Découverte
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Biographie

The Setup

Andries Beckers - guitare
Serch Carriere - batterie
Christophe Cooremans - basse
Dries Olemans - chant
Rafael Balrak  - guitare

The Setup résulte de l'association de Dries Olemans, ex-chanteur de Circle, rejeton de l'écurie Reflections et de la section rythmique de Thumbs Down. Le groupe belge sort un ep intitulé Nine Kinds of Pain sur les labels Anger Management 'The First Step, Righteous Jams) et Eyespy (Congress). La signature sur GSR lui permet d'enregistrer son premier album, The Pretense of Normality, en 2005. The Setup possède à son actif de nombreuses dates en compagnie de cadors de la scène hardcore européenne tels que Born From Pain, No Turning Back et Rise And Fall, mais également américaine parmi lesquels Hatebreed, Converge, 7 Seconds, et Modern Life is War.
Après avoir défendu son album sur les routes, notamment aux côtés de The Path Of Resistance et Ringworm, et perdu au passage son batteur Benjamin, remplacé par Serch, The Setup entre en studio au début 2007 pour enregistrer Minister Of Death.

Minister of Death ( 2007 )

Pour son arrivée chez GSR en 2005, The Setup était parti sur de bonnes bases avec un premier album plein d'entrain et d'innovation. Même si, entre temps, les belges enregistraient le départ de Benjamin Buschgens, batteur et cofondateur du groupe, on attendait donc énormément de Minister Of Death.

Apparemment on en attendait trop. Bien que les belges aient mis tous les atouts de leurs côtés en confiant notamment la production à Ace Zec, déjà de la partie sur The Pretense of Normality, très rapidement on se rend compte que l'on ne retrouvera pas les mêmes sensations que sur ce dernier et ce dès les premières notes de "Post Mortem Blues". Certes le son reste toujours aussi massif et le brutal "Kingmaker" qui suit tente un peu d'entretenir la flamme mais l'illusion ne trompe personne. La vivacité de The Setup et la rage qui avait fait sa force sur le premier skeud se diluent au coeur d'envolées metalcore ultra classiques et prévisibles, parfois poussives pour se transformer en pétards mouillés indigestes ("Roses  & Skulls", "Smoking Gun"). 
Bien évidemment le fiasco n'est pas total. The Setup reste toujours aussi précis dans son exécution et sa volonté de ne pas tomber dans la facilité. Certains passages de "Predators", "Minister of Death" ou "Burial Ground", ainsi que le travail du chant de Dries Olemans, toujours impeccable et qui n'avait vraiment pas besoin des growls grotesques de Svencho (Aborted) sur "Winter", permettent même de maintenir, tant bien que mal, le navire à flot. Pas assez toutefois pour garder le cap sur les contrées luxuriantes que nous promettait The Pretense of Normality.

On se consolera donc avec le très beau livret de Dennis Sibejn, déjà présent sur le premier album, à qui l'on doit également la cover du dernier Chimaira. En espérant que The Setup rectifie rapidement le tir, sous peine d'entrer définitivement dans le rang.

Télécharger :"Winter", "Burial Ground"

A écouter : Predators, Kingmaker, Minister of Death

The Pretense of Normality ( 2005 )

Parmi les labels européens, GSR Music n'est pas le moindre. Comptant dans ses rangs des groupes aussi confirmés que Born From Pain, Knuckledust ou Liar, il constitue un formidable écrin propice à l'éclosion de jeunes talents tels que Bridge To Solace, Zero Mentality ou The Setup. Ces derniers notamment, après un ep plus qu'encourageant, franchissent le pas en sortant leur premier album.

On ne peut être qu'agréablement surpris par le son de The Pretense of Normality, résultat de l'association entre Ace Zec, Dirk Miers (Agnostic Front, Discipline, No Turning Back) et Vincent Tetaert (Amen Ra, Rise And Fall), excusez du peu. Propre mais non aseptisé, il est l'atout numéro un d'un groupe dont on peine quelque peu à cerner la véritable personnalité. A en juger par les premiers titres de l'album ("Out of Sync", "Impaired Judgement"), on pouvait s'attendre à évoluer en terrain connu, The Setup démontrant sa maîtrise d'un modern hardcore old school dans la veine de Give up The Ghost, Go it Alone, The Hope Conspiracy. Aux parties rapides et énergiques succèdent des breaks très classiques mais bien enchaînés, le tout étant merveilleusement mis en relief par Dries dont le timbre arraché et la puissance aurait aisément pu se passer du renfort de Bjorn (Rise And Fall) sur "Bloodlust".

Pourtant, bien que classique dans sa conception, The Pretense of Normality propose un autre aspect moins prévisible. The Setup met à profit son inspiration dans la recherche de mélodies plus fouillées que la moyenne, dissonnantes, et davantage orientées vers un hardcore new school s'inscrivant dans la mouvance Modern Life is War. A ce titre "Judas Kiss" et "Bloodlust" offrent une tonalité beaucoup plus déchirante, prolongée par le mélancolique "Degrees of Separation", dont le paroxysme est atteint sur l'instrumental "Black Water" clotûrant l'album de fort belle manière.

Bref, sans provoquer l'extase, The Setup nous dispense un hardcore inspiré et ambitieux, doté d'une maturité à laquelle on n'est pas habitué à ce stade et augurant d'un potentiel dont on est impatient de connaître le développement.

Télécharger : "Out of Sync"

A écouter : "Black Water", "Bloodlust", "Out of Sync"