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Jeudi 21 mars 2019

Angel Du$t (Punk rock avec du Turnstile, Trapped Under Ice, ...) a mis en images son titre Five

Vendredi 01 février 2019

Deuxième salve de noms pour le Ieperfest, qui aura lieu cette année du 5 au 7 juillet : CandyDie My DemonHangman, Hangman's ChairHigher PowerHold The CrownPijn, Poison IdeaRegulateSlow CrushTrail Of Lies et Turnstile.A noter que cette année le festival change de format : 40 groupes, 3 jours à partir du vendredi soir (6 groupes) et 2 scènes. Les places en early bird sont disponibles sur le site du fest.

Mercredi 16 janvier 2019

Podcast : YCKM, 18ème épisode pour YCKM et cette semaine deux chroniques sur Sulphur Aeon et Sinistro, un invité : Maxwell de 2Guys1TV (encore lui ! A la fois c'est un ancien de YCKM ET de Metalorgie), il en a profité pour faire une vidéo sur l'émission (à voir ici) pour son défi 15 jours de vidéos.
Et niveau programmation musicale on va retrouver du Greenleaf, Turnstile, Ho99o9, Samael, ...
Pour écouter ce podcast :
- En ligne
- En téléchargement le MP3
- iTunes
- Deezer
- Spotify
- Ou via flux RSS
Pour venir discuter de cet épisode direction Discord.

Jeudi 13 décembre 2018

Rolling Stone a dévoilé son top 20 metal, et c'est pas un ramassis de sorties mainstream pour une fois (on y retrouve du Daughters, Windhand, At The Gates, YOB, Sleep, Portal, Turnstile, ... la liste complète est ici.

Vendredi 30 novembre 2018

Du clip avec Turnstile et ses morceaux "Disco" et "Time + Space", du dernier album Time&Space paru cette année. 

Jeudi 29 novembre 2018

Hey comme chaque fin d'année on va vous bassiner pour que vous notiez vos albums écoutés en 2018 afin de faire le top lecteurs (l'un des articles les plus lu de l'année).
Donc si vous avez des coups de cœur, des "mouais", des "enlève ça tout de suite c'est dégueulasse" il est temps de venir poser une petite note !
Pour vous aider voilà quelques groupes ayant sortis des albums en 2018 : Hangman's Chair, Zeal And Ardor, Soulfly, Mass Hysteria, A Perfect Circle, No One Is Innocent, Deafheaven, Scars On Broadway, Powerwolf, Turnstile, Machine Head, Immortal, Ghost, Parkway Drive, Cult Leader, Daughters!, Ken Mode, Birds In Row, Khemmis, Hardcore Anal Hydrogen, Will Haven, Messa, PortalLofofora

Mardi 27 novembre 2018

Nous n'avons pas relayé toutes les offres du Black Friday / Cyber Monday / etc, mais celle-ci est fun : Roadrunner Records propose des packages contenant un vinyle aléatoire, un hoodie aléatoire, un t-shirt (tenez-vous bien) aléatoire, et une réduc' de 15% sur votre prochaine commande, le tout pour 39€, soit environ la moitié du prix habituel. Si vous aimez le risque (ou tout leur catalogue, incluant Slipknot, Dream Theater, Turnstile, Opeth, Type O Negative, Gojira, Down...), c'est par ici.

Vendredi 28 septembre 2018

Le set joué par Turnstile la semaine dernière au Bloodaxe Festival est à savourer par ici.

Dimanche 19 août 2018

Si vous êtes à Toronto courant octobre, plus précisément du 11 au 14, le Not Dead Yet festival a dévoilé son line-up : Sheer Mag, TurnstileAngel Dust,, TerrorCulture AbuseRadioactivity, ... Listing complet ici.

Vendredi 17 août 2018

Turnstile a mis en ligne un clip pour "Bomb / I don't wanna be blind", et cela se regarde par là.

Mardi 03 juillet 2018

Hellfest 2018 : On continue de relayer les galeries / photos et articles sur Hellfest. Si vous en publiez n'hésitez pas à nous prévenir (Twitter / Mail / ...)

Chez nous :

Vendredi : Report / Photos
Samedi : Report / Photos
Dimanche : Report / Photos



  

Ailleurs :
- Mr Crash publie environ une galerie par jour sur son Facebook.
- Des photos à voir aussi sur le Facebook de United Rock Nations.
- De jolies photos à voir sur le Facebook de Simon Grumeau.

Jeudi 28 juin 2018

Hellfest 2018 : On continue de relayer les galeries / photos et article sur Hellfest. Si vous en publiez n'hésitez pas à nous prévenir.

Déjà chez nous :

Vendredi : Report / Photos
Samedi : Report / Photos
Dimanche : Report / Photos

D'ailleurs on a oublié de vous présenter une petite série dans nos photos, on a demandé à des festivaliers qui avait cousu les patchs de leur veste. La série à voir ici.

  

Ailleurs :
Sortir A Paris a fait un report sur le festival Clissonais (car Clisson est au bord du périph' comme chacun le sait). 
Le Figaro a fait un article sur le Hellfest (et Hollywood Vampires) 
La Nouvelle République a fait un long article sur le festival. 

Dimanche 24 juin 2018

Photos : Nos photos du Hellfest pour la journée de samedi sont en ligne, par Florian, Chazo, Bacteries et Meo. On y retrouve Dalek, Modern Life Is War, Neurosis, Monolord ou encore Turnstile

Live Report : Hellfest - Jour 2
Et c’est parti pour un samedi qui fera la part belle au Neo Metal, au Hardcore et il y aura pas mal de lien avec le Hip-Hop (Dälek, Ho99o9Powerflo, Body Count, …). C'est une première d’avoir autant de représentants du genre à Clisson.

Pensées Nocturnes : Simple projet one-man band de Vaerohn à l'origine, c’est au printemps 2017 que Pensées Nocturnes se produit pour la première fois en concert en s’entourant d’une poignée de musiciens. Le groupe montre déjà un professionnalisme exemplaire, preuve d’une expérience de la scène grandissante. Enchaînant les utilisations d’instrument peu habitués à sonner sous la Temple comme l’accordéon, la trompette ou encore le trombone, la formation parisienne dégage une aura sur scène qui nous transporte dans ce monde cauchemardesque où l'on a hâte de s’enfoncer en espérant que le cauchemar dure aussi longtemps que possible.

Monolord : L’un des premiers concerts de la journée et première claque. Une entame de Valley idéale pour se réveiller convenablement. On reste comme à l’habitude des suédois, du riff, du riff, et encore du riff, gras et basé sur un assemblage minimaliste de notes, qui ravira une assemblée en phase de réveil. Les morceaux du dernier album, Rust, s’agglutinent et font leur office, aplatissant les têtes, écrasant les corps. Classique mais efficace, du feeling et de la lourdeur, tout ce qu’on attendait finalement.

