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Biographie

Weeping Birth

Weeping Birth est une formation de Metal Extreme créée et dirigée par un seul homme, Vladimir Cochet. Multi-Instrumentiste, le Suisse s’occupe de tout et mène son projet depuis la fin des années 90. Même s’il est influencé par de nombreux groupes et styles différents, la direction stylistique de Weeping Birth est très orientée Death Metal. C’est en 1999 que sort la première démo, Officium Tenebrarum, malgré les qualités de celle-ci elle reste assez confidentielle et c’est surtout dans le milieu Underground qu’elle circule. Avant de sortir son premier opus, A Painting of Raven and Rape, en 2003, Cochet prend son temps, le processus d’écriture et d’enregistrement s’avéra long et lui demanda beaucoup de travail. En 2006 pour des raisons un peu obscures Weeping Birth ne pu sortir un nouvel album qui était entièrement préparé, qu’a cela ne tienne, le Suisse prit sur lui et revient plus fort en 2008 pour offrir le deuxième LP de son projet : Anosognosic Industry of the I. Un opus violent, long (plus d’un heure) ou se mêle parfois des parties symphoniques, voire avant-gardistes. Alors que l’on croyait Weeping Birth enterré, à la surprise générale Cochet revient dans le circuit en 2015 avec une signature chez le label français Apathia Records qui édite The Crushed Harmony

Chronique

The Crushed Harmony ( 2015 )

Sept années se sont écoulées entre Anosognosic Industry of I et ce nouvel opus de Weeping Birth, The Crushed Harmony. Une absence si longue que l’on croyait presque que ce side-project de Vladimir Cochet (Mirrorthrone) était définitivement tombé dans l’oubli. Il n’en est rien puisque le Suisse est bel et bien de retour avec une œuvre à l’image de son artwork ; sombre et mystérieuse. 

Pour ce comeback le Sieur Cochet a concocté un album de Metal Extreme mêlant les sonorités Death et Black brutal avec un gros travail sur les ambiances. À l’instar de Behemoth ou Septic Flesh, c’est une production version mur de son qu’a choisi Weeping Birth, les compositions de The Crushed Harmony dégagent énormément de puissance sur fond de vocaux très gutturaux dans lesquelles s’intercalent des passages plus mélodiques traduits par de nombreux soli et leads guitares. Le format assez court des titres (Atonality, Resurrection of Resentment, Sunburnt) d'approximativement 3 minutes, donne une intensité toute relative à la musique de Weeping Birth. C’est une véritable avalanche de riffs ravageurs accompagnés par une batterie toujours à la limite du blast qui vous assaille. Cependant Cochet saura nuancer cette violence par moment en ralentissant le tempo, comme sur l’excellent Hatefilled avec des passages très lourds et oppressants où la basse tient une place de choix ainsi que sur Meant to Be Wrecked avec un super lead pendant l’intro. 
Les points forts de The Crushed Harmony se situent autant dans la technique instrumentale que dans les atmosphères développées. Très sombre, cette réalisation plongent facilement l’auditeur dans son univers, bien aidée il est vrai par des parties vocales très profondes, le growl de Cochet est sublime, très hypnotique. Notons également un mixage et une production parfaite qui collent très bien à l’atmosphère générale, ce brûlot est la résultante d’un travail où rien n’a été laissé au hasard.

Seule ombre au tableau, la durée de l’album. Comme dit précédemment le format des titres est assez court dans l’ensemble et c’est regrettable puisque l’on sent que Weeping Birth a la matière pour leur apporter plus de consistance avec pourquoi pas quelques orchestrations qui se fonderaient à merveille dans le contenu. On arrive trop vite au bout des 32 minutes de The Crushed Harmony avec un peu de frustration, en se disant que ça aurait pu durer plus longtemps.

Cela étant le retour de Weeping Birth est une réussite. À mi chemin entre la brutalité pure et dure et le mélodique The Crushed Harmony est compact et très homogène, rien n’est à écarter dans cet album. La curiosité n’est pas toujours un défaut, tentez l’expérience, vous ne serez pas déçus.

L'album est en écoute libre et intégrale sur le Bandcamp de Apathia Records

A écouter : Evidemment