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Biographie

The Swellers

Basé dans le Michigan, The Swellers s’est fait connaître par internet. Après avoir été classé dans le top 10 des groupes non signés les plus écoutés sur purevolume.com, le groupe trouve les fonds pour faire un premier EP indé End Of Discussion (2004) et se voit propulser aussitôt  comme un groupe phare de la nouvelle scène punk rock nord-américaine. Le combo tourne alors avec The Suicide Machines, Mustard Plug, Bowling For Soup, Much The Same, A Wilhelm Scream. Dans la foulée, il signe chez Search and Rescue Record et sort successivement le EP Beginning of The End Again et My Everest au printemps 2007. Malgré le succès, le line-up subit des gros bouleversements. Le guitariste Garret et le bassiste Lance quittent le navire remplacés respectivement par Ryan Collins (en provenance d'Alucard) et Brad Linden, qui forment désormais avec Nick Diener (guitare/chant) et Jonathan Diener (batterie/chant). L’écriture du nouvel album en court, ce dernier devrait voir le jour en 2009.

Chronique

My Everest ( 2007 )

Malgré le temps qui passe, il arrive que quelques groupes de punk-rock gardent cet aspect d’antan, en marge du temps et de la société, célébré dans ce quelque chose de parcellaire et de discontinu qu’un passant saisit un jour… au hasard.

The Swellers joueraient seuls dans un coin, sans le moindre public qu’ils y mettraient à coup sûr la même émotion dans chaque note, dans chaque titre. The Swellers vit une relation avec sa propre musique, une relation qui l’absorbe intégralement. Face à elle, The Swellers balaie le drap des apparences et dit simplement : "Voici ce que je suis". My Everest se gravit ainsi en 13 marches délicieusement mouvantes. Croisant les fers de Much The Same et A Wilhelm Scream, l’opus lance des grandes opérations de cavalerie punk rock sans bride, qui redonne à l’adjectif "mélodique" ses lettres des noblesse. Les voix montent, s’agrippent au cœur, changent la sueur en sang, puis se taisent pour laisser parler l’inspiration des instruments. Emotion qu’on ne veut pas perdre, livre qu’on ne veut pas fermer, vie qu’on ne veut abandonner.

The Swellers est la cavalière idéale, l’accompagnement idoine des trajets en pleine nuit où l’on peut librement faire de l’air batterie sans être démasqué, la voix qui chuchote et qu’on écoute même en s’endormant. Ce que font les guitares de "Bottles", ce n’est plus ni moins que LA déclaration d’amour que chacun aurait voulu faire un jour au punk rock. Couplet, refrain, break et pont s’y succèdent comme les versets d’un sonnet galant : "Punk veux-tu m’épouser ?" Demande formulée mais non entendue, la batterie à déjà recouvert la requête. The Swellers explose quand d’autres s’éteignent, et ce, tout en gardant le sens de la nuance. Les réminiscences de (old) No Use For A Name apparaissent alors dans cette capacité à jouer vite et fort ("The Flood", "Surrounded", "Skoots") tout en laissant partout des mélodies imparables; dans cette possibilité à flageller les planches de la scène tout en caressant ses fissures. Trop smooth ? "Clean State" est là pour nettoyer l’offense et montre un aspect Hot Water Musicien qui remet les points sur les "i". Le "i" de "I love you" bien sûr ! My Everest est une ballade ("Keep Looking Where Your Eyes Are Looking Now"), une ode, qui rappelle la fragilité de l’existence.
Remember: You’re (only) hanging by a thread

My Everest laissera ainsi à ceux qui ne sont pas avares d’écoutes répétées, la sensation que la musique peut-être bien plus que du son. Et si The Swellers ressemble à plein d’autres groupes, c’est qu’il se veut le symbole de l’identité humaine faite des multitudes de visages, de rencontres et de gens ayant compté. L’Homme est un puzzle et My Everest rapporte ce que la vie a appris à chacun de ses membres. C’est un don qui est réoffert, avec en prime un précieux message, lu, dit et rejeté dans la mer avec sa bouteille : "You're only human […] You can't control everything. Take it as it comes to you. Just breathe".

En écoute sur myspace.

A écouter : et ressentir