Get The Shot : Les Québécois ont littéralement cramé la Warzone, bien aidés par les compos de Infinte Punishment, mais aussi de l’album précédent No Peace In Hell, de la matière gorgée de feeling pour satisfaire la ménagère hardcore de moins de 50 ans. Les messages politiques n’ont pas manqué, orientés en particulier sur la répression policière. Les titres de Get The Shot résonnent dans la Warzone et contentent une affluence étonnamment massive à midi. De quoi retourner une assemblée de coreux à travers une énergie positive.

Demilich : Demilich est l’exemple même de la formation culte qui n’a pas eu droit à la notoriété qu’elle mérite. En effet, les finlandais n’ont sorti qu’un seul et unique album. Je vous encourage, si ce n’est pas déjà fait, à vous plonger dans l’album Nespithe, qui aurait mérité que le groupe se retrouve aux côtés de formations comme Death, Gorguts ou encore Nile. Malgré un son légèrement en retrait, ce qui n’aide pas les festivaliers qui viennent découvrir le groupe sur scène aujourd’hui, les finlandais, très heureux de se produire enfin chez nous, font preuve d’une technicité exemplaire. Pour l’occasion le groupe a même réalisé un t-shirt spécial aux couleurs du drapeau français, fièrement arboré par le bassiste.

Misþyrming : Ce qui est incroyable chez les islandais c’est la virulence avec laquelle ils exécutent leurs morceaux sur scène. Tu sens que les gars ne sont pas là pour rigoler et qu’ils vivent vraiment leur Black Metal, bien plus que certains groupes dans le genre qui sont méchants dans leurs compos, mais dans l’attitude c’est tout autre. Tu ajoutes à ça un son exemplaire où l’on distingue les instruments, une voix de possédée et des leads de guitares fous (sur Söngur Heiftar notamment) et tu obtiens un concert de Black Metal les plus marquants au Hellfest de ces dernières années.

Knocked Loose : Seconde excursion vers la Warzone et seconde gifle, dans le domaine hardcore beatdown moderne, on peut difficilement faire mieux. Rythmique sur-lourde, dérision verbale et feeling outrancier, les jeunes gens de Knocked Loose n’ont déjà plus rien à prouver en direct. A l’image de leurs camarades de Code Orange, les gaziers sont en place et engrangent les points de vie à travers les titres de Laugh Tracks, sans complexe.

Psykup : C’est une immense foule qui déborde déjà de la Altar qui s’est donnée rendez-vous en ce début d’après-midi pour accueillir une de nos formations cultes bien de chez nous : les toulousains de Psykup. Le show aujourd’hui sera dans l’exacte continuité de la tournée de 2017 qui faisait suite à la sortie de Ctrl+Alt+Fuck, leur dernier album. Le seul véritable regret de ce concert vient de ce show entièrement calculé comme il l’était lors de la tournée qui les a amené à filmer leur concert à domicile pour une sortie DVD. Plus de spontanéité et de morceaux des anciens albums auraient été les bienvenus et le résultat n’en aurait été que plus impactant.

Re-Psykup (vu par un autre chroniqueur, qui n’avait pas vu la tournée précédente et n’était donc pas spoilé) : Après un court sample de Surfin’ USA en intro, les membres de Psykup arrivent en chemises à fleurs et en lunettes de soleil, en jetant des frisbees dans la foule. L’ambiance est posée, c’est parti pour quarante minutes d’Autruche-Metal débile, groovy, et précis dans son exécution. « On s’appelle Psykup, on vient de Tokyo ! » lâche le vocaliste, toujours dans l’esprit WTF du groupe. Leur titre Do It Yourself sera dédicacé au Hellfest qui s’est construit à partir de rien. On retiendra aussi les morceaux Cooler Than God ou Love Is Dead, qui marquent par la puissance de leur groove parfaitement retransmis sur scène. En parlant de scène, Psykup n’investit la Altar qu’avec un tout petit backdrop à l’effigie du récent Ctrl+Alt+Fuck, mais a aussi posé de part et d’autre de la batterie six panneaux lumineux qui s’allument pour former différents mots ou logos selon les titres, et qui en fin de set affichent une alternance "Merci! / Bisous!". Des fadas, ces toulousaings.

Oranssi Pazuzu : Cette année le Hellfest nous gâte pour ce qui est des perles underground et / ou old school sous la Temple et l’Altar. Oranssi Pazuzu était assurément un nom à ne pas rater pour qui aime l’ivresse musicale. Avec ses deux guitaristes et son clavier, le groupe débarque sur un premier titre un peu inquiétant question qualité sonore , ça vrombit dans tous les sens, mais il est carrément ardu de distinguer les notes aiguës. Problème réglé dès le deuxième morceau extrait du dernier méfait des Finlandais. Et là, c'est l'envol, le départ vers d'autres dimensions. Oranssi Pazuzu rayonne de puissance et distille ses mélodies étranges, Aux portes du Psyché. Lahja nous met sur les rails avec ses percussions tribales et cette guitare répétitive, un trip qui durera tout le reste du concert, consacré essentiellement à l’excellent dernier né Värähtelijä. Si les non-initiés et réfractaires pourront trouver des longueurs dans les riffs tournant en boucle, les nordiques préparent en fait le terrain pour des explosions incroyables. Le final se fera sur un Vasemman Käden Hierarkia dantesque, brillant par son tempo écrasant qui finit de sonner l’auditoire. Le retour au monde physique est douloureux, voir un autre concert immédiatement après n’est vraiment pas une idée séduisante, on préférera plutôt se ressasser encore quelques minutes les élucubrations fantastiques des scandinaves.

Heilung : Jean Michel Pagan était de sorti sous la Temple vers 17h avec les allemands d’Heilung puisque cette année il n’y avait pas Wardruna pour assumer sa passion pour les peaux de bêtes, le marquage au crayon noir et les cornes à boire. La scène est blindée, on ne peut rien voir à part des silhouettes de types habillés avec des peaux d’animaux morts et des bardages de bois qui servent de cache misère. Des borborygmes, des percussions tribales minimalistes… heureusement qu’on a eu plusieurs siècles d’évolution pour dépasser ce néant musical. Curieux que des mecs souhaitent s’y complaire. Lundi, tout ce beau monde pourra retourner au bureau se faire chier la nouille en réunion et aller faire ses courses au Leader Price du coin, mais le temps d’une petite heure Jean Michel Pagan aura voyagé quelque peu dans des contrées fantasmées, tout comme son patrimoine viking hérité de sa grand mère espagnole.

Modern Life Is War : Augmenté de deux récents nouveaux titres, Modern Life Is War s’est fait plaisir tout en les distribuant à un public malheureusement peu agglutiné devant la scène. Alors que Get The Shot avait rempli les lieux plus tôt dans la journée, on se retrouve un peu désolé de voir un groupe emblématique des 90’s se démener devant un public trop peu intéressé. Le groupe n’est certes pas très porté sur la promo, mais ça ne nous empêche pas de soutenir le bouzier, qui mérite amplement un relais. On tâchera d’en profiter, comme on l’a fait durant leur set.

