Jeudi 20 février 2020

Tool a joué pour la première fois 7empest en live, évidemment cela a été capté.

Mardi 28 janvier 2020

Le 8 février à Nantes (Cinéma  Le Beaulieu) aura lieu une projection gratuite de The Holy Gift, un documentaire qui, au travers de la musique de Tool, questionne plus largement notre rapport collectif à la musique à travers le prisme de la philosophie ou des mathématiques. La participation se fait sur inscription, et l'event FB est ici

Mercredi 15 janvier 2020

Voici l'album Rock le plus vendu aux Etats-Unis en 2019. Plus d'infos

Jeudi 02 janvier 2020

Pour 2020 on vous souhaite plein de belles découvertes musicales !
Pour Metalorgie ça devrait être une année plein de nouveautés, on vous dévoile la première dans quelques semaines.
En attendant : on attends vos notes sur les albums sorties en 2019 pour faire le top lecteurs ! Cette année on a eut des sorties de Tool, Frail Body, Knocked Loose, Cult Of Luna, Hypno5e, Big Brave, Torche, Numenorean, Slipknot, Mgla, Bad ReligionMisþyrming, Norma Jean, Cranial, Verdun, Killswitch Engage, Sacred Reich, Step In Fluid, Chelsea WolfeAirbourne, Lysistrata, Lingua Ignota, The Great Old Ones, Mayhem, Defeater, Arabrot, Zaum, Devin Townsend, Cave In, Kadavar, Heilung, Baroness, Blut Aus Nord, Blood Incantation, Sordide, In Flames, Opeth, Klone, Jinjer, Mantra, The Lumberjack Feedback, ... et beaucoup n'ont pas encore assez de notes pour apparaître dans le top lecteurs ! A vos souris.

Jeudi 05 décembre 2019

Si vous regardez la série Silicon Valley (on vous la recommande si c'est pas le cas) : le personnage de Russ Hanneman (un milliardaire) est fan de neo metal dans la série, il y créé même un festival, et vous pouvez retrouver une playlist de ce festival fictif ici (avec du Puddle Of MudCrazy Town, System Of A Down, Limp BizkitKid Rock, Tool, ...).

Jeudi 28 novembre 2019

Byzance (Prog instrumental de Lille, à la BTBAMToska, Tool...) a lancé un financement participatif pour sortir leur futur album.

Jeudi 21 novembre 2019

Les Grammy Awards ont annoncés leur nominés pour la cérémonie qui aura lieu le 26 janvier prochain :
Meilleur titre metal :
- Candlemass et Tony Iommi pour Astorolus – The Great Octopus
- Death Angel - Humanicide
I Prevail - Bow Down
- Killswitch Engage – Unleashed
- Tool – 7empest
Meilleur album de rock :
- Bring Me The Horizon – amo
Cage The Elephant – Social Cues
- The Cranberries – In The End
I Prevail – Trauma
Rival Sons – Feral Roots
Humm ...

Jeudi 14 novembre 2019

Le 13 décembre Tool va sortir une nouvelle édition physique de Fear Inoculum, celle ci sera une version "Expanded Book Edition", et vous pouvez la précommander (pour ~45€) ici.

Lundi 30 septembre 2019

Dossier de Metalorgie #22 Septembre 2019 : Versus - Nos avis sur le dernier Tool. La bande à Maynard comptant pas mal de fans à la rédac’ de Metalorgie (et aussi parmi vous, lecteurs), ce dossier est l’occasion pour chacun d’exprimer un avis après un bon mois d’écoutes, de désillusions ou de bonnes surprises.On attend bien sûr vos avis en commentaires, et n'oubliez pas d'aller mettre une note, qui comptera pour le top de fin d'année. 

Vendredi 20 septembre 2019

Chronique et nouvel Album du Moment avec Cult Of LunaA Dawn To Fear : "Pendant que tout le monde se touche sur le dernier et bien trop attendu album de Tool, dans le petit monde des musiques dites "Post", l’un de ses plus fervents fer de lance, est également sur le retour, six ans après son dernier "vrai" album, Vertikal et trois ans après la collaboration avec Julie ChristmasMariner. [...]"
L'album sort aujourd'hui chez Metal Blade Records et s'écoute en intégralité dans la suite.

Mercredi 04 septembre 2019

Le nouveau Tool fait des émules : l'album a été diffusé lors du Burning Man (festival artistique dans le désert du Nevada) en présence d'Alex Grey, l'artiste géniteurs des dernières pochettes du groupe. 

Vendredi 30 août 2019

Les quolibets vont pouvoir cesser pour les fans de ToolFear Inoculum sort aujourd'hui (bon, les quolibets cesseront vraiment quand il sortira en édition à moins de 80€).
N'ayant pas été invité à l'écouter avant sa sortie nous devrons le digérer comme vous avant une chronique, mais vous pouvez déjà laisser vos avis ici.

Un unboxing du nouveau ToolFear Inoculum, est visible dans la suite. Cela vous donnera une idée de l'objet avant d'investir.

Jeudi 29 août 2019

Demain on fera notre seconde date de la saison 2019-2020 (oui déjà !) avec Fiend (qui vient de faire une tournée invitée par Tool, et dans lequel on retrouve un ex Senser et un ex Ministry) et Ddent (que vous avez pu voir au Hellfest cette année par exemple), ça se passera à Nantes à La Scène Michelet, 8€ en prévente (ici) ou 10€ sur place.

Un pare soleil Tool ? Et si ça existe (aucune idée si c'est officiel, ça se trouve ici).

Lundi 19 août 2019

Ils l'ont dit cette semaine :
- Max Cavalera l'a déclaré, il n'a aucun plan de retraite prévu et veut jouer pour toujours. 
- Alors que Metallica a repris "The Usurper" de Celtic Frost, Tom Fischer a déclaré que les musiciens "l'ont massacrée et que c'était humiliant". Pas sûr qu'on puisse les voir collaborer d'ici peu ...
- Danny Carey a indiqué n'avoir aucun problème avec le fait que Justin Bieber soit un fan de Tool.
- Du côté de Vision Of Atlantis, Clementine Delaunay veut redéfinir les limites du Metal Symphonique.

Jeudi 15 août 2019

Voilà la tracklist du prochain Tool :
1. Fear Inoculum
2. Pneuma
3. Invincible
4. Descending
5. Culling Voices
6. Chocolate Chip Trip
7. 7empest
Ça c'est la version CD, la version numérique sera aura 3 interludes supplémentaires (que vous pourrez télécharger via un code avec le CD, mais qui écoute juste les interludes à part ?).
Sortie pour le 30 août.

Jeudi 08 août 2019

13 ans après 10,000 Days, Tool vient enfin de mettre en ligne un extrait de son prochain album, Fear Inoculum, qui sortira le 30 août prochain. On vous laisse nous dire si l'attente valait le coup.
Les précommandes sont également disponibles à cette adresse (et on vous conseille de regarder sur les différents sites du marchand en ligne, il y a de gros écarts de prix...)

Si vous parlez anglais, vous pouvez lire ici le témoignage étonnant d'un fan inconditionnel de Tool qui explique pourquoi le groupe ne devrait pas sortir son nouvel album, Fear Inoculum, prévu le 30 août.

Vendredi 02 août 2019

Rappel important : c'est aujourd'hui que la discographie de Tool arrive sur les principales plateformes de streaming.

Mercredi 31 juillet 2019

Le prochain Tool se nommera Fear Inoculum.

Mercredi 24 juillet 2019

The Versace Experience - Prelude 2 Gold de Prince serait la cassette la plus chère de l'Histoire selon un rapport publié par Discogs. L'objet (une version promo, d'où sa rareté) a été cédé pour la bagatelle de 4100 dollars. Pour retrouver la suite du classement, c'est ici. On y voit du Throbbing Gristle, The Offspring, Tool, etc...

Vendredi 12 juillet 2019

Interview vidéo : Metal Progressif et Danse de l'Esprit. On a rencontré les musiciens de Mantra au Hellfest, l'occasion de parler de leur actu mais aussi du danseur qui hante leurs concerts depuis peu, de leur contribution à notre faux teaser de Tool, de leur prochain album concept... Tout ça se regarde par ici. Bon visionnage !

Mardi 25 juin 2019

Ca y est, vous êtes tous rentrés du Hellfest et à peu près reposés ?

Vous allez pouvoir vous plonger dans nos galeries photos ainsi que dans nos comptes rendus de ces 4 jours de Knotfest / Hellfest.
Evidemment, chaque galerie est accompagnée des photos d'ambiances, des festivaliers, des décors, ...

