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Biographie

Warsawwasraw

Né au sein des caves humides parisiennes en 2008, Warsawwasraw fut d'abord un quintet composé de deux hurleuses, d'un bassiste, d'un guitariste et d'un batteur échappé des regrettés Quartier Rouge. On pourrait définir leur musique comme de la powerviolence bien qu'elle emmagasine une multitude d'inspirations allant au-delà de ce cadre restreint. Un premier objet verra le jour sous cette configuration à cinq, Chaajoth, constitué de neuf morceaux pour une durée totale de neuf minutes, abrité par Guerilla Asso et Rejuvenation. Des velléités de bordel organisé se font déjà ressentir, et c'est après ça que les parisiens se mueront en duo (batterie/guitare) pour sortir Jahiliya, soit un titre et son remix, chez Three One G Records. Le concept est alors lancé sur les routes en compagnie de Retox notamment. Trois ans plus tard le duo accouchera enfin de son premier album Sensitizer, naturellement toujours chez Three One G, et bouffera toujours plus de bitume.

Chronique

Sensitizer ( 2014 )

A l’heure de coucher ces lignes cela fait exactement huit ans que les Parisiens de Warsawwasraw nous défoncent les terminaisons nerveuses, à coup de powerviolence hybride et vicelarde. D’abord en quintet avec deux hurleuses bonnes à exorciser sur un 9 titres = 9 minutes salement achalandé, puis un "long" morceau de 4min45 - augmenté de son remix doomstep (oui oui) savoureux - expulsé trois ans plus loin et nommé Jahiliya, composé cette fois en duo guitare/batterie, et Sensitizer en 2014, premier album véritable où l’on voit la configuration à deux se confirmer, finissant de satisfaire nos tendances masochistes.

Warsawwasraw ne s’est pas trompé de crèmerie en signant sur le label de Justin Pearson, Three One G (Head Wound City, Zeus!, Some Girls, Cattle Decapitation) il y a cinq ans, les ingrédients nécessaires sont en effet tous réunis : vélocité, crasse, structures totalement pétées, l’approche "freak punk", ainsi que la démence exacerbée mais exécutée avec une certaine finesse. Les Parisiens n’en restent pas moins originaux, n’hésitant pas à faire le grand écart des durées entre quelques secondes et plus de huit minutes. On parle de saleté, il n’empêche que le rendu demeure terriblement puissant, en plus d’être étonnamment clair, donnant au passage à Sensitizer une atmosphère de caniveau magnifique, insoupçonnée au tout premier essai.

Ci-gît le sentiment incertain d’entendre une étrange association de malfaisance entre le Calculating Infinity de TDEP, l’épilepsie d’un The Locust et l’inventivité d’un Genghis Tron période Dead Mountain Mouth. Un pot-pourri approximatif mais savamment dosé, agrémenté d’une déviance en roll majeur directement importée de feu-Quartier Rouge, dont est extrait le frappeur possédé ici présent. On s’attardera sur le titre central Hell’s Angles, monolithe incandescent qui se permet de tutoyer Godflesh tout en serrant frénétiquement la paluche de Converge, sans dénoter du boxon ardent qui l’entoure.

Sensitizer concrétise une maestria aussi bien technique et profonde qu’ultra violente et garnie de viscères, qui finira par étouffer ses ardeurs sous une épaisse croute sludge pleine de pus bruitiste (Hidden Ashes). Warsawwasraw impose définitivement son style polymorphe de l’extrême sur les dix-sept couteaux rouillés de ce premier album, sans perdre de vue la cohérence d’un propos nonchalamment malsain, décliné en délire orgasmique multiple et ostentatoire une fois en public.

Disponible sur Bandcamp.

A écouter : en grattant ses croutes comme un damné.
Warsawwasraw

Style : Powerviolence / Hardcore / Noise
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Origine : France
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