Jonathan Davis : Jonathan Davis en solo sonne comme du vieux Korn, c’est à dire glauque et lugubre en restant accessible, mais en plus dépressif, en plus Pop et en plus chiant. C’est long et il ne se passe rien. On se rattrape avec l’originalité de la formation : en plus du vocaliste qui donne son nom à son groupe, sont présents sur scène un batteur (celui de Korn d’ailleurs), un guitariste, un claviériste, mais aussi un contrebassiste et un violoniste. Mais en dehors de ça, on ne retiendra pas grand chose d'intéressant ici.

Dälek : Si le Hip-Hop est un peu plus à l’honneur cette année notamment sur cette journée du Samedi, peu de monde s’est pressé pour voir Dälek sous la Valley. Quelle erreur, mais ceux qui connaissent ou venaient pour la découverte ne seront pas déçu. A l’occasion pour ce concert, c’est Mathieu Vandekerckhove d’Amenra qui est venu prêter main forte au duo à la guitare. Celui-ci se montrera assez discret, mais ajoutera tout de même une couche d’effets supplémentaire aux machines de Rek. 50 minutes de Hip-Hop lourd, froid, urbain et bruitiste porté par le flow colérique de MC Dälek. Le son n’est pas à leur avantage, mais on comprend la thématique : c’est noir et lancinant. Dälek pioche surtout dans son dernier et premier album avec trois titres d’Absence : Asylum, Ever Somber et le fantastique Culture For Dollars, mais aussi Echoes Of… d’Endangered Philosophies qui détruit tout sur son passage avec cette rythmique tellement méchante. On y trouvera également les morceau Weapons et Numb en conclusion. Un très bon set, mais on aurait aimé encore plus de basse et encore plus de lourdeur pour faire s'écrouler la Valley.

Pleymo : Les Pleymo attaquent leur set avec United Nowhere puis Ce Soir C’est Grand Soir, de vieux titres bourrins au chant rappé qui permettent au groupe de gagner l’attention de la foule amassée devant les Mainstages, a.k.a. les scènes "revival 2000" de ce samedi. Le groupe fera l’effort de continuer de glisser de nombreux titres bien vénères pour justifier leur présence, malgré quelques incursions vers leurs albums les plus récents. Ces quelques titres, plus mous, laissent indifférent les gens qui, comme moi, regardent de loin, mais l’ambiance dans le pit semble complètement survoltée tout le long de la prestation. Le chanteur remercie d’ailleurs le public et demande si "vous êtes là ?" entre chaque titre (c'est lourd), et provoque un gros Braveheart sur Tank Club. Pleymo finira par Blöhm!, un dernier extrait de leur premier album, datant déjà de 1997 (ça aussi, on nous le rappelle entre les morceaux, que Pleymo a eu une carrière : re-lourd), pour partir en beauté. L’air de rien, quand ils blablataient pas, ils ont tout péta.

Bullet For My Valentine : Même s’il y a encore une énorme masse de monde, la foule semble moins réactive pour Bullet For My Valentine que pour Pleymo. Il faut dire que leur look de poseurs prétentieux en mode coreux à casquette et la distance que les musiciens mettent avec le public (lunettes noires, pas vraiment de communication) n’ajoutent pas à leur capital sympathie. Contrairement aux autres groupes de notre adolescence qui jouent sur les Mainstages aujourd’hui, Bullet For My Valentine joue des titres récents et n’arrive pas à déclencher le petit quelque chose qu’on attend d’eux. Pour couronner le tout, le frontman est peu bavard et de longs blancs s’installent entre les morceaux. Parfois un nouveau titre finit par démarrer, d’autres fois le chanteur sort quelques phrases bateau avant de lancer la suite, mais dans tous les cas on sent un malaise. Heureusement, le groupe finira avec Tears Don’t Fall et Waking The Demon pour un fan-service minimal.

Terror : Que dire sur un show de Terror ? Le groupe était au taquet ? Le public aussi ? Sur les bords de la scène on retrouve les groupes de la journée (prêt à venir faire un feat, aider… si besoin). Scott Vogel harrangue la foule, répète en boucle que c’est bien d’être en vie, d’être libre… Et entre ses discours : ça joue à fond, évidemment. C’était bien, c’était Terror.

Body Count : Ouvrir son set sur une Mainstage par une reprise de Slayer quand on est un groupe de Rap / Metal, fallait y penser. Mais continuer par une seconde reprise (toujours de Slayer), puis du blabla, puis un solo de guitare noisy, puis du blabla... Au final, Body Count semble pêcher par excès de confiance et tombe dans la désinvolture. On dirait que le groupe est en répétition... Jusqu’à un certain point où le concert commence vraiment, avec les tubes Cop Killer et Talk Shit Get Shot qui sont joués en fin de set. Mais c'était trop tard pour véritablement s'enflammer.

Deftones : Il faut remonter en 2009 pour la dernière apparition de Deftones en terre clissonnaise, donc dire qu’aujourd’hui le groupe était attendu serait le plus gros euphémisme de la journée. L’hystérie s’empare de la foule à l’apparition des premiers membres du groupe et de Chino Moreno qui lance le concert sur Headup. L’effervescence est alors quasi-instantanée dans la fosse et ne redescendra pas de sitôt car les morceaux suivant ne sont autres que My Own Summer et Around The Fur. La setlist aura la particularité de regrouper les morceaux joués à la suite par album, ainsi après Around The Fur s’enchaîne White Pony puis Diamond Eyes. Malgré les conditions proposées par la Mainstage 1, Chino a cette particularité de créer une connexion avec son public en toutes circonstances, atteignant un pic d’émotion sur Knife Party et Change (In The House Of Flies). Le rappel au soleil couchant se fait sur un enchaînement tiré d’Adrenaline sur lequel Sen Dog de Cypress Hill, présent ce jour pour son nouveau groupe Powerflo, vient épauler Chino en arborant fièrement un t-shirt Hellfest Crew. Une seule envie à la sortie du set de Deftones, celle de vouloir les revoir au plus vite.

Limp Bizkit : Lors de leur dernier passage en 2015 le groupe avait fait un set plus que moyen en remplissant leur playlist de reprises (genre Limp Bizkit n’a pas de quoi balancer une heure de tubes). Cette fois ça débute plutôt bien, ça balance des tubes; mais très vite Fred Durst blablate pendant des plombes entres les titres, puis DJ Lethal nous balance des extraits de titres connus (du Slayer, du Pantera, du Nirvana, du Rage Against The Machine...). L'horreur absolue sera atteinte sur La Marseillaise pour une mabiance fête à la saucisse digne de ce nom. Voilà comment prolonger son set, de casser le rythme… Au final si on prend les titres joués c’était une bonne playlist (Rollin' (Air Raid Vehicle)Nookie, My Way, Take A Look Around...) mais avec des interludes relous au possible.