- Knotfest : Live Report - Photos (Sabaton, Sick Of It All, Ministry, Amon Amarth, Behemoth, ...)

  

- Vendredi : Live Report - Photos (Gojira, Dropkick Murphys, Dream Theater, Mass Hysteria, Ultra Vomit, ...)

  

- Samedi : Live Report - Photos (Kiss, Def Leppard, Eagles Of Death Metal, Envy, Mad Sin, ZZ Top,  ...)

  

- Dimanche : Live Report - Photos (Tool, Slayer, Anthrax, Lamb Of God, Brutus, Clutch, Emperor, )

  

Les reports ont été faits à chaud le soir après les concerts, les photos traitées également dans la nuit. Merci du coup à tous les photographes / chroniqueurs pour le travail, et même à notre homme de l'ombre qui s'est occupé de publier tout ça ici même.
Et merci à tous les lecteurs croisés sur le festival !

Pour retrouver le travail des photographes : Julien Chazo (Insta), Florian Denis (Insta), Méo (Insta)

On vous relayera les reports et photos des confrères dans les jours à venir.

Lundi 24 juin 2019

Dernier jour du Hellfest avec une bonne nuit de sommeil ! Nous vous proposons de découvrir toutes les photos du 3ème jour par ici.

En complément, petit résumé de la conférence de presse du Hellfest d'hier :
- Le Hellfest est toujours une association (avec un budget de 27 million, soit le plus gros de France)
- 37000 personnes étaient présentes au Knotfest, contre 180 000 en cumulé au Hellfest
- Le Knotfest était un événement unique, pas de suite prévue
- Vu la demande, le Hellfest pourrait accueillir 2 fois plus de monde, mais ce n’est pas la volonté de l’association
- Le rôle du Hellfest, d’après Ben Barbaud, est aujourd’hui de devenir une aide pour les groupes à être les têtes d’affiche de demain, comme Gojira ou Architects. L’orga précise que cela fait partie des têtes d’affiche dont on aura besoin dans 20 ans.
- Concernant Manowar : l’orga assure avoir tout fait pour les faire venir. Un procédure est prévue, longue, mais pas d’infos divulguées (« langue de bois » assumée par Ben Barbaud).
- Sabaton était resté le vendredi pour voir Manowar, et le groupe s’est proposé de lui-même pour remplacer Manowar.
- Dates de l’an prochain : 19 au 21 juin, avec un projet de bar Hellfest à Paris (à la place du Dr Feelgood).

Concernant les concerts du 23 juin :
Alors que le soleil atteint son zénith, nous arrivons pour nous délecter du bain de fraîcheur Brutus. Mené par une batteuse-chanteuse dont on a déjà fait les éloges ici, le combo Belge a le mérite de dénoter sur la Warzone, dans le bon sens du terme. Stefanie Mannaerts nous happe tout de suite par sa maîtrise vocale, impressionnante de précision par rapport aux versions studio. Un vrai panel allant de la déclamation énergique aux vocalises arrachées nous est offert, habillé tantôt de notes claires et lumineuses, tantôt de départs furieux. Le groupe du plat pays semble carrément convaincre la Warzone, attentive et réceptive et lance avec brio cette journée en terres Hardcore.

Pour les plus sensibles au soleil, le rendez-vous idéal à l’heure du déjeuner de ce dernier jour se passait sous l’ombre de la Valley avec les très prometteurs Messa originaires d’Italie. Venant défendre leur dernier effort Feast For Water paru l’année dernière. Leur musique sait manier avec parcimonie les codes du Traditional Doom Metal pour y insuffler des nappes de Dark Jazz qui n’aurait pas démériter sur une bande originale d’Angelo Badalamenti, le tout sublimé par la voix enivrante de leur chanteuse. Pour une scène où les groupes ont tendance à trop se repomper entre eux sans apporter rien de neuf, voici une valeur montante qu’il faudra suivre de près.

Comment expliquer Cemican si vous n’y étiez pas ? D’une part, un guitariste-chanteur, un batteur, un bassiste, et une envie de bourriner une sorte de Thrash vénère. D’autre part, deux musiciens de plus qui alternent entre didgeridoo, flûtes en os ou en coquillage, cœurs polyphoniques, et percussions tribales. Tout ce beau monde est affublé de frusques de maya ou d’incas, et arbore des corpse paints vraiment pas dingues. Un résultat atypique, original, mais à l’exécution passable et offrant quelques longueurs, rendant l’expérience à peine « pas mal », malgré une dimension chamanique qui aurait pu rendre ça très cool.

On attendait Yob avec une certaine impatience. Ce qu’on attendait moins par contre, c’est qu’ils nous défoncent littéralement la tronche pendant une heure. Nous avions espéré une set-list planante, piochant largement sur Clearing The Path To Descend et Atma, on nous a servi tout l’inverse, un mur de son massif, parfois violent, souvent frontal et débridé. Le propos est différent, mais le résultat tout aussi incroyable. La palette vocale de Mike Scheidt est plutôt bien restituée, le son est très fort et parfois un peu brouillon, mais la chape sonore qui plane au dessus de nous l’emporte et prend le dessus. Le public est très vite conquis par cette musique purement sensorielle, qui ne parle qu’aux tripes, et applaudira très longtemps le groupe, espérant un peu de rab. Incroyable.

Trivium assume ses récents albums, et grand bien leur fasse. Leur setlist fera honneur aux deux derniers disques, mais on restera sur notre faim quant aux titres cultes d’Ascendency. En terme de fan-service pour les vieux de la vieille, on aura seulement droit aux titres Down From The Sky ainsi que In Waves dans une moindre mesure. Les autres ne nous diront rien, mais force est de constater que certains d’entre eux fonctionnent bien en live.

Nouveau round sous l’Altar, cette fois en présence de Vomitory. Les gars nous envoient un Death Old School très honnête, mais souffrant d’imprécision quant au son des deux guitares. Bon, on fait donc un peu moins la fine bouche des oreilles et on se raccroche au vrombissements saccadés par la batterie. Vient alors un souci sur l’une des guitares, libérant la place au gratteux rythmique et voilà que les lignes de six-cordes se dévoilent clairement. Nouvelle coupure de quelques minutes le temps de remettre tous les musiciens en selle (le groupe en profitera pour lancer des patchs à leur effigie dans la foule, sympa) et Vomitory revient de plus belle, cette fois avec un son clairement audible. Les gars balancent alors sur leurs deux derniers morceaux tous les patterns les plus efficaces existant dans le Death Metal : lourdeur, blast, d-beat, mid-tempo...Tout y passe et on oublie rapidement les quelques cafouillages, aidés par la bonne humeur des zicos.

Si le nom de Wiegedood ne vous dit rien, c’est que vous ne devait pas être familier avec la communauté de musicien Church Of Ra dont les membres du groupe, officiant initialement chez Amenra, Oathbreaker ou encore Rise And Fall, sont affiliés. Proposant un Black Metal atmosphérique sans compromis, les Belges viennent de terminer leur trilogie d’album De Doden Hebben Het Goed qui s’étale de 2015 à 2018, que le groupe interprétera en intégralité lors d’une tournée à la rentrée d’ailleurs. Si personnellement, leurs enregistrements studios me laissent sur ma réserve, il n’en est pas de même avec leur version live, bien au contraire, et leur son n’y est pas pour rien. Heureusement, le groupe n’est pas rare pour un sous, ayant régulièrement été programmé à l’affiche de divers festivals ainsi qu’en première partie de Yob sur leur précédente tournée. De bien nombreuses occasions de s'apercevoir du niveau scénique de ce jeune groupe dont les racines s’éloigne du Black Metal pour le Hardcore, le Doom et le Sludge.

Contrairement à Trivium, Testament fait complètement dans le fan-service. Après une ouverture sur deux conventionnels titres du dernier album en date, c’est un total retour en arrière : les thrasheurs joueront même plus de titres de leur second album (The New Order, 1988 tout de même) que de morceaux issus du plus récent opus, The Brotherhood Of The Snake. On notera aussi un petit “jingle joyeux anniversaire” en l’honneur des 57 ans du chanteur Chuck Billy, moment assez fun. Le frontman est tout sourire, toujours à animer le show avec sa manie du air-guitar sur son mini pied de micro. Bonne humeur, bonne setlist, bon son aussi, le Thrash de Testament est un grand “oui”. Plus mélodique que Slayer, plus bourrin que Metallica, la recette est au top depuis 30 ans.

