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Biographie

Tripod

Formé en 1994 Tripod sortira son premier album que en 2001, beaucoup de concerts, des morceaux travaillés depuis des années, ce premier album (Lèche) fait rentrer immédiatement Tripod dans les « grands » du néo (alors en pleine essor avec des groupes comme Watcha, Pleymo). Membre du collectif Coriace (où l’on retrouve à l’époque des groupes comme Ed Mushi, Eths, Babylon Pression) le groupe se taille une belle réputation scénique ; en 2003 les marseillais revienent avec Data Error, changement de style et aseptisation feront de cet album un fiasco artistique, certains membre, très vite remplacé, quittent même l'aventure. Deux ans plus tard Tripod revient sur le devant de la scène avec Déviances, retour aux sources sans concession c’est avec soulagement que l’on entend de nouveau un Tripod énergique et énervé, enfin un groupe qui n’aura pas répondu aux sirènes du dieu dollar.

13 / 20
14 commentaires (15.21/20).
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Deviances ( 2005 )

Le troisième Tripod n’était pas franchement un album qui me mettait en émoi, le ratage total de Data Error m’avait fait rayer Tripod des groupes susceptibles de pondre un album digne de ce nom, c’est avec soulagement que je peux annoncer que je me suis trompé.
Dès les premières notes de Déviances on sent que le groupe a pris un virage à 180° pour revenir sur un métal bien plus brutal, même bien plus que ce qu’il nous avait pondu avec Lèche ; les marseillais ne font donc pas dans la dentelle avec cet album. On s’éloigne même du néo métal pour une musique hybride, incorporant des passages typés néo (comme sur Pesant Et Lourd) avec des influences power métal (un riff de Jôdo semble sorti d’un album de Pantera) voir hardcore. Et ici pas de hardcore entrecoupé de passages mielleux, genre très en vogue en ce moment, mais quelque chose de vif et aucune (sauf erreur) voix claire (les chœurs ignobles de Data Error ne sont heureusement plus là).
Tripod ne fait pas non plus du Madball, mais le groupe a su, avec Deviances, redorer son blason avec ce mélange de néo groovy et d’un métal brut, voix hurlée en continu. La marque Tripod est toujours là, dans ces riffs tourbillonnant et groovy à souhait, mais tout ce qui faisait de Data Error un album insipide a disparu. Les morceaux sont travaillés, à l’image de L’effet de l’acier avec son intro à la guitare sèche, ses voix écorchées se répondant toujours au taquet, ce petit passage façon néo et ses changements de rythmes.
Alors certes ce que fait Tripod avait Déviances n’est pas nouveau (mais certains titres tirent leur épingle du jeu, comme Madonne ou Le remède), ce métal au taquet tout le long des morceaux (et finalement assez linéaire) en rebutera même certains, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le groupe à su faire marche arrière et réaliser un album bien plus intéressant.
Donc pour ceux que Data Error avait dégoûté totalement, une écoute de cet album est fortement recommandée ; un retour inespéré que l’on espère voir suivi par d’autres groupes (qui a parlé de Mass Hysteria, Watcha, Pleymo ?).

A écouter : Leffet de lacier, Le remde, Madonne
7 / 20
19 commentaires (10.63/20).
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Data Error ( 2003 )

