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Biographie

Two Door Cinema Club

Two Door Cinema Club se forme en 2007 à Bangor (Irlande du Nord) autour d'Alex Trimble (chant, guitare), Kevin Baird (basse) et Sam Halliday (guitare). Amis d'enfance, les 2 premiers musiciens ne formèrent le groupe qu'après leur rencontre avec Sam. Rapidement mis en avant par la toile internet - et donc inévitablement MySpace -, le trio signe chez Kitsuné Records, avec à la clef un premier album Tourist History, que le groupe met en avant via des clips ("I Can Talk", "Something Good Can Work"). Two Door Cinema Club participa à quelques gros festivals, notamment en France (Bourges, Rock en Seine).
2 ans après Tourist History, le trio annonce son second opus, Beacon, pour le milieu d'année via une annonce Twitter. "Sleep Alone" en est le premier single, tandis que le frontman, Alex Trimble, se paie le luxe de chanter à la cérémonie d'ouverture des JO de Londres.

Chroniques

Beacon Tourist History
16 / 20
1 commentaire (15/20).
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Beacon ( 2012 )

On dit souvent que le deuxième album est l'album décisif, celui qui fera faillir l'artiste ou le confirmera. Pour Two Door Cinema Club, en une seule écoute, Beacon s'annonce encore plus tubesque que son précédesseur, même si "I Can Talk" en impose déjà sur Tourist History. Mais là, entre "Wake Up", "Next Year" et "The World is Watching", le combo Irlandais réussi à conquérir en un seul passage sur la platine.
Beaucoup moins sautillant, mais plus sunny, Beacon s'apprécie le sourire aux lèvres lorsque un "Sun" pointe le bout de son nez ou avec sa mélodie bondissante ("Someday" et sa dernière minute particulièrement envoutante malgré sa simplicité musicale). Avec tous ces arguments, il pourrait concourir face à Portamento de The Drums ou Gossamer de Passion Pit dans la catégorie du disque rafraichissant de l'année.
En fait, sous ces airs un peu Arty / Hipster qui en rebutera plus d'un, Two Door Cinema Club a l'art de créer du tube avec quelques notes et il semble que le combo aie su tirer des enseignements de Tourist History pour composer son 2eme album ("Next Year", "Sun" ou "Someday").

On pourrait se dire qu'un disque qui fait chavirer les coeurs en une seule écoute et soit complètement envoutant, soit un pur produit de consommation dont le masque s'effrite très rapidement. Sur Beacon, après un temps de décantation, l'album ne perd pas en qualité, ne s'annonce pas fade ou ne souffre pas de petits défauts de plus en plus visible au fil des passages. Au contraire, on devine certaines subtilités (le refrain de "Handshake", le chant féminin de "The World is Waching") qui créent un charme particulier.

Pari réussi pour Two Door Cinema Club qui va encore plus loin que Tourist History. Preuve en est que ce n'était pas qu'un coup de pub mais bien les compos du groupe qui restaient en tête. De quoi ensoleiller l'été (et le reste de l'année).

A écouter : Next Year - Sun - Wake Up
15 / 20
5 commentaires (15.5/20).
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Tourist History ( 2010 )

La culture de masse française devrait revoir son planning. Alors qu'on nous vend entre 2 épisodes de Joséphine un revival rock 60's à la Elvis pour séduire l'ancien frimeur du samedi soir, il existe des groupes qui demeurent encore bien mal connus dans le paysage musical français malgré une musique bien plus intéressante. Phénomène encore plus remarquable quand il s'agit de combos originaires d'Irlande, pays réputé pour son climat politique incertain, son temps capricieux et U2. Heureusement, Two Door Cinema Club, après un appui par la BBC et quelques festivals en France (Printemps de Bourges et Rock en Seine), va peut être (enfin) pouvoir sortir des fonds de bacs des chaînes "créatrices" de culture.

Alors que certains pouvaient déjà entendre quelques notes du groupe via une campagne de pub pour une banque française courant 2009, Tourist History n'est sorti qu'en février, avec à la clé, 10 titres dans un registre electro-pop-rock typiquement anglo-saxon. Les premiers contacts font penser à Phoenix ("What You Know", "Eat That Up, It's Good For You"), notamment à travers le registre vocal emprunté par Alex Trimble. La filiation n'est heureusement pas ce qui fait l'interêt du trio car Two Door Cinema Club ne se limite pas à des reprises fadasses déjà entendues chez les versaillais : L'esprit est ici résolument plus rock, avec des beats menant la cadence à la baguette et une fraicheur pas bien éloignée de Beat Beat Beat ou Flashguns. Les hymnes sautillants - à la The Rapture - en font un savant mélange de musique printanière et de chaleur estivale, qui pourra encore facilement bourgeonner jusqu'au dernier jour de l'hiver, tant l'ensemble s'avère limpide et enthousiasmant. Il faut dire que derrière cette apparence de teenagers et un artwork un peu bizarre, rien n'est laissé au hasard, jusqu'au moindre refrain ("I Can Talk", "Undercover Martyn"). Calibré pour la bande FM (en moyenne 3 minutes par titre), cet album est toutefois bercé par une richesse évidente et une envie sincère qui font parfois défaut à certains (The Drums ?). L'addiction fait rapidement surface après l'écoute d'une poignée de morceaux enjoués et accrocheurs.

A l'apparence facile, Tourist History n'en demeure pas moins agréable et durable. Ce premier album ne fait pas dans la musique jetable à la manière d'un rockin'boy's band monté sur mesure, mais développe des ambiances nuancées, avec en prime une paire évidentes de futurs singles ("I Can Talk", "This Is The Life", "Come Back Home"). Derrière une toile electro / rock / pop / cequevousvoulez, le cocktail des irlandais possède un doux parfum de jeunesse ensoleillée. Et fichtre, "I Can Talk" est quand même un sacré tube !

A écouter : I Can Talk - This Is The Life