Nasty : Bas du front, primitif, rentre dedans, primaire, … oui on peut coller tous ces adjectifs à la musique de Nasty. Mais quand on veut un défouloir c'est parfait. Évidemment le pit peut être qualifié des même mots, le tout mené par un leader qui va causer français entre les morceaux et des "c'est la guerre", "bisous bisous". Fun et régressif.

I-MMO-LA-TION. La bande de New-York a ouvert un portail vers les Enfers cet après-midi, entraînant dans sa chute un pit bagarreur du début à la fin (avec quelques intermèdes où la valse était autorisée) et le reste des démons de l’Altar. Immolation a bénéficié d’un des sons les plus propres de la tente, laissant apparaître ses lignes de guitares infernales si caractéristiques du groupe. On a donc le droit à un exposé complet des talents du groupe avec une option Robert Vigna qui met carrément l’ambiance, fendant l’air de sa Flying-V et haranguant la foule dès qu’il le faut. Immolation n’a pas un seul titre à jeter et fait passer le temps vitesse grand (Flying-)V, faisant parfois penser à des élans du Morbid Angel des débuts. Plus de vingt ans après les débuts, les Américains sont toujours à un niveau exceptionnel.

Anthrax commence son set par l’intro de Cowboys From Hell (de Pantera bien entendu), avant d'enchaîner sur leur reprise culte de Got The Time : deux covers pour le prix d’une ! Leur set sera clairement orienté sur cette thématique, puisque les célèbres moshers ne peuvent pas ne pas jouer Antisocial, et qu’ils bouclent la boucle en concluant leur set par l’outro de… Cowboy From Hell.
Entre tout ça, Anthrax place une petite poignée de leurs compos, efficaces mais pas transcendantes non plus, en dehors du mythique Indians qui réussira enfin, en fin de set, à fédérer la foule sur un morceau qui ne soit pas une reprise.

Emmenés par leur nouveau chanteur (Jeff Gutt), les californiens de Stone Temple Pilots essaieront pendant une petite heure de faire souffler le vent des années 90, en enchaînant la plupart de leurs tubes grungy sur une Main Stage déserte. La sauce ne prend pas niveau public, et c’est bien dommage car la qualité est plutôt au rendez-vous. Les nostalgiques de cette époque, ils sont peu, repartent quand même avec le smile après un combo Plush / Interstate Love Song / Sex Type Thing.

Vltimas a attiré l’attention des fans de Death comme de Black avec un line-up surprenant : Rune “Blasphemer” Eriksen (Mayhem, Aura Noir…), David Vincent (Morbid Angel) et Flo Mounier (Cryptopsy…). L’écoute de l’album avait révélée que le trio était parvenu à créer quelque chose d’intéressant. Il fallait maintenant savoir si la formation arriverait à assurer sur scène. Et la réponse est oui. Servis par un son très précis, Vltimas vont jouer leur premier album en entier et très bien, avec l’heureuse contribution d’un bassiste et un guitariste de session. Rune Eriksen est exceptionnel à la guitare, une véritable mitraillette à riffs d’une précision effrayante, notamment sur les syncopes. David Vincent s’en sort comme un bon frontman sans avoir une basse sanglée sur son épaule et impressionne toujours avec sa voix au timbre caverneux et grave. Il ne contente d’ailleurs pas de growler, il fait aussi du chant clair sur Monolilith et s’en sort bien, en plus d’ajouter un peu d’air frais aux compositions. Le temps passe très vite et on arrive déjà à la fin du set, moment choisi par le groupe pour faire une reprise du titre éponyme de Black Sabbath, qui fonctionne vraiment bien avec la voix de David Vincent.

La prestation de Beartooth sera complètement, mais alors COMPLÈTEMENT occultée par un match de badminton. Oui, oui. Entre Nasty et Beartooth, deux festivaliers déguisés en sportifs des années 70s installent un filet tendus par deux complices, sortent des raquettes et un volant, et commencent des échanges endiablés pendant qu’un groupe de pom-pom-boys en uniforme les encourage. Le public qui attend le prochain concert se joint aux pom-pom-boys, une holà circule en boucle autour du match, les gens sur les gradins deviennent dingues et se lèvent pour applaudir à chaque point, la foule est plus en feu que lors des concerts. La partie s’arrête quand Beartooth commence, mais on est tellement halluciné que ce genre de situation se produise, que le concert sera anecdotique comparé à ce match incroyable et incongru. On pense que c'était bien.

La formation culte norvégienne Emperor est de retour au Hellfest cette année. Après avoir célébré les 10 ans de leurs albums cultes In The Nightside Eclipse et Anthems To The Welkin At Dusk, le set de cette édition 2016 était prévu comme un concert “best-of” et alors qu’on pouvait s’attendre à des passages de IX Equilibrium et/ou de Prometheus, le terme best-of est appliqué au pied de la lettre à savoir “le meilleur de” Emperor qui se trouvent être les deux premiers albums… Même si ce concert ne vient pas chambouler ce que le groupe a pu nous proposer en 2014 et en 2017, pour ceux présents lors de ces éditions, et que le son reste correct mais pas transcendant, on se laisse piéger à embarquer pour leurs ambiances si orchestrales et grandioses. I AM THE EMPEROR !

En cette fin d’après midi étouffante, c’est au tour des américains de Lamb of God de débouler sur scène, avec dans leur sac une palette complète de baffes format XXL. La bande à Randy Blythe met le feu à la Main Stage, pour le plus grand plaisir du pit qui répond présent au groove inimitable de la bande de Redmond. Le son est parfait, Randy Blythe est survolté comme toujours, et si on peut regretter qu’ils ne passent que très peu de temps sur les trois derniers albums, ils termineront leur set avec un Redneck d’anthologie… Une des plus grosses claques de l’après-midi, et une de leur meilleure prestation au Hellfest.

Le dernier album des Young GodsData Mirage Tangram, est une vraie réussite mais était suffisamment planant et atmosphérique pour créer un doute sur son potentiel à être joué sur scène sans créer d’ennui. Il a fallu à peu près 10 secondes au trio suisse pour nous rassurer sur ce point. En concert, ces nouvelles compositions prennent une autre forme, beaucoup plus psychédélique, particulièrement quand Franz Treichler empoigne sa guitare. Il n’y a que du bon à dire de ce set : avec un son d’une précision chirurgicale, des arrangements bien pensés servis par une palette de sons électroniques très organique, un superbe lightshow et une performance d’une intensité remarquable, The Young Gods ont conquis la Valley, tristement peu remplie à cause du chevauchement avec SlashTear Up The Red Sky est particulièrement marquante avec son explosion de guitare sur la deuxième partie du morceau, un véritable souffle qui emporte tout sur son passage. Kissing The Sun met le feu au poudre avec son indus dopé aux guitares samplées et fait danser le public. Un des plus beaux concerts du week-end.

Darkthrone ne fait plus de live depuis plus de vingt ans et n’est pas décidé à en faire. Très bien, Carpathian Forest est là pour y remédier, certes avec un bagou moins prononcé que le duo légendaire, mais ce fut un grand plaisir de voir ces joyeux drilles peinturlurés. Enfin, grand plaisir plus particulièrement pour les deux-trois premiers rangs clairement à fond dans le set, enchaînant toutes les postures les plus evil possible. Avec des têtes de cadavres mal faites plantées sur des piques, un sceptre façon crucifix en os, le groupe Norvégien a lâché du riff Black Metal complètement primitif tout droit issu des 90’s. Entendez des patterns dignes d’hommes des cavernes couplés à des guitares aussi basiques que possible. Hyper Punk dans l’attitude, Carpathian Forest va même jusqu’à nous lâcher un morceau limite Hard Rock, visiblement bien connu des fans. Très honnêtement, on ne partait pas gagnants en se dirigeant vers la Temple croyant juste y perdre quelques neurones, mais nous avons été (très) mauvaise langue.

Après le set de Cult of Luna hier, le deuxième groupe originaire de Umeå en Suède à se produire ce weekend est lui aussi un habitué des places de tête d’affiche. En effet, Refused en est à sa troisième passage à Clisson après 2012 et 2016. Peu de changement tant dans leur actualité que dans le choix des morceaux depuis leur dernier passage mais le groupe met un point d’honneur à proposer quelques variations dans la réalisation des morceaux ainsi qu’un nouveau titre dont on ne sait pas encore s’il s'agit de l’avant goût d’un potentiel nouvel album. The Shape Of Punk To Come reste malgré tout le plus représenté pour notre plus grand plaisir avec un final extrêmement attendu sur New Noise… CAN I SCREAM !?!