Watain : Tridents en flammes, foule agglutinée, les Suédois sont attendus de pied ferme par une Temple bien remplie et avide d’en découdre. Le rituel prend forme comme d’habitude, Erik Danielsson se la joue solennel et voilà le set lancé. Entre rythmiques hachées qui tabassent et tremolos mordants, Watain mène sa danse avec aisance et bénéficie d’un son très bien équilibré. Exit les bouchons d’oreilles, les notes dissonantes viennent s’échouer sur les brasiers incandescents tandis que la foule réagit avec ferveur. Placé en pleine nuit, le set est empreint d’un mysticisme renforcé par un light show très dynamique voire épileptique. Pour conclure sa mise en scène Danielsson incarne Lucifer en personne en transmettant la lumière au public, avant de retourner dans les ténèbres.

Cro-Mags : Allez, pour ce weekend en virée Crossover on demande les papas : Cro Mags. Version John Joseph évidemment (si vous avez suivi les batailles autour du groupe) et c’est une petite leçon d’histoire et de musique. Le groupe joue limite Thrash puis montre ses aspects plus Hardcore. Pas de grosse révélation ici, mais un concert sympa et énergique.

Nile : Les plus fins égyptologues du Hellfest se sont donnés rendez-vous à l'Altar pour une conférence fort intéressante présidée par Nile. Direction les catacombes des pyramides et la Douât avec le Brutal Death Technique des Américains sans passer par la case tourisme. Agrémenté de quelques samples de musiques d'ambiance histoire d’aérer et de faire humer le sable brûlant au public, le set ne fait pas défaut à la réputation de notre troupe d’historiens. Du Brutal Death Technique exécuté sans accroc, sans énorme prestation non plus. Globalement bon, le son laisse passer les lignes mélodiques qui se faufilent sans souci dans les esgourdes, respiration salutaire entre le matraquage compulsif de George Kollias et le riffing ininterrompu des guitaristes. Avec un Suffocation qui a tout retourné hier, Nile souffre fatalement de la comparaison, et on ne peut pas s’empêcher de noter des guitares trop rocailleuses qui méritaient un son plus plein.

Neurosis : Cette branlée. Ce son de fou furieux. On n’était pas prêts. Ce n’est pas la première fois que Neurosis vient au Hellfest ou qu’on a la chance de les voir sur d’autres festivals, mais là, les mecs ont poussé les potards à 11. Tout sonne parfaitement, de la batterie aux rythmiques tribales jusqu’aux guitares carnassières et au chant terrible de Steve Von Till et Scott Kelly. On sent le groupe très remonté de l’ouverture sur Given To The Rising jusqu’au final apocalyptique du monstrueux Through Silver In Blood. Un pliage de nuque en bonne et due forme et un immense signe de respect pour les américains qui sont encore et toujours largement un cran au dessus de toute la vague de groupes Post-machin.

Parkway Drive : Fulgurante ascension que celle de Parkway Drive qui en 2013 encore se produisait en milieu d’après-midi avec un simple backdrop comme décor. Aujourd’hui c’est bel et bien en tête d’affiche de la Mainstage 2 que les australiens se produisent. Pour l’occasion, le groupe nous dévoile un show de lumière, de pyrotechnie ainsi que d’autres artifices dignes des plus gros noms de cette affiche. Malheureusement, il faut plus qu’un show visuel captivant pour en venir à apprécier une heure de set majoritairement composé de morceaux des deux derniers albums du groupe. Et ce n'est clairement pas leurs meilleurs titres.

Dimmu Borgir : Dimmu Borgir qui clôt les concerts de la Altar, c’est l’assurance d’une surpopulation sous la tente en question pour une fin de soirée placée sous le signe de l’epicness. Après une conventionnelle ouverture avec les deux premiers titres du récent Eonian, les Norvégiens dégainent leurs tubes : The Chosen Legacy, Gateways, Dimmu Borgir... Les lumières rouges, la fumée, et le backdrop qui symbolise une façade d’église donnent une ambiance de messe noire au set. Les chœurs sont parfois un peu faiblards, mais la set-list est un tel best-of que l’efficacité est là. Mais la fatigue aussi, et de loin, le son est étouffé et la magie prend moins bien. Dimmu Borgir termine sa collection de tubes par des inévitables, Progenies Of The Great Apocalypse et Mourning Palace. Rien à redire sur la prestation, mais elle fut difficile à apprécier à cause de la foule et de l’épuisement.

Top 3 :
Méo : Orange Goblin, Get The Shot, Monolord
Bacteries : Deftones, Psykup, Neurosis
Skaldmax : Oranssi PazuzuMisþyrming, Deftones
Pentacle : Neurosis, Oranssi Pazuzu, Dälek
Florian : NeurosisTurnstile, Deftones
Chazo : Deftones, Ho99o9, Psykup
Tang : Neurosis, Knocked Loose, Dälek
Zbrlah : Deftones, Psykup, Enslaved
Nonohate : Neurosis, DeftonesMisþyrming

Mardi 17 avril 2018

Un live complet de Turnstile, datant de janvier, vient d'être mis en ligne.

Jeudi 05 avril 2018

Turnstile et Fury feront tournée commune en juin. Ils seront au Gibus le 24 juin (et Turnstile sera seul au Hellfest la veille).

Mardi 20 mars 2018

Chronique du dernier TurnstileTime&Space : "Le moins qu’on puisse dire, c’est que le groupe semble avoir pris un malin plaisir à montrer qu’il n’en avait rien à faire des conventions du milieu. Quitte à se faire honnir des puristes [...]"

Mercredi 28 février 2018

Turnstile vient de sortir son nouvel album, Time&Space, chez Raodrunner Records. Il est en stream intégral par ici.

Vendredi 09 février 2018

Le nouveau TurnstileTime&Space, sortira le 23 février chez Roadrunner. Le groupe américain en dévoile un nouvel extrait, I Don't Wanna Be Blind, par ici.

Samedi 13 janvier 2018

Turnstile est bientôt de retour ! Le groupe sortira Time&Space le 23 février prochain et offre déjà une vidéo pour Moon ici.

Lundi 18 décembre 2017

Des infos sur le nouveau Turnstile : Il sortira le 23 février chez Roadrunner et s'appellera Time&Space. Un premier extrait intitulé "Generator" est disponible dans la suite. La pochette et le tracklisting sont dispos ici

Vendredi 03 novembre 2017

Nouveau clip pour Turnstile avec "Real Thing" à voir dans la suite.

