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Biographie

The Sainte Catherines

Hugo - Chant
Pablo - Basse
Fred - Guitare
Louis - Guitare
Rich - Batterie
Marc – Guitare

 

Le groupe s’est formé en 99 au milieu des chats de gouttière et des itinérants qui pissent le long des hangars désaffectés ; d’abord sous le nom de Concrete Fongus, avant d’opter en 2000 pour The Sainte Catherines (nom d’une des artères principales de Montréal). Après avoir vendu au-delà de 1000 copies de leur tout premier album, Thoses Stars Are For You, ils signent avec le label indépendant new-yorkais Eyeball Records (Thursday, H20) et vendent plus de 2000 copies du EP, The Machine Gets Under Way, en une seule année. Après une multitude de changements à l’intérieur du groupe, la formation The Sainte Catherines est finalement composée de 6 musiciens, incluant 3 ex-membres d’une légende du ska-core montréalais, le groupe Rollerstarter. En 2002, leur premier album, Those Stars Are For You, est re-lancé en Europe par l'écurie allemande Yoyo Records (The Ataris, Useless ID). Dans la foulée paraît en 2003 The Art Of Arrogance lancé sur l’étiquette montréalaise Dare To Care Records, qui vaut cette fois ci au groupe les attentions de Fat Mike himself. Deux années plus tard, le combo signe chez Fat Wreck Chords (en tant que premier groupe québécois) et sortent l’album Dancing for Decadence qu’ils décrivent comme « Motley Crue qui prendrait un bain avec Tragedy pendant que Hot Water Music s’engueule avec Leatherfece sur l’état du punk rock en 2005 ». A noter que 5 de ses six membres (à l'exception de Marc) joue en parallèle dans le groupe Yesterday’s Ring.

Chronique

Dancing for Decadence ( 2006 )

Laissant de côté les dérives post-rock entrevues lors des précédents efforts, les Canadiens de Saintes Catherines reviennent avec un album à la teneur pur punk. Auréolé d’une signature prestigieuse chez Fat Wreck Chords, Dancing for Decadence sonne comme l’album le plus énergique de la carrière des Montréalais.

Dancing for Decadence lorgne davantage du côté de la décadence que du dansant. En place depuis plus de sept ans, le combo a quelque peu mis entre parenthèse l’aspect festif de son punk pour laisser place à une musique plus rentre dedans, sans colorant, à la résonance âpre, toute droit sortie des nuits lugubres de Montréal.
La formation québécoise le dit volontiers d’elle-même : il ne s’agit pas d’avoir la prétention de réinventer le genre, mais de créer en s’affranchissant des tendances ou des logiques commerciales, avec l’envie comme ligne de mire. Galvanisé par ce nouveau son personnel trouvé, SC joue dur, rapidement, avec le cœur. Enchaînant les brûlots agressifs, DfD ravive les souvenirs punk les plus anciens. Guidée par une batterie lâchée sans retenue, gonflée par le son de trois guitares, la galette remue et cogne sans aucune pose.
L’aspect punk des sous sols, aspergé de bière est intensifié par le chant rocailleux et rauque de Hugo (dont on retrouve quelque ressemblance avec Snuff) qui donnent aux paroles désabusées (« You ‘re losing money, you’re losing me, you ‘re losing friend ») ou vindicatives ( « They don’t  need my help, they need a job ») un effet des plus percutants.

Toutefois, ce qui fait la force de l’édifice pourra aussi pour certain constituer sa faiblesse.
La voix d’Hugo raillera peut-être quelques menues oreilles délicates. Quant à l’exécution brutale et tapageuse, ne connaissant que très peu de moments d’accalmie, un sentiment de répétition pourrait se faire ressentir pour les amateurs de variations. Il faudra dans ces conditions, se faire plus attentif aux efforts de mélodies, aux différents thèmes développés et repris par les guitares ( solo affiné de "Confession of a Revolutionnary Bourgeois Part III") ou à l’engagement du phrasé (« The Shape of Drunk to come »).

En somme, Dancing for Decadance ne brille pas par son originalité dévastatrice, mais par son style direct et vivace. Il en ressort un travail convaincant, servi par une groupe très impliqué et quelques morceaux de hautes volées (« Ring of fire = 4 points » ; « I’d rather be part of the dying bungee scene »).

En écoute sur myspace : http://www.myspace.com/thesaintecatherines
Sur http://www.fatwreck.com/record/detail/709 pour télécharger ou voir la vidéo de « Ring of fire = 4 points » ou télécharger « The Shape of Drunk to come ».

A écouter : Ring of fire = 4 points ; The Shape of Drunk to come , Id rather be part of the dying bungee scene , Emo-ti-cons : Punk rock experts .