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Biographie

Vanir

Vanir débute ses activités en 2009 à Roskilde au Danemark sous la forme d'un octuor avec Andreas Bigom (Chant, Claviers), Mike Pedersen (Chant), Sara Oddershede (Cornemuse / Flûtes), Amanda Natalie Rasmussen (Flûtes), Philip Kaaber (Guitare), Lars Bundvad (Basse), Martin Holmsgaard Håkan (Batterie) et Sabrina Glud (Violon). Une première démo sort en 2010 et le combo signe chez Mighty Music pour la production de leur premier album nommé Særimners Kød. Le groupe de Folk Metal subit un remaniement de line-up l'année suivante puisque Mike Pedersen, Amanda Natalie Rasmussen et Sabrina Glud quittent la formation, mais prend pourtant la direction des studios pour sortir dans la foulée Onwards Into Battle. En 2013, Vanir perd cette fois-ci son chanteur / claviériste Andreas Bigom. Martin Holmsgaard Håkan pivote ainsi au micro et ils recrutent Daniel Kronskov derrière les fûts. Vanir change ainsi en partie de style musical avec une approche plus typée Death / Thrash Metal dans leurs compositions et sort un troisième album, The Glorious Dead en 2014, toujours chez Mighty Music.

Chronique

The Glorious Dead ( 2014 )

C'est déjà le troisième album de Vanir en quatre ans et s'ils n'ont pas fait beaucoup de bruit en dehors de leurs frontières danoises c'est bien parce que leur signature confidentielle chez Mighty Music ne leur permet pas une reconnaissance aussi importante que certains de leurs compatriotes de Folk Metal scandinave. Après, il faut aussi reconnaître que la discographie des danois ne brille pas non plus d'un éclat hors du commun.

Ce The Glorious Dead aurait été pourtant l'occasion d'un nouveau départ pour la formation. Le chanteur et claviériste d'origine Andreas Bigom s'en étant allé vers de nouveaux horizons, le batteur Martin Holmsgaard le remplace et Vanir accueille un nouveau batteur, Daniel Kronskov, ainsi qu'un second guitariste, Lasse Guldbæk Jensen. Qui dit changement de line-up dit parfois changement musical, ce que The Glorious Dead tente d'amorcer par rapport au précédent disque, Onwards Into Battle. En effet, cet album affirme donc beaucoup plus dans les tonalités Death / Thrash que les précédentes productions, ressemblant par exemple d'avantage à un Amon Amarth avec une cornemuse que comme un véritable groupe de Pagan / Viking / Folk Metal. On comprend le truc dès Fall Of The Eagle, avec une rythmique pataude, des riffs sans hauteur ni intérêt et une voix growlée qui fait le minimum, mais ne parvient pas à porter le groupe vers un constat plus glorieux.

Ce titre est en fait symptomatique de tous les autres et de l'ensemble de ce The Glorious Dead. Parce que ce qui bloque chez Vanir c'est vraiment la composition et la redondance entre chaque titre. La section rythmique manque d'énergie et de variations, les guitares font le minimum syndical (Overload est à peine intéressant) et la voix est d'une platitude exemplaire. Tout semble à revoir, tant l'ensemble manque de conviction et d'une vraie écriture qui puisse porter l'écoute au delà d'un semblant intérêt poli. Pas original pour un sous, ce qu'on ne pourra pas tellement reprocher au genre plutôt bien balisé, le pire c'est que Vanir n'est jamais épique à peut-être The Flames Of Lindisfarne plutôt sympathique et perd même le peu d'intérêt qu'on pouvait porter au Folk Metal de Onwards Into Battle, qui, bien qu'un peu lourdingue à la manière d'un énième disque de Korpiklaani, avait au moins le mérite de faire correctement le boulot.

Gardons le "meilleur" pour la fin avec cette cornemuse, la caution de leur étiquette Folk Metal. Là où elle devrait apporter une dynamique héroïque, elle se retrouve relayée au second rang, à cause d'une production qui ne la met absolument pas en valeur. Et ce son bordel! Ca en devient incompréhensible, tellement c'est inaudible et mixé avec les pieds. Choisissez entre un ballon de baudruche qui se dégonfle lentement et péniblement ou entre un chaton en train de crever malheureusement dans un coin. Faite la synthèse des deux et vous n'êtes pas loin de la vérité. Du coup, Vanir ne marque ni des points dans son instrumentation Metal bien trop classique, ni dans ses instruments traditionnel. L'opus se termine avec un The God Emperor sans saveur à l'image de l'album dans son intégralité.

The Glorious Dead porte en fait mal son nom. Vanir ne se sera à peine fait un nom qu'on n'y trouve déjà que peu de choses intéressantes à se mettre sous la dent. Un album qui enterre un groupe à la discographie peu recommandable et fort peu glorieuse. Passez votre chemin et intéressez vous plutôt aux productions de leur collègue et voisins de pallier Svarsort ou même Heidra, signé récemment sur le même label si vous voulez de bons disques de Folk Metal.