Mercredi 22 février 2017

Le Ieperfest, qui organisera cette année sa 25ème édition, aura lieu du 11 au 13 août prochain. Le festival a annoncé hier les 40 premiers groupes de son affiche : Anaal Nathrakh, Aversion Crown, Belgian Asociality, Billy Club Sandwich, Bonecrusher, Botanist, Burn, Crowbar, Death By Stereo, Defeater, 88 Fingers Louie, Endzweck, Fallujah, First Blood, Fit For An Autopsy, Get Dead, Havok, Impaled Nazarene, Jesus Piece, Lugubrum, The Lurking Fear, Macabre, Napalm Death, Nasty, No Omega, Revocation, Rykers, Sheer Terror, Slapshot, Svetlanas, Terror, Terzij De Horde, Thränenkind, Toxic Shoc, Turnstile, Venom Prison, Vision Of Disorder et Within The Ruins.
Mise en vente des places à partir du 28 février prochain.

Lundi 02 janvier 2017

Un peu de live pour ce premier lundi de l'année avec au menu Turnstile, Cro-Mags et Earthless. Et pour visionner tout ça, direction la suite

Lundi 07 novembre 2016

Chronique de Move Thru Me, le dernier EP en date de Turnstile : "Après deux EP et un album, tous trois de qualité indéniable, on pouvait s'attendre à ce que Turnstile n'en reste pas là. [...]"

Jeudi 29 septembre 2016

A votre avis, combien d'exemplaires de ces albums se sont vendus lors de leur sortie aux USA (en une semaine, du 16/09 au 23/09) :
Albums dont c'est la première semaine :
- Ghost - Popestar
- Touché Amoré - Stage Four
- Brujeria - Pocho Aztlan
- Turnstile - Move Thru Me
- Heaven Shall Burn - Wanderer 
Albums sortis avant :
Skillet - Unleashed
- Disturbed : Immortalized
- Ghost - Meliora
Devin Townsend Project - Transcendence
Of Mice&Men - Cold World 
- Five Finger Death Punch - Got Your Six
- Norma Jean - Polar Similar
Prophets of Rage - The Party’s Over 
- Metallica - Black Album
Réponse dans la suite (et si vous avez bien estimé : bravo à vous).

Vendredi 05 août 2016

Turnstile revient avec un EP tout frais nommé Move Thru Me, qui sortira le 16 septembre chez Pop Wig. L'artwork et la tracklist se découvrent sur la page du groupe, et vous pouvez d'ores et déjà écouter la Face A de l'EP par ici.   

Jeudi 21 juillet 2016

Live Report : Nous étions présents pour le concert de Turnstile, Backtrack et Danforth le 20 juin 2016 à Le Pub ADK. Le report se lit par ici.

Lundi 20 juin 2016

Fin de Hellfest, on passe en mode déprime post-festival, heureusement on a de jolies photos pour vous permettre de surmonter cela (merci à Chazo de nous avoir accompagné pour la partie photo sur cette édition 2016).

Photos du dimanche au Hellfest (pour les autres jours : SamediVendrediJeudi). Il manque encore quelques galeries qui devraient arriver vite comme Ghost, GojiraSlayer, ...).

Report :

Dernière journée de cette édition 2016, et aujourd’hui y’a du lourd et il va falloir soit courir soit faire des choix, entre Puscifer, Refused, Black Sabbath, Ghost, Gojira, Mgla, Kadavar, Heaven Shall Burn, …y’a de quoi becter!
Encore une fois cette journée semble moins “fun” que ce qu’on a pu connaître les années précédentes, météo ? climat actuel ? public modifié ? (mais pourquoi ?)
En tout cas le Hellfest a fait fort cette année encore, le site est de plus en plus dingue, l’orga continue d’optimiser le bonheur des festivaliers et c’est appréciable. On est certes un peu serré du coté des mainstages, et on se retrouve parfois très loin de la scène, mais c’est le jeu !

Voilà le résumé des concerts de la journée :

Les amplis des américains de Fallujah ont résonné aux alentours de 13 heures sous la Altar avec un son fidèle au groupe. Alternant les passages atmosphériques très mélodiques et les passages saccadés propres au Deathcore, le quintet offre un beau début de journée avec un set presque trop court pour embrasser pleinement le talent de la formation. Avec trois albums forts intéressants au compteur, Fallujah aurait peut-être mérité quelques minutes supplémentaires pour déballer son approche aérienne du Metal technique.

Direction la Warzone, aujourd'hui ensoleillée et prête à accueillir un groupe de Hardcore totalement convivial et fraternel répondant au nom de Turnstile. Blindé d'énergie, le combo balance du riff bon pour taper du pied et hocher frénétiquement la nuque. Et l'ambition ne va pas beaucoup plus loin, puisque Turnstile s'assure avant tout que son public passe un bon moment et s'éclate sur la demie-heure qui leur est allouée. Pari réussi car encore une fois la disposition de la scène joue en faveur des artistes : que l'on veuille pogoter au premier rang ou regarder depuis les gradins, le rendu sonore est excellent et permet de profiter quoi qu'il arrive de cette ambiance bon enfant et à la cool.  

La question était de savoir sur quel format allait se présenter le King Dude entre Folk ou version électrique. C’est en fait cette seconde option à laquelle nous aurons le droit, le musicien étant accompagné d’une bassiste, d’un second guitariste et d’un batteur pour une setlist très axée Post-Punk / Deathrock. On sent d’avantage les réminiscences de Fields Of The Nephilim que la scène Néo-Folk avec des morceaux froids et presque répétitifs. Parfois on pense à Wovenhand pour ses aspects mystiques et la prestation est aussi froide que captivante, à un niveau bien supérieur de Grave Pleasures l’an dernier.

The Vision Bleak c’est peut-être le seul groupe de Goth Metal du Hellfest. Les Allemands s’en tirent bien, menés par la voix grave de Schwadorf. Les titres sont variés, les mélodies se retiennent et ça tire parfois vaguement sur le Black Metal mélodique. Question ambiance, pas facile d’instaurer un climat d’horreur et de tristesse en plein après-midi, mais le groupe y parvient tout de même avec un feeling à la Tiamat qu’on apprécie. Dommage que le groupe ne fasse pas plus parler d’eux en France, car la musique proposée est de qualité.

Dans le genre des groupes qui portent très bien leur nom Power Trip est en bonne position, ambiance de feu à 15 h sur la Warzone, qui pour le coup portait elle aussi merveilleusement bien son blase. La guerre thrash crossover, musicalement et physiquement. Un circle pit d’enfer s’est formé rapidement devant la scène, son énorme, set hyper calibré, propre, limpide. L’une des prestations les plus puissantes de la journée, gorgée de feeling et de groove, idéal après Turnstile.

Enchaînement magique avec Unsane sous la Valley après Power Trip, section rythmique gargantuesque comme d’habitude avec les New-Yorkais, bien que leur set soit davantage “gras” que noise. Un show somme toute classique mais beaucoup trop habité pour ne pas succomber sous les scuds plus ou moins récents du trio. Groove destructeur et incontournable, sans doute l’un des meilleurs concerts de la scène, voir même du jour. On attend maintenant un nouvel album (depuis 2012 !) avec une terrible impatience.

