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Biographie

The Suicide Machines

Jason Navarro - chant
Ryan Vandeberghe - baterie
Dan Lukacinsky - guitare, chant 
Rich Tschirhart - basse

Les Suicide Machines se constituent en 1991 à l'instigation de Jason Navarro et Dan Lukacinsky. Le line up originel incluait également Jason Brake (basse) et Stefan Rairigh (batterie), avec qui s'effectuent les premières dates dans la banlieue de Detroit.
L'année 1993 est une année assez dense puisque le groupe enregistre sa première démo avec Derek Grant à la batterie ainsi qu'un 7 pouces intitulé Van's Song sur le label Youth Rendition Records. S'ensuit une série de dates sur le territoire américain en compagnie du nouveau bassiste Dave Smith dont l'association fait long feu, celui-ci étant remplacé à la fin de l'année par Royce Nunley.
En 1995, les Suicide Machines enregistrent un split avec The Rudiments sur le label Dill Records/Beach Recordings et, durant l'été, s'embarquent pour leur premier véritable US Tour.
Le groupe sort enfin son premier album Destruction by Definition en 1996 sur Hollywood Records. Les Suicide Machines signent quatre albums sur ce label avant d'entrer au catalogue de Side One Dummy avec A Match and Some Gasoline en 2003.

Chronique

War Profiteering is Killing Us All ( 2005 )

Les formations telles que Suicide Machines sont vraiment déconcertantes. Humbles, discrètes, elles savent se faire oublier un certain temps et nous tomber dessus sans crier gare, souvent avec pertes et fracas. Déjà deux années auparavant, sortait le terrible A Match and Some Gasoline, appelé à faire date par son savant mélange de hardcore et de ska survitanimé. Pour la dernière bombe du combo de Détroit, il était donc difficile de dire qu'on n'était pas prévenu.

Il n'empêche que, même avertis, on n'attendait pas les Suicide Machines à un tel niveau, War Profiteering is Killing us All s'avérant être même supérieur à son prédécesseur. Produit par Bill Stevenson (All, Descendents, Only Crime, Black Flag...), décidément dans tous les bons coups, le groupe fait montre de son talent et de ses facilités d'adaptation à toutes les formes de punk. Des morceaux à tendance street tels que l'explosif "War Profiteering is Killing us All", qui introduit l'album (et de quelle manière), "17% 18-25" ou "All Systems Fail", simples et redoutablement efficaces, aux morceaux plus hardcore "Ghost on Sunset Strip", "Bottomed Out", plûtot prôches de H2O, les Suicide Machines parviennent à optimiser tout ce qu'ils touchent. Sautant du coq à l'âne d'un morceau à l'autre, le quatuor enchaîne rythmiques colériques, voire ultra rapides, avec parties ska ("Nuclear Generator", "Capsule"), sans choquer le moins du monde. Rien de surprenant à celà, cette alternance étant quasiment leur marque de fabrique.

Il convient toutefois de ne pas se méprendre sur le côté entraînant et festif de Suicide Machines. Bien qu'avenant et tranchant avec l'attitude tough guy des groupes new yorkais, le combo a toujours considéré le hardcore comme une tribune essentielle, voire vitale, à la contestation et ce bien avant NoFX. La politique américaine actuelle qu'elle soit nationale ou étrangère constituant une véritable mine d'inspiration, difficile de voir en War Profiteering is Killing us All autre chose qu'un violent réquisitoire à l'égard de Bush.

Bref, il serait temps que l'on cesse de considérer les Suicide Machines comme d'éternels espoirs du hardcore américain. Avec ce dernier album, ils montrent clairement que leur place est parmi les grands de la scène. Il devient urgent de le reconnaître, les rumeurs de séparation allant bon train.

Télécharger : "The Red Flag"

A écouter : "War Profiteering is Killing us All", "17% 18-25", "Bottomed Out"