild Karnivor livre avec Embryon un effort plutôt abouti qui ne sacrifie pas l'efficacité sur l'autel du progressif. Dès le morceau éponyme, on entre dans le vif du sujet à savoir un thrash death groovy, puissant et bien exécuté. On retrouve régulièrement des rythmes syncopés décidemment très populaires chez nos métalleux modernes ainsi que de nombreux passages et interludes acoustiques, véritable marque de fabrique du gang nordiste. Pour compléter le tableau, il faut préciser que le chant est en français et relativement compréhensible ce qui pour du growl n'est pas si courant. Embryon dégage beaucoup de personnalité et ne lésine pas non plus sur les solis heavy au milieu du déluge de riffs tronçonneuse. A l'image du morceau Lobotomisé, Wild Karnivor joue une musique au parfum old school, avant que les blasts contaminent la majeure partie de la scène death, et y injecte une délicatesse mélodique Opéthienne dans des ponts acoustiques bien touchés. L'amateur de gros brutal sera désarçonné, mais les fans de son old school et de métal aux racines progressives seront comblés.

Autre originalité du groupe, une tendance aux textes politisés, anti-militaristes, trashant la folie terroriste, l'aliénation contemporaine, mensonges politiques et actes de violences entremêlés, jusqu'à la pédophilie le temps de l'implacable Contexte. Un bon point donc pour la volonté de sortir des thèmes rebattus du métal extrême. Wild Karnivor ose d'autres fantaisies comme ce saxo entraînant sur Dictateur, aux racines rock'n roll un peu plus prononcées. On y profite à plein des influences power du groupe avec une paire rythmique au pas impeccable. Evidemment, l'ensemble n'exclue pas les références aux anciens comme Death on l'a dit, ou bien encore Carcass, à travers notamment des touches médicales tordues à l'image de la pochette, très réussie, ou bien sûr de morceaux comme Cobayes, parfait mix de brutalité et d'ingrédients acoustiques. Wild Karnivor sait véhiculer ainsi une puissance bienvenue, primaire et rageuse, comme sur Mutilation, mais aussi nous achever en douceur le temps d'un nouvel interlude mélodique à souhait, en prélude à Groovy Death, le meilleur morceau de la précédente démo, placée en cadeau bonus en fin d'album.

En somme, voilà un Embryon bien né. Grâce à une très bonne maîtrise musicale, la production aux petits oignons d'Alex de Carnival In Coal et de solides qualités de composition, Wild Karnivor fait une entrée remarquable sur la scène métal nationale.

 

Des titres en écoute sur le myspace du groupe.

A écouter : Lobotomis, Contexte, Dictateur, Cobayes, Groovy Death