La claque Gojira. Les Landais reviennent remontés comme jamais devant un public blindé et extrêmement motivé. Côté setlist, que du lourd : "Flying Whales", "The Heaviest Matter Of The Universe", "Wisdom Comes", "Backbone", "Vacuity", ainsi que trois nouveaux morceaux dévoilés dont "Silvera" et "Stranded" qui possèdent déjà leurs clips et sont accueillis très favorablement par le public. Le son est lourd, mais propre, Mario ne retient pas ses coups et les guitares cassent des dents. L’enthousiasme des musiciens est palpable, notamment sur le joyeux anniversaire pour Mario - qui a entre “25 et 35 ans” dixit Joe - repris en coeur par la foule. Vivement la nouvelle tournée sur Magma !

Après avoir du annuler leur venue il y a deux ans, la formation polonaise Mgla ne bénéficie pas d'un excellent créneau puisqu'ils jouent en même temps que les superstars du Metal francais Gojira. Pourtant les fans sont venus en nombre pour assister à leur concert et ils ne s’y sont pas trompés. Leur dernier album Exercises In Futility, à compter parmi les meilleurs du genre de ces dernières années, fût plutôt bien représenté dans une setlist qui fera le tour du parcours du groupe. Tout de cuir noir vêtus, visages voilés, sans un mot et avec peu de mouvement scénique, le quatuor délivre un concert bluffant de maîtrise de bout en bout. Le son de la temple est lui aussi exceptionnel car c’est tout simplement le meilleur qui me sera donné d'entendre de tout le week-end sur cette scène. De quoi me faire rapidement oublier que j’ai du m’abstenir d’aller voir Gojira.

À la sortie du show de Mgla, la Valley semble bien difficilement accessible mais est ce une surprise sachant le groupe qui va suivre? Sous une ovation instantanée, le trio allemand de Kadavar commence son concert sur les chapeaux de roue. Il faut dire que ce groupe à la notoriété exponentielle n'en est pas à son premier Hellfest. Malgré tout, il faudra attendre un ou deux morceaux avant d'avoir un son suffisamment bien équilibré entre les musiciens pour discerner le jeu du groupe. Un bon concert de Stoner sans plus en somme, comme Kadavar sait si bien en faire en enchaînant les tubes pour le plus grand plaisir de ce public qui déborde littéralement des limites de la Valley.

Le début de Blind Guardian n’étant pas particulièrement convaincant car trop de batterie et chant convenable mais sans plus, direction la Altar pour le Death Metal mélodique d’Insomnium. Le son est moyen, les six cordes sont noyées dans une basse - batterie également trop mise en avant. Du coup les Finlandais perdent en nuance, notamment en ambiance nostalgique typique de leur son, ce qu’ils gagnent en efficacité. Pas mal d’anciens titres sont joués telles que "Mortal Share" ou "Bereavement", ce qui est très appréciable avec une belle conclusion sur "The Day It All Came Down", épique à souhait. Insomnium, ça reste une valeur sûre du Death Metal mélodique à la finlandaise.

De passage sur la Mainstage 1, Slayer est comme à son habitude en phase avec le public, Paul Bostaph derrière les fûts assure les titres classiques ("Raining Blood", "Angel of Death", etc) comme les plus récents issus de Repentless. RAS, Tom Araya et les siens sont toujours au taquet malgré le poids des années, ça fait plaisir à voir, et à entendre, comme d’habitude finalement.

On croyait bien parti le concert d’Amon Amarth. Deux têtes de dragons crachant de la fumée encadrent la scène lorsque le groupe ouvre sur le très glorieux "The Pursuit Of Vikings", mais l’on se rend rapidement compte de l'entourloupe. La double pédale vient bouffer le reste des instruments de manière atroce au point de ne presque plus entendre les guitares, ni même la voix de Johan. Même en reculant au fond du site le problème reste constant, pénalisant les riffs des pourtant excellents "Death In Fire" ou "Runes To My Memory". "First Kill" sera par ailleurs le seul titre joué du dernier album récemment sorti, Jomsviking. Dans l’ensemble le concert est décevant ce qui est d’autant plus dommage que le groupe est content d’être là et n’est pas avare en headbang sur scène.

L’album fraîchement sorti de Katatonia est joliment mis en valeur d’entrée avec le titre "Takeover" qui place immédiatement le contexte mélo-metal propre aux Suédois, point de départ d’un collier de perles de tubes qui remontent jusqu’à la pierre angulaire discographique The Great Cold Distance. A ce moment précis l’Altar n’est que partiellement remplie mais les forces en présence s’agitent en chœur. Très bon moment qui aurait mérité plus de longueur pour en apprécier toute la substance.

Voir Empyrium au Hellfest a quelque chose d’assez unique. Reformé en 2010, le groupe est extrêmement rare en concert et n’a même jamais joué en France. Ajoutez à cela que Schwadorf et Allen B. Konstanz de The Vision Bleak épaulés du français Fursy Tessier (Les Discrets également en session live de TVB) réalisent leur deuxième concert de la journée et l’évènement prend des proportions assez folles. Leur mélange de Metal mélodique / Doom / Néo-Folk à ce quelque chose de captivant et propice au recueillement. On pense parfois à Agalloch à la fois dans la dimension musicale, mais aussi mystique, ce qui est un beau compliment. Une belle prestation.

L’expectative est de mise concernant Jane’s Addiction, encore un groupe “qui surfe sur son succès passé”, mais le résultat est fort plaisant, aussi classe et cool en terme de scénographie (deux performeuses en suspension dans les airs au-dessus des membres) que sur le choix des morceaux. D’accord, les penchants “hard FM” toujours présents peuvent  déstabiliser mais le rendu est excellent - comme souvent sous la Valley - et ça joue à mort. On ne s’attendait pas à une prestation flamboyante mais on a eu de quoi manger, avec du rab imprévu. Le plus important, Jane’s Addiction n’a pas vieilli, et c’est déjà bien. Y compris Dave Navarro, étrangement...
(NB : pour une autre partie de l'équipe ce concert était une purge, sauvé par quelques fulgurances des zicos et les performeuses qui font des suspensions pendant le concert se balançant au dessus du public)

Ghost et le Hellfest c’est une longue histoire d’amour que le groupe célébra durant cette édition par un concert spécial pour le public clissonnais. La nuit commence doucement à tomber sur la scène lorsque l’intro "Masked Ball", musique extraite du film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, résonne rapidement suivie par le titre "Spirit". On ne présente plus ce groupe dont l’aspect visuel en concert a beaucoup aidé à accroître leur notoriété. "Body And Blood" est l’occasion pour le maître de cérémonie Papa Emeritus d’appeler sur scène une vingtaine de nonnes prêtes à descendre dans la fosse, verres de whisky en main, communier avec le public. Changement de tenue de soirée pour Papa avant "Cirice" puis "He Is" dont le refrain a été repris en coeur par le public. Frissons garantis.
Cinq ans après le premier concert qu’il m’ai été donné de voir de Ghost, c’est fulgurant à quel point le groupe a su acquérir en notoriété et en assurance. "Monstrance Clock" vient sans surprise clôturer ce concert spécial où une vingtaine d’enfants sur scène rejoints par les nonnes pour scander les “Come together, together as one” avec un nouveau feu d’artifice en guise de final. Le show spécial Hellfest de Ghost a tenu ses promesses.