Cet ultime concert français (à l’heure actuelle) de Slayer a eu son lot d’insatisfactions. D’abord son début avec la setlist axée sur les deux derniers albums. Nous allions nous endormir quand soudain, War Ensemble nous met un coup de boule.. A partir de là, le quatuor va revenir à la raison en enchaînant les classiques jusqu’à plus soif, mention spéciale pour Gemini, Seasons in The Abyss ou Hell Awaits. Tom Araya s’est bien appliqué à faire le minimum à la voix, à l’exception du fameux cri d’Angel Of Death qui était particulièrement réussi. C’est l’occasion de saluer la contribution de Gary Holt au groupe, qui en intégrant Slayer a fait diminuer significativement leur moyenne de pains à la minute, particulièrement en soli. On peut aussi regretter que ce dernier concert n’ait pas été l’occasion pour eux de jouer au moins une chanson de chaque album, jetant ainsi aux oubliettes les quelques pépites de Divine InterventionChrist Illusion ou le légendairement mal aimé Diabolus In Musica. Enfin, Paul Bostaph a beau ne pas être en reste derrière les fûts, certains de ses fills moins réussis ont rappelé qu’il y avait un grand absent ce soir : Dave Lombardo. Pour le reste, il faut reconnaître que le quatuor a réussi à délivrer une bonne dose de violence sur la Mainstage, en enchaînant des riffs iconiques à un rythme qui en dit long sur leur impact sur la musique Metal, avec un son bien musclé.PS : il y avait des croix renversées en feu !

Tool : Surprise, le groupe débute avec "le pipi c'est du caca mais avec une odeur différente", rendant ainsi hommage à Ultra Vomit. Les fans sont perplexes.
Non sérieusement, Tool ont débuté leur set avec un hymne, Aenema, et ont placé la barre très haut en terme d'intensité pendant 90 minutes qui sont passées comme un éclair. Le quatuor a sans doute eu le meilleur son des trois jours sur les Mainstage, laissant respirer la guitare d'Adam Jones, la basse de Justin Chancellor et la batterie de Danny Carey. Seul Maynard James Keenan est en retrait, à la fois physiquement et dans le mix, ce qui n'a pas été du goût de certains. Le seul vrai défaut de ce concert se situe d'ailleurs du côté du vocaliste, qui a fait le minimum syndical au chant, que ce soit pour interpréter The Pot plus grave ou en dissimulant sa voix derrière un mégaphone pour Vicarious. Les deux nouveaux titres dévoilés pendant la tournée US ont également été joués, révélant un vrai potentiel, particulièrement Invicible et son riff final dantesque. Heavydemment, l'aspect visuel a été une véritable orgie de créativité et d'ingéniosité : lasers, images de synthèse, visuels inspirés par Giger, heptagramme illuminé... Tool ne se contente pas de jouer des classiques mais dégaine également des titres plus rares comme Intolerance et surtout Part Of Me, un titre très musclé tiré d'Opiate qui n'avait pas été joué depuis une vingtaine d'années. La chanson est d'ailleurs un peu remodelée avec le prisme de Tool en 2019, à savoir une touche plus prog' et expérimentale. Il est amusant d'avoir entendu pendant ce week-end un titre vraisemblablement inspiré de 46&Two de Tool (ndr : The Alpha de Dool),  puis de voir l'originale jouée avec maestria. Finissant son set avec des classiques comme Jambi, Stinkfist et Vicarious, Tool conclut un concert magistral, maîtrisé et surprenant, de quoi contenter tout type de fan, ancien ou nouveau.

Top dimanche :
Bactéries : Tool, Brutus, Lamb Of God
Méo : Yob, Messa, Ddent
Flo : Tool, Yob, Cancer Bats
Lelag : Tool, The Young Gods, Lamb of God
SkaldMax : Yob, Immolation, Carpathian Forest
Pentacle : Enter Shikari, Slash, Beartooth
Neredude : The Young Gods, Tool, Yob
Nonohate : Tool, Refused, Emperor
Zbrlah :Manowar.

Dimanche 23 juin 2019

Second jour du Hellfest, on continue malgré le début de fatigue à alterner entre concerts, interviews avec certains groupes et photos. Celles-ci sont en ligne par ici. En attendant, petit retour sur ce samedi 22 juin.

Will Haven : Première fois que je les vois et j'en espérais peut être trop. Un set qui manque de relief, à l'image de leurs derniers albums. Quand le groupe vient puiser dans son répertoire plus ancien on a enfin de petits frissons mais trop peu pour vraiment contrebalancer le reste. Groupe influent même si resté dans l'ombre, ils semblent s'être fait dépasser par d'autres.

Vous êtes fatigués d’hier ? Vous avez mal dormi, la tête pleine des souvenirs de la veille ou des attentes d’aujourd’hui (ou à cause de gens bourrés qui slament sur votre tente) ? Whitechapel est là pour vous réveiller en douceur. Le combo offre un show ultra burné à base de Deathcore étonnamment mélodique. Les breakdowns sont efficaces au point de provoquer spontanément crowdkills et circle pits, et la foule, déjà relativement présente, ne se fait pas prier pour répondre aux demandes de walls of death du chanteur. Niveau son, les trois guitares sont super propres (leads compris) et l’ensemble est bien équilibré, rien a redire. Très bonne entrée en matière !

Propulsé dès un premier album sur les Mainstages les américains de The Fever 333 arrivent précédés d'une solide réputation live et d'un album bien trop calibré pour le grand public. Et leur prestation sera bien le cul entre deux chaises. Une énergie que l'on voit plus sur la Warzone mais des titres plombés par des gimmicks pompés sur Linkin Park. Certes ça bouge, c’est énergique mais ça s’arrête là.
Contre-expertise d’un autre chroniqueur : la folle énergie évoquée ci-dessus m’a semblé suffisante pour affirmer que le show était énorme. Tout était dans l’excès. Le chanteur finira même par percer la peau d’un des fûts de son batteur pour l’enfiler sur sa tête comme un casque. Quant aux gimmicks, oui, certes, mais la casse a été limitée grâce à un choix de setlist bien pensé, sans les temps morts qu’on déplore dans l’album On en aurait même repris un peu, il manquait Trigger...

Guitare, batterie. Mantar c’est aussi simple que ça, aussi subtil qu’un 33 tonnes en perte de contrôle se dirigeant à pleine vitesse vers un orphelinat. Bien que le groupe ne soit qu’un duo, la Valley n’est pas délaissée en lourdeur, résonnant sous le poids du Sludge nourri au gasoil torréfié. Mantar sait jouer lent bien sûr mais propose de belles accélérations primitives comme il faut. Une mise en jambe grassouillette avant une journée de Valley plus raffinée et arty qu’à l’accoutumée.

Le Psychobilly, voilà un genre que j'écoute quasi exclusivement en festival, et dans le style les Mad Sin s'impose là. Warzone bien remplie et groupe évidemment au taquet, la recette Psychobilly fonctionne toujours aussi bien. On retiendra un slam du contrebassiste, avec son instrument s'il vous plait, sur une reprise de Mötorhead.

Combichrist : alors oui, c'est de base pas ma came. Mais j'ai tenté quand même, et au bout de 4 titres c'en était trop, pour éviter une MST je suis parti. Comme Trollfest hier, le Hellfest montre la diversité du metal et nous en apprend sur nos limites.
La mienne se situe sur ce Techno Metal insipide (et ce n'est que mon humble avis). Les nuages de Tchernobyl ont eu la décence de s’arrêter à la frontière, Combichrist non visiblement… mais que fait la police ?

Nous retrouvons donc Dool sur la Temple en cette fin de matinée pour qu’ils nous délivrent leur rock flirtant avec le Doom et le psychédélique. Et ce n'est pas une blague, le groupe commence son set avec The Alpha, chanson dont le riff principal ressemble à s'y méprendre à 46&Two de... Tool. Une fois la similarité mise de côté, ça reste un très bon morceau avec une dynamique bien dosée. La chanteuse/guitariste Ryanne van Dorst a une voix puissante et claire et fait peu voire pas de couac, tout en envoyant des riffs à la pelle et en menant le groupe avec un charisme certain. Dool s'assure une réserve d'atouts avec trois guitaristes, ce qui leur permet de jouer les riffs à deux pendant que la troisième six-cordes fait un solo. Et soudain, trois petites notes s'envolent dans l'air : Love Like Blood de Killing Joke. Dool en fait une reprise qui est totalement adaptée à leur style, plus lente, plus lourde par l'entrelac de riffs et de mélodies, une vraie belle réussite. Le set se termine sur un autre tube, Oweynagat, qui nous permet de faire le plein d'arpèges énigmatiques sur un rythme presque dansant. Dool se confirment donc comme une valeur sûre sur scène, nous attendons maintenant leur deuxième album.

