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Biographie

Upheaval

Projet initié en 2008 à Paris par Luigi Marletta (Guitare) et Brendan Perrot (Basse - Decades Of Despair), Upheaval s'est ensuite agrandi en accueillant Guillermo Calero (Batterie), Benjamin Tordjman (Chant - Decades Of Despair) et Andrea Quaranta (Guitare). Ce dernier quitte finalement rapidement le groupe, laissant le champs libre à Luigi à la guitare. Upheaval évolue dans un Death Metal Brutal, technique et véloce. Le groupe laisse transpirer ses influences à travers ses compos, et on reconnaît aisément des éléments The Faceless, The Black Dahlia Murder, Origin. Après une démo en 2009, le groupe sort leur premier ep Incubate The Wastland en 2011, qui ne laisse présager que du bon pour la suite. Pendant trois ans Upheaval réalise plusieurs concerts aux côtés de Betraying The Martyrs, Walls Of Jericho ou Black Tongue, alors que des changements de line-up interviennent : Vincent Kreyder remplaçant Guillermo à la batterie et Stephen Migneron au chant. Upheaval sort finalement son premier album nommé Cathegrism en autoproduction en 2015.

Chronique

4.5 / 5
2 commentaires (16.25/20).
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Incubate The Wasteland ( 2011 )

La sortie d’un premier EP est une étape très importante pour une jeune formation. Elle prouve que d’une part le groupe est stable et persévérant, et d’autre part expose le potentiel qu'il renferme (ou pas) . Et pour un premier EP, on peut le dire : les Parisiens d’Upheaval en ont dans le froc, et n’ont visiblement rien laissé au hasard.
Ma main à couper que vous n’auriez jamais deviné qu’il s’agissait là d’un groupe « amateur » si je vous l’avais fait écouter sans vous donner plus de précisions. Les guillemets sont en effet de rigueur concernant le terme « amateur ». Mais quelle puissance, grands dieux ! Quelle violence, quelle technique digne des grands noms de la scène brutal / death / core nouvelle génération à la Oceano, Despised Icon ou encore The Black Dahlia Murder ! Un petit air de Origin émane également du combo, qui a enregistré son EP au Northern Studio, au Canada, réputé le mixage de groupes tels que Despised Icon (tiens tiens tiens…), Born of Osiris ou encore Ion Dissonnance. Autant dire que les p’tits gars sont en bonne passe de prendre de l’importance ! Notons aussi l’artwork très réussi de l’EP, signé Colin Marks.

Rentrons dans le vif du sujet: cinq titres, vingt minutes, c’est bouclé, plié, repassé, merci messieurs dames. Plus sérieusement, la prestation est à couper le souffle de A à Z tant elle transpire le talent et l’inspiration. Les musiciens ont planché dur sur les compos pour les rendre à la fois riches, variées, brutales et efficaces. Qu’elles ont dû avoir mal, les cymbales qui annoncent les « mosh part » qui fusent en rafales compactes et implacables sur The Goat Falls, Gardens of Babylon et The Third Cycle! Qu’ils ont du souffrir, les avant-bras du gratteux, lui qui enchaîne sans broncher riffs de l’extrême, sweep, tapping, le tout sans oublier une mélodie mémorisable et reconnaissable entre les titres. On peut dire autant de la basse dont les remous violents eux aussi tout en tapping se fondent avec la guitare, ou au contraire s’en écartent (Landfill, The Goat Falls). Enfin, le chanteur propose des vocaux d’excellente facture, que ce soit dans le registre death guttural ou criard (ou les deux superposés grâce aux arrangements).

Incubate the Wasteland nous inflige en dix-huit minutes une débauche de violence maîtrisée à l’extrême, un bouillon de brutalité nappé d’une technique irréprochable, servi uniquement dans le but d’arracher notre tête de nos cervicales. On regrettera cependant une absence de pistes « ambiancées » dans le disque, comme une intro et / ou une outro, ou encore un titre en plus qui laisserait l’auditeur reprendre son souffle entre les compos. C’est certes un détail, mais ce genre d’accalmie peut réellement avoir un impact sur la durée de vie d’un LP. Peut-être les Parisiens en avaient-ils conscience, mais qu'ils avaient misé sur le côté "défouloir total" de cet EP afin de bien nous faire comprendre qu'ils n'ont pas l'intention de nous chanter une berceuse.

En bref, vous l’aurez compris, Upheaval a relevé haut la main le pari de l’EP. Mais saura-t-il relevé celui du premier album ? Une affaire à suivre de très, très près.

A écouter : en boucle
Upheaval

Style : Brutal Death Metal / Deathcore
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Origine : France
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