Nous avons la chance d’assister à un set un peu spécial d’Enslaved ce soir. Les Norvégiens ont décidés, comme pour le Roadburn en 2015, d’axer leur set sur des morceaux anciens tels que "The Crossing", "Return To Yggdrasil" ou "Convoys To Nothingness" ou "Fenris". On a rarement connu un Enslaved aussi agressif et haineux sur scène depuis des années mené par un Grutle Kjellson qui en a gros.Tout transpire le Vinking Black Metal des débuts, sans les (excellentes) tournures progressives actuelles et ça fait du bien. L’ingé son a fait au mieux pour sonoriser tout cela, même si on n’atteint pas les nuances des albums.

Sur la warzone les allemands de Heaven Shall Burn vont prendre d'assaut la scène, effets pyrotechniques, lancer de confettis, … on se croirait en mainstage. Sauf qu’on a droit à du gros deathcore qui tâche. Normalement tout pour me faire fuir mais au final nos amis teutons savent y faire, la warzone est réellement en guerre. Efficace!

Si l’on excepte Ozzy Ozbourne plus ou moins mort attaché à son micro telle une huître sur son rocher, le concert de Black Sabbath est de bonne qualité. Heureusement le chanteur est plus en forme qu’en 2014, Tony Iommi = toujours dieu tant son touché de guitare est incroyable et la présence de basse de Geezer toujours aussi groovy. Tommy Clufetos a nuancé son jeu et en fait moins des tonnes que par le passé. A partir de là, on résiste difficilement aux plus grand tubes du Metal comme "N.I.B", "Iron Man", "War Pigs" ou "Children Of The Grave" repris en coeur par la foule, jusque dans ses moindres lignes de guitare. Un bien beau concert, même si l’on se pose la question, de pourquoi Tony et Geezer apparaissent si peu sur les grands écrans?

S’il est une figure emblématique de la scène Rock/Metal que je n'espérerais plus voir en France c’est bien Maynard James Keenan. Son projet Puscifer, bien moins connu que Tool ou A Perfect Circle mais infiniment plus prolifique, est ainsi programmé suite à l’affaire Phil Anselmo qui conduit à l’annulation de Down cette année. Neuf longues années que Maynard ne nous avait pas gratifié de sa présence en France, c’est donc un concert particulier qui se profile sous la Valley ce dimanche soir.
Puscifer sur scène c’est avant tout une scénographie étonnante et un fil théâtral qui, part leur dernier album Money Shot sorti l’année dernière, tourne autour de la discipline du catch. Ainsi, quatre performeurs se baladeront sur scène tout au long du show, jouant avec Maynard et Carina Round. Une prestation captivante au son absolument parfait et une setlist variée. Espérons que ce passage présagera la venue futur de Tool au Hellfest, enfin. 

Quatre ans après leur dernière venue à Clisson, Refused est programmé cette année en clôture du festival, sur une Warzone pleine de viande saoûle, néanmoins alerte sur les morceaux phares des Suédois : "Rather Be Dead", "The Deadly Rhythm" qui a eu droit à une coupure/reprise de "Raining Blood" (de qui ?), "Refused Are Fucking Dead", et bien évidemment "New Noise" pour finir qui fera exploser un auditoire qui semblait attendre que ça. Les morceaux de Freedom ("Elektra" en ouverture, "Dawkins Christ"…) leur dernier album controversé, passent très correctement en direct, et se fondent dans une setlist bien rodée.  Une chose est sûre, Refused est toujours aussi fabuleux sur scène, comme doté d’une fougue éternelle, moins évidente sur album, mais il paraît qu’un nouveau bébé est en chemin...


A voir aussi : Vendredi et Samedi

Top 3 du dimanche :
Bacteries : Refused, Puscifer, No One Is Innocent
Chazo : Refused, Puscifer, Ghost
Nonohate : Puscifer, Refused, Mgla
Pentacle : Refused, Gojira, King Dude
Tang : Power Trip, Unsane, Refused

Concert du Jour :
- Turnstile, Danforth et Backtrack mettront le feu ce soir à Le Pub ADK (Paris). Vous pouvez retrouver toutes les infos sur l'event FB, le site de la salle et prendre vos places par ici.
ConvergeHarm's Way et Gold jouent ce soir à l'Epicerie Moderne de Lyon. Les places sont en vente sur Digitick. Plus d'infos sur l'event FB.

Samedi 04 juin 2016

Concours : Turnstile et Backtrack mettront le feu le lundi 20 juin à Le Pub ADK. Vous pouvez retrouver toutes les infos sur l'event FB, le site de la salle et prendre vos places par ici. Si vous voulez tenter votre chance, sachez que la salle s'associe à Metalorgie pourmettre en jeu 2 places !

Samedi 21 mai 2016

Le concert de Turnstile du 29 avril dernier à Philadelphia se regarde par là.

Vendredi 13 mai 2016

Turnstile nous offre une vidéo d'animation bien barrée pour Addicted, extrait de l'album Nonstop Feeling. A voir dans la suite.

Jeudi 31 mars 2016

Le photographe ImmortalizR va exposer ses clichés live chez Dr Martens (FB, 12 rue Pierre Lescot Paris 1er) du 14 avril au 14 mai. Il a notamment photographié : Comeback Kid, Biohazard, Weedeater, Nails, Karma To Burn, Danko Jones, NOFX, Turnstile, Buzzcocks Trash Talk, Anti-Flag, Kvelertak, Atari Teenage Riot,...

Mercredi 23 mars 2016

Turnstile et Backtrack joueront au Pub ADK (Paris) le 20 juin. Event FB.

Mardi 08 mars 2016

Angel Du$t (avec des membres de Trapped Under Ice et Turnstile) sortira son prochain album, Rock The Fuck On Forever, très prochainement. Pas plus d'informations pour l'instant mais un extrait, "Stay", s'écoute par

Lundi 25 janvier 2016

Le concert de Turnstile au This Is Hardcore Fest 2015 se regarde chez hate5six.com.

Mardi 29 décembre 2015

Nouveau top de cette fin d'année, celui de Le Dictionnaire de l'Emo. Vous pourrez y retrouver des disques chroniqués chez nous comme Turnstile, Raein, Birds in Row, ... ou d'autres tels Youth FuneralTile Fight, ... 

Samedi 28 novembre 2015

Concert du Jour :
Tio Manuel et The Jones (Rock) seront en concert ce soir à La Java (105 rue du Faubourg du Temple 75010 Paris) ce soir. Vous pouvez retrouver les infos sur l'event FB, le FB de la salle et acheter votre place par là
Turnstile sera en concert avec Forced Order à La Mécanique Ondulatoire (Paris). Les préventes (12,50 euros) sont disponibles par ici et vous retrouverez tous les infos sur l'event Facebook.