Il est 15h, la chaleur et les cadavres desséchés disséminés un peu partout autour de la Temple nous forcent à trouver un refuge rapidement. Punish Yourself semble tout indiqué, si ce n’est que tout le monde a eu la même idée. Et à moins d’avoir une crème solaire indice 800, ou d’avoir survécu à 4 cancers de la peau, impossible d’y mettre un pied, c’est blindé. Dommage pour nous, le show semblait pourtant alléchant…

Qu'est-ce qui est noir et blanc, et qui monte et qui descend ? Quatre hollandais répondant au nom de Carach Angren, officiant dans un Black Metal Sympho pas loin de Cradle et misant sur la théâtralité et le visuel, mais sans doute pas suffisamment sur les moyens sonores. En effet le show visuel reste correct bien que rapidement répétitif : les guitariste et clavieriste jouent sur des monte-charges en complète roue libre tandis que leur compère au chant harangue la foule de-ci de-là. Les compos jouées ne sont pas forcément dégueu mais manquent de corps comparé à l'abondance de prod et d'arrangements sur album. L’unique gratteux ne parvient pas à aligner la puissance présente dans les disques et les synthés eux sonnent minuscules. Carach Angren gagnerait à avoir plus de musiciens, et à se payer une scénographie plus aboutie qu’un Stana Black Metal.

Déboulé du Canada et nourri aux douces mélodies de Cryptopsy et Gorguts, Archspire est venu prouver que l’on peut combiner une technicité excessive et débilité folle. Les mecs jouent un Tech Death hyper rythmique, la saccade comme grammaire, chaque silence ou changement de rythme est un point, une virgule venue te faucher au passage. Là dessus vient se greffer un flow growlé complètement imparable et calé sur une batterie hyperactive, le tout habillé de mélodies fort réjouissantes et expressives. Et malgré tout cet attirail, l’ensemble passe comme une lettre à la poste, même sans adhérer particulièrement au genre. Ajoutons à ça le panneau « Applause » brandi par le chanteur lorsqu’il veut être acclamé, l’introduction de ses compères sous leur meilleur jour (« lui il a une diarrhée incontrôlée, et lui a des problèmes d’alimentation, il risque de mourir avant la fin du concert »). Les mecs d’outre-Atlantique ont fait forte impression et ce tout en humour et légèreté, entre deux fusillades Death Metal.

Les Eagles Of Death Metal étaient attendus pour d’évidentes raisons. Jesse Hughes semblait bien ému de revenir avec son groupe remanié. Même si il ne fera aucune allusion aux attentats, son badge (à l'effigie d’une association d’aide aux victimes) et ses nombreux commentaires sur le fait d’être heureux d’être là et accueilli par le public français montre que c’est évidemment bien présent dans son esprit.
Musicalement c’est du Eagles Of Death Metal : un rock entraînant; on aura même droit à une mini-reprise de Mötorhead chanté par la bassiste.

Ohlala, cette lourdeur ! Sumac c’est la grosse castagne ! La basse de Brian Cook (Russian Circles) renvoie tes dents au tapis, le batteur Nick Yacyshy (Baptists) te fait mordre la poussière tellement il tape fort et tu rajoutes à ça des riffs débiles d’Aaron Turner (Isis). T’as plus que tes yeux pour pleurer et ta nuque va s’en souvenir avec leur Sludge sans compromis. C’est la violence, le trio est super motivé et ça se ressent dans le public de la Valley. En fait pas grand chose à dire, c'était la pétée comme Will Haven en début de journée.

L’année dernière, nous apprenions avec tristesse le décès de Caleb Scofield, bassiste au sein des formations Cave In et Old Man Gloom et proche de la scène Hydra Head, Deathwish Inc et compagnie. Après un concert hommage de ces deux groupes où la place de Caleb était respectivement occupée par Nate Newton et Stephen Brodsky, les groupes décident de conserver ce line-up pour notamment se produire au Roadburn Festival dont vous êtes familiers si vous suivez régulièrement nos écrits. Après ce passage par le festival hollandais, Cave In vient se produire au Hellfest et côté setlist, pas de changement malgré la parution de leur nouvel album Final Transmission. Piochant parmi toutes les périodes du groupes, de ses origines Metalcore à ses dérives plus radio friendly Rock alternatif, ce set aura de quoi satisfaire n’importe quel fan en concluant par un enchaînement Big Riff (dédié à Caleb) / Trepanning / Sign My Loves du plus bel effet.

Candlemass : 1986, un certain album nommé Doomicus Epicus Metallicus fait surface avec à sa tête Johan Längquist. 2019, après avoir participé au premier album voilà que le Suédois s’empare à nouveau du micro, et nos craintes se portaient sur sa capacité à réinterpréter Solitude ou Crystal Ball. Craintes dissipées rapidement, toujours en échauffement sur le premier titre, Johan s’envole sur Mirror Mirror et offre une voix certes pas immense, mais tout à fait en mesure de contenter les fans. Le gazier habite correctement les parties vocales les plus haut perchées sans prendre trop de risques pour éviter toute fausse note. Candlemass balance du tube à la pelle, essentiellement issu des premières sorties du groupe et s’en sort très honnêtement. Bon, le jeu de scène reste assez statique voire mou pour certains musiciens (sont plus tout jeunes non plus) mais les compos font clairement le boulot. Et puis le groupe a l’élégance de ne jouer qu’un titre du nouvel album (précisé à dessein par Leif Elding) pour laisser la place aux titres les plus attendus. L’Altar aura vécu une petite heure de Heavy Doom légendaire amenée habilement.

On reste sur la Valley en ce début de soirée pour la prestation de The Ocean. La bande à Robin Staps vient défendre son dernier opus et une certaine notoriété, sous une tente archi comble, devant un public avide de sensations. Le combo allemand nous gâte et pioche un panel de titres très efficaces, de Precambrian à Phanerozoic en passant bien évidemment par Pelagial et Heliocentric. Voilà, ça c’était la minute S.V.T. Côté musique, c’est la grosse claque, le son est parfait, les musiciens sont visiblement très contents d’être là, et les enchaînements entre les albums ne cesseront de rendre fou cet auditoire venu pour apprécier ce voyage sensoriel. Que ce soit sur le registre violent, ou atmosphérique, The Ocean impose sa musique incroyable, le chanteur (Loïc Rossetti) est impressionnant sur tous les registres et contribue grandement à l’alchimie unique de ce groupe, Il s’autorise un slam en fin de set-list, tandis que nous repartons groggy…

Envy de retour au Hellfest après trois ans d’absence et surtout un départ du chanteur Tetsuo et un retour dans le groupe peu de temps après. Et là, c’est le pinacle, comme si tout avait été enterré depuis des années et refaisait surface. Musicalement, vocalement, et sur les lights. Tout est incroyable, même si Envy joue pas mal de morceaux récents. et que ça sonne plutôt Post-Hardcore / Post-Rock, les montées et les explosions font tout le sel du groupe et sont gérées à la perfection. Envy c’est la ferveur, la rage, la colère, l’amour, la passion. Tout est dedans, jusqu'à la dernière explosion de Farewell To Words, ultime pamphlet de leur période Screamo.

On ne présente plus Dark Tranquillity, pionniers du Death Mélo suédois aux côtés de At The Gates ou In Flames (à l’époque). La bande à Mikael Stanne est toujours au taquet après toutes ces années, et ce n’est pas leur dernier né, Atoma, qui aidera à affirmer le contraire. Leur setlist du jour se concentrera pas mal sur cet album (bien que plusieurs vieilleries, dont trois excellents titres issus du non moins excellent Fiction). Le sextet se donne à fond, mais pourtant le son n’est pas vraiment optimal… Et pour cause : le chanteur annonce que leur matériel est resté coincé dans un aéroport et qu’ils sont arrivés à poil sur le Hellfest. Dark Tranquillity a songé à annuler, mais joue finalement grâce à des instruments prêtés par Candlemass. A aucun moment le nom de Manowar n’a été prononcé, mais on y a tous pensé très fort...

De retour au Hellfest cette année après leur triomphe en 2013, les suédois de Cult Of Luna ne sont pas arrivés les mains vides car la sortie d’une nouvel album est plus qu’imminente. Deux extraits de celui-ci nous seront d’ailleurs proposés ce soir avec notamment The Silent Man, très orienté vers une sonorité période Eternal Kingdom et Somewhere Along The Highway, qui ouvre le concert. Comme à leur habitude, la lumière de leur show joue un rôle prédominant dans l'appréciation globale avec une minutie héritée de leurs voisins de Meshuggah et un montage des lumières impeccable et impressionnant. Seul reproche que je ferai est qu’en terme de setlist, excepté les deux nouveaux titres, tous les autres morceaux (Owlwood, Ghost Trail, Finland, In Awe Of) ont déjà été joués ici en 2013 et presque dans le même ordre, mais pas de quoi bouder son plaisir de voir les suédois en live.

