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Biographie

The Rifles

Joel Stoker - Chant, Guitare
Lucus Crowther - Guitare
Robert Pyne - Basse
Grant Marsh - Batterie

Comme souvent, l’histoire débute à l’école, ici en 2003 au Redbridge College de Londres, puis se poursuit dans des concerts mythiques, Oasis à Knebworth, pour se conclure avec la formation d’un groupe. Lucus et Joel, rapidement rejoint par Robert et Grant, forme ce qui allait devenir The Rifles, et jouent  leur premier concert en 2004 dans un pub de la banlieue londonienne. L’influence de leurs aînés est palpable et il est aisé de les ranger aux cotés de ceux qui font le renouveau de la scène anglaise actuelle : The Wombats, Art Brut et autres Editors.
Les dates dans les nombreux pubs de la capitale anglaise s’enchaînent, et la récompense arrive vite avec un premier 7" "Peace & Quiet" chez Blow Up Records. Toutefois la stabilité ne semble pas être ce qui caractérise le mieux le groupe, puisque la même année le quatuor sortira "When I’m Alone" chez X-tra Mile Recordings, pour finir chez Right Hook Recordings avec le fameux "Local Boy". Ce titre sera d’ailleurs le tremplin leur permettant une apparition au réputé show footbalistique Soccer AM.
C’est pendant l’été 2006 que le premier album No Love Lost voit le jour chez Red Ink, les catapulte dans les charts britanniques et dans les oreilles des auditeurs européens, via une tournée sur le vieux continent, et un concert au Forum de Londres (accompagné de Paul Weller, excusez du peu).
La suite est somme toute classique avec tournée intensive, grosse présence sur Internet – des titres, puis un EP en téléchargement gratuit – et un nouvel album début 2009 chez 679 Recordings cette fois-ci : The Great Escape.
Le groupe termine actuellement une tournée européenne et va déjà débuter l’écriture d’un troisième opus.

Chronique

The Great Escape ( 2009 )

« Aurait-pu être album du moment », non « Aurait-dû ! être album du moment » voilà d’emblée ce que l’on peut dire de ce bijou découvert sur le tard, fin 2009. Mais revenons en arrière : Janvier de cette même année,  sort donc ce The Great Escape. Il n’y a ici pas plus de Blur, qu’il n’y avait de Joy Division dans No Love Lost, précédent opus du quatuor guindé britannique… Non, disons au contraire qu’il y a de tout dans ce disque. Quand ce qui actuellement cartonne outre Manche, se cantonne trop souvent à des tendances Garage, The Rifles lance un pavé dans la marre ou plutôt une rafale de mitrailleuse, en passant en revue quarante ans de Rock Anglo-saxon.

C’est indéniablement sous le signe de la diversité que l’on peut d’emblée placer cette grande évasion. Car portée de manière homogène par la terrible voix de Stoker, la musique sous ses formats courts (rarement au dessus des trois minutes), navigue allègrement des ambiances électriques Pop-Garage de la nouvelle vague brit-pop : Arctic MonkeysThe Rakes & co, aux atmosphères popisante dès les chœurs d’intro, sur "Fool to Sorrow" ou "Winter Call". Elle s’octroie même quelques escapades Power-Pop qu’un Ash de la grande époque n’aurait certainement pas renié "Romeo & Julie", quand d’autres voies flirtent avec la ballade made in Pulp : "Out in the Past". Néanmoins c’est l’arrivée d’un "The General", aussi pataud que turbulent, à l’image de son intitulé, mais surtout totalement inattendu, qui mettra un terme aux surprises de cette fuite, en fouinant à un instrument près, dans des entrailles Therapy-esques qu’on aurait presque oublié.

Par ailleurs s’il demeure un élément invariable, il s’agit de l’incontestable  qualité d’écriture, symbolisée par des textes mignonnets et simplissimes comme la vie, et surtout des mélodies efficaces, qui ne flirtent pourtant jamais avec la mièvrerie de la calibration radio. De plus cette entêtante candeur, a pour résultante directe de transformer en véritables hymnes nombres de refrains, dont l’enracinement mental devient jubilatoire. On n’a donc pas fini d’entonner à tue-tête les « Waiting for the day you're not looking for something else » ; « The world is ours and ours alone » et « We could be Romeo and Julie of our time ». Cette galette a en fait tout pour être estampillée du syndrome Franz Ferdinand : cette sensation indicible, qui fait que dès la deuxième écoute d’un disque on semble le connaître sur le bout des doigts…

Seulement le petit doigt, lui, nous dit de nous méfier. Car si l’addiction qui nous envoie au septième ciel, et ce dès les premiers tours de disque est claire et assumée ; il faut toujours se prémunir d’une redéscente, morbide comme un mauvais disque à suivre, qui n’est jamais très loin.

A écouter : en prenant garde l'addiction
The Rifles

Style : Indie Rock
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Origine : Royaume-Uni
Site Officiel : therifles.com
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