Jeudi 12 novembre 2015

Turnstile sera en concert avec Forced Order à Paris le 28 novembre à La Mécanique Ondulatoire. Les préventes (12,50 euros) sont disponibles par ici et vous retrouverez tous les infos sur l'event Facebook

Vendredi 30 octobre 2015

Le Hellfest 2016 dévoile une partie de son affiche (et remet des places en ventes), voilà les noms confirmés :
Mainstages : Rammstein, Black Sabbath, Korn, MegadethGhost, SlayerBring Me The Horizon, The Offspring, VolbeatDropkick Murphys, Bullet For My Valentine, Disturbed, Gojira, Within TemptationKing Diamond (pour jouer Abigail en intégralité), Twisted SisterForeigner, Anthrax, Amon Amarth, Blind Guardian, Sixx AM, Joe SatrianiGlenn HuggesHatebreed, Turbonegro, Mass HysteriaHalestormLe Bal Des Enragés, Audrey Horne, Orphaned Land, Delain, DragonforceTremonti (le groupe du guitariste de Creed / Alter Bridge), ShinedownNo One Is InnocentThe Amity Affliction, August Burns RedBury Tomorrow, Thy Art Is MurderThe ShrineArthemisNightmare
Tentes extrêmes : Testament, Overkill, Napalm Death, Deicide, Abbath, Dark Funeral, Sacred Reich, VoïvodTerrorizerEntombed A.D, Paradise Lost (pour jouer Draconian Times en intégralité), Katatonia, Korpiklaani, Primordial, Moonsorrow, EnslavedEmpyrium, Inquisition, Marduk, Taake, KampfarVader, AsphyxAgoraphobic Nosebleed, InsomniumEntrailsFallujahThe Skull, Heidevolk, Archgoat, Cattle Decapitation, Grand Magus, Havok, Fleshgod Apocalypse, Cruachan, SadistEntrails, SolefaldDark Fortress, MyrkurBehexenThe Vision BleakDust BoltWitchesSkälmoldStille Volk, OtargosHegemonMoonreich
Hardcore&Stoner : Refused, ConvergeSick Of It All, Down, The MelvinsRival SonsFu ManchuHermano, Goatsnake, Kadavar, Kylesa, Kvelertak, Walls Of Jericho, Heaven Shall Burn, Caliban, Architects, Vision Of Disorder, DischargeStrife, TurnstileUK SubsThe Toy DollsLes Sales Majestes, Power Trip, Victims, Ratos De PoraoSaviours, TorcheJambinaiHarm's Way, Earth, Windhand, Mantar, With The Dead, King Dude, MonolordCrobot, All Pigs Must DieWo FatValkyrieStoned Jesus, Hangman's Chair, DopethroneAlea Jacta EstBacktrackWinterCowardsDirty FonzyLecherous GazeStoneBirds.
Il manque donc encore des noms (et une tête d'affiche), en tout cas les places restantes devraient avoir disparues très vite!
Le festival aura lieu du 17 au 19 juin à Clisson.

Mardi 28 avril 2015

Ce week-end (jeudi, vendredi et samedi) aura lieu la 1ère édition de l'Unity Hardcore Fest à Vallet (44). Au programme, une quarantaine de groupes dont Like Pigs On EmbersStinky Bollocks, TurnstileWolfpack, ArkangelEat Me Fresh, Born From Pain, Knuckledust, Iron Reagan... Pass à la journée , , et  et pass trois jours ici. Affiche à découvrir et toutes les infos sur Facebook.

Samedi 18 avril 2015

Direwolves (Throatruiner Records) seront en tournée dès la fin de semaine. Ils seront notamment à Stuttgart avec Landscapes, à Paris avec Turnstile et No Turning Back, à Nantes avec Birds in Row et à Montaigu avec Defeater. Toutes les infos içi.

Mardi 14 avril 2015

Direwolves sera sur les routes en avril, mai et juin. Voici les dates annoncées pour le moment :
17/04 Le Havre @ Le Mac Daid's w/ Wank For PeaceDeepthroats
18/04 Saint Dizier @ Le Nostalgian w/ SurpriseBoris Viande
21/04 Liberec (Suisse) @ Klub w/ KonfrontVoodoo Healers
25/04 Troyes @ Le QG w/ Stinky Bollocks
26/04 Paris La Mécanique Ondulatoire w/ Turnstile, No Turning BackHightower
15/05 Strasbourg @ Le Molodoï – Throatruiner Fest (Birds In Row, Daggers...)
16/05 Genève (Suisse) @ L'Usine - Throatruiner Fest (Birds In Row, Daggers...)
17/05 Nantes @ Le Ferrailleur w/ Birds In RowHarm Done
18/06 Montaigu @ Zinor w/ Defeater

Jeudi 05 février 2015

Chronique TurnstileNonstop Feeling : "2015, an quatre de la domination programmée du monde par Turnstile : Nonstop Feeling débarque sur les platines précédé, déjà, par sa réputation d'être le disque qui va briser les reins du Hardcore 90's avec vingt-cinq ans de décalage. [...]"
C'est tout chaud et ça vient de sortir le 13 janvier chez Reaper Records.

Dimanche 18 janvier 2015

En concert aujourd'hui :

Le Persistence Tour 2015 s'arrête ce soir au Cabaret Sauvage (Paris), avec à l'affiche Sick Of It AllWalls Of JerichoIgniteRykersTurnstileAll For NothingBroken Teeth. Les places sont en vente chez WeezeventTicketmasterDigitick et Fnac Spectacles. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.

Bon concert !

Dimanche 11 janvier 2015

Turnstile sort son nouvel album, Nonstop Feeling le 13 janvier chez Reaper Records. Il se découvre en intégralité par ici.

Lundi 05 janvier 2015

ConcoursLe Persistence Tour 2015 fera halte au Cabaret Sauvage (Paris) le 18 janvier 2015, avec à l'affiche Sick Of It AllWalls Of JerichoIgniteRykersTurnstileAll For NothingBroken Teeth.

Les places sont en vente chez WeezeventTicketmasterDigitick et Fnac Spectacles. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.

À cette occasion, Cartel Concerts et À Jeter Prom s'associent pour vous faire gagner 2 x 1 place pour assister à ce concert. Pour participer, rendez vous sur cette page et suivez les instructions. Bonne chance !

Samedi 20 décembre 2014

Praise, groupe de punk hardcore de Baltimore signé sur REACT! records avec des membres de Champion, Turnstile et Mindset, seront en tournée européenne en Janvier. Ils s'arrêteront notamment à Marseille le 05/01, Nantes le 07/01 et Paris le 08/01.

Lundi 15 décembre 2014

Turnstile propose un nouveau titre, "Can't Deny It", pour préparer l'arriver de son premier LP, Nonstop Feeling, le 13 janvier.