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Biographie

Vein

Émergeant des sous-sols de Boston les cinq gaziers de Vein amorcent leurs brutales activités en 2013, et sortent un premier EP sans titre qui posera les jalons d'un hardcore chaotique renouvelé, augmenté d'influences néo metal et drum and bass, ou encore cinématographiques et vidéo-ludiques. Deux ans plus tard le groupe sort un deuxième EP répondant au nom de Terrors Realm, distribué en cassette via Threat Collective, et un troisième court, Self-Destruct, en 2017, cette fois hébergé par Closed Casket Activities. On patientera un an de plus pour voir débarquer le premier album, Errorzone, produit par Will Putney (Body Count, Thy Art Is Murder, Every Time I Die, Knocked Loose).

Chronique

15.5 / 20
1 commentaire (17/20).

Errorzone ( 2018 )

Le quintet de Boston est de cette vague de groupes de jeunes (Code OrangeJesus Piece, Knocked Loose, etc) qui échafaudent de nouvelles manières de brutaliser nos frêles oreilles pour un genre déjà correctement renouvelé. Engagé depuis 2013, le hardcore chaotique imprégné de saveurs néo metal de Vein ne dévie pas de sa ligne fracassante, néanmoins de plus en plus chiadée à chaque sortie. Errorzone en est donc la concrétisation en « long » format, qui s’impose comme un efficace agent d’entretien des cages à miel.

On calcule direct que l’on a pas affaire à un groupe de hardcore comme les autres, Virus://Vibrance ou Rebirth Protocol trempés dans un bain drum and bass nous le confirment avec virulence. Chaos oblige, les pétages de plombs sont légion, et se percutent aussi bien aux réminiscences d’un bruyant néo metal exhumé (Broken Glass Complexion, Demise Automation) qu’à la déconstruction familière d’un Converge. La plupart des titres ne dépassent pas les trois minutes, malgré une consistance assez incroyable, tandis que d’autres se démarquent par leur durée, mais pas seulement. C’est le cas de Doomtech, qui nous trimballe dans les profondeurs de la machine et prend le temps de nous en extirper par le biais d’une voix claire faussement salvatrice, alors que End Eternal malmène nos chétifs corps humains par ses guitares stridentes et son groove éclaté, la section rythmique étant de façon générale plutôt ébouriffante, ultra sèche et sans concession, aucune. Quant à Errorzone le point culminant est atteint, le tempo ralentit un brin pour nous laisser apprécier une lourde progression vers un retour de chant clair et maladif, doublé, qui s’incruste dans l’esprit comme la peste, accompagné de notes de piano joliment disposées. Le reste constitue un déluge de riffs gras et concassés, de hurlements sacrément vénères et possédés, souvent typés screamo, et d’un paquet de trouvailles sonores qui ont le bon goût de s’inscrire à merveille dans le chaos ambiant.

Errorzone donne le sentiment d’écouter une machine consciente en cours d’émancipation, tordant jusqu’à la rupture les barreaux de son programme, cherchant par tous les moyens de s’offrir une vie meilleure, sans vraiment y parvenir. En 27 minutes Vein sublime un dosage que le quintet rode gentiment depuis ses débuts, et on suivra désormais la suite de ses aventures avec une attention décuplée.

Bandcampzone.

A écouter : entre deux lignes de code.
Vein

Style : Hardcore / Mathcore / Metal
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Origine : USA
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