On l’attendait depuis un moment, Lèche avait amorcé la machine Tripod qui a sillonné les routes depuis sa sortie avec un set tout en puissance, un titre inédit : Bozzo, paru sur des nombreuses compilation, on ne pouvait qu’être impatient d’écouter Data Error, mais autant le dire de suite on va vite déchanter…
On va commencer par ce qui va, le packaging tout d’abord, le digipack bien sympathique, vision d’un monde industriel qui semble être tout simplement Fos Sur Mer. Mais après ce bon point visuel on va avoir du mal à en trouver du coté de l’audio.
Sur les 13 titres de ce Data Error Tripod accumule les clichés néo de ces dernières années : grosse voix entrecoupé de chœur aerien, riff lourd, refrains martelés à outrance, paroles simpliste (même si avec cet album les paroles se tourne vers une orientation plus engagé qui casse un peu avec l’image humoristique de Lèche).
Certes le groupe a progressé, tente beaucoup plus de choses mais sans réel succès. Certains morceaux qui pourtant étaient bien parti sont vite coulés par des chœurs lassant (présent sur tous les titres !) et mal venu, la guitare semble provenir du Medecine Cake de Pleymo, le son sonne comme le Mutant de Watcha (on retrouve Pendule et Fred à la prod d’ailleurs). Ce changement de son est d’ailleurs pour beaucoup dans le flop de cet album, Lèche avait un son bien particulier qui permettait de reconnaître une compo de 3po2 dés les premiers accords mais là difficile de différencier dés les premières notes Tripod de Watcha, Enhancer ou Pleymo.
Et que dire de A Demain, morceau calme, là n’est pas le problème l’effort est tout à fait louable mais au vu du résultat on se dit que le groupe aurait mieux fait de s’abstenir tant ce morceau sonne comme une affiche 2x4 pour un produit ménager.
On a l’étrange impression d’entendre sur ce second album un Tripod bridé qui a voulu plaire en oubliant le principal : se faire plaisir avant tout. Il n’est est peut-être rien mais c’est ce qui ressort de l’écoute de Data Error qui sans jeux de mot foireux sonne bien comme une erreur de la part des 4 de Tripod.
Il est normal qu’un groupe cherche à évoluer, dans une direction plus brutale, plus calme mais là le changement n’a pas eut l’effet escompté (en tout cas pour moi) ; nul doute que certains vont aimer mais les fans du 1er album risquent d’être déçu. Au mieux ils se rabattront sur Force, Paradis malgré leurs manques de diversité.
Vous l’aurez compris, cet album ne figureras pas à mon top ten de l’année 2003, mais il sera dans celui des grosses grosses déceptions de cette année, et c’est vraiment à contre cœur que je termine cette chronique sans avoir pu trouver de quoi se mettre sous l’oreille avec ce Data Error. Mais je l’espère Tripod saura tirer tout le potentiel de ses morceaux en live comme le groupe sait si bien le faire.

A écouter : Force - Paradis - Tellement de choses
14 / 20
8 commentaires (15.25/20).
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Lèche ( 2001 )

Déroutant au début car nos oreille habitué aux sonorités américaines ont un peu de mal à se faire à ses guitares beaucoup plus tranchantes et une batterie moins lourde. Mais apres quelque écoutes ça passe, et même tres bien!

Rythmes lancinants qui nous impregne le cortex et nous pousse à bouger stupidement la tête. Tripod nous hypnose, un chant hurlé d'un bourrinisme rare et des passages plus posés mais pas vraiment rapés ni vraiment chantés. Tripod ne se prend pas la tête avec des paroles qui certes sont critiques mais qui se font souvent humoristiques (Pamela Booster). A noter la présence de deux remixs plutôt reussie pour une fois.

Même si un peut surpris par le son beaucoup moins lourd que ce que l'on a l'habitude d'entendre en ce moment, et un chant tres métal alors que nous sommes plus habitués à un chant rappé et fluide. Tripod est un antagonisme, son moins lourd mais chant bourrin, humour là où ne l'attendais pas, et pour faire du métal à Marseille faut en vouloir, alors achetez leurs albums! Même avec peu de moyen Tripod nous offre là un bon cd a se caler derriére les oreilles, même si il n'y a pas vraiment de piste qui ressort à l'écoute de cette album le tout est tres comestible, attention à l'indigestion! En plus pour une fois parlant du packaging vraiment superbe ici, et c'est souvent le cas pour ces petits groupes qui essayent de survivre dans le boycotte actuel de la musique.

A écouter : Les rois et les rats - Tension
Tripod

Style : Neo metal
Tags :
Origine : France
Site Officiel : 3po2.com
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