Comme on peut s’en douter rien qu’au nom de leur groupe, Bloodbath n’est pas venu pour faire dans la dentelle. D’ailleurs, leur ingé son non plus. Enfin il faut dire qu’avec une troupe qui cherche déjà les effets les plus crados sur album, le sondier n’était pas aidé. La batterie n’invente rien mais balance des patterns aussi éculés qu’efficaces et sauvera cette première moitié de set carrément cryptique avant une amélioration salvatrice. En revanche, le chant ultra guttural de Nick Holmes est impressionnant, voire même encore plus saisissant que sur les deux efforts studio auxquels il participe (le hurlement inaugural de Let The Stillborn Come To Me en témoigne), et les vieux titres initialement chantés par Mikael Åkerfeldt passent l’épreuve haut la main. De plus, le frontman assure un show sobre et classieux, tout en démarche lente et calculée, habillé avec une sorte de redingote, en complet contraste avec ses cris démoniaques, et pour un résultat vraiment impressionnant. En dehors du son des guitares sur la première demi-heure, Bloodbath a dispensé une vraie leçon de Death Metal.

Cela fait maintenant plusieurs années que le Hellfest se lâche à programmer un artiste aux compositions « dansantes » comme Perturbator et Carpenter Brut. Cette année, le « cultomètre » explose avec rien moins que les Sisters Of Mercy, les parrains du rock gothique. L'idée était osée et mine de rien judicieuse, il y avait sans doute beaucoup de festivaliers qui voulaient se déhancher sur les tubes du groupe. Mais la réalité nous rattrape vite : ce n'est plus un bon groupe de scène. D'abord, Andrew Eldritch chante mal, souvent faux et fait des aller-retours sur les planches avec l'air du type qui n'a aucune vraie envie d'être là si ce n'est pour collecter son cachet. Et ça affecte directement l'ambiance dans le public. Tout le monde devrait normalement être en train de se remémorer ses pas de danse en soirée gothique, mais le public est dans le coma, mis à part un mouvement inexorable de personnes quittant le concert. Avec la batterie programmée, la basse et les claviers samplés, le minimum d'efforts possible a été fait pour jouer ces compositions. On a souvent l'impression d'entendre des contrefaçons karaoké desdites chansons. Par contre, les deux guitaristes accompagnant Eldritch sont bons, à la fois en rythmique et en solo et ça se ressent sur les morceaux de Vision Thing, qui sont beaucoup plus axés sur les riffs, ici joués avec plus de distorsion, donnant au tout un côté Metal assumé et qui leur va assez bien. On appréciera également les titres plus calmes et orientés Post-Punk laissant de côté pour un temps l’Indus binaire et neuneu sur lequel s’égosille Eldritch. On ressort du show avec un goût un peu amer, la sensation que ce concert avait du potentiel pour transformer la Temple en Batcave, ce qui n’a finalement pas eu lieu.

Tête d’affiche de ce samedi, Kiss est attendu par une marée humaine qui rend compliquée l’approche de la Mainstage 1. Bien que toujours cachés derrière leur maquillage et leurs frusques de carnaval, les papys n’arrivent néanmoins pas à dissimuler leur fatigue. Les morceaux sont correctement exécutés, mais la fougue n’est pas vraiment au rendez-vous. De nombreuses et longues pauses sont ménagées entre les titres pour faire crier le public (et visiblement, permettre au quatuor de souffler). En revanche, impossible de nier le sens du spectacle qu’a Kiss : grands ballons customisés avec leur mythique logo lâchés sur le public, tyrolienne qui treuille Gene Simmons jusqu’à une mini-scène près de la régie, feu d’artifice final… Kiss fait partie de la légende et le montre. Quant à l’énergie dont on voudrait qu’ils fassent preuve, on ne peut pas vraiment leur reprocher, on arrive quelques années trop tard.

Voilà trois ans que la notoriété des anglais d’Architects ne fait que croître et, malgré les dires de certains rabats-joie, les retrouver en clôture de la Mainstage 2 est tout à fait logique et mérité. Bien que régulièrement mêlé à la scène Metalcore moderne, le groupe a toujours pris la peine d’introduire des éléments de Post-Hardcore et de Mathcore dans ses compositions, évoluant en marge de cette scène tout en essayant de la tirer vers le haut. Cet aspect de leur musique est d’ailleurs bien plus marqué depuis l’excellent Lost Forever // Lost Together paru en 2014, bien représenté ce soir aux côtés d’extraits d’All Our Gods Have Abandonned Us et évidemment de leur nouvel album Holy Hell. Utilisant les nouveaux écrans géants des Mainstage à 100% de leurs capacités avec des visuels aussi parlants que magnifiquement réalisés et profitant d’un son énorme et parfait, tous les éléments nécessaires sont réunis et les musiciens n’ont qu’à apporter leur touche finale. Doomsday, dédié à leur guitariste Tom Searle décédé en 2016, vient clôturer un concert qui aura su faire taire les plus sceptiques quant à leur présence aussi haut sur l’affiche.

Tops du jour
Bacteries : Envy, Archspire, Cult Of Luna
Chazo : The Fever 333,
Florian : Cult Of Luna, Envy
LeLag : Envy (parce que la musique déboîte, et ça même si le chanteur a des accès d’autisme pénibles, a un fort accent japonais, et que le guitariste avait un t-shirt Sunn-O)))), The Ocean, Cave In, Sumac
Neredude : Candlemass, Envy, Cult of Luna
Nonohate : Envy, Cult Of Luna, Architects
Pentacle : Envy
Skaldmax : Envy 
Zblrah : Manowar

Vendredi 21 juin 2019

Avant de démarrer réellement ce quatorzième Hellfest le festival clissonnais accueille le festival de Slipknot : le Knotfest. Créé en 2012 par les 9 de l’Iowa, d’abord en Californie il a ensuite été décliné au Japon / Mexique / Colombie, et c’est la première fois que celui ci fait escale en Europe (et utilise donc la structure du Hellfest en investissant les mainstages). Au programme : une succession de têtes d’affiche (de Amaranthe à Slipknot en passant par Rob Zombie, Ministry, Sabaton ou Sick Of It All), au total dix groupes (seulement) pour se mettre en jambe avant le Hellfest. Une scène pour les groupes ricains, une autre pour les Européens. Au rayon des nouveautés cette année, ce qui sera visible (la grosse amélioration aura été faites du côté des loges des groupes) : une déco devant les scènes (avec des flèches pour guider les wall of death ou circle pit), une partie restauration revue (pour y ajouter des décors, dont une fontaine), une immense horloge derrière la régie des Mainstages, et vers le camping des nouveautés avec deux tentes pour faire la fête avec deux ambiances (Metal ou moins Metal).

On a de l’avance. Après la pause du bracelet réglementaire, direction le « Off » sur le parking du Leclerc de Clisson. La logistique est bien gérée, avec un bar éphémère sur une partie de l’espace de stationnement réquisitionné, des stands divers, mais surtout deux vraies scènes (aménagées dans de remorques de camions), permettant une alternance de groupes sans temps mort. On arrive sur la fin d’un groupe de Stoner-Doom qui a dû se présenter alors qu’on n’était pas encore là.
Imparfait prend le relais, avec un Rock vénère au chant rapé. Même si le public est très clairsemé, la chanteuse ne lâche rien et s’efforce d’impliquer au maximum le peu de monde présent. Ça marche moyen, on est trop peu pour que ça prenne vraiment, mais la vocaliste s’y croit a fond, se donne à mort, à grand coup de pieds sautés, de gimmicks, d’apostrophes aux premiers rangs, de « est-ce que vous êtes chaaauuuuds ? » perpétuels. Ça fédérera d’ailleurs quelques personnes de plus, le public se densifie un peu.
Elyx jouera son récent EP Annihilation Partie 1 en entier, et même un titre de plus. Plus grand monde n’est présent pour écouter le quintet, mais ils délivreront néanmoins une performance pleine de patate, notamment de la part du chanteur qui poursuit bien la série des frontmen qui courent partout en rugissant. On sent que le claviériste n’est pas complètement dedans, suite à quelques soucis techniques en début de concert, mais le son s’avère finalement très correct.
Mind Whispers enchaine avec son Thrash aux influences Death Mélo et Black Metal, pour un résultat vraiment très cool. Le groupe est carré, technique, le son est propre, que demander de plus ? On quitte le « Off » après cette performance, pour rejoindre le site principal.

