Biographie

Echelons

Formé en 2015 en Autriche par Béla Ban, Daniel Schober et David Matweber, Unable To Fully Embrace This Happiness est un groupe mêlant Screamo et Emoviolence dès ses débuts. Le groupe change de nom courant 2017 pour se renommer Echelons, en ayant entre-temps sorti plus splits et EPs, ainsi qu'un premier LP The Morning Sun&The End of The World en 2017.

Chronique

16.5 / 20
1 commentaire (16.5/20).
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The Morning Sun & The End Of The World ( 2017 )

S’il y a un élément qui ne donnera pas envie de prolonger l’écoute de The Morning Sun&The End of The World, c’est bien la production. Grésillante, saturée, elle possède ce côté brut&abrasif qui semble presque plus sied à une tendance Black Metal qu’au côté léché des sorties Screamo actuelles. Pour autant, ce premier fragment de Unable To Fully Embrace This Happiness ne fait que reprendre les codes déjà abordés sur les sorties précédentes, en durcissant légèrement le ton.

Car si l’on prend le temps de se pencher sur le Two Songs sorti l’année d’avant, on pourra constater que la partie Screamo a pris du recul pour laisser place à une Emoviolence tenace. Certes, le premier style était déjà présent, mais les passages plus calmes ont finalement laissé la fureur prendre le pas.
Dans son approche musicale, Echelons rappelle ceux que l’on a connu sous les noms de Tristan Tzara, Louise Cyphre, Danse Macabre parfois, mais s’oriente aussi vers Orchid, parfois Funeral Diner ou Union Of Uranus. Sans répit, on retiendra « I Quit My Job So I Could Play More RPGs », « The Journalist » ou « Like A Mixture Of A Power Ranger And A Reptile », qui en moins de 60 secondes pratiquent la politique de la terre brulée : aucun espoir ne semble revenir après la démonstration de style de Echelons, à la fois musicalement mais aussi dans les paroles (« Pepper & Caraway Seed »).

J’avais évoqué la production du disque précédemment : en reprenant les conditions d’enregistrement (dans l’espace de répétition, avec une webcam et un dictaphone), on saisit mieux le rendu final. The Morning Sun & The End of The World aurait-il eu autant d’impact si le rendu avait été plus polissé ? Sans doute que oui, si on prend le split avec Varicella Zoster (qui bénéficie pour le coup d’un mastering par Will Killingworth d’Orchid / Ampere / …), mais c’est peut être aussi ce qui fait la fragilité de l’ensemble.

Au final, passer à côté de The Morning Sun & The End of The World serait une faute de goût si l’on passe outre l’aspect corrosif du rendu global, tant la densité de l’oeuvre capte chaque souffle.

« The easiest things become a chore. 
Living becomes a chore. 
Closed away from the world.
 »

A écouter : The Journalist - ...Just When I Thought I Was Done Being The Mediator