Biographie

The

Aurel : Batterie, Chant
Bebert : Guitare, chant
Nico : Chant
Jean mi : Basse

Issu de l’année 2006, et originaire de la Bourgogne, The "Tan" Case sort sa première Demo avant même son premier anniversaire, puis une seconde en 2008 suivi d’un premier l’album – Est notre liberté - la même année, tout ça via le label Orchidescent (Venosa, Kazan). Le quatuor officie alors dans un rockin’screamo dopé au hardcore déstructuré. Désireux de partager un peu de cette fougue, les bourguignons sortent en 2009 un split avec les allemands de KLL et participe à la compile de Dream Comes True Records qui regroupe une pléiade de groupes "montants" (Isaïah, Rataxes, Sofy Major, Farewell, Meny Hellkin).

Chronique

Split with KLL ( 2009 )

Rares sont les disques dont l’appréciation est aussi susceptible de varier au fil des écoutes que celui-là. Il y a que… les éléments qui grinçent âprement au commencement se mettent à sonner plus savamment par la suite, il y a même que les défauts horripilants de base finissent par se parer d’un certain charme au final. A en perdre tous ses repaires. Et c'est bien ce que souhaitent les forces en présence.
 
Car ce split entre The "Tan" Case et KLL – french Rockin' Screamo/Punk/Post-Hardcore Band Vs Deutsche Emo/Screamo Band - est un laboratoire d’expérimentation. Un coup d’essai qui balance beaucoup de choses sans se soucier de l’ordre et qui va au bout de l’expérience avant même d’en relever les premières conclusions. Pas évident de se situer en conséquence car les rythmes, les styles varient à l’extrême et ce, au sein même des morceaux. Or, lorsqu’une pièce plait au contraire de celle avec laquelle elle s’emboite, que penser du puzzle au complet ? Du percutant dans du brouillon, du non-sculpté posé sur socle et de l’ébauche jeté en pâture, voilà.

A titre d’exemple, "Try Again "de The "Tan" Case propose ainsi un début des plus contestables (la voix, les paroles…) avant d’enchainer sur un punk screamoïsant plus inspiré, électrisé par des ponts rockin’ et une fin chantée en anglais plutôt séduisante. Déroutant. Avec ces 4 morceaux, la formation hexagonale aventure, explore, se met à l’épreuve passant d’arpèges emo à des soubresauts hardcore chaotiques ("Le Pantin"), sans jamais omettre de rendre hommage au rock’n’roll, père de toutes les disciplines, prenant ainsi des allures d’un Gay Corporation couplé à du Ampools. De son côté, KLL délivre en l’espace de deux tracks, une note plus sombre, plus centrée, plus arrêtée même, qui évoque par ses bulles de basse et son chant fractionné un pont entre l’ancienne école germanique emo (Systral, Carole) et la nouvelle (Syn Error, Kontrapunkt).
 
Il faut écouter ce split qui fourmille d’idées, et ce, malgré ses écueils. Car certes au final il est difficile de dire oui à tout et de ne pas mentionner ce qu’il comporte de maladroit, d’emprunté ou de contestable, mais puisque pour trouver il faut chercher– si on excepte Picasso et sa célèbre phrase– alors encourageons le tâtonnement et la prospection dans l’Art.

En écoute sur myspace: ici pour les français et pour les allemands.

A écouter : "Punish Yourself", "Le Pantin"