Premier groupe à fouler les planches de la Mainstage 2, Amaranthe joue du Amaranthe. Ça bouge bien, c’est Rock, c’est Pop, c’est Electro, c’est même parfois Metal, les trois vocalistes assurent le boulot en terme d’ambiance et de présence scénique. Après deux titres, le sextet semble subir un souci technique juste après avoir annoncé Amaranthine. Apparemment, les soundchecks sur la scène d’à-côté interfèrent avec leurs samples. Les musiciens sur scène vont jusqu’à huer les techniciens qui préparent la Mainstage 1 pour Ministry, faisant scander « Stop fucking playing ! » au public, en désignant la scène voisine. La blague durera cinq bonnes grosses minutes, et on devine que Amaranthe doit sûrement amputer d’un titre sa setlist. Les deux Mainstages n’ont pas de backdrop, mais un grand écran servant d’immense fond de scène. Sur certains titres, Amaranthe en profite pour animer leur logo, voire même pour diffuser un clip en synchronisation avec le morceau correspondant, mais globalement, le groupe sous-utilise cette possibilité.

Le concert de Ministry aurait pu être très efficace, car concentré sur des classiques de Psalm 69 et The Land Of Rape And Honey, si le son n’avait pas été très imprécis. En effet, les guitares ne sont pas du tout assez mises en avant pour profiter des riffs tranchants de la machinerie orchestrée par Al Jourgensen, qui était plutôt en bonne forme (selon ses standards). A noter que c’était également le premier concert français de Paul D’amour (ex Tool) dans cette formation.

La silhouette d’une carte de France sur l’écran en fond de scène, traversée par une croix renversée. Les choeurs d’enfants étrangement malsains qui résonnent, annonçant l’amorce du dernier méfait de Behemoth. Impossible de s’y tromper : la bande à Nergal n’est pas venue pour épiler les kiwis. Comme à l’accoutumée, le sens du spectacle est poussé au maximum. Le frontman arrive sur scène avec un masque de tête de mort noire et les premières pyrotechniques de la soirée sont déclenchées sans attendre dès Wolves Ov Siberia. Tout le set sera sans concession, et relativement diversifié (alors que Behemoth a souvent l’habitude de s’étendre longuement sur son album le plus récent). On notera par exemple un Conquer All (extrait de Demigod) qui convaincra les adeptes des Polonais, ou un Ov Fire And The Void toujours très efficace. Un des concerts les plus radicaux de la journée.

Papa Roach s’en fout pas mal d’avoir un nouvel album, les Américains ouvrent sur leur vieux tube Last Resort, et enchaînent sur le tout aussi âgé Blood Brothers, deux titres qui nous transportent quinze ans en arrière. C’est plutôt sympa comme sensation, surtout que l’interprétation est propre et bourrée d’énergie. Mais c’est aussi les seules vraies raisons d’aller voir Papa Roach, en ce qui me concerne (ce n’est pas la coupe de Jacoby Shaddix qui me retiendra en tout cas). Le troisième titre m’est inconnu et est de toutes manières moins péchu, il est l’heure de reculer un peu pour souffler et manger un grain avant la suite.

Ce n’est un secret pour personne, PuissanceLoup est le plaisir coupable de plusieurs d’entre nous, chez Metalorgie. Impossible pour nous de les rater, surtout que le groupe est dans une forme olympique. Fire And Forgive lance les hostilités, et c’est rapidement une succession de tubes : Amen&Attack, Demons Are A Girl’s Best Friend, Armata Strigoi, Blessed And Possessed, We Drink Your Blood… Attila Dorn se sent bavard aujourd’hui, et ne cesse d’apostropher la foule entre les chansons, en nous demandant de chanter et jugeant nos prestations comme “très magnifique” dans un français à l’accent exotique. La prestation est en plus soulignée par l’utilisation de nombreux effets pyrotechniques, qui donnent encore plus d’impact à l’excellent concert de Powerwolf.

Dans la famille Indus, après Ministry, je voudrais Rob Zombie. Le frontman débarque une dégaine mi-clochard mi-cowboy mi-rockstar (même si ça fait trois moitiés, débrouillez-vous avec ça), et lui et ses musiciens n’arrêteront pas de se changer entre les titres. De vraies divas ! John 5 utilisera une dizaine de guitares différentes, toutes plus fantasques les unes que les autres, le bassiste arborera au moins trois masques, une demi-douzaines de costumes, et autant d’instruments… Le show est autant visuel que sonore ! D'ailleurs, le son est pas si dégueu que ça et rattrape les guitares trop pauvres de l’autre groupe d’Indus précédemment évoqué. Si beaucoup de titres trouvent écho dans le public (Get High, Living Dead Girl…), les vrais points forts seront le final Dragula et la reprise de Hey Ho Let’s Go des Ramones.

Il est impressionnant de voir Amon Amarth sur scène avec une telle scénographie. Le batteur derrière un énorme crâne à corne, les fumées et les flammes qui crachent en rythme avec la musique et les musiciens calés devant la scène et un Johan Hegg charismatique comme à son habitude. The Pursuit Of Vikings est lancé, ça en impose tout de suite. La voix grave de Johan bien sûr, mais aussi tous ses riffs épiques et cette rythmique entraînante, c’est le tube pour lancer Amon Amarth. Le problème c’est que depuis 2013 on se fade des morceaux sans reliefs, composés par dessus la jambe et sans véritable impact. Ça se ressent vraiment en live car le titres comme The Way Of Vikings ou les derniers titres de Berserker, leur dernier opus, tels que Crack The Sky ont vraiment du mal à emporter les foules. On ne va pas se mentir quand, Amon Amarth joue des titres aussi épiques que Death In Fire ou même Guardians Of Asgaard ça passe vraiment bien et on voit la différence dans l’ambiance et le ressenti du public. Alors oui, c’est sympa mais le moment ou Amon Amarth est le plus effectif c’est sur les vieux titres, le reste est et sonne assez creux. Revenez avec de vraies compos, s’il vous plait, parce que là, à part le visuel et trois ou quatre morceaux cool, on avait pas grand chose à se mettre sous la dent.

En pleine mutation de son line-up et, accessoirement en promotion de leur prochain album We Are Not Your Kind à paraître en août, Slipknot posait les valises de son premier Knotfest européen à Clisson aujourd’hui. Logiquement programmé en tête d’affiche de la Mainstage principale, il faudra attendre les premiers riffs de l’ouverture sur People = Shit pour découvrir ce qui se dissimule derrière ce gros drapeau-logo et on peut dire que les américains ont misé gros sur la scénographie. Très inspirée par les dernières tournées de Rammstein, le show se veut plus propre et lumineux, bien loin des anciennes tournées à l’aspect plus brutes. Cependant, malgré un chant de Corey Taylor plutôt en retrait, on n’a aucun mal à se prendre à l’ambiance bien aidé par ce déferlement d’anciens morceaux avec une forte représentation d’Iowa et de l’album éponyme. Pour le public familier avec les codes d’un concert de Slipknot, on retrouvera tous les éléments classiques des habituels échanges de Corey avec son public au fameux “jump the fuck up” sur Spit it Out en passant par l’ouverture de Duality scandée en coeur par les 40000 festivaliers amassés devant le concert.

Sabaton tourne en rond. Même pour ceux qui adhèrent, chez Metalorgie (et ils sont peu nombreux), oui, Sabaton tourne en rond. Après l’habituelle intro sur Ghost Division, force est de constater, assez rapidement, que si les musiciens sont en place, le chanteur semble peiner. Il reste juste dans ses phrasés, mais semble sans arrêt essoufflé. Quant à son jeu de guitare sur Resist And Bite, autant ne rien jouer. On ne restera pas jusqu’à la fin du concert, mais ce qu’on en a vu ressemblait trait pour trait aux précédents concerts de Sabaton auxquels on a pu assister ces dernières années, un peu de fougue en moins. Seul point d’originalité, la présence d’un chœur militaire sur scène qui habille quelques passages. Pourquoi pas.

Allez, à demain pour le compte rendu et photos du Hellfest 2019 !

Mercredi 05 juin 2019

Tool a interprété deux nouveaux titres en live à Berlin : Invincible et Descending.

Jeudi 30 mai 2019

Paul D’Amour (ex Tool) a rejoint Ministry en tant que bassiste. L'occasion pour Al Jourgensen de raconter une anecdote sur Tool et Ministry :
"Lors du Lollapalooza en 92' j'avais sur scène une bouteille de Whiskey avec des goûtes de LSD dedans. En sortant de scène je croise deux gars qui me disent "super concert". Je les remercie et leur file le reste de ma bouteille de Bushmills, j'avais oublié qu'il y avait du LSD dedans. 
Ils l'ont bue et ont plané pendant 2 ou 3 jours. Ils ont eut vraiment peur. C'était Paul et Maynard de Tool, ils m'ont remercié pour ça d'ailleurs, ça a poussé leur musique vers un truc plus psyché selon eux"
Voilà voilà.

Jeudi 09 mai 2019

Le prochain Tool est annoncé pour le 30 août.

Mardi 07 mai 2019

Tool a dévoilé 2 nouveaux titres (de son nouvel album) en live (attention, son de qualité très moyenne, vu que filmé du public). A écouter ici.

Jeudi 02 mai 2019

Adam Jones (Tool) a partagé un riff du prochain album (enfin sûrement) via Instagram.

Mercredi 17 avril 2019

Ce sont les français de Fiend qui ouvriront pour Tool lors de leur tournée Européenne (l'occasion de relire notre chronique du dernier album du groupe et de jeter une oreille sur leur bandcamp, ou le dernier ici).
Le groupe sera également au Hellfest (samedi, Valley) et avec The Lumberjack Feedback et Wyatt E à l'Espace B, le samedi 18 mai prochain.

Jeudi 04 avril 2019

MMXIX ajouté à un logo de Tool et ça y est les fans de Tool se font pipi dessus.

Lundi 01 avril 2019

C'est par le biais d'un message posté sur reddit qu'un teaser du 5ème album de Tool a été révélé via une vidéo YouTube, avec ce qui semble être un artwork d'Alex Grey. L'extrait quasiment instrumental dure un peu moins d'une minute trente. Heavydemment, vu la date, on vous voit crier au fake. Ecoutez, et jugez par vous-même par ici.

Jeudi 14 mars 2019

L'enregistrement du prochain Tool serait enfin bouclée ! L'album serait en effet actuellement en mastering (une photo du groupe dans un studio de mastering le confirme), une sortie pour juin / juillet serait donc plausible.

Vendredi 08 février 2019

Chacun tuant le temps à sa façon dans l'attente du nouvel album de Tool, le webzine Loudwire a classé l'intégralité des morceaux de la discographie de la bande à Maynard. Et vous, quel est votre Top 10 ?

Jeudi 07 février 2019

Après une annonce d'une sortie mi avril pour le prochain Tool faites par Danny Carey : Maynard a indiqué que le prochain Tool ne sortirait pas en avril. Voilà voilà, séchez vos larmes.

Lundi 04 février 2019

Le nouveau Tool devrait être disponible en avril.

Samedi 05 janvier 2019

La voix du prochain Tool a été enregistrée ! C'est Maynard qui le dit lui même dans un tweet. Il a également annoncé le prochain Puscifer pour 2020.

Jeudi 13 décembre 2018

Pour jouer Aquaman Jason Momoa s'est inspiré de groupes metal comme Tool, Metallica et Black Sabbath. Il a aussi indiqué que pour son rôle de Conan (celui de 2011) il s'était plutôt inspiré de Pantera.

Jeudi 06 décembre 2018

Lors d'une émission sur la BBC Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle, Puscifer, ...) a donné les titres qu'il aurait aimé écrire ou ses albums l'ayant le plus influencé, on y retrouve Blue de Joni Mitchell, Black Sabbath de Black Sabbath, Q: Are We Not Men? We Are Devo! de Devo, Things We Lost In The Fire de Low, Animals de Pink Floyd ou Greed / Holy Money de Swans.

Mardi 27 novembre 2018

L'affiche du Hellfest 2019 a été dévoilée :
Les têtes d'affiche
Manowar, Kiss, Tool, Dropkick MurphysDef LeppardLynyrd Skynyrd, GojiraZZ Top, Slayer, Mass HysteriaWithin Temptation, Lamb Of God, King DiamondThe Sister Of Mercy, Emperor, Carcass, BloodbathDeicide, Sum 41The Adicts, RefusedFu Manchu, Cult Of LunaPhilip H. Anselmo&The Illegals, ...
Main Stage :
Dream TheaterDemons&Wizards, GodsmackSonata Arctica, GloryhammerLast TemptationWhitesnakeDeadland RitualRichie KotzenKortiniFM, Slash, Stone Temple Pilots, ClutchBlacherry Smoke, EisbrecherNova Twins, + 1 groupe
Main Stage 2 :
- Ultra Vomit, DagobaNo One Is Innocent, LofoforaBlackrain, Klone, ArchitectsBöhse OnkelzEagles Of Death MetalThe Fever 333, Whitechapel, SkindredLike A Storm, Anthrax, Testament, Trivium, Death Angel, Municipal Waste, Insanity AlertAlien Weaponry
Temple :
Hellhammer (!!!), Venom INC., Impaled Nazarene, Diamond Head, Trollfest, UadaAorlhac, Cradle Of FilthCombichrist, Myrkur, Carach Angren, Punish Yourself, Dool, WolfheartShaârghot, Tormentor, Carpathian ForestSkald, WiegedoodLucifer's ChildCemican, Bliss Of FleshHyrgal
Altar :
- Possessed, Pestilence, Kvelertak, Power Trip, Daughters, Sublime Cadaveric Decomposition, Cult LeaderFreitot, Dark Tranquillity, Candlemass, Moonspell, ArchspireAllegaeon, TrepaliumCypecoreDaw Of Disease, Cannibal CorpseVltimas, Immolation, Vomitory, Revocation, Devourment, PsycropticEmbryonic Cells
Warzone :
- Descendents, Me First And The Gimme Gimmes, No Fun At AllHank Von HellThe Interrupters, The DwarvesThe Rumjacks, StinkyLe Bal des EnragesSham69Les WampasThe Living End, Mad sinBatobileThe CreepshowBanane Metalik, Enter Shikari, Cancer BatsNasty, Beartooth, Morning AgainEmployer To Serve, BrutusThe Amsterdam Red Light District
Valley :
- Uncle Acid And The Deadbeats, Graveyard, All Them Witches, My Sleeping Karma, Radio Moscow, ConanValley Of The Sun, The Necromancers, Envy, The Ocean, Cave In, Mantar, Sumac, Will HavenFiend, Coilguns, The Obsessed, YOB, Emma Ruth Rundle, Messa, Gold, Ddent + 2 à annoncer

Mercredi 14 novembre 2018

Tool sera bien au Hellfest 2019, l'annonce vient du tourneur du groupe. Le festival français devrait annoncer son line up d'ici la fin du mois (quels sont vos pronos ?).
Nous on mise sur Def Leppard, Slipknot, RammsteinTenacious DSlashFever 333, Behemoth, Godsmack, Alice In Chains, Power Trip, HalestormWhitesnake, Skindred, Gold, Orange Goblin, Sick Of It All, Birds In Row, Shining, Hangman's Chair, Cult Leader, ...

Mercredi 24 octobre 2018

Tool vient d'annoncer une série de dates en juin / juillet en Europe, pour le moment aucune date en France (allez, on y croit pour le Hellfest !).

Jeudi 13 septembre 2018

Maynard James Keenan a donné des infos sur le prochain Tool, sans véritable troll, il est semble-t-il en train d'enregistrer ses parties vocales pour le prochain album prévu pour 2019.

Outer Heaven a partagé un clip animé étrange (ça peut rappeler Tool, visuellement hein, musicalement on est dans le death) pour Putrid Dwellin.

Mercredi 27 juin 2018

Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle, Puscifer) a été accusé de viol sur Twitter par une fan qui était alors âgée de 17 ans. D'autres témoignages sont apparus suite au premier, coïncidant sur l'époque de ces agressions. A l'heure actuelle, Keenan ne s'est pas encore exprimé à ce sujet. Plus d'infos

Mercredi 06 juin 2018

Nouveau podcast pour les deux trublions de Troll In The Sky. Cette fois c'est Tool qui passe sur le grill. 

Jeudi 17 mai 2018

Maynard James Keenan troll en live le lent accouchement du nouveau Tool, lors d'un concert de Tool (où il était habillé avec une tenue anti émeute) il a demandé à ses comparses (Danny, Adam et Justin) de rapidement finir l'album pour qu'il puisse faire la sienne et finir le nouvel album, comme ça il pourrait retirer son accoutrement anti émeute. Champion des trolls.