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Biographie

Vaccine

Vaccine est une formation de Powerviolence originaire de Leverett dans le Massachussets, composé de membres de Think I Care, Ampere, Glue, Relics et Orchid. Joe Shumsky (Batterie), Matt Swift (Guitare),  Will Killingsworth (Basse) et Matt McKeown (Chant) sortent leur première démo courant 2009 et effectuent leur premier concert en juin de la même année. Dans la foulée, il sortent deux eps, Human Hatred et Crimes In Blood en 2010 via Painkiller Records. En 2012 ils enregistrent un split avec Coke Bust et l'ep Dead Inside. Vaccine arrête sa carrière en 2013 mais sort un dernier split avec No Faith à la fin de l'année.

Chroniques

Crimes In Blood Demo

Crimes In Blood ( 2010 )

On peut toujours se demander ce qui pousse Vaccine à expédier ses productions de cette manière. La peur du temps mort, rechercher l'affrontement pour ne plus avoir à se poser de questions. Plus que des chansons, les titres de Vaccine sont des éructations, des émanations organiques et rien d'autre, la seule et unique manière de réagir.

Un chant éruptif, fait de brèves secousses pour interpeller, lacérer pendant que le reste est noyé dans le maelström. L'esprit de Black Flag surnage toujours dans sa haine la plus primaire, néandertalienne, mais les vétérans de Californie avaient trop de patience. Pas Vaccine qui met le feu à la cambuse en même temps qu'aux derniers espoirs, attisant un incendie avec un soupçon d'alcool à brûler. Pas besoin de longs discours pour le quatuor du Massachusetts, fatigué d'attendre les lendemains qui chantent. Niveau timing on est toujours dans l'urgence - la discographie complète n'excède pas les dix minutes - et Crimes In Blood n'apporte rien de plus que ses prédécesseurs, débutant dans le tumulte et s'achevant dans le chaos avec le nihilisme comme fil conducteur. Le futur s'écrit en lettres de sang et de feu et c'est Vaccine qui a le choix des armes.

3.5 / 5
1 commentaire (14/20).
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Demo ( 2009 )

M'est avis que l'injection de ce vaccin soumettra davantage le patient à une pelade maison qu'à une cure de prévention. Derrière la piquouze, Killingsworth d'Orchid et quelques copains à lui pour ce qui est pas loin de constituer la farce de l'été. Mais une farce amère. Deux minutes quinze pour cinq titres. Le rapport donne un peu l'idée de la tournure des évènements pour un groupe qui, en raison du spectre Orchidien, deviendra peut-être culte bien avant ses six mois d'existence. Le petit tirage de cette édition - 100 exemplaires écoulés en quelques secondes - participera également à la naissance du mythe.
Qu'importe. On ne peut pas avoir été et faire semblant de ne pas être, bien sûr. D'autant plus que cette première démo fonctionne finalement assez bien pour peu qu'on y recherche pas quelque chose d'original. Ici, pas de côté écorché Emo, plutôt un profil écorché au sens propre, façon toile émeri avec ce son presque crade, et cette urgence évocatrice des DRI, Dropdead ou Siege. Un Hardcore extrême, péché dans la mare old school et de son prolongement Powerviolence. Vaccine cultive l'agression et la voie de fait pendant que Matt McKeown achève la tourmente en crachant son venin dans les oreilles. Facile et tellement efficace que cela en devient rageant. Rageant de voir que, quand les ricains s'en mêlent, tout devient féroce, tigresque. A plus forte raison lorsque le traitement s'accompagne d'un léger voile catchy troué de gouttes acides à la Converge. Pas bouleversant d'inventivité ni d'énergie - pour çà voyez plutôt du côté de Ceremony ou Iron Lung - mais une petite démo qui mérite